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lundi 21 octobre 2013

Le Liban profite de l’Afghanistan

Ce blog avait déjà pu s’étonner que finalement peu des matériels achetés pour l’Afghanistan avaient profité

jeudi 31 janvier 2013

Des robots français au Canada

La société ECA, spécialiste français de la robotique va livrer 20 robots Cobra à l'armée canadienne à partir de cet été, et une option pour 60 autres ferait partie du contrat. 29 exemplaires de ce robot optimisé pour le génie ont déjà été commandés par l'armée française, dans le cadre de l'adaptation réctive. Il devait servir aussi bien au détachement d'ouverture d'itinéraires piégés, qu'aux Nedex.
La France vend peu au Canada. Nexter concourt avec son VBCI, et Dassault Aviation pourrait y proposer le Rafale, si le Canada maintient sa volonté de ne plus continuer l'aventureuse épopée du JSF.

jeudi 24 janvier 2013

Serval, côté cuirasse

Je signalais le 16 janvier dans un post avoir reconnu quelques équipements livrés aux forces en adaptation réactive, pendant l'Afghanistan. Cette liste ne s'est pas forcément consolidée dans le temps depuis.
Tant l'imagerie diffusée par la défense que celle véhiculée par les médias montrent une majorité de soldats portant de vieilles frags, malgré les milliers livrées ces derniers mois en Afghanistan, notamment celle de Tigre, sensées coller aux livraisons de Félin (il est vrai affublée de revendications convergentes pour évoquer sur un poids excessif).
Sur les photos diffusées ce jour par la défense, les soldats n'en sont même pas dotés.
De même, les véhicules déployés ne semblent pas disposer tous de capacités de combat de nuit, malgré les crash programs lancés pendant l'Afghanistan. On cherche aussi au Mali les moyens mis en place depuis 2006 pour contrecarrer les capacités d'agression des insurgés afghans, qui se documentent aux mêmes sources que les adversaires actuels venus du Nord-Mali.
Un coup d'oeil approfondi sur les véhicules déjà arrivés sur place, comme ceux qui ont quitté Toulon laissent apparaître des engins dans leur plus simple appareil (1).
Les témoignages des militaires maliens confrontés aux djihadistes font pourtant état d'usages répétés de RPG et d'armes de 14,5 mm (dont la France ne dispose pas), mais qui on le sait, traversent à peu près tout ce qu'on peut lui opposer au sol, voire en l'air.
Notons que le seul crash programme spécifique au Sahel lancé par l'EMA (en 2010) est encore aux essais en vol.

(1) On trouve aussi un grand nombre d'AA52, malgré le lancement d'un programme de remplacement par la MAG-58.

mercredi 4 avril 2012

La DGA et la STAT font tester des VAB Ultima

La DGA et la STAT ont fait tester par des Felins du 16e BC des VAB Ultima, lors d'une campagne à Canjuers du 26 au 28 mars apprend-on. Ces VAB, qui pèsent deux tonnes de plus à vide et en charge disposent de capacité de mobilité moins étendues, au profit de la protection du personnel embarqué. Ils concentrent, de fait, une batterie d'améliorations liées au retex afghan, comme des sièges suspendus, à même de mieux faire supporter l'effet des mines, ou des surprotections sur le tourelleau téléopéré, comme ce blog l'avait évoqué après le déploiement des premiers TOP.
La numérisation pénètre aussi à l'intérieur de l'habitacle, permettant aux occupants d'avoir une meilleure vue de son environnement. Cet atout existe déjà dans la plupart des armées modernes.
Si le programme va au bout, 290 véhicules doivent être modernisés.
L'intégration de kits anti-RPG, tout comme de protections tireurs supplémentaires est déjà prévue.
Avec l'Afghanistan, le VAB a déjà bien évolué à travers le processus d'adaptation réactive. Citons entre autres les caillebotis en plastique, des marches pieds bricolés, des lance-grenades de 40 mm sur TOP, ou des détecteurs acoustiques de départ de coup. Même si la difficulté, sur tous ces additifs, consiste à rester sur les chronolgies prévues, et de conserver des capacités de mobilités aux véhicules. On le voit bien, de plus en plus alourdis, les VAB ont laissé en Afghanistan pas mal de ponts. Même si ce petit véhicule de 1976 aura réussi, dans la plupart des cas, à préserver ses occupants de la plupart des attaques à l'IED.

jeudi 15 septembre 2011

Merci Renault Trucks !

