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mercredi 31 octobre 2018

Les inquiétantes dérives de l'externalisation

Dans la continuité des dérives constatées par François Cornut-Gentille, le député Claude de Ganay

samedi 14 octobre 2017

Trois blessés français dans le crash d'un An-26

Un Antonov 26 affrété par l'armée française s'est écrasé à l'atterrissage ce matin à Abidjan. Au moins

mardi 19 juillet 2016

DCI va créer un 3e centre de formation hélico (actualisé)

Après les deux premiers au moyen-Orient et dans le sud de la France, DCI va créer un centre de

mardi 13 octobre 2015

Le Colibri sifflera trois fois

Devant le succès rencontré par son centre international de formation hélicoptères (CIFH) créé en

dimanche 3 août 2014

Tiens, un An-124 !

La silhouette familière d'un An-124 est venue fréquenter l'aéroport de Pau, ces dernières heures. Cette

lundi 13 janvier 2014

Avoir les boules peut rapporter gros

CAE Aviation poursuit son appui au contact des forces françaises. Après le Mali, la société

vendredi 24 février 2012

L'Afghanistan déserté par les sociétés françaises

La présence économique française en Afghanistan est faible, comme le confirme le rapport Hostalier, qui apporte des chiffres et faits accablants (lire ci-dessous). La présence des rares sociétés s'explique par l'état de guerre. C'est le cas de Geos ou de Thales qui a gagné en 2006 un contrat auprès de l'OTAN (générant environ 60 MEUR par an) ainsi qu'un équpement de contrôle aérien, à Kandahar. Le groupe, qui travaille avec un sous-traitant, Global Technologie emploie 150 expatriés de 14 nations différentes et rayonne sur 49 sites différents (1).
Agility DGS France est une antenne française d'une société koweitienne qui s'est développée en 2007 avec la création de la base française aux EAU. Ce premier contrat a fait un petit, dans le Wardak, pour la gestion de la partie française du camp de gendarmerie qui forme 3.000 policiers par an. Comme l'explique le rapport, Agility DGS France assure l'intendance du camp français, de la construction à la nourriture, et jusqu'à la sécurité extérieure de la base. Ce qui démontre (pour ceux qui en doutaient encore) que quand elle veut, la France peut faire preuve d'un avant-gardisme démenti par les discours, en France même. Françoise Hostalier écrit que 60 salariés de la société sont employés sur place, dont la moitié sont des Afghans. On n'a pas de précisions sur la nationalité des autres, si ce n'est celle du cuistot : un indien. Le contrat d'Agility se termine en 2012, et doit être renouvelé par appel d'offre.
Terminons par Feljas&Masson, une PME mayennaise spécialisée dans les pays à risques. Ce succès est symptomatique : travaillant sur crédits allemands avec un contrat de 7 MEUR, la société a rencontré moult problème, avec un matériel bloqué... en France par la douane, des soucis administratifs avec les Afghans, et sans surprise, le scepticisme des banques et assureurs. Conclusion lapidaire de l'élue : "l'entreprise fonctionne donc dans ce pays sans assurances".


(1) pour protéger ses salariés français opérant en zone de guerre, Thales a été, avec Dassault, le premier a signé un accord de réserve avec le ministère de la défense français, à l'instar de ce que les Britanniques faisaient avec la sponsored reserve, depuis des lustres.

samedi 17 décembre 2011

A Nijrab, la bataille des estomacs n'a pas eu lieu

Par les temps qui courent, tout ce qui peut ressembler à du gras est impitoyablement traqué, en France, mais aussi sur les théâtres (1). On avait donc étudié la possibilité de transférer le mess de Nijrab (qui vient d'être réhabilité) au privé, ce qui aurait épargné quelques postes de militaires. Néanmoins, la modestie du gain attendu -huit militaires concernés-,  et le positionnement de Nijrab au coeur de la Kapisa, donc des tirs, ont emporté la décision : l'armée va continuer à alimenter elle-même les militaires de la TFLF.
Les situations sont très variées, en Afghanistan, mais c'est plutôt le privé qui prédomine, à Kandahar, Warehouse, KAIA et Tora. Sodexho ou Supreme font partie des prestataires.
A noter, la situation plus extrême des COP, dans lesquels les militaires français (des OMLT pour la plupart) se confectionnaient eux-mêmes leur pitance avec rations et quelques fonds venant améliorer l'ordinaire.

