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mercredi 15 janvier 2014

vendredi 10 janvier 2014

Sous-traitant de Boeing, Dassault, Airbus et Mitsubishi

C’est un sous-traitant atypique. Mécanique d’Aquitaine, groupe familial de mécanique de précision détenu

lundi 9 septembre 2013

10% de l'effectif monde de Safran en Aquitaine

C'est peu connu, mais 6.500 des 62.000 de Safran sont en Aquitaine. A force de concentrations, le groupe

vendredi 1 février 2013

"Les réticences sur les drones armés sont tombées"

Marie Récalde (photo : assemblée nationale) est la députée SRC de la 6e circonscription de Gironde. On y trouve des fabricants d'avions, de drones, de missiles stratégiques, mais aussi des PME innovantes, et des unités engagées au Mali, comme le CSFA, le CPA 30 et le 13e RDP. Tous les sujets évoqués avec elle hier après-midi.

Comment comprenez-vous les retards pris par les différents dossiers de drones en France ? 
Le retard est phénoménal. Alors que dans la 6e circonscription de Gironde, on bénéficie d'un gisement de compétences civiles et militaires. J'ai donc interrogé le ministre de la défense à l'assemblée nationale, mais aussi le ministre du redressement productif pour pouvoir valoriser ce gisement de PME et de grands groupes. On n'arrivera pas à rattraper le retard qu'on a avec les Israéliens et les Américains. Que, soit dit en passant, on a la chance d'avoir, car sans eux, on aurait eu du mal en Afghanistan, et encore maintenant au Mali. Ce n'est pas avec nos trois drones et demi qui suffisent. Autre problème, on n'a pas non plus de drones de combat.

Quelles solutions préconisez-vous ? 
Sur le tactique, on prendra vraisemblablement une décision en juillet 2013, en faveur du Watchkeeper britannique...

Avec du travail en vue pour l'industrie bordelaise...
Exactement. Et sur le MALE, la décision est renvoyée au livre blanc et à la loi de programmation militaire. Toutes les options seront étudiées. Pour les drones armés, on voit bien que les réticences sont tombées. C'est notamment lié au résultat obtenu par ces drones en Afghanistan. Pour les drones de combat, on se dirige vers une coopération franco-britannique. C'est un sujet auquel le ministre est très attentif.

Quelle est l'identité de votre filières drones à Bordeaux, car d'autres régions en France disent aussi avoir la leur... 
C'est la présence de grands groupes, on a aussi le seul centre européen d'essais en vol de drones civils et militaires, à Souge. Et évidemment, la connexion entre les grands groupes et les PME. Leur coopération est réelle, même si on avance discrètement, peut-être parfois trop discrètement, sans faire valoir les résultats.

La mission d'information sur le retrait d'Afghanistan et les suites du traité franco-afghan va bientôt s'achever. Que retenez-vous de votre déplacement sur place ?
On a rencontré le ministre afghan de la défense, un proche de Massoud, et cette rencontre ne nous a pas laissés indifférents. C'est une personnalité imposante. On a ressenti de l'amitié, un sentiment favorable envers la France. Il y a un vrai sentiment francophile parmi les élites. Ils sont intéressés par la suite, notamment l'apport de la gendarmerie. Ils ont compris l'apport de la gendarmerie, et notamment du modèle de la gendarmerie départementale française, dont le maillage territorial permet de faire remontrer le renseignement. Pour nous aussi, le fait d'aller sur place permet de bien sentir les choses, là où des auditions formelles à Paris ne nous permettent pas forcément d'avoir toutes les données. La France peut être fière de ce qu'elle a fait la-bas, mais je reste inquiète pour ce pays. On leur demande aussi de faire en 10 ans ce qui nous a pris, à nous, 300 ans. Il faudrait que les Afghans puissent souffler, récupérer enfin.

