Un colloque historico-juridique est proposé le 10 novembre à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) sur
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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dimanche 29 octobre 2017
lundi 15 février 2016
Faire face à la violence (le 8 mars)
La revue Inflexions et Saint-Cyr organisent le 8 mars -par ailleurs journée de la femme- une "journée
lundi 9 novembre 2015
De l'audace, toujours de l'audace
Le centre d'études stratégiques aérospatiales (CESA) organise le 17 novembre un colloque consacré à
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mercredi 12 octobre 2011
Avant la campagne
Communistes exceptés, toutes les tendances politiques de la commission de défense étaient réunies ce matin pour la présentation des 4e rencontres parlementaires de la Défense (18-19 octobre) qui ont rameuté des orateurs de très haut niveau, particulièrement dans le renseignement. En creux de cette présentation, on a aussi pu mesurer une constante, le consensus sur la nécessité d'une défense, même si, sans surprise, certains constats et questionnements peuvent différer, d'un parti à l'autre. Les arguments ne manquent pas, alors que les principaux responsables sont entendus actuellement par le parlementaires, et que le brouillard règne sur les priorités de défense à venir : c'est le travail d'un nouveau livre blanc, à peine trois ans après l'écriture du précédent. Ce qui nous rappelle que c'est donc le dernier moment pour baisser la garde budgétaire.
Philippe Vitel, le vice-président UMP de la commission a rappelé que "pour la première fois", dans l'intervention d'un CEMA, on évoquait la Chine comme pouvant affecter nos intérêts en Océan indien (1).
Autre rappel dans l'intervention du CEMA, la baisse tendancielle des efforts de défense en Occident, alors que plusieurs réarment, comme le député UMP du Var l'a rappelé : "-9% pour l'Allemagne, -7% pour la Grande-Bretagne, et seulement -3% chez nous" modère-t-il en lançant à son voisin de gauche, Gilbert Le Bris "est-ce que nos challengers sauront mettre l'argent que nous avons mis depuis 2007 ?"
Pour le député du Finistère, et ancien marin, le doute n'est pas permis. "Ces 4e rencontres arrivent au bon moment (...) chacun devra se prononcer sur le modèle militaire". En toile de fond, l'hypothèse de devoir encore réduire le format humain pour tenir le financement de l'équipement... ou de réfléchir au modèle de dissuasion, mais alors que céder ? Et, sans surprise, des interrogations sur le bien fondé des opérations dans tel ou tel pays, et avec tel ou tel partenaire (Otan, ou sans Otan).
L'externalisation ne règlera pas le problème de fond, et rend Philippe Vitel assez sceptique. "Si on a des économies à faire, c'est en mutualisant la R&D, en lançant des coopérations entre pays pionniers".
A suivre, début décembre, avec un "pionnier", la Grande-Bretagne, qui fera le point des (non) évènements intervenus depuis la signature des accords franco-britanniques.
Tous ces sujets ne semblant pas enflammer les partis, ni la population, on poursuivra des débats dans des cénacles plus restreints. Dès février, Défense et Stratégie a prévu d'entendre les conseillers défense des principaux candidats.
(1) voici exactement ce qu'à dit le CEMA sur la Chine : "Je ne crois pas à un conflit direct avec la Chine. Mais, nous suivons attentivement les revendications de ce pays sur la mer de Chine méridionale, qui pourraient enclaver le Vietnam, Brunei, une partie de la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande… La Chine recherche des ressources naturelles et développe ses ambitions. Sa démographie et les besoins de son industrie l’y conduisent naturellement. D’où la priorité donnée par l’Armée populaire de libération au développement de la marine, l’autre priorité étant l’espace.
Nous sommes certes à 10 000 km de Pékin. Mais les remous des tensions en mer de Chine méridionale se propageraient jusqu’à l’océan Indien. La France y possède la Réunion et ses voies d’approvisionnement l’empruntent. Nous serions donc forcément concernés. Face aux puissances américaine, chinoise et indienne, l’Europe apparaît morcelée, se livrant à ce qui, vu de Pékin, doit ressembler à des guerres picrocholines. Nous devons prendre garde à cette évolution. J’aimerais que la prise de conscience ait lieu suffisamment tôt."
Philippe Vitel, le vice-président UMP de la commission a rappelé que "pour la première fois", dans l'intervention d'un CEMA, on évoquait la Chine comme pouvant affecter nos intérêts en Océan indien (1).