Un VAB en maintenance en Kapisa (crédit : Jean-Marc Tanguy).

Il est vrai que cela n'intéresse plus personne, ou presque. Grâce à un communiqué de presse de Renault Trucks, on apprend que le ministère a notifié le mois dernier un contrat de protection des VAB postés en Afghanistan. C'est sans doute le montant modeste qui fait que la nouvelle a réussi a passer entre les différents services de com' du ministère sans qu'aucun ne réussisse à l'évoquer (1).
Selon l'industriel, "plusieurs centaines" (ce n'est donc pas rien) de kits de production doivent être livrés pour mieux sécuriser les VAB contre les tirs de RPG et les IED. Un VAB a été touché, en juillet, par un tir de ce type, plusieurs occupants étant blessés, et encore en août, cinq gendarmes ont été blessés par un IED, dans leur VAB, qui roulait vers le Wardak. La STAT avait, très tôt, recommandé l'intégration de ces kits qui offrent de bien meilleures garanties de survie.
Les kits seront intégrés localement, précise aussi l'industriel qui avait déjà décroché un contrat pour une centaine de véhicules, en novembre dernier.
Les kits sont produits à Limoges, et comprennent des renforts de suspensions, des surblindages, un déflecteur en V sous le ventre, des sièges suspendus et des supports pour armement.
Plus de 400 véhicules blindés, majoritairement des VAB, opèreraient en Afghanistan. Depuis 2007, plusieurs dizaines ont été accidentés, ou frappés par des tirs d'IED et de RPG. Le chiffre exact, plusieurs fois demandé, reste secret.

(1) en juin, il avait fallu attendre près de trois semaines pour que le tir d'un MDCN -un succès- bénéficie d'un communiqué de presse. On peut imaginer le temps que cela prend en cas d'échec.

mercredi 6 juillet 2011

26,5 MEUR de "paquetages afghans"

Nouvelles chaussures, nouveau gilet pare-balles, nouveau treillis : un tireur de précision du 3e RPIMa équipée de neuf sur les hauts de la vallée de Jegdaley, à l'automne 2008 (crédit : Jean-Marc Tanguy).

L'armée de terre aura investi 26,5 MEUR dans les achats de paquetage pour les soldats partant en Afghanistan, entre 2008 et 2010, affirme un rapport d'information de la mission d'évaluation et de contrôle (MEC) qui sera disponible sur internet sous 48 h. Le rapport détaille, pour chaque année : 9 MEUR avaient été consacrés en 2008 aux achats de gilets pare-balles et de protections diverses (auriculaires, occulaires), ainsi qu'aux nouveaux treillis, dont les nouveaux modèles avaient été conçus "en neuf mois". 11 MEUR avaient été investis dans ces sujets en 2009, puis 6,5 MEUR en 2010. Le rapport précise par ailleurs, comme c'est souvent oublié, ces programmes d'achats avaient été initiés "dès le début 2007" : c'est cette anticipation qui avait permis les premières livraisons de matériels dès la mi-2008, voire avant, pour des populations limitées (OMLT).
Néanmoins, même s'ils ont fortement diminué, les "achats perso" comme les militaires les appellent n'ont pas disparu, puisqu'il n'était pas rare, il y a encore même un an, que des chaussures d'hiver soient livrées pour des mandats effectués dans des zones à forte températures.

mardi 4 janvier 2011

Des voeux dans le texte (actualisé-2)