Vous faites partie des 60% de députés de la commission de la défense à avoir été élus en mai ou juin pour la première fois. Comment avez-vous vécu ces premiers mois de mandat dans cette commission ? 
Pour moi, c'était assez naturel de siéger dans cette commission car la circonscription est assez militaire, tant par la présence de sites industriels ou des armées. Je ne m'imaginais pas siéger ailleurs, le député auquel j'ai succédé, Michel Sainte-Marie, y siégeait déjà. C'est aussi une commission dans laquelle on travaille à l'indépendance de la France. Je suis fille de militaire, la rigueur militaire ne me surprend pas. J'y suis depuis le 20 juin. On est entrés vite dans les sujets, avec le vote du budget 2013, la préparation du livre blanc et de la loi de programmation militaire, et je suis intervenue sur la dissuasion nucléaire. Depuis le début de l'opération Serval, le ministre de la défense vient nous voir chaque semaine...

Précisément, plusieurs unités de la circonscription sont engagées dans Serval, et pour certaines mêmes, avant le début de cette opération. Quel regard portez-vous sur leur engagement, et les familles viennent-elles vous voir pour avoir des informations ?
Les familles, directement, non, mais je sollicite beaucoup les militaires présents sur les bases. Ce lien est important pour moi, et pour eux aussi je pense. Toute la partie infrastructure est très importante. Au Mali, il n'y a rien, et les problèmes sanitaires vont commencer à se poser très rapidement pour nos troupes. On a sur la BA 106 des spécialistes de l'infrastructure en opération (GAAO), c'est un travail de bénédictins qu'ils mènent. J'ai pu les rencontrer la semaine dernière, et constater leur travail de fourmi, énorme et fondamental. De même, les personnels du CPA 30 sont aussi très professionnels, que ce soient les commandos, mais aussi, ne les oublions pas, les maître-chiens.

d'autres interviews de parlementaires sont visibles sur ce blog : 
Christophe Guilloteau, de retour d'Afghanistan.
Philippe Meunier, sur la politique du gouvernement au Mali.

samedi 26 mai 2012

Le 10e prix AE d'Aquitaine

Un collège landais et un lycée dordognot ont remporté jeudi le 10e prix aéronautique et espace Aquitaine, soutenu par le conseil régional éponyme. Il s'agit du collège René Soubaigné de Mugron (40), qui remporte un hélicoptère radiocommandé et le lycée Maine de Biran de Bergerac (24), qui reçoit, lui, une partie du prix de 7.000 euros, partagé avec trois autres établissements.
Dans chaque catégorie, il faut présenter dans une première partie un métier aéronautique, et dans une deuxième, une méthode originale pour faire voler un avion en papier (collège) ou exposer une découverte qui a marqué la conquête de l'air ou de l'espace (lycées).

mercredi 15 juin 2011

Le patron du CSFA rejoindra la région Aquitaine à l’été

Le général Denis Guignot, actuel patron du commandement du soutien de la force aérienne rejoindra la région Aquitaine, comme conseiller du président de région, Alain Rousset, à l’été, à l’issue de son temps de service dans l’armée de l’air. Il devrait notamment veilleur sur le projet Aérocampus, dont il a déjà été élu président, mais aussi faire vivre un accord signé entre la région Aquitaine et la DGA. Entre autres champs d’application, cet accord vise à mieux faire concourir les PME de la région aux appels d’offres de la DGA. Le général Guignot devrait être remplacé par son actuel second, le général Jean-Marc Laurent. Qui sera lui-même secondé par le général Eric de Lauriston.

mercredi 8 juin 2011

1.500 M2 pour le sud-ouest, au Bourget

42 exposants de la région Aquitaine et 44 de Midi-Pyrénées se partageront un stand bi-régionnal, lors du prochain saln du Bourget. Sans surprise, on y trouvera des représentants des technologies sur lesquels l’Aquitaine entend conforter sa place, en matière de composites et de systèmes de drones. Un développement mené à Bordeaux en matière d’engagement coopératif de minidrones (projet Carus) doit d’ailleurs être médiatisé, lors de la semaine du salon. Qui devrait également voir la signature, par le ministre de la défense, de la cession du centre de Latresne (Gironde, actuellement centre de la DGA) à la région Aquitaine.