Autre rappel dans l'intervention du CEMA, la baisse tendancielle des efforts de défense en Occident, alors que plusieurs réarment, comme le député UMP du Var l'a rappelé : "-9% pour l'Allemagne, -7% pour la Grande-Bretagne, et seulement -3% chez nous" modère-t-il en lançant à son voisin de gauche, Gilbert Le Bris "est-ce que nos challengers sauront mettre l'argent que nous avons mis depuis 2007 ?"
Pour le député du Finistère, et ancien marin, le doute n'est pas permis. "Ces 4e rencontres arrivent au bon moment (...) chacun devra se prononcer sur le modèle militaire". En toile de fond, l'hypothèse de devoir encore réduire le format humain pour tenir le financement de l'équipement... ou de réfléchir au modèle de dissuasion, mais alors que céder ? Et, sans surprise, des interrogations sur le bien fondé des opérations dans tel ou tel pays, et avec tel ou tel partenaire (Otan, ou sans Otan).
L'externalisation ne règlera pas le problème de fond, et rend Philippe Vitel assez sceptique. "Si on a des économies à faire, c'est en mutualisant la R&D, en lançant des coopérations entre pays pionniers".
A suivre, début décembre, avec un "pionnier", la Grande-Bretagne, qui fera le point des (non) évènements intervenus depuis la signature des accords franco-britanniques.
Tous ces sujets ne semblant pas enflammer les partis, ni la population, on poursuivra des débats dans des cénacles plus restreints. Dès février, Défense et Stratégie a prévu d'entendre les conseillers défense des principaux candidats.
(1) voici exactement ce qu'à dit le CEMA sur la Chine : "Je ne crois pas à un conflit direct avec la Chine. Mais, nous suivons attentivement les revendications de ce pays sur la mer de Chine méridionale, qui pourraient enclaver le Vietnam, Brunei, une partie de la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande… La Chine recherche des ressources naturelles et développe ses ambitions. Sa démographie et les besoins de son industrie l’y conduisent naturellement. D’où la priorité donnée par l’Armée populaire de libération au développement de la marine, l’autre priorité étant l’espace.
Nous sommes certes à 10 000 km de Pékin. Mais les remous des tensions en mer de Chine méridionale se propageraient jusqu’à l’océan Indien. La France y possède la Réunion et ses voies d’approvisionnement l’empruntent. Nous serions donc forcément concernés. Face aux puissances américaine, chinoise et indienne, l’Europe apparaît morcelée, se livrant à ce qui, vu de Pékin, doit ressembler à des guerres picrocholines. Nous devons prendre garde à cette évolution. J’aimerais que la prise de conscience ait lieu suffisamment tôt."
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lundi 3 octobre 2011
A l'ouest, du nouveau dans les robots
Un colloque international sur la robotisation du champ de bataille est organisé par les écoles de Saint-Cyr Coetquidan les 9 et 10 novembre prochain. Le programme, à découvrir ici, est prometteur, et... réellement international, dimension qui pêche souvent. Conclusion par le nouveau CEMAT.
Trois académies américaines seront particulièrement représentées (Quantico, Annapolis, West Point) annonce-t-on, et des démonstrations pratiques sont prévues.
Trois académies américaines seront particulièrement représentées (Quantico, Annapolis, West Point) annonce-t-on, et des démonstrations pratiques sont prévues.
lundi 14 février 2011
Les RTD, le 1er mars
Défense & Stratégie organise le 1er mars les 5e rencontres Terre-Défense, sous la double présidence de Jean-Pierre Masseret et de Christophe Guilloteau. Avec, à la tribune,une bonne partie des généraux de l'armée de terre, dont, évidemment, le premier d'entre eux, mais aussi Thierry Ollivier (CDEF), Philippe Got (EMA/emploi) et Jean-Tristan Verna (SIMMT), des industriels, et même des réservistes -col (R) Pierre Bayle (ANRAT)-.
Autour d'une question d'actualité : "comment l'armée de terre doit-elle se préparer aux engagements de demain ?", prolongation d'interrogations initiées lors du dernier cercle Stratégia qui recevait Elrick Irastorza.
Renseignements et contact : contact@defense-et-strategie.fr.
Autour d'une question d'actualité : "comment l'armée de terre doit-elle se préparer aux engagements de demain ?", prolongation d'interrogations initiées lors du dernier cercle Stratégia qui recevait Elrick Irastorza.