A l'occasion de ses voeux aux armées, le chef des armées a déroulé ce matin un discours mettant en avant comme jamais le sacrifice des morts en opérations et la situation des blessés, ainsi que, plus généralement, l'engagement opérationnel.
Nicolas Sarkozy a dès l'entame exprimé sa compassion pour les "familles de ceux qui sont tombés au service de la France. (...) Des soldats sont allés au bout de leur engagement (...) 22 hommes ont consenti le sacrifice surprême" en 2010 a-t-il rappelé.
"Nous devons aussi une attention particulière aux nombreux blessés" a-t-il embrayé. Des blessés "qui livrent un combat profondément admirable" pour leur rééducation, a constaté le président de la République de visu, lors d'une récente prise d'armes et en visitant l'institution nationale des Invalides. Le chef de l'Etat a aussi constaté qu'Alain Juppé avait réservé aux blessés sa première visite aux armées. " Nous avons tous été impressionnés par le témoignage d'espérance" que constitue leur volonté.
Nicolas Sarkozy a également eu plusieurs phrases pour l'adaptation réactive, sans la nommer. "J'attache une grande importance à votre protection en opérations (...) Cette protection passe par un matériel moderne et adapté" a-t-il déclaré. "Nous avons mis en oeuvre un plan d'équipement ambitieux, les choses sont claires, nous vous le devions".
Il a également souligné l'importance de disposer d'une "chaîne médicale performante capable de prendre en charge au plus près" les blessés en première ligne. La "certitude" pour les soldats de beneficier d'un tel soutien "est aussi important" que la "précision et la rapidité des appuis".
"Cette mission (en Afghanistan, ndlr) reste très dangereuse voire meurtrière mais vos efforts ne sont pas vains" a enfin constaté le chef des armées.
Il a, par ailleurs, félicité chaudement l'amiral Edouard Guillaud pour sa conduite des opérations.
Pendant son allocution, le président était entouré de militaires des trois armées, et notamment, à sa gauche, d'un officier de marine féminin chargé du recrutement officier dans le nord-est de la France.
Rencontrant des commandos du CPA20 pendant sa visite, le président avait également admiré un de leurs FAMAS, arme qui lui rappelait son service militaire, a-t-on entendu ce soir sur TF1. Le FAMAS a été commandé en 1979 (et les premières armes livrées à l'armée de terre dans le courant de cette même année), année où le jeune Nicolas Sarkozy effectuait ses obligations dans l'armée de l'air.

N.B : l'intégrale du discours peut être visionnée ici.

Naguère des boutons défaillirent

Les difficultés rencontrées par la JIM-LR, que nous avons évoqués ce dimanche ne sont pas liés à une fragilité de l'électronique interne, nous assure-t-on, même si c'est bien de fragilité qu'il s'est agi, en 2010. Les premiers équipements livrés ont bien connu des soucis, comme nous l'écrivions dimanche, mais des boutons qui l'équipent, particulièrement celui de "marche/arrêt" et "setup".
Un autre lot a donc dû être mis en place, comme nous l'avons écrit, et des mesures correctrices sont venues régler le problème. Mesures qui profitent, d'ailleurs, à d'autres équipements optroniques du Felin, qui disposaient... des mêmes types de boutons.
Le règlement du problème n'aura pris "que" trois mois, constate-t-on par ailleurs.
Les livraisons de JIM-LR, interopérable avec Félin, ont été anticipées, particulièrement dans le cadre de l'adaptation réactive, qui permet à l'armée de terre de faire feu de tout bois dans de meilleurs délais, au profit de l'équipement des forces. La JIM-LR était arrivée fin janvier, et les premiers soucis avaient été constatés en avril, avant d'être réglés en juillet.

dimanche 2 janvier 2011

Les JIM-LR "un peu fragiles"

Des jumelles infrarouges multifonctions JIM-LR ont dû repasser par l'usine après un premier déploiement en Afghanistan. Une soixantaine d'entre elles, issues d'un nouveau lot, seraient actuellement mises en oeuvre sur ce théâtre, où on constate que l'électronique interne des premières livrées s'est avérée "un peu fragile". Étonnamment, la poussière qui corrompt tous les équipements optiques en Afghanistan ne serait pas en cause.
Il pourrait s'agir de difficultés liées à un premier lot de production, les unités sortant de chaîne semblant intégrer une nouvelle architecture interne. Les utilisateurs demeurent par contre intéressés par les possibilités offertes.
Au moins 600 des 800 JIM-LR prévus ont déjà été commandés par la DGA.
Les difficultés rencontrées par ces équipements ont cependant de quoi être préoccupantes : JIM-LR n'est que la première brique de Felin déployée en Afghanistan, où le système complet doit être déployé, avec le 1er RI, d'ici la fin de l'année.