Les projets d'AETOS, cluster aquitain des drones

Le premier projet structurant d’Aetos est Carus, un projet doté de 250.000 euros, et engageant Fly-N-Sense, Thales et un laboratoire bordelais, le LaBRI. Il vise à développer des modèles pour les essaims de drones. « Dès qu’un drone quitte l’essaim, les drones restant doivent pouvoir se reconfigurer automatiquement » explique Trang Pham, ingénieure chez Thales et responsable du cluster drones.

Une expérimentation est d’ores et déjà lancée aussi avec la viticulture. Des vols viennent d’avoir lieu dans la région de Saint-Emilion pour développer l’usage des drones afin de vérifier la maturation du raison, ou détecter d’éventuelles anomalies.

Enfin, la région Aquitaine lance d’ici l’été un appel à projet pour favoriser l’utilisation des drones dans les applications civiles. Un forum technique utilisateurs est d’ailleurs déjà planifié pour le mois de septembre. Des potentialités semblent exister dans la surveillance de pipelines et de conduites de gaz, tâche qu’Aérodrones effectue déjà –avec des avions pilotés- pour GDF et Total.

vendredi 27 mai 2011

Rafale Air : plus de 100 tirs en Libye

Les Rafale Air engagés dans l’opération Harmattan ont tiré plus de cent fois des bombes guidées depuis le 19 mars, a-t-on appris à Solenzara ce jour, lors d’une ouverture de la base à la presse étrangère. On ne dispose pas du détail des tirs et des munitions (AASM, GBU-12, seul le volume de Scalp-EG est connu) ; néanmoins c’est la première fois qu’un bilan aussi précis est livré. Des tirs en rafale d’AASM sont intervenus à plusieurs reprises : l’armée de l’air a pu présenter l’un d’eux, et produire également des images d’une précision redoutable prises par le pod Reco-NG.
Pendant 48 heures, une dizaine de journalistes anglo-saxons ont pu s’immerger dans le concept Rafale, et entendre (en anglais) les louanges des pilotes de l’armée de l’air pour leur appareil. 2.200 heures de vol ont été engrangées au-dessus de la Libye.
Cette opération menée conjointement par la DGA et le Team Rafale, avant le Bourget n’est pas étrangère à l’affinement récent de certains prospects commerciaux : l’armée de l’air s’est donc, de bonne grâce, livrée à l’exercice, sans modifier son rythme opérationnel. Mirage F1CR et Rafale ont donc continué à décoller de la base corse, ce vendredi.
Les journalistes ont également pu profiter, hier, de la restitution, présentée comme en temps réel, des données du radar AESA devant équiper le Rafale prochainement.
Cette présentation, plutôt rare, a été effectuée hier après-midi sur la base de Cazaux (Gironde) de DGA essais en vol (ex-CEV).
Notons que le Typhoon et ses promoteurs n’ont pas pu effectuer une telle opération d’explication. Ni, diront les mauvaises langues, produire un tel bilan opérationnel.

jeudi 26 mai 2011

Le BAAS et les drones

L'association Bordeaux Aéronautique et spatial (BAAS) qui regroupe le gotha de l'aéronautique aquitaine remettra son prix anuel vendredi. Il récompensera les jeunes ayant imaginé la mission d'un ou plusieurs drones.
Un thème raccord avec les efforts que la région Aquitaine développe pour les PME travaillant dans ce secteur, et notamment, Fly-N-Sense et Aérodrones.

