Si l'on en croit le Figaro, Nathalie Kosciusko-Morizet, sera "prochainement en Jordanie, aux côtés
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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samedi 11 mars 2017
NKM sur la BAPJ
jeudi 9 mars 2017
Présidentielle : JYLD se met en marche
Extrêmement discret jusqu'à maintenant sur son meilleur candidat pour l'élection présidentielle, le
mercredi 11 mai 2016
Présidentielle : ce général ose y aller
Ce général de l'armée de terre qui a quitté l'active en 2006 n'est pas la coqueluche des plateaux télés
mardi 19 avril 2016
Une candidate à la primaire à Barkhane
Elle ne siège pas à la commission de la défense de l'assemblée nationale (commission des Lois), s'est
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mercredi 2 mai 2012
23h35, arrive l'Afghanistan
Sans aucune forme de surprise, l'Afghanistan est arrivé en bout de débat entre les deux candidats à la présidentielle. François Hollande a été le premier à s'exprimer. Il a confirmé un retrait total pour la fin 2012 "des troupes combattantes". Temporisation par rapport à ses précédentes déclarations, il a reconnu que "cela prendra plus de temps pour le matériel (...) je ne prendrai aucun risque pour nos soldats".
Nicolas Sarkozy, lui, a maintenu ses déclarations précédentes : "partir en 2012 c'est techniquement impossible".
Le reste du quart d'heure consacré à la politique étrangère a porté sur la situation au Sahel.
Notons que c'est un des rares moments où les deux protagonistes ne se sont pas coupés la parole.
Nicolas Sarkozy, lui, a maintenu ses déclarations précédentes : "partir en 2012 c'est techniquement impossible".
Le reste du quart d'heure consacré à la politique étrangère a porté sur la situation au Sahel.
Notons que c'est un des rares moments où les deux protagonistes ne se sont pas coupés la parole.
jeudi 19 avril 2012
Leurs promesses sur la Défense
Voici un exercice, sur le mode du verbatim, qui ne m'aura pas pris beaucoup de temps : vérifier le peu de place consacré à la Défense dans la propagande électorale arrivée dans la boîte aux lettres aujourd'hui. Certes, difficile d'être exhaustif dans un 4-pages, mais certains arrivent tout de même à placer quelques promesses en la matière.
Eva Joly propose que les affaires étrangères et la défense ne fassent plus partie du domaine réservé du président de la République. Sans surprise, elle engage aussi à "enclencher le désarmement multilatéral en arrêtant le coûteux programme de modernisation de l'arme nucléaire". Chez Nathalie Arthaud, on ne parle que de la défense des travailleurs. Chez Marine Le Pen, le thème arrive sur la fin, avant le passage manuscrit, avec cette promesse : "je vais assurer l'indépendance diplomatique et restaurer la puissance militaire de la France. Je n'engagerai nos forces armées que lorsque les intérêts vitaux de notre peuple seront menacés". Chez Philippe Poutou, la défense est stigmatisée dans le passage suivant : "ce sont ces dirigeants qui engloutissent des milliards dans la guerre en Afghanistan, l'intervention en Libye ou le maintien de l'armée française en Afrique".
Motus chez Jacques Cheminade ou Nicolas Sarkozy .
Jean-Luc Mélenchon propose lui de "Faire France de tout bois" avec trois promesses dont ces deux-là : " sortie de l'OTAN pour assurer notre indépendance et nous tenir à l'écart des stratégies guerrières des Etats-Unis (...) politique internationale en faveur de la paix et du désarmement, retrait de nos troupes d'Afghanistan".
Nicolas Dupont-Aignan propose lui de seulement sortir du commandement intégré de l'OTAN. Autre projet qui intéresse les anciennes casernes, les convertir en... prisons. En marge du programme, NDA apprend à ses lecteurs qu'il est le petit-fils d'un des premiers aviateurs de la Grande guerre et fils d'un prisonnier de guerre.
François Bayrou évoque son projet de "garantir à notre pays une défense à la hauteur de son rang et de ses ambitions. J'agirai pour retisser le lien entre la Nation et son Armée (c'est lui qui met la majuscule)".
Une promesse de François Hollande, un peu différente du leitmotiv déjà entendu : "j'engagerai le retrait de nos troupes d'Afghanistan d'ici à la fin 2012 (1). Je maintiendrai une ambition élevée pour notre défense nationale".
Une observation, le vocabulaire militaire (ennemi, bouclier, etc) est plus présent dans cette littérature que les projets concernant le domaine en question.
