Les principaux thèmes du blog

100 ans de l'aéronavale 11e BP 14 juillet 14-juillet 27e BIM 2e REP 65 ans du débarquement 70 ans du D-DAY 75 ans de l'armée de l'Air A400M Accident Accidents aériens acm adaptation réactive aéromobilité aéronavale Afghanistan afrique AIA airbus Airbus Military ALAT Allemagne Aquitaine armée de l'Air armée de terre artillerie Atlas australie BAE Systems balardgone bases de défense Belgique billet d'humeur blessés BPC Brésil BRI BSS Budget CABAT Canada cavalerie CEMA cemaa CEMAT cemm Chammal Chef des armées Colloque com 2.0 Com' opérationnelle commandos marine commémoration coopération européenne COS CPA cvm cyberdéfense Dassault Aviation DCI DCNS DCRI Débarquement de Provence décorations DGA DGSE dicod Dissuasion djibouti douanes DPSA DPSD DRM Drones EADS EAU Ebola économies budgétaires Egypte EI élection présidentielle EMA Espace espagne Euro Eurocopter euronaval Eurosatory Export Externalisation FAS Fazsoi femmes flotte gouvernementale forces spéciales Gabon gendarmerie gicat GIGN golfe persique Grande-Bretagne Guyane haïti harmattan hélicoptères IMFEAU in memoriam Inde Industrie de défense Irak ISAF jordanie justice légion étrangère les exclus du Mamouth Liban Libye livres louvois lutte contre le terrorisme Mali marine MBDA MCO media milipol Mindef minint missiles mort au combat musée narcotrafic nato Nexter Niger nigéria nominations OMLT Opint otages OTAN pacdg PAF parachutistes parlement phrase de la semaine Piraterie plan de relance PME police pologne pomlt PPS prémar premier ministre PTSD Rafale RAID rca RCI reconversion Recrutement réductions budgétaires renseignement réserve RESEVAC ressources humaines restructurations Royale RTD Sagem salon du Bourget Sangaris santé SAR sécurité civile Sentinelle serval SIAe Syrie tchad Thales Tigre UE UK urgence opérations USA Uzbeen VBCI Vigipirate

mardi 30 juin 2009

Favier prône un "regroupement de compétences"

Le général Denis Favier (GIGN), a effectué ce matin un plaidoyer pour un regroupement de compétences en matière de contre-terrorisme. Il y a une "nécessité absolue regrouper nos compétences" a-t-il plaidé au colloque de Défense et Stratégie, à l'assemblée nationale. "Considérer qu'on peut gérer les prises d'otages massives avec les seules unités spécialisées, c'est courir à l'échec" a-t-il ajouté, reprenant un des retours d'expérience de l'exercice Paris Lyon Marseille (PLM) de décembre 2008. Dont on attend toujours la suite, d'ailleurs, que MAM avait annoncé au début de... 2009, sans que rien ne suive.
Selon nos sources, les autres autres leçons, un nécessaire surcroît de coordination et l'émergence d'un leadership dans la conduite des opérations, n'ont pas non plus été suivis d'effets, et ce dossier massif du contre-terrorisme figure vraisemblablement en bonne place sur la liste des dossiers urgents, laissés en jachère, que Brice Hortefeux va devoir gérer assez rapidement. Ce matin, le propre coordinateur du renseignement, Bernard Bajolet, s'est félicité de la révolution silencieuse qu'ont initiés les services de renseignement pour se rapprocher, tout en constatant que le risque statistique d'un attentat était bel et bien là.
Mobilisation générale pour Balbuzard Noir
Le général Favier a rappelé, à l'appui de sa position, que les forces spéciales avaient toujours bénéficié d'un important appui des forces conventionnelles, notamment pour l'environnement. C'était le cas, par exemple, lors de l'opération Balbuzard Noir -auquel Favier avait participé-, qui avait mobilisé une quarantaine d'hélicoptères de l'ALAT, deux TCD et un porte-avions, pour libérer des militaires français retenus en otage par les Serbes. Le dard de forces spéciales, plus de 90 spécialistes, comprenait notamment la quasi-totalité du GIGN, ainsi que des commandos marine et du 1er RPIMa. Les débats de légitimités ne s'était pas posés, on avait seulement pris les meilleurs pour une mission particulièrement risquée, une des premières PROM, en fait, et on avait mis les questions de chapelles de côté (là c'est moi qui commente).
C'était encore le cas pour intervenir sur l'Airbus de Marignane.
Et c'est encore le cas, aujourd'hui, avec le groupe interarmées d'hélicoptères (GIH), soutien aéromobile du GIGN, même si ce dernier dépend du COS.
L'expérience démontre que les PROM de demain devront mettre en oeuvre un grand nombre de forces spéciales, qui encore aujourd'hui, ne s'entraînent quasiment jamais ensemble.
Les forces spéciales militaires n'étant quant à elles jamais associées aux exercices, ne participant qu'à ceux engageant leur coeur d'expertise, comme c'est le cas par exemple pour le contre-terrorisme maritime (CTM).

photo : crédit JMT