Renseignements et contact : contact@defense-et-strategie.fr.
vendredi 15 octobre 2010
La France met un orteil dans la DAMB
La France "pourra participer" à l'initiative sur la défense antimissile balistique de l'OTAN. C'est un communiqué de l'Elysée qui l'annonce, ce soir, sans plus de détails, à l'issue d'une rencontre entre le secrétaire général de l'OTAN et le président de la République. Certes, pas encore de quoi jubiler, pour les soutiens -principalement industriels- de la DAMB, mais une première victoire, alors que jusqu'à maintenant, la France s'était plus signalée par une très forte position de réserve. Le ministre de la Défense lui-même, restait dubitatif, notamment du fait de la difficile position budgétaire dans laquelle se trouve son ministère, confronté à trop d'urgences à financer.
On peut donc dire que certains, comme cet ancien opérationnel, reconverti dans l'industrie, auront eu le nez fin, en sentant, dès le mois de juillet l'évolution de position de l'exécutif français. Mais c'est le cas aussi des députés Gilbert Le Bris, Francis Hilmeyer et Christophe Guilloteau qui avaient travaillé sur le dossier, sous les sourires polis et parfois un peu moqueurs de certains commentateurs.
Il ne sera donc pas trop tard, mardi, pour faire le point sur ce dossier-gigogne, à l'assemblée nationale, lors des troisièmes rencontres Défense, organisées par Défense et Stratégie sous la présidence de Philippe Vitel, précisément centrées sur la DAMB. Et mesurer mieux ce qui se cache sous l'évolution du jour, et les moyens qui peuvent y être affectés.
On peut donc dire que certains, comme cet ancien opérationnel, reconverti dans l'industrie, auront eu le nez fin, en sentant, dès le mois de juillet l'évolution de position de l'exécutif français. Mais c'est le cas aussi des députés Gilbert Le Bris, Francis Hilmeyer et Christophe Guilloteau qui avaient travaillé sur le dossier, sous les sourires polis et parfois un peu moqueurs de certains commentateurs.
Il ne sera donc pas trop tard, mardi, pour faire le point sur ce dossier-gigogne, à l'assemblée nationale, lors des troisièmes rencontres Défense, organisées par Défense et Stratégie sous la présidence de Philippe Vitel, précisément centrées sur la DAMB. Et mesurer mieux ce qui se cache sous l'évolution du jour, et les moyens qui peuvent y être affectés.
dimanche 27 juin 2010
Deux ministres chez D&S
Deux ministres, celui de l'Intérieur et celui de l'Industrie interviendront mardi aux 2e rencontres de la sécurité intérieures, consacrées aux politiques publiques répondant "aux nouvelles menaces pesant sur les entreprises. Les détails sont ici.
jeudi 10 juin 2010
La sécurité nationale, le 29 juin
"L'entreprise face aux nouvelles menaces : quelle politique de sécurité nationale ?" Le sujet pouvait paraître hardi, pour ne pas dire ardû, mais les programmateurs de Défense & Stratégie ont apparemment trouvé sans peine dans leurs réseaux les praticiens du domaine pour venir éclairer le thème des deuxièmes rencontres de la sécurité intérieure, introduites par le rapporteur de la LOPPSI 2, Eric Ciotti. Entre autres, on poura écouter le n°2 de la DPSD, le directeur de la stratégie de la DGSE, le directeur de la planification de la sécurité nationale (DPSN) et un représentant de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ainsi que deux gendarmes, .
Côté entreprises, on attend des personnalités venues de Bull, EADS, Thales et GDF-Suez.
Du beau linge, donc, mais que pourront bien dire ces praticiens, par delà les avertissements convenus, sur un sujet aussi sensible ? Réponse, espère-t-on, le 29 juin.
Côté entreprises, on attend des personnalités venues de Bull, EADS, Thales et GDF-Suez.
Du beau linge, donc, mais que pourront bien dire ces praticiens, par delà les avertissements convenus, sur un sujet aussi sensible ? Réponse, espère-t-on, le 29 juin.
dimanche 11 avril 2010
Les medics à l'honneur à Eurosatory
Une équipe médicale en plein travail à Djibouti, pendant le dernier exercice Medic'Hos, organisé par le CITERA de Lyon, avec le soutien de la 13e DBLE. Cet exercice, évoqué dans le RAIDS de mars, avait été précédé d'une phase d'e-learning permettant ainsi de se concentrer à la pratique pendant l'exercice. (crédit : 13e DBLE)La médecine opérationnelle sera doublement à l'honneur cette année lors du salon Eurosatory (14-18 juin), avec un espace d'exposition qui lui sera réservé, et un conférence internationale. Cette dernière sera organisée par le service de santé des armées et portera sur la médecine de l'avant. On peut espérer que le travail abattu en Afghanistan par ces spécialistes, sans considération de spécialité (médecins, infirmiers, auxsan) pourra ainsi être mieux mis en valeur qu'il ne l'est actuellement.