(1) une formule bien plus ambigüe que les dernières déclarations, évoquant un retrait total terminé d'ici la fin de l'année 2012.
Eva Joly propose que les affaires étrangères et la défense ne fassent plus partie du domaine réservé du président de la République. Sans surprise, elle engage aussi à "enclencher le désarmement multilatéral en arrêtant le coûteux programme de modernisation de l'arme nucléaire". Chez Nathalie Arthaud, on ne parle que de la défense des travailleurs. Chez Marine Le Pen, le thème arrive sur la fin, avant le passage manuscrit, avec cette promesse : "je vais assurer l'indépendance diplomatique et restaurer la puissance militaire de la France. Je n'engagerai nos forces armées que lorsque les intérêts vitaux de notre peuple seront menacés". Chez Philippe Poutou, la défense est stigmatisée dans le passage suivant : "ce sont ces dirigeants qui engloutissent des milliards dans la guerre en Afghanistan, l'intervention en Libye ou le maintien de l'armée française en Afrique".
Motus chez Jacques Cheminade ou Nicolas Sarkozy .
Jean-Luc Mélenchon propose lui de "Faire France de tout bois" avec trois promesses dont ces deux-là : " sortie de l'OTAN pour assurer notre indépendance et nous tenir à l'écart des stratégies guerrières des Etats-Unis (...) politique internationale en faveur de la paix et du désarmement, retrait de nos troupes d'Afghanistan".
Nicolas Dupont-Aignan propose lui de seulement sortir du commandement intégré de l'OTAN. Autre projet qui intéresse les anciennes casernes, les convertir en... prisons. En marge du programme, NDA apprend à ses lecteurs qu'il est le petit-fils d'un des premiers aviateurs de la Grande guerre et fils d'un prisonnier de guerre.
François Bayrou évoque son projet de "garantir à notre pays une défense à la hauteur de son rang et de ses ambitions. J'agirai pour retisser le lien entre la Nation et son Armée (c'est lui qui met la majuscule)".
Une promesse de François Hollande, un peu différente du leitmotiv déjà entendu : "j'engagerai le retrait de nos troupes d'Afghanistan d'ici à la fin 2012 (1). Je maintiendrai une ambition élevée pour notre défense nationale".
Une observation, le vocabulaire militaire (ennemi, bouclier, etc) est plus présent dans cette littérature que les projets concernant le domaine en question.
(1) une formule bien plus ambigüe que les dernières déclarations, évoquant un retrait total terminé d'ici la fin de l'année 2012.
samedi 7 avril 2012
NDA demande le 2e porte-avions
Alors que la Défense demeure globalement la grande absente des campagnes des grands candidats, Nicolas Dupont-Aignan a visité aujourd'hui la frégate de Grasse (1) à Brest. A sa sortie de sa visite à la marine, ce candidat de droite a demandé la relance de la construction du deuxième porte-avions, en demandant que la défense soit plus présente dans la campagne.
Il a plus largement rendu hommage aux militaires, et leur engagement 365 jours sur 365.
Néanmoins, celui qui déplore que la défense soit absente du débat n'a écrit sur son blog que moins d'une dizaine de posts sur ce sujet, depuis 2008. L'un d'eux est d'ailleurs consacré à l'explication de son vote contre le maintien des troupes françaises en Afghanistan.
Sa fiche, à l'assemblée nationale, le crédite d'une douzaine de questions écrites ces trois dernières années, principalement sur le sujet des anciens combattants. A noter deux sortant de cette thématique, une en 2009 sur la succession de la Jeanne d'Arc et une, le 14 février 2012, sur les... dysfonctionnements de Louvois.
(1) promise à retrait à l'été, pour remplacement par la première FREMM.
Il a plus largement rendu hommage aux militaires, et leur engagement 365 jours sur 365.
Néanmoins, celui qui déplore que la défense soit absente du débat n'a écrit sur son blog que moins d'une dizaine de posts sur ce sujet, depuis 2008. L'un d'eux est d'ailleurs consacré à l'explication de son vote contre le maintien des troupes françaises en Afghanistan.
Sa fiche, à l'assemblée nationale, le crédite d'une douzaine de questions écrites ces trois dernières années, principalement sur le sujet des anciens combattants. A noter deux sortant de cette thématique, une en 2009 sur la succession de la Jeanne d'Arc et une, le 14 février 2012, sur les... dysfonctionnements de Louvois.
(1) promise à retrait à l'été, pour remplacement par la première FREMM.
