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jeudi 1 novembre 2018

Sur-activité chez les fusiliers et commandos marine (suite)

On le savait déjà, mais maintenant, des chiffres officiels le disent : les fusiliers marins et commandos

mercredi 29 août 2018

Ré-emploi des blessés : peut (encore) mieux faire

Défense Mobilité, le guichet unique de reconversion des militaires a profité de l'université du

mardi 22 novembre 2016

Le combat des anciens du COS contre le PTSD

Ils ont fait partie des premiers concernés par les cas de PTSD, rien d'étonnant, donc, que les anciens

samedi 5 décembre 2015

Nexter va embaucher un blessé psychique

Le groupe d'armement terrestre va donner sa chance à un blessé psychique de l'armée de terre. Les

lundi 16 novembre 2015

Les voies de la réinsertion pour les blessés psychiques

Malgré un agenda surchargé par les conséquences des attaques de vendredi, le gouverneur militaire

jeudi 12 novembre 2015

Un blessé psychique en CDI chez RTD

Après un stage d'immersion chez l'industriel, il signera son contrat de travail chez le GMP, lundi : un

mardi 3 novembre 2015

PMI : le nombre de PTSD s'envole (actualisé)

Selon Jacques Feytis, DRH-MD, le nombre de dossiers de pensions militaires d'invalidité (PMI)

mercredi 19 novembre 2014

Le PTSD, côté pensions

La sous-direction des pensions (SDP) du ministère a livré des statistiques fines sur le syndrome post

lundi 17 novembre 2014

Les blessés d'Afghanistan (actualisé)

La ventilation des blessés d'Afghanistan vient d'être livrée à un colloque, en début d'après-midi. 222

dimanche 27 octobre 2013

Le SSA recense officiellement 900 cas de PTSD

La récente audition à l'assemblée du patron du service de santé des armées a permis de disposer d'un

samedi 23 mars 2013

"L'enfer du retour", un livre-choc sur le PTSD

Sous-titré "témoignages et verités sur le syndrome post-guerre", "l'enfer du retour" (Ed. Jean-Claude Gawsewitch) se lit d'une traite.

lundi 4 février 2013

Quelques livres

Un beau livre vient de sortir sur le RMT, régiment emblématique de la France Libre. On le suit de Koufra à Strasbourg, et dans sa période contemporaine, à travers les opex, comme au Liban ou en Afghanistan, en Bosnie ou en Guyane. Les textes sont pour l'essentiel écrits par les officiers du régiment. La partie Leclerc est pédagogique, et c'est un bon rappel, la partie afghane est par contre peu développée et aurait mérité mieux.
L'Afghanistan, c'est par contre une bonne partie d'un petit livre écrit par un capitaine pilote de Tigre, Brice Erbland, qui a aussi opéré au-dessus de la Libye. Parsemé de citations utiles (allant du... catéchisme jusqu'aux penseurs de la guerre), ce texte vaut le détour, comme le pilote (qui n'oublie pas en fin d'ouvrage de remercier madame), qui livre aussi une partie de ses réflexions intérieures, ce qui n'est pas toujours sans risque quand on est militaire. Comme il l'a fait en Kapisa ou en Libye, ce saint-cyrien trouve sa cible. On peut seulement déplorer que le contenu de ses souvenirs ne dépasse pas la centaine de pages, qui se dévorent d'un traite.
Les Editions LBM qui ont réussi à éditer un beau livre sur le GIGN effectuent un 180°, avec le journal d'un curé de campagne, Richard Kelka. C'est un homme de Dieu qui parle, mais cela reste lisible par un profane, pour ces souvenirs de 30 ans de mission avec le 1er RPIMa, le 2e REI, le 3e RPIMa, entre autres.
Sylvain Favière, ancien infirmier militaire au sein d'une OMLT livre quant à lui sa blessure invisible. Un livre qui rend palpable le PTSD, et c'est finalement mieux que ce soit un malade qui en parle.
Sujet presque connexe traité par le psychiâtre canadien Anthony Feinstein, qui écrit un ouvrage touffu sur les reporters de guerre, et les atteintes psychologiques qu'ils contractent dans leurs reportages.


Le RMT, des sables de Koufra aux plaines du Liban, Editions Pierre de Taillac. Il est vendu 35 EUR par l'amicale des officiers du RMT, Quartier Dio, BP 20052 Meyenheim.

Dans les griffes du Tigre, Editions Les Belles lettres, 14,90 EUR.

Dieu désarmé, journal d'un curé de campagne, Edition LBM, 17,80 EUR.

Ma blessure de guerre invisible, Editions Esprit Com', 12 EUR (les droits d'auteurs seront promis à  l'aide aux blessés).

Reporter de guerre, Editions Altipresse, 24,35 EUR.