Comme votre serviteur l'avait illustré à plusieurs reprises sur ce blog et dans le magazine RAIDS, l'Afghanistan a permis d'effectuer des progrès considérables, au sein de la filière médicale, grâce à de nouveaux matériels, mais aussi une montée en ligne des équipes médicales rendue possible par le développement des CITERA (centre d'instruction des techniques de réanimation de l'avant).
Les matériels seront donc eux aussi à l'honneur sur le salon, notamment sur l'espace d'un des gros fournisseurs des armées, EFS. Cette société avait notamment fourni les forces spéciales lors de l'opération Ares, les OMLT, puis la TF Chimère, première à s'implanter hors de Kaboul.
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mercredi 31 mars 2010
Du bleu, rien que du bleu (actualisé)
Rencontres exotiques hier à l'assemblée nationale pour les 3e rencontres de la puissance aérienne. D'abord et c'est notable, avec la présence d'un grand nombre de marins, ce qui démontre que chez les gens d'air en tout cas, l'éclectisme est de mise. Au côté du général Jean-Paul Palomeros, CEMAA, figurait donc le CEMM venu avec l'amiral Xavier Magne, le contre-amiral Henri Bobin (Alavia), tous deux orateurs, et, dans la salle, le contre-amiral de Rostolan (DSAe, ancien Alavia). Par contre, pas de représentants de l'armée de terre à la tribune, qui a pourtant, dit-on, quelques capacités dans la 3D (hélicoptères, drones, radars de gestion de l'espace aérien... pour ne citer que les plus connues).
Côté industriel, il y avait aussi unanimité. Même si un bon connaisseur m'a fait remarquer qu'aucun responsable d'EADS (1) n'avait été invité à la tribune pour disserter sur les drones, là où ceux de Thales et Safran avaient apparemment pu défendre leurs couleurs (je confesse piteusement être arrivé en retard et n'avoir pas pu écouter ces orateurs...). C'est donc un ancien général de l'armée de l'Air, désormais employé par EADS, qui a tenté de redorer le blason du Talarion, pas totalement à la fête en ce moment. Ajoutons cependant qu'il n'y avait pas non plus de représentant de BAE Systems à la tribune, pour évoquer les chances du Mantis, qui me semble avoir le vent en poupe.
Il y avait quand même quelques étrangers dans la salle, un Australien, un Britannique, et plusieurs Américains. Le propre patron de l'USAFE, le général Roger A.Brady revenait en deuxième semaine, après un passage très remarqué, l'an dernier. Il a pu redire tout sa passion pour "le solide lien" franco-américain qui a persisté entre opérationnels même quand leurs chefs politiques étaient fâchés, redire que l'armée de l'air était une "force aérienne de premier rang". Je regrette de ne pas pu lui avoir dit, à l'issue, mon étonnement, dans ce cas, de ne pas voir cette superbe force aérienne pouvoir mettre un pied dans le CAOC "Four-eyes" d'Al Udeÿ, mais le temps pressait...
Le patron de l'USAFE a surtout plaidé pour la mise sur pied de structures C2 à même de sortir l'Europe de l'ornière dans le domaine balistique. Nous aurons "entre 3 et 15 minutes" pour réagir, a-t-il lancé dans un silence mortuaire. Rappelons que les européens devront dire leur religion en la matière à la conférence de Lisbonne, dans quelques mois seulement, et qu'en France, pour ne citer que ce pays, c'est le silence le plus assourdissant sur ce sujet. A l'image, d'ailleurs, de celui entretenu sur la dissuasion nucléaire (2).
Un tel parterre ne pouvait laisser indifférent la presse : logiquement, donc, on a vu plus de journalistes qu'à l'habitude écouter les orateurs.
Au final, les rencontres ont fait salle et bonne humeur combles, exploit que n'avaient pas totalement réussi les précédentes, consacrées aux opérations aéroterrestres.