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dimanche 11 mars 2012
La méthode H : quelques surprises
Le discours de François Hollande sur la défense, qui vient de se terminer, a permis de développer la méthode qu'il souhaitait mettre en oeuvre s'il est élu. Il confirme la date-référence de la fin 2012 pour le retrait d'Afghanistan des "forces combattantes", qu'il entend annoncer d'ailleurs au sommet OTAN de Chicago. D'autres annonces pourraient d'ailleurs y être faites, notamment sur une sortie éventuelle du commandement intégré. Le candidat socialiste estime que la réintégration a été "précipitée" et "sans contrepartie". Il n'a pas caché son faible intérêt pour la défense contre les menaces balistiques, qui doit être un des sujets de Chicago.
Après les supputations des commentateurs, il a confirmé vouloir maintenir une dissuasion à deux composantes.
Il entend aussi valoriser la dimension européenne de la défense, qui reste à construire. Mais qui a des échos partout, y compris en Pologne d'où revient François Hollande.
Sans vraie surprise, il a également dit vouloir changer de méthode pour les opex. Chaque opex ferait désormais l'objet d'un vote du parlement, et non plus, comme c'est le cas actuellement, de façon globale et non régulière.
Il faudra aussi faire des choix, a-t-il prévenu, dans les équipements. Il a cité ceux qui avaient ses faveurs : un nouvel effort doit être fait pour le renseignement (1), notamment dans le secteur satellitaire, et les drones, "trop longtemps négligés". Dans sa liste aussi, les moyens de protection, la logistique, et, plus inattendu, la DGA, dont, selon lui, les coupes d'effectifs ont réduit la capacité technique et à conduire la politique industrielle.
Il entend également auditer la réforme lancée en 2007, lancée sur une "méthode velléitaire et confuse" (...) qui "renforce le sentiment de désordre". Louvois a évidemment eu droit à sa flèche : "c'est inacceptable, et encore plus quand cela touche des soldats en opérations".
Enfin, il a annoncé l'engagement d'une "réflexion" du parlement et de l'exécutif sur la judiciarisation des affaires militaires. Sans livrer le fond exact de sa pensée, il a clairement laissé entendre que les familles des morts au combat avaient droit à des explications.
(1) qui n'a, de fait, pas toujours eu les traductions budgétaires des écrits et discours du politique.
Après les supputations des commentateurs, il a confirmé vouloir maintenir une dissuasion à deux composantes.
Il entend aussi valoriser la dimension européenne de la défense, qui reste à construire. Mais qui a des échos partout, y compris en Pologne d'où revient François Hollande.
Sans vraie surprise, il a également dit vouloir changer de méthode pour les opex. Chaque opex ferait désormais l'objet d'un vote du parlement, et non plus, comme c'est le cas actuellement, de façon globale et non régulière.
Il faudra aussi faire des choix, a-t-il prévenu, dans les équipements. Il a cité ceux qui avaient ses faveurs : un nouvel effort doit être fait pour le renseignement (1), notamment dans le secteur satellitaire, et les drones, "trop longtemps négligés". Dans sa liste aussi, les moyens de protection, la logistique, et, plus inattendu, la DGA, dont, selon lui, les coupes d'effectifs ont réduit la capacité technique et à conduire la politique industrielle.
Il entend également auditer la réforme lancée en 2007, lancée sur une "méthode velléitaire et confuse" (...) qui "renforce le sentiment de désordre". Louvois a évidemment eu droit à sa flèche : "c'est inacceptable, et encore plus quand cela touche des soldats en opérations".
Enfin, il a annoncé l'engagement d'une "réflexion" du parlement et de l'exécutif sur la judiciarisation des affaires militaires. Sans livrer le fond exact de sa pensée, il a clairement laissé entendre que les familles des morts au combat avaient droit à des explications.
(1) qui n'a, de fait, pas toujours eu les traductions budgétaires des écrits et discours du politique.
Un discours de François Hollande
Le site internet du candidat socialiste annonce la retransmission en direct d'un discours sur la défense, ce matin, à 11 heures. On sait que les choses avancent assez vite côté PS sur ce sujet, même s'il ne perce pas vraiment dans la campagne. Les principales options seront de toutes façon éclairées dans deux heures.
Du côté de l'équipe, la tendance initiale semble se confirmer, avec Jean-Yves Le Drian à Brienne. Le cabinet semble même déjà constitué.