dimanche 15 mai 2011

Un drone contre les... déchets flottants

Les côtes basques sont littéralement victimes « d’îles de déchets » dont le coût, en terme d’images (pour le tourisme) et de collecte est payé au prix fort. C’est ce qui a notamment donné l’idée à des industriels aquitains de développer un système global visant à les détecter précocément pour les collecter en mer même.
Le projet troisième œil du marin ou TOM est le deuxième lancé par AETOS (aigle, en grec), le cluster aquitain des drones. 700.000 euros sont investis sur deux ans par le conseil régional d’Aquitaine, Oseo, et à 50%, par les PME concernées : le basque Aérodrones, spécialiste en station-sol et en traitement d’image (il a notamment travaillé pour la société Surveycopter qui est un fournisseur du DRAC), le bordelais Fly-N-Sense, spécialiste de minidrones (il faisait partie des rares à avoir présenté un modèle en vol au dernier Eurosatory), et Maxsea, leader mondial des cartographies marine. Cette société possède une capacité de prévision de dérive des nappes de pollution.
Le drone envisagé aura une capacité amphibie, une double motorisation, et une envergure entre 3 et 5 mètres d’envergure. Il pourra tenir l’air « entre quatre et six heures » assure Hubert Forgeot, PDG d’Aérodrones, et il disposera de capteurs visible et infrarouge. En outre, il devra pouvoir être téléopéré depuis la terre ferme et une base d’opérations en mer.
D’ores et déjà, la ville de Biarritz, très impactée par ces pollutions, a décidé de prêter sa vedette d’intervention pour valider les modèles et les scénarios envisagés.
Le système global doit être opérationnel « pour l’été 2012 » assure Hubert Forgeot.
Ce drone pourra aussi assurer des missions détournées, augure le jeune dirigeant, au profit des affaires maritimes, mais aussi de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et des préfectures maritimes, pour détecter, par exemple, des dégazages sauvages. Le comptage d’oiseaux migrateurs fait aussi (déjà) partie des applications assurées par Aérodrones, sur le bassin d’Arcachon.

jeudi 5 mai 2011

Un internat d'excellence à Latresne

Aucun jeu de mot possible : c'est bien à Latresne (Gironde) que la région Aquitaine va installer un internat d'excellence de 54 places permettant d'amener des jeunes motivés à une formation en bac pro de maintenance aéronautique. Avec cette opération globale, baptisée Aérocampus (1), la région fait d'une pierre trois coups : elle inaugure le premier internat d'excellence en Aquitaine (et le premier, en France, centré sur une voie professionnelle), mais en plus, sur un des domaines industriels que son président, Alain Rousset, pousse en avant. Cela permet aussi de faciliter la reconversion du centre de formation de la DGA, qui aurait, sinon, été laissé en jachère.
Alain Rousset entend signer l'acte de cession formel des lieux pendant le salon du Bourget.
Outre des salles de formation et de quoi héberger les étudiants et des stagiaires de passage, les lieux comportent aussi un castel typique des environs. La société Sabena Technics, basée à Bordeaux (2) y effectuera désormais des sessions de formation (neuf par an) pour ses propres salariés.
La maintenance, restée longtemps parent pauvre malgré d'évidents atouts régionaux (AIA,
Sabena Technics, etc...) pourrait décoller avec le transfert annoncé de la SIMMAD, en provenance de Brétigny estime-t-on à Bordeaux. Une telle multiplication d'évènements pouvant faire de Bordeaux, à terme, un des trois pôles européens de maintenance en Europe, estime le général Guignot, avec Manching (Allemagne) et Bristol (Royaume-Uni). Pour mieux le faire savoir, la région organisera un salon de la maintenance aéronautique en 2012, après avoir, l'an dernier, contribué à créer un salon sur les drones, l'autre priorité régionale, avec les matériaux composites.

(1) c'est le patron du CSFA (commandement du soutien de la force aérienne), le général Denis Guignot, qui le préside. Aérocampus devrait à terme comprendre également un BTS et un formation d'ingénieurs en maintenance aéronautique.
(2) c'est cette société qui a effectué l'aménagement de l'Airbus présidentiel, et qui assure le MCO de Falcon 50M de la marine.