(1) c'est apparemment EADS qui a choisi de ne pas s'exprimer à cette table ronde.
(2) même si quelques autorisations récentes de reportages me laissent croire que le sujet est pour le moins évolutif.
Côté industriel, il y avait aussi unanimité. Même si un bon connaisseur m'a fait remarquer qu'aucun responsable d'EADS (1) n'avait été invité à la tribune pour disserter sur les drones, là où ceux de Thales et Safran avaient apparemment pu défendre leurs couleurs (je confesse piteusement être arrivé en retard et n'avoir pas pu écouter ces orateurs...). C'est donc un ancien général de l'armée de l'Air, désormais employé par EADS, qui a tenté de redorer le blason du Talarion, pas totalement à la fête en ce moment. Ajoutons cependant qu'il n'y avait pas non plus de représentant de BAE Systems à la tribune, pour évoquer les chances du Mantis, qui me semble avoir le vent en poupe.
Il y avait quand même quelques étrangers dans la salle, un Australien, un Britannique, et plusieurs Américains. Le propre patron de l'USAFE, le général Roger A.Brady revenait en deuxième semaine, après un passage très remarqué, l'an dernier. Il a pu redire tout sa passion pour "le solide lien" franco-américain qui a persisté entre opérationnels même quand leurs chefs politiques étaient fâchés, redire que l'armée de l'air était une "force aérienne de premier rang". Je regrette de ne pas pu lui avoir dit, à l'issue, mon étonnement, dans ce cas, de ne pas voir cette superbe force aérienne pouvoir mettre un pied dans le CAOC "Four-eyes" d'Al Udeÿ, mais le temps pressait...
Le patron de l'USAFE a surtout plaidé pour la mise sur pied de structures C2 à même de sortir l'Europe de l'ornière dans le domaine balistique. Nous aurons "entre 3 et 15 minutes" pour réagir, a-t-il lancé dans un silence mortuaire. Rappelons que les européens devront dire leur religion en la matière à la conférence de Lisbonne, dans quelques mois seulement, et qu'en France, pour ne citer que ce pays, c'est le silence le plus assourdissant sur ce sujet. A l'image, d'ailleurs, de celui entretenu sur la dissuasion nucléaire (2).
Un tel parterre ne pouvait laisser indifférent la presse : logiquement, donc, on a vu plus de journalistes qu'à l'habitude écouter les orateurs.
Au final, les rencontres ont fait salle et bonne humeur combles, exploit que n'avaient pas totalement réussi les précédentes, consacrées aux opérations aéroterrestres.
(1) c'est apparemment EADS qui a choisi de ne pas s'exprimer à cette table ronde.
(2) même si quelques autorisations récentes de reportages me laissent croire que le sujet est pour le moins évolutif.
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dimanche 28 mars 2010
M&U passe le cap des trentièmes
L'association Mer & Universités, créée en juin 2007, organise le 7 avril sa 30e rencontre, à Paris. Prolifique, cette association de jeunes réussit à attirer à elle l'intérêt des majors du système, et ne faillit pas à sa réputation, avec cette 30e, intitulée sobrement "La Marine française, enjeux et perspectives au 21e siècle". 
Marguerite Lamour et François Olivier-Coupeau (crédit : Assemblée nationale)
Pour illustrer cette problématique multifacettes, deux députées de la commission de Défense, Marguerite Lamour (Finistère, UMP) -Françoise Olivier-Coupeau (Morbihann, PS), deux amiraux d'active, Olivier Lajous (EMM/DPMM, ancien pacha de frégate) et Olivier de Rostolan (EMA/DSAE, ancien Alavia), ainsi que le VAE Xavier Rolin, conseiller marine de Luc Vigneron, PDG De Thales.
Marguerite Lamour et François Olivier-Coupeau (crédit : Assemblée nationale)C'est votre serviteur qui animera le débat.
Participation aux frais: Etudiant: 7 euros; non-étudiant de moins de 35 ans: 10 euros.
Mer & Universités, 41, rue de Maubeuge, 75009 Paris. Mail : mu_president@yahoo.fr
jeudi 4 mars 2010
Viollet, fil rouge
Est-ce parce que le Charentais (comme le breton et quelques autres provinciaux) est têtu, le député Jean-Claude Viollet présidera toutes les tables rondes des rencontres de la puissance aérienne organisées à Paris par Défense & Stratégie, le 30 mars prochain. Le rapporteur Air du budget 2010, mais aussi co-auteur d'un rapport récent sur les drones, et d'un autre sur l'aéromobilité a, il est vrai, une bonne lisibilité sur le thème du jour, dont il a vraisemblablement contribué à choisir la problématique.
Bref, en fin de journée, on devrait avoir quelques éléments pour juger dans quelle division jouera notre troisième dimension, qui dépasse la seule armée de l'Air, dans les années à venir.
Le + du Mamouth :
Le député avait déjà prévenu, à l'automne, des risques de pertes de compétences définitives dans le transport tactique, faute d'un volant d'heures de vol suffisant. Le même risque menace en matière de projection de puissance, puisque le programme de ravitailleur de nouvelle génération (MRTT), plus polyvalent que l'actuel (C-135FR) est toujours à la peine. A se demander si à temporiser ainsi, on n'a pas envie, finalement, "d'avoir la peau" de la composante "Air" de la dissuasion. Qui ne peut fonctionner sans ravitailleur...
Bref, en fin de journée, on devrait avoir quelques éléments pour juger dans quelle division jouera notre troisième dimension, qui dépasse la seule armée de l'Air, dans les années à venir.
Le + du Mamouth :
Le député avait déjà prévenu, à l'automne, des risques de pertes de compétences définitives dans le transport tactique, faute d'un volant d'heures de vol suffisant. Le même risque menace en matière de projection de puissance, puisque le programme de ravitailleur de nouvelle génération (MRTT), plus polyvalent que l'actuel (C-135FR) est toujours à la peine. A se demander si à temporiser ainsi, on n'a pas envie, finalement, "d'avoir la peau" de la composante "Air" de la dissuasion. Qui ne peut fonctionner sans ravitailleur...
lundi 1 mars 2010
Commander, c'est prévoir
Le centre d'études supérieures aérospatiales (CESA) organise lundi prochain à Paris un atelier consacré aux C2 futurs, avec quelques spécialistes du domaine, à commencer par le bouillonnant général (C.R) Jean-Patrick Gaviard, ancien patron du dispositif aérien de l'opération Trident, il y a onze ans, et ultérieurement, commandant la défense aériennes et les opérations aériennes. Il est aujourd'hui consultant au profit de l'OTAN. On pourra aussi entendre les visions et avis de l'actuel patron du CDAOA, le général Gilles Desclaux, du brigadier général José A. Fernandez de Maria (SACT), de l'air commodore Ray Lock, du centre de doctrine britannique, et du chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général Jean-Paul Palomeros.
Le sujet, qui peut apparaître réservé aux spécialistes est en fait crucial pour la troisième dimension, mais aussi pour les deux autres, puisque la 3D est indécorellable des opérations terrestres.
Au point que cette capacité de command & control, et sa relation aéroterrestre, seront demain vraisemblablement un des discriminants des forces aériennes de premier et de deuxième rangs. Un sujet, parmi d'autres, qui sera également débattu, le 30 mars, lors d'un colloque organisé par le CESA et Défense & Stratégie, et intitulé "Garantir à la France une force aérienne de premier rang".
Le sujet, qui peut apparaître réservé aux spécialistes est en fait crucial pour la troisième dimension, mais aussi pour les deux autres, puisque la 3D est indécorellable des opérations terrestres.
Au point que cette capacité de command & control, et sa relation aéroterrestre, seront demain vraisemblablement un des discriminants des forces aériennes de premier et de deuxième rangs. Un sujet, parmi d'autres, qui sera également débattu, le 30 mars, lors d'un colloque organisé par le CESA et Défense & Stratégie, et intitulé "Garantir à la France une force aérienne de premier rang".
samedi 6 février 2010
Le stress du combattant, à Toulouse
On ne phosphore pas qu'à Paris sur le stress du combattant, la preuve, ce séminaire du centre de droit pénal international et d'analyse des conflits (CDPIAC) organisé aujourd'hui dans la ville rose par Anne Mandeville, maître de conférences à l'université de Toulouse-Capitole qui a réuni une soixantaine d'étudiants, militaires, chercheurs et praticiens du stress. L'approche, interdisciplinaire, devrait faire l'objet d'une publication sur internet, pour un thème d'actualité, qui avait attiré des profils aussi divers que le journaliste Jean-Paul Mari (1), le général Henri Poncet (2) , un réserviste de Tsahal, deux psychiatres du service de santé des armées, venus du HIA Robert Piqué de Bordeaux, et un officier revenant lui d'opex.