(1) Exemple extrême, mais réel, les bibliothèques tenues par des lieutenants-colonels appartiennent au passé.

jeudi 1 septembre 2011

RDIP-Air va à Alcatel Lucent

Un joli pactole -environ 350 MEUR- pour moderniser les transmissions de l'armée de l'armée de l'air. C'est Alcatel-Lucent, allié à Inéo-Défense -qui accumule les références- qui remporte le contrat de partenariat avec l'Etat (CPE) connu sous le nom de RDIP-Air pour réseau de desserte IP. 36.000 points doivent être équipés d'ici 2014, et l'exploitation sera assurée par le consortium jusqu'en 2027.
Ce n'est que le deuxième CPE lancé dans le secteur de la Défense depuis que le protocole existe (2004) : l'externalisation du parc hélicoptères de Dax avait été le premier.

jeudi 28 juillet 2011

L'Adroit en mer

L'OPV Adroit de DCNS a pris la mer le 27 juillet -hier- pour sa campagne d'essais, avec une cinquantaine de techniciens de DCNS à bord. C'est un équipage de 14 marins fourni par V-Navy -qui apporte depuis peu des navires pour l'entraînement de la marine- qui assure la conduite du bâtiment.
Cet OPV, qui a repris le nom de baptême d'un patrouilleur côtier engagé en Algérie, sera confié pendant trois ans à la marine.
DCNS assure pouvoir en fournir la construction d'ici la fin de l'année. Rappelons que la construction de ce bâtiment de 87 m n'a commencé qu'il y a quatorze mois.

mercredi 6 juillet 2011

Après la MEC, la France ne loue plus de surf à Kaboul

La France ne loue désormais plus ses surfs en Afghanistan, après avoir finalement choisi d'acheter un parc de véhicules en propre. C'est le tandem de rapporteurs de la MEC (mission d'évaluation et de contrôle de l'assemblée nationale), Louis Giscard d'Estaing et Françoise-Olivier Coupeau, qui avait signalé, en 2009, le prix "particulièrement élevé" de la location de ces 4x4 (baptisés localement "surf") blindés à 6.600 euros par mois. Un niveau qui "garantissait" au loueur un retour sur investissement dans un délai à peine supérieur à un an" alors que, constate aujourd'hui la MEC, leur durée de vie excède en général trois ans.
Autre externalisation sur laquelle est revenue la Défense, la sécurité des SNLE-NG qui avait un temps été confié à une entreprise privée, à Cherbourg. Or, constate son député, et  co-rapporteur de la MEC, Bernard Cazeneuve, l'expérience fut une impasse, à l'instar, d'ailleurs, de qui s'est passé à l'ilôt Saint-Germain, avec la réinternalisation de la mission, confiée à une nouvelle unité interarmées.

Ces exemples figurent dans un rapport d'information qui sera disponible sous 48h sur le site internet de l'assemblée, et consacrée aux externalisations dans le domaine de la défense.

mardi 31 mai 2011

Vitruve : les difficultés des anciens salariés (actualisé)

Une dizaine de salariés de la société de services Vitruve (1) accumulent les soucis, répercussion de ceux rencontrés par leur ancien employeur, évoqués dès hier par mon confrère Philippe Chapleau. Vitruve s'était fait connaître en proposant d'externaliser l'activité aéronautique de l'ETAP. Des propositions avaient aussi été faites au ministère de l'Intérieur, pour des missions de surveillance en Guyane, et pour l'externalisation de la flotte de bombardiers d'eau. Aucune de ces idées séduisantes ne s'était néanmoins traduite par des contrats, les administrations concernées étant restées réservées, pour ne pas dire franchement hostiles.
Certains de ces anciens salariés n'ont pu, encore, faire valoir la totalité de leurs droits conventionnels, certains se retrouvant sans rémunération depuis deux mois. L'inspection du travail s'est rendue chez Vitruve il y a quelques jours.
L'hémorragie de personnel, entamée en fait dès le début de l'année, risque d'encore fragiliser la société, qui a perdu l'essentiel de ses experts, donc la capacité à développer des affaires. Son dirigeant évoquait hier, chez mon confrère, l'intention de se "placer en procédure de cessation de paiement".
L'origine de ces difficultés semble résider dans la non-venue, dans l'actionnariat, d'un important investisseur, qui avait été anticipée par des recrutements nombreux. En regard, l'activité commerciale, notamment les contrats espérés avec les ministères français de la défense et de l'intérieur, n'aura pas décollé comme prévu.