lundi 3 décembre 2012

Suivi psy plus étroit pour les forces spéciales

Désormais, le suivi psy fait partie du paysage militaire, et même les forces spéciales n'y échappent pas, comme l'ont reconnu des spécialistes des trois armées, cet après-midi.
La marine, qui a dû prendre en compte des évènements traumatiques très différents a voulu faire preuve de sa transparence, en détaillant le suivi des commandos marine et leurs familles. Cette communauté a été touchée aussi bien par des deuils ces dernières années en Afghanistan (4 morts). Tout en étant ébranlée par un tir fratricide, en océan indien, en 2009, lors de la reprise du voilier Tanit. Le contre-amiral Marin Gillier, alors Alfusco, avait organisé une réunion entre l'opérateur et la famille du skipper de la Tanit.
Celui qui suivait alors de près cette communauté restreinte est aujourd'hui responsable du suivi psychologique de tous les marins français (1). Il détaille le suivi et les sensibilisations dont font l'objet les commandos de tous grades, au cours de leur carrière. C'est particulièrement le cas avant le départ en Afghanistan, à travers le Medic'hos, puis le stage opérationnel de 1er degré. Les contacts vidéo entre les militaires et leurs familles, via skype, "posent problème" reconnaît-il aussi.
Depuis sept ans (2), les commandos marine bénéficient d'un bilan psychologique post-opérationnel, quand ils ont été en contact avec un évènement traumatique. "Nous voyons alors tous les personnels qu'ils aient été en contact direct ou non avec l'évènement en question pendant une heure".
Pour permettre aux personnels de pouvoir se livrer plus librement, le spécialiste consulte en ville, dans un bureau séparé de la base commando. Les entretiens sont évidemment couverts par le secret professionnel, assure-t-il encore.
L'armée de l'air, comme l'armée de terre, d'ailleurs, confirment de leur côté avoir mis en oeuvre des suivis particuliers pour ces populations commando spécifiques, marquée autant par la discrétion (ce qui rend difficile la remontée de difficultés vers des tiers) que par de fortes cultures d'unité.
L'armée de l'air est parti très récemment, donc tardivement, puisque des unités de commandos (CPA) conventionnelles et spéciale sont engagées depuis très longtemps dans des missions très dures. La représentante de la médecine aéronautique n'a pas souhaité détailler ni les modalités de ce nouveau suivi, ni le volume de patients concernés par le PTSD. L'un de ces commandos, il est vrai, remplit quatre pages de Paris-Match, cette semaine ; à notre connaissance, ce cas est loin d'être isolé.
L'armée de terre reconnaît pour sa part mettre en place un référent d'ici la fin de l'année, pour les forces spéciales, sans plus de précisions.

(1) les services locaux de psychologie appliquée (SLPA) qui constituent le segment tactique du sujet existent depuis les années 30. Celui de Lorient est spécialisé dans le suivi des fusiliers et commandos marine.
(2) en fait, à la demande de l'EMM, depuis janvier 2007, la prise en charge psychologique au retour de mission fait partie intégrante de l'ordre d'opération.

Le soutien psy en séminaire au Val-de-Grâce

Tous les acteurs de la chaîne de soutien psychologiques des armées et même du privé étaient réunis cet après-midi au Val-de-Grace pour éclairer des journalistes, mais aussi une conseillère maître à la cour des Comptes et des responsables du domaine RH du ministère (pensions, action sociale, etc). Des responsables des états-majors étaient également présents, comme le major général de la marine, l'amiral Stéphane Verwaerde.
Aucune révélation n'est sortie des trois heures d'exposés et de questions de la salle, tant sur le PTSD, très couvert actuellement par les media, que sur les populations touchées dans les armées. 550 militaires sont désormais suivis pour un état de stress post-traumatique, ce qui témoigne d'une inflation rapide par rapport à des données qui n'ont que quelques semaines.
On n'a pas, pour autant, de détails par armée, ou par spécialité. On a appris cependant que les personnels navigants disposaient par exemple de ressources supplémentaires, par rapport aux autres combattants. C'est, de fait, une ressource très sélectionnée, et très suivie par la médecine aéronautique, par delà les stratégies dont disposent les PN, comme les techniques d'optimisation du personnel (TOP)
Des études sont en cours sur un contingent, et des modélisations réalisées ces dernières années évoquent 7% de population envoyée en Afghanistan touchée par le PTSD.
Ce tour de table interarmées permet aussi de confirmer que toutes les composantes du ministère ne sont pas allées à la même vitesse dans leur réponse. La gendarmerie a ainsi pu montrer que sa prise en compte est déjà ancienne, et le réseau géographique, très maillé, ce qui permet de prendre en compte toutes les conséquences d'un évènement traumatique, comme la responsable de la filière l'a illustré avec le cas de Collobrières. Le réseau de la gendarmerie ne sera cependant totalement maillé qu'à la fin 2013, avec 16 psychologues référents en région, s'ajoutant aux 5 psychologues de l'échelon central.
Un réseau interarmées a aussi été mis en place.

Des annonces, tard le soir

Le ministre de la défense va effectuer des annonces, mercredi soir, lors d'une interview -non annoncée- dans l'émission de France 3 consacrée au syndrome post traumatique, en dernière partie de soirée.
Sans préjuger ce que seront finalement ces annonces -réservées évidemment aux téléspectateurs de France 3-, on sait que le ministère envisage de pérenniser le système de soutien psychologique mis en place avec l'Afghanistan, particulièrement en ce qui concerne le soutien aux familles (conjoints, enfants, parents) et de l'étendre à d'autres théâtres.
Actuellement, ce soutien aux familles, réalisé par un prestataire extérieur depuis le 7 mars 2011 consomme 950.000 euros.

jeudi 1 novembre 2012

Un compte Facebook sur le PTSD

Le syndrome post traumatique (PTSD) dispose désormais d'un compte Facebook (http://www.facebook.com/groups/360005777420092/) pour des discussions sur cette blessure psychique dont les différentes traductions sont mal connues parmi les militaires.
A noter que l'engouement médiatique des derniers jours (dont un papier de référence paru dans Le Monde sous la plume de Nathalie Guibert) trouvera un écho dans les semaines à venir, avec un nouveau colloque le 3 décembre, et une émission spéciale de Pièces à conviction, le 4 décembre. Tard en soirée.