A la commission de défense, la combattive Patricia Adam, déjà vice-présidente a tous les atouts pour monter d'un cran. Surtout alors que son candidat prône l'égalité des responsabilité entre hommes et femmes. L'homme qui maîtrise les dossiers, Bernard Cazeneuve, est aussi l'homme à suivre.
Du côté de l'équipe, la tendance initiale semble se confirmer, avec Jean-Yves Le Drian à Brienne. Le cabinet semble même déjà constitué.
A la commission de défense, la combattive Patricia Adam, déjà vice-présidente a tous les atouts pour monter d'un cran. Surtout alors que son candidat prône l'égalité des responsabilité entre hommes et femmes. L'homme qui maîtrise les dossiers, Bernard Cazeneuve, est aussi l'homme à suivre.
dimanche 4 décembre 2011
L'UMP re-conventionne
Après une première convention spécifique -et un peu brouillonne- sur la Défense à l'assemblée nationale, le 20 septembre, l'UMP va plancher sur les questions d'Union européenne et de défense, mardi soir, dans un lieu select du 8e arrondissement, près des Champs-Elysées.
Le premier évènement de pré-campagne avait laissé un goût un peu amer à plusieurs parlementaires UMP qui s'étaient beaucoup investis dans ce travail, et qui n'avaient pas beaucoup pu développer leurs idées pendant la convention elle-même. Leur temps de parole avait en quelque sorte été confisqué par les questions venues de la salle. Et par la proposition d'une prestation de serment au drapeau qui ne faisait pas l'unanimité.
Le premier évènement de pré-campagne avait laissé un goût un peu amer à plusieurs parlementaires UMP qui s'étaient beaucoup investis dans ce travail, et qui n'avaient pas beaucoup pu développer leurs idées pendant la convention elle-même. Leur temps de parole avait en quelque sorte été confisqué par les questions venues de la salle. Et par la proposition d'une prestation de serment au drapeau qui ne faisait pas l'unanimité.
mercredi 12 octobre 2011
Avant la campagne
Communistes exceptés, toutes les tendances politiques de la commission de défense étaient réunies ce matin pour la présentation des 4e rencontres parlementaires de la Défense (18-19 octobre) qui ont rameuté des orateurs de très haut niveau, particulièrement dans le renseignement. En creux de cette présentation, on a aussi pu mesurer une constante, le consensus sur la nécessité d'une défense, même si, sans surprise, certains constats et questionnements peuvent différer, d'un parti à l'autre. Les arguments ne manquent pas, alors que les principaux responsables sont entendus actuellement par le parlementaires, et que le brouillard règne sur les priorités de défense à venir : c'est le travail d'un nouveau livre blanc, à peine trois ans après l'écriture du précédent. Ce qui nous rappelle que c'est donc le dernier moment pour baisser la garde budgétaire.
Philippe Vitel, le vice-président UMP de la commission a rappelé que "pour la première fois", dans l'intervention d'un CEMA, on évoquait la Chine comme pouvant affecter nos intérêts en Océan indien (1).
Autre rappel dans l'intervention du CEMA, la baisse tendancielle des efforts de défense en Occident, alors que plusieurs réarment, comme le député UMP du Var l'a rappelé : "-9% pour l'Allemagne, -7% pour la Grande-Bretagne, et seulement -3% chez nous" modère-t-il en lançant à son voisin de gauche, Gilbert Le Bris "est-ce que nos challengers sauront mettre l'argent que nous avons mis depuis 2007 ?"
Pour le député du Finistère, et ancien marin, le doute n'est pas permis. "Ces 4e rencontres arrivent au bon moment (...) chacun devra se prononcer sur le modèle militaire". En toile de fond, l'hypothèse de devoir encore réduire le format humain pour tenir le financement de l'équipement... ou de réfléchir au modèle de dissuasion, mais alors que céder ? Et, sans surprise, des interrogations sur le bien fondé des opérations dans tel ou tel pays, et avec tel ou tel partenaire (Otan, ou sans Otan).
L'externalisation ne règlera pas le problème de fond, et rend Philippe Vitel assez sceptique. "Si on a des économies à faire, c'est en mutualisant la R&D, en lançant des coopérations entre pays pionniers".
A suivre, début décembre, avec un "pionnier", la Grande-Bretagne, qui fera le point des (non) évènements intervenus depuis la signature des accords franco-britanniques.
Tous ces sujets ne semblant pas enflammer les partis, ni la population, on poursuivra des débats dans des cénacles plus restreints. Dès février, Défense et Stratégie a prévu d'entendre les conseillers défense des principaux candidats.