vendredi 31 décembre 2010

Combien coûtent ces matériels déployés en Afghanistan

Tigre, 25 MEUR pièce. Total, 75 MEUR.
VBCI, 3 MEUR pièce. Total, 30 MEUR.
Un drone SDTI : 1,5 MEUR. Total : 12 MEUR.
Un Aravis : 1 MEUR. Total : 11 MEUR (sans brouilleur et TOP).
Rien que sur ces quatre matériels, on dépasse donc une valeur de 120 MEUR déployés en Afghanistan...
Par ailleurs, un tourelleau Wasp coûte 50.000 euros, un Felin, 33.000 euros pièce, une heure de vol de Puma, 8.000 euros environ.

mercredi 16 juin 2010

Des Wasp en Afghanistan

Le Wasp, sur un PVP exposé à Eurosatory (crédit Jean-Marc Tanguy).

L'armée de terre va installer des tourelleaux téléopérés Wasp sur une centaine de PVP et VBL, en Afghanistan. C'est le CEMAT qui l'a révélé sur le stand Panhard, en inaugurant le salon, lundi, avec Hervé Morin. On ignore le montant exact du contrat ; la valeur d'un Wasp avait cependant été annoncée, en 2008, à 50.000 euros pièce. L'un des intérêts du système est que le capteur utilisé est celui installé sur la minimi du Felin.
Ce tourelleau ne peut pas tirer avec précision en roulant, du fait de son faible coût, mais il représente une amélioration appréciable des capacités de défense et d'agression.
Les premiers véhicules équipés seront déployés en Afghanistan en 2011.

mardi 15 juin 2010

Les VBCI en Afghanistan d'ici le 5 juillet

Les 10 VBCI destinés à la brigade La Fayette, en Afghanistan, sont désormais arrivés aux EAU après un voyage par mer. Ils doivent rejoindre le théâtre avant le 5 juillet, où ils seront servis par le 35e RI. Ces engins font partie d'un lot de 13 véhicules "afghanisés". L'un d'eux a été endommagé à Canjuers, il n'en reste donc plus, actuellement, que deux exemplaires disponibles pour l'attrition immédiate. Ce standard Afghanistan pourrait concerner assez rapidement d'autres véhicules, pour permettre un renforcement du nombre de VBCI, en Afghanistan, sous un an.
La totalité des sommes engagées pour cette afghanisation porte sur 6 MEUR, prelevés sur l'enveloppe des urgences opérations. Entre autres, cette somme comporte l'achat de filets de protection RPG-net, le renforcement de la protection anti-mines, et l'installation de dispositifs de protection interne. Ses tâches ont été réalisées dans des temps records, puisque seulement notifiées par l'EMA le 3 décembre dernier.

vendredi 4 juin 2010

Encore du charbon pour la chaudière afghane

L'armée de terre va renvoyer du PVP en Afghanistan. L'armée de terre l'avait récemment laissé entendre par son chef, mais c'est armées d'aujourd'hui, la voix du ministère, qui le confirme, en annonçant l'envoi de six véhicules supplémentaires, "d'ici l'été". Neuf engins ont déjà été envoyés en Afghanistan, comme ce blog l'avait expliqué.
Sans que l'annonce soit évidemment aussi explicite, ce renfort pourrait être lié à l'envoi de drones DRAC, dont le transport s'effectue précisément à bord de ce type de véhicule, sur fond de déploiement partiel d'unités de renseignement brigade (URB), doté de PVP.
Le PVP avait été déployé, en bleu (avec les gendarmes), en Géorgie, à l'automne 2008, puis en blanc (FINUL française), au Liban, à la fin 2009.