(1) constatant un contexte de "rumeurs", Vitruve s'est attachée un attachée de presse freelance, qui ne nie pas les difficultés actuelles, mais évoque seulement 110.000 euros de dettes, pour moitié constituées par le loyer des nouveaux locaux, proches des Champs-Elysées. En début d'après-midi, la même source évoque la déclaration, hier, de la situation de cessation de paiement. Il ne resterait plus que cinq salariés en poste.

dimanche 8 mai 2011

In memoriam : Françoise Olivier-Coupeau

Les obsèques de Françoise Olivier-Coupeau seront célébrées demain. Plutôt que de revenir sur le parcours de cette députée de caractère, je préfère rappeler ce qu'elle était, et le travail que peut abattre un député de base qui choisit de s'impliquer, à la commission de défense. L'une et l'autre de ces dimensions sont visibles dans cette interview publiée dans le hors série opex 2009 de RAIDS.

Vous préconisiez dans votre rapport de faire cotiser les utilisateurs de la mer qui ne prendraient pas leurs précautions, dans les zones de piraterie, et de permettre aussi à la marine de bénéficier des embarcations de nacrotrafiquants qu’elle intercepte. Où en est-on, aujourd’hui sur ces dossiers ?
On n’a pas progressé. J’avais été marquée quand j’avais rencontré le commandant du Ponant de savoir qu’il était retourné déjà trois fois dans cette zone, depuis sa captivité. On comprend que dans certaines activités, on n’a pas le choix. Seulement, on ne peut pas laisser des gens travailler dans des conditions d’insécurité, et mettre en danger les militaires de façon excessive. La mer est un espace de liberté, et cela fait bien partie du devoir des militaires de sauver. Mais leur faire prendre des risques pour aller sauver un marin qui s’est mis volontairement en difficulté, c’est choquant.
Il faut que le ministère de la défense puisse aussi se rembourser de ses frais, tout en faisant du cas par cas, il ne doit rien y avoir d’automatique. Cependant, si l’on fait comprendre à certains que la Défense est en droit de demander des remboursements, les gens vont mieux s’assurer, et éviteront également certaines routes.
De la même façon, en cas de pollution maritime, tout le monde se fait rembourser, mais la Défense ne demande jamais rien pour elle, alors que des militaires sont engagés dans les opérations de dépollution, et parfois pendant une longue période.
Pour les récupérations de matériels de trafiquants, il faut aussi progresser. Les commandos marine m’ont expliqué que les go-fast qu’ils interceptent pourraient leur servir, pour la navigation ou pour récupérer des pièces de rechanges. A la place, ces hors-bord puissants pourrissent dans des hangars, ou sont revendus à l’euro symbolique !
Vous demandiez également une mission d’information sur l’externalisation en opex…
L’externalisation coûte souvent plus cher qu’annoncé, et n’a pas toujours grand intérêt. L’amiral Gillier m’a expliqué par exemple que deux cuisiniers externalisés ne faisaient pas le coup de feu, et qu’en plus, il fallait laisser des militaires pour leur protection !
Il y a des choses que parfois on ferait mieux de laisser en l’état. Autre exemple, au camp des Etoiles à Abéché, le devis de la restauration avait été fait pour 2.000 couverts, et il y en avait nettement moins, mais on a quand même facturé devis 2.000 couverts.
Vous avez eu une passe d’armes lors de la discussion budgétaire, avec Hervé Morin, sur les chaussures des marsouins du 3e RIMa, alors problème ou pas problème ?
Oui, évidemment qu’il y a un problème ! Caillasse, chaleur, les chaussures s’usent plus vite qu’en France, c’est une réalité. Je considère qu’il ne faut pas que nos militaires aient à manquer de choses aussi vitales que cela. Le CEMA nous dit que c’est une question de mode, mais nos soldats ont 40 kg sur le dos. Laissez-moi vous rappeler, quand je suis allé pour la première fois en Afghanistan, après l’embuscade d’Uzbeen, les parachutistes nous ont mis sur le dos ce qu’ils avaient à porter sur eux, cela nous a permis de mesurer pas mal de problèmes.
Effectivement, il y a eu des progrès avec les tourelleaux sur les VAB, les nouveaux gilets pare-balles ergonomiques, mais il a fallu attendre Uzbeen pour avoir une troisième Caracal, et des drones…
En petit équipement, on peut encore progresser. Des treillis vert sur le fond clair, c’est pas terrible ! C’est très bien aussi que les rubans jaunes, l’opération menée par Pascale Aragonès (épouse du chef de corps du 8e RPIMa) aient permis de financer l’achat de frigo pour permettre à nos soldats d’avoir de l’eau fraîche. Ce n’est pas normal que la Défense ne le leur paie pas, tout comme c’est anormal que les connections internet, pendant longtemps, n’aient pas fonctionné correctement, et que nos soldats doivent se rabattre, à Warehouse, sur l’internet des Américains. Tout comme on devrait avoir des paquets faciles à envoyer, gratuitement et à tout moment, de France, et que nos soldats reçoivent rapidement, alors qu’il faut, aujourd’hui, trois semaines… Bref, la condition du soldat doit progresser.
Que retenez-vous de l’engagement des marsouins du 3e RIMa, originaires de votre département ?
Ils ont fait leur devoir, avec un courage remarquable. Ils ont fait un bon boulot, en maintenant des positions, en en gagnant d’autres. On n’imagine pas ce qu’est l’Afghanistan, sans y avoir été. Un de mes premiers souvenirs, on était dans Kaboul, et on a entendu à la radio « suicide bomber dans toyota bleu ». Sur le chemin du retour, on appris que des soldats occidentaux avaient été tués… Quand on rentre, il faut se poser…
Vous approuvez donc la mise en place d’un sas de décompression ?
C’est absolument nécessaire. Des soldats qui ont tout vécu, il faut qu’ils dorment et qu’ils se nettoient la tête. Mais je penser que la fonction d’aide psychologique n’est pas suffisamment développée dans l’armée de Terre. Et il ne faut pas non plus négliger les familles. Le militaire ne vaut que par sa famille, et certaines épouses craquent, à cause du manque d’information, et des problèmes que peuvent connaître toutes les familles. Car il faut aussi gérer tous les problèmes du quotidien, le chauffe-eau qui pète, ne pas dire au mari que la voiture a claqué et que l’argent manque pour la remplacer…
Votre position sur les renforts ?
Note présence est justifiée, si on apporte par exemple des renforts de formateurs pour l’armée et la gendarmerie, du génie d’infrastructure. Mais il faut poser clairement la question de nos objectifs, les moyens de les atteindre. Et de s’engager sur un calendrier de départ de nos troupes.

vendredi 22 avril 2011

L'externalisation se livre

Mon confrère Philippe Chapleau, journaliste à Ouest-France et blogueur (Lignes de défense) sort "Les Nouveaux entrepreneurs de la guerre : des mercenaires aux sociétés militaires privées" (Editions Vuibert, 242 pages). Le livre est pédagagique, pour les chapitres, consacré à la France, sur lesquels je me suis concentré -le temps manque pour lire...- et donne des éléments du débats, notamment les limites de l'exercice.
L'auteur, qui a travaillé de longues années en Afrique du sud, possède une bonne connaissance de la grande bullle des SMP, pour lequel son blog est d'ailleurs une bonne source d'informations en Français. A découvrir, donc.

jeudi 10 février 2011

Externalisalition : des projets à l'étude

Outre des projets déjà bien connus, comme la cession de l'usufruit des satellites Syracuse et de la fonction habillement (1), le ministère de la Défense étudie déjà deux autres sujets, plus directement opérationnels. Il s'agit, selon le député Louis Giscard d'Estaing, du renouvellement de la flotte d'avions de surveillance maritime de la marine, et d'autre part, d'une flotte de véhicules tactiques non protégés, pour laquelle, les "études préalables ont déjà commencé".

(1) une fonction qui couvrirait entre 170 et 190 MEUR, pour un stock estimé à 750 MEUR.

jeudi 3 février 2011

Externaliser coûte (parfois) moins cher

Dans un rapport à paraître dans quelques heures, la Cour des Comptes a réalisé un audit des principales opérations d'externalisation. Il s'avère que les gains ne sont pas forcément à la hauteur des niveaux attendus : c'est le cas pour l'opération Helidax, qui ne fait, cependant, que commencer.
Dans d'autres cas, particulièrement dans la fonction accueil-accès-surveillance, les gains sont déjà, à l'opposé, spectaculaires. A Balard, le coût de l'externalisation ne représente, au maximum, qu'un tiers du coût de la prestation assurée auparavant en interne (2.238.000 EUR).
Mais il est vrai que la vidéosurveillance (supervisée par les gendarmes de l'air), et la numérisation des accès a aussi, de facto, réduit l'empreinte humaine.
A Salon (40,9%), Ambérieu (46,5%), Rochefort (58,8%), les gains sont au-rendez-vous.
Attention, cependant, aux effets d'aubaine. Et, note le député Louis Giscard d'Estaing, qui présentait hier le rapport à la commission des Finances, la sécurité de certaines enceintes stratégiques, comme le Balardgone, ne devrait pas être confiée à une structurée privée.
On l'a d'ailleurs bien vu dans le cas de l'ilôt Saint-Dominique. Assez diplomatiquement, les magistrats de la rue Cambon ont listé certains facteurs bloquants, qui avaient mené à l'interruption de l'expérimentation d'une sécurité privée. Depuis, c'est une unité interarmées -tout un symbole- commandée par un fusilier-commando -un autre symbole- qui a repris les clés. Et les choses en mains.

jeudi 27 janvier 2011

L'ONU se rationne chez nous

Un nouvel exemple de l'humilité française : c'est au détour d'une réclame pour l'EdA (économat des armées), planquée dans un coin de magazine institutionnel, que l'on apprend que l'ONU se fournit chez nous ! L'EdA a remporté le marché 2010-2013 pour un million de rations par an, au profit des Nations Unies.
L'EdA était déjà en charge des rations ONU depuis "plus de dix ans", apprend-on aussi, mais le nouveau modèle est "plus léger, aérolargable et adapté à la projection de petits effectifs disséminés sur le terrain" (sic!).
Dans le même document, l'EdA rappelle également son action au profit des soldats en opex, avec le constrat Passerel, gagné par EADS, et qui permet aux troupes de bénéficier de services de communications privées (phonie et internet). Même si, comme Hervé Morin l'avait constaté à plusieurs reprises avec les mêmes troupes, le service n'est pas toujours à la hauteur.
L'EdA (1) emploie un milliers de collaborateurs, gère 270 MEUR, et 500 marchés publics.

(1) qui illustre son propos avec plusieurs photos, dont une, aérienne de la FOB Tora : une photo précieuse, puisque la presse elle-même n'a pas le droit de prendre ce genre de cliché sous peine de gros soucis.

samedi 20 novembre 2010

Un E-3F aide à localiser des otages

Le Charlie-Alpha de la 36e EDCA, lors d'un passage à basse altitude à Solenzara (archives Jean-Marc Tanguy).

Un E-3F de l'armée de l'Air a assisté les autorités seychelloises lors d'une opération de libération d'otages qui est intervenue hier à mi-chemin des Seychelles et de la Somalie. C'est le gouvernement seychellois qui nous livre cette info, évoquant aussi la participation d'un Merlin III de la société CAE Aviation (1), dont j'avais évoqué l'engagement, dans Air & Cosmos, la semaine dernière. Ces deux avions, et un troisième mis en oeuvre par les autorités locales ont permis de monitorer un navire de pêche seychellois de huit mètres de long, le Faith, détourné hier dans la ZEE. Les trois avions l'ont détecté à 240 NM de l'île principale, Mahé.
Le Faith faisait alors cap au nord-ouest, pour rallier la Somalie. Deux bâtiments des garde-côtes seychellois, le Topaz et l'Andromache ont intercepté le navire de pêche : les hommes du commando Taraz ont pu libérer les sept pêcheurs indemnes, et s'assurer des pirates.
Le 29 mars 2010, les autorités seychelloises avaient déjà réussi à libérer les six membres d'équipages du Galate, détourné par des pirates, avec 21 Iraniens à bord.
Le premier Awacs français avait été déployé dans la zone entre le 25 août et le 10 septembre 2009, depuis Djibouti.

(1) la société emploie deux à trois Merlin III dans le cadre d'un contrat avec le Luxembourg, qui met ces appareils au service d'Atalanta. CAE annonce engager un Merlin IV, plus endurant et encore mieux équipé, en février 2011.

vendredi 5 novembre 2010

DCI veut s'étendre dans l'externalisation, en France

Défense conseil international fait feu de tout bois, actuellement, pour étendre son offre de services aux armées françaises, après avoir déjà gagné le plus gros contrat d'externalisation dans l'hexagone, avec la vente d'heures de vol d'hélicoptères, à Dax. Selon nos sources, la société de la place Rio de Janeiro réfléchit, entre autres, à proposer à la marine d'externaliser tout une série de formations actuellement assurées en interne par la marine. DCI répond de manière différenciée, selon les sujets. Elle pourrait assurer, par exemple, l'intégralité de la formation des plongeurs de la marine nationale, forte de l'expérience qu'elle a déjà emmagasinée, notamment avec la marine koweitienne, actuellement en formation dans le Var.
Si l'on en croit Defense News, la société a aussi proposé d'externaliser l'ammarinage des jeunes officiers. Par ailleurs, Air&Cosmos révèle ce matin que DCI a aussi proposé d'externaliser la fourniture d'heures de vol d'hélicoptères à Lanvéoc-Poulmic, actuellement assurée par des Alouette III.
Comme c'est déjà le cas à Dax, ce pourraient donc être des EC120 qui seraient amenées à faire la même mission, avec l'avantage d'un coût d'exploitation moindre et d'une avionique de bord plus moderne.