(1) voici exactement ce qu'à dit le CEMA sur la Chine : "Je ne crois pas à un conflit direct avec la Chine. Mais, nous suivons attentivement les revendications de ce pays sur la mer de Chine méridionale, qui pourraient enclaver le Vietnam, Brunei, une partie de la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande… La Chine recherche des ressources naturelles et développe ses ambitions. Sa démographie et les besoins de son industrie l’y conduisent naturellement. D’où la priorité donnée par l’Armée populaire de libération au développement de la marine, l’autre priorité étant l’espace.
Nous sommes certes à 10 000 km de Pékin. Mais les remous des tensions en mer de Chine méridionale se propageraient jusqu’à l’océan Indien. La France y possède la Réunion et ses voies d’approvisionnement l’empruntent. Nous serions donc forcément concernés. Face aux puissances américaine, chinoise et indienne, l’Europe apparaît morcelée, se livrant à ce qui, vu de Pékin, doit ressembler à des guerres picrocholines. Nous devons prendre garde à cette évolution. J’aimerais que la prise de conscience ait lieu suffisamment tôt."
Philippe Vitel, le vice-président UMP de la commission a rappelé que "pour la première fois", dans l'intervention d'un CEMA, on évoquait la Chine comme pouvant affecter nos intérêts en Océan indien (1).
Autre rappel dans l'intervention du CEMA, la baisse tendancielle des efforts de défense en Occident, alors que plusieurs réarment, comme le député UMP du Var l'a rappelé : "-9% pour l'Allemagne, -7% pour la Grande-Bretagne, et seulement -3% chez nous" modère-t-il en lançant à son voisin de gauche, Gilbert Le Bris "est-ce que nos challengers sauront mettre l'argent que nous avons mis depuis 2007 ?"
Pour le député du Finistère, et ancien marin, le doute n'est pas permis. "Ces 4e rencontres arrivent au bon moment (...) chacun devra se prononcer sur le modèle militaire". En toile de fond, l'hypothèse de devoir encore réduire le format humain pour tenir le financement de l'équipement... ou de réfléchir au modèle de dissuasion, mais alors que céder ? Et, sans surprise, des interrogations sur le bien fondé des opérations dans tel ou tel pays, et avec tel ou tel partenaire (Otan, ou sans Otan).
L'externalisation ne règlera pas le problème de fond, et rend Philippe Vitel assez sceptique. "Si on a des économies à faire, c'est en mutualisant la R&D, en lançant des coopérations entre pays pionniers".
A suivre, début décembre, avec un "pionnier", la Grande-Bretagne, qui fera le point des (non) évènements intervenus depuis la signature des accords franco-britanniques.
Tous ces sujets ne semblant pas enflammer les partis, ni la population, on poursuivra des débats dans des cénacles plus restreints. Dès février, Défense et Stratégie a prévu d'entendre les conseillers défense des principaux candidats.
(1) voici exactement ce qu'à dit le CEMA sur la Chine : "Je ne crois pas à un conflit direct avec la Chine. Mais, nous suivons attentivement les revendications de ce pays sur la mer de Chine méridionale, qui pourraient enclaver le Vietnam, Brunei, une partie de la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande… La Chine recherche des ressources naturelles et développe ses ambitions. Sa démographie et les besoins de son industrie l’y conduisent naturellement. D’où la priorité donnée par l’Armée populaire de libération au développement de la marine, l’autre priorité étant l’espace.
Nous sommes certes à 10 000 km de Pékin. Mais les remous des tensions en mer de Chine méridionale se propageraient jusqu’à l’océan Indien. La France y possède la Réunion et ses voies d’approvisionnement l’empruntent. Nous serions donc forcément concernés. Face aux puissances américaine, chinoise et indienne, l’Europe apparaît morcelée, se livrant à ce qui, vu de Pékin, doit ressembler à des guerres picrocholines. Nous devons prendre garde à cette évolution. J’aimerais que la prise de conscience ait lieu suffisamment tôt."
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mardi 20 septembre 2011
L'UMP conventionne
Malgré un certaine confusion dans les questions-réponses, et un manque de ligne directrice, plusieurs constats sont sortis ce soir de la convention défense de l'UMP, qui se tenait à l'Assemblée nationale en présence de plusieurs ténors (1). Plusieurs intervenants ont noté le manque de rayonnement de la défense dans la société civile. Un cadre d'Eurocopter a même souligné "un problème de communication vers le public non-initié".
Comme c'est pratique, les médias en ont pris pour leur grade, avec un index pointé sur le manque de hiérarchie de l'information, notamment chez mes confrères télévisés.