Entres autres retex de la journée, le rôle central que doivent (re-)trouver les officiers, particulièrement le chef de section, dans la détection du stress de leur soldats.
Les séminaires à venir sont de la même veine d'actualité, ciblant la piraterie maritime, la préparation au combat des sociétés occidentales et la torture.
25 étudiants suivent cette année cet enseignement, dont deux officiers du Génie.
(1) auteur de "sans blessure apparente" (2009), et journaliste au Nouvel Observateur.
(1) ancien patron du COS puis de l'opération Licorne, par ailleurs et désormais enseignant au CDPIAC. Son cours, consacré à la conflictualité et la communication, commence en mars...
Entres autres retex de la journée, le rôle central que doivent (re-)trouver les officiers, particulièrement le chef de section, dans la détection du stress de leur soldats.
Les séminaires à venir sont de la même veine d'actualité, ciblant la piraterie maritime, la préparation au combat des sociétés occidentales et la torture.
25 étudiants suivent cette année cet enseignement, dont deux officiers du Génie.
(1) auteur de "sans blessure apparente" (2009), et journaliste au Nouvel Observateur.
(1) ancien patron du COS puis de l'opération Licorne, par ailleurs et désormais enseignant au CDPIAC. Son cours, consacré à la conflictualité et la communication, commence en mars...
vendredi 5 février 2010
L'aéroterrestre, mercredi, à Paris
Les opérations aéroterrestres passent dans le tamis des députés ce mercredi à Paris, dans le cadre des 4e rencontres Terre-Défense organisées par Défense & Stratégie à Paris, sous l’égide du sénateur et ancien ministre Jean-Pierre Masserret et du député Christophe Guilloteau. Entre autres profils, on pourra écouter le directeur adjoint du CICDE, structure méconnue qui joue un rôle crucial dans la boucle des urgences opérations, le général Benoît Puga (DRM), le général Hugues Delort-Laval (BFST), le VAE Bernard Rogel, ancien chef de cabinet du CEMA, désormais « sous-chef ops » de l’EMA et Christian Mons, PDG de Panhard et patron du GICAT. A noter, par ailleurs, la présence de deux gendarmes parmi les orateurs, ce qui confirme, si besoin était, la participation croissante de ces militaires en bleu aux opérations, en côte d'Ivoire et au Kosovo dans des heures difficiles, et désormais, en Afghanistan.
Tout au long de la journée, on devrait, entre autres, parler retex et adaptation réactive, et donc, pas vraiment échapper à l’engagement du moment, en Afghanistan.
Tout au long de la journée, on devrait, entre autres, parler retex et adaptation réactive, et donc, pas vraiment échapper à l’engagement du moment, en Afghanistan.
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mardi 19 janvier 2010
Le combat de Viollet
Jean-Claude Viollet, député de la Charente et rapporteur Air organise avec Défense et Stratégie les troisièmes rencontres de la puissance aérienne, le 30 mars. Il pourra y plaider pour la troisième dimension, et développer à loisir quelques thèmes et réalités sortis de ses trois derniers rapports en date, deux en équipe, sur l'aéromobilité et sur les drones (avec Yves Vandewalle), et un en solo, le rapport annuel sur l'armée de l'Air. Dans ces trois documents perçait, à chaque fois, le risque de plus en plus prononcé de pertes de compétences, technologiques, mais aussi et surtout, opérationnelles. Aujourd'hui force aérienne de premièr rang, l'armée de l'Air risque d'être reléguée en deuxième division : presque un titre de colloque. Ou une réalité capacitaire, si la saignée s'aggrave.
Le + du Mamouth :
L'autre combat de Viollet est local : le Charentais (avec le Breton, un des Français les plus têtus...) souhaite mettre sur pied une base de Défense refondue, intégrant les deux régiments de l'armée de Terre (1er RIMa et 515e RT), là où les projets actuels visent plutôt à établir un triptyque Rochefort-Cognac-Saintes, rien que des bases aériennes, principalement axées sur la formation. A l'appui de son volontarisme, le député cite la logique opérationnelle et géographique, le soutien des unités concernées. Et une réalité immoblilière : la base de défense aurait à sa disposition un étage entier (vide actuellement) dans un édifice "Défense" dans le centre d'Angoulême... "Avec clim" assure, le député.
Le + du Mamouth :
L'autre combat de Viollet est local : le Charentais (avec le Breton, un des Français les plus têtus...) souhaite mettre sur pied une base de Défense refondue, intégrant les deux régiments de l'armée de Terre (1er RIMa et 515e RT), là où les projets actuels visent plutôt à établir un triptyque Rochefort-Cognac-Saintes, rien que des bases aériennes, principalement axées sur la formation. A l'appui de son volontarisme, le député cite la logique opérationnelle et géographique, le soutien des unités concernées. Et une réalité immoblilière : la base de défense aurait à sa disposition un étage entier (vide actuellement) dans un édifice "Défense" dans le centre d'Angoulême... "Avec clim" assure, le député.
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jeudi 19 novembre 2009
La dissuasion, chez Mer et Universités
Mer et Universités organise une conférence sur la dissuasion nucléaire, dans le cadre des 6e rencontres Hommes et Défense, ce mardi 24 novembre. On entendra notamment le GCA Paul Fouilland, patron des FAS, le VAE Jean-François Baud, Alfost, Françoise Briand, députée à la commission de la Défense de l'Assemblée nationale et Pierre Quinchon, Directeur du Pôle Navires armées de DCNS, qui oeuvra aussi, à la DGA, puis à la DCN, sur les SNLE.
Le sujet de permanente actualité l'est encore plus ces derniers temps, avec la mise en service de l'ASMP-A sur Mirage 2000N (l'an prochain sur Rafale F3) et celle, en 2010, du M-51 sur SNLE-NG.
Renseignements et inscriptions : mu_relance@yahoo.fr
Le sujet de permanente actualité l'est encore plus ces derniers temps, avec la mise en service de l'ASMP-A sur Mirage 2000N (l'an prochain sur Rafale F3) et celle, en 2010, du M-51 sur SNLE-NG.
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mercredi 17 juin 2009
A Bouba
Le capitaine Cédric "Rut" Ruet du 1.7 "Provence" dédie sa présentation Rafale, actuellement tous les jours au Bourget, à "Bouba", alias le capitaine Emmanuel Moriuser (notre photo, crédit JMT), tragiquement disparu aux commandes de son Rafale, le 6 décembre 2007. Il suffit de lire les CV de deux hommes pour comprendre tout ce qu'ils pouvaient avoir en commun. La mémoire du pilote (lire son parcours ci-dessous) reste très présente parmi ses camarades de Saint-Dizier et Luxeuil, et tous ceux avec qui il a combattu."Rut" signe une présentation nerveuse de 10 minutes (en meeting), coaché par le pape de la présentation Alpha, le capitaine François Forget, 42 ans et 5.200 heures de vol. En 2003-2004, "Guy" avait assuré deux saisons de présentation Alpha sur Mirage 2000, au 2.5 "Ile-de-France", avant de coacher ses successeurs.
Rut, pour sa part, aligne 3.800 heures de vol dont 700 sur Rafale et 18 missions de guerre sur le même appareil. Il avait, précédemment, été présentateur Alph Jet et instructeur, à l'école de l'aviation de chasse de Tours, avant de commencer, comme "Bouba", sur Mirage 2000N, à Luxeuil.
Pour mémoire :
Emmanuel Moriuser avait commencé sa carrière de pilote de chasse sur Mirage 2000N à l'EC 2.4 "La Fayette", où il passera l'essentiel de sa carrière de pilote de chasse. Qualifié contrôleur aérien avancé (FAC) en 2004, il est volontaire pour l'Afghanistan dans ce rôle, en 2005 (avec le CPA10) et 2007 (avec le CPA20). Il rejoint le 1.7 début 2007. Il venait, le 2 décembre, de fêter ses 34 ans.
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jeudi 16 avril 2009
"La guerre technologique en débat"

C'est l'ambitieux programme du colloque organisé par Pierre Pascallon (club participation & progrès), les 4 et 5 mai prochains, à l'école militaire (Paris), sous la présidence de Xavier de Villepin. Comme d'habitude, ou trouve parmi les orateurs des chercheurs, des industriels, et des opérationnels. On causera, entre autres, Irak et Afghanistan.
A ne pas rater donc, autant pour ce qui se dit à la tribune que pour ce qui se dit dans les couloirs.
Renseignements et inscription : pierre.pascallon@orange.fr.
Notre photo : un bombardier B-1B au-dessus de l'Afghanistan, en 2008. (crédit : US Air Force)
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