Bruno Le Maire, qui avouait avoir quelques militaires dans son entourage, s'interrogeait tout haut : "on a le sentiment que les armées se sont recroquevillées sur elles-mêmes". Et d'appeler à remettre la thématique défense au coeur des débats d'un "peuple de tradition militaire".
C'est antienne connue, mais elle vaut le rappel : plusieurs réservistes, dont le médecin Philippe Juvin ont demandé à ce que le sujet puisse être bien plus valorisé, quitte à trouver une formule pour associer le mot réserve dans l'intitulé du ministère.
Chantal Frère a quant à elle suggéré qu'on initie les jeunes devant les monuments aux morts, souvent inconnus dans les communes où, il y a longtemps, on les a construits puis gravés.
Globalement, cependant, on s'est un peu ennuyé, sur plus de quatre heures : seul le général Jean-Louis Georgelin a fait vibrer le tensiomètre, en redisant tout son amour des porte-avions : "il ne faut pas enfermer la défense dans des caricatures" a-t-il lancé en réponse à une question qui demandait des nouvelles du 2e porte-avions. Prenant à témoin les opérations en Libye, il a envoyé, dans la salle, une phrase qui a statufié quelques uns : "les BPC sont largement plus utiles que les porte-avions".
Pas découragée, la convention avait inscrit la construction de ce deuxième porte-avions comme un "objectif" : c'était sa 29e et dernière proposition.
(1) Jean-François Coppé, Michèle Alliot-Marie ainsi que la jeune garde montante, comme le député européen Arnaud Danjean. Et il faut le noter, quelques beaucoup plus jeunes : la relève des précédents.
Comme c'est pratique, les médias en ont pris pour leur grade, avec un index pointé sur le manque de hiérarchie de l'information, notamment chez mes confrères télévisés.
Bruno Le Maire, qui avouait avoir quelques militaires dans son entourage, s'interrogeait tout haut : "on a le sentiment que les armées se sont recroquevillées sur elles-mêmes". Et d'appeler à remettre la thématique défense au coeur des débats d'un "peuple de tradition militaire".
C'est antienne connue, mais elle vaut le rappel : plusieurs réservistes, dont le médecin Philippe Juvin ont demandé à ce que le sujet puisse être bien plus valorisé, quitte à trouver une formule pour associer le mot réserve dans l'intitulé du ministère.
Chantal Frère a quant à elle suggéré qu'on initie les jeunes devant les monuments aux morts, souvent inconnus dans les communes où, il y a longtemps, on les a construits puis gravés.
Globalement, cependant, on s'est un peu ennuyé, sur plus de quatre heures : seul le général Jean-Louis Georgelin a fait vibrer le tensiomètre, en redisant tout son amour des porte-avions : "il ne faut pas enfermer la défense dans des caricatures" a-t-il lancé en réponse à une question qui demandait des nouvelles du 2e porte-avions. Prenant à témoin les opérations en Libye, il a envoyé, dans la salle, une phrase qui a statufié quelques uns : "les BPC sont largement plus utiles que les porte-avions".
Pas découragée, la convention avait inscrit la construction de ce deuxième porte-avions comme un "objectif" : c'était sa 29e et dernière proposition.
(1) Jean-François Coppé, Michèle Alliot-Marie ainsi que la jeune garde montante, comme le député européen Arnaud Danjean. Et il faut le noter, quelques beaucoup plus jeunes : la relève des précédents.
vendredi 16 septembre 2011
L'UMP Défense à l'assemblée
La convention défense de l'UMP, plusieurs fois repoussée va enfin se tenir ce mardi, à l'assemblée nationale. Plusieurs anciens responsables sont annoncés, dont un ancien CEMA français, et un ancien premier ministre espagnol.
La convention du parti de droite doit faire le point sur les thèmes qui seront évoqués dans le projet du candidat en 2012. Elle a été précédée par plusieurs ateliers thématiques, et par un déjeuner chez Gérard Longuet, le 12 septembre.
C'est, de fait, un des premiers mouvements vers l'élection présidentielle, les autres partis politiques ne s'étant pas vraiment mis en branle, pour l'instant, sur le sujet de la défense.
La convention du parti de droite doit faire le point sur les thèmes qui seront évoqués dans le projet du candidat en 2012. Elle a été précédée par plusieurs ateliers thématiques, et par un déjeuner chez Gérard Longuet, le 12 septembre.
C'est, de fait, un des premiers mouvements vers l'élection présidentielle, les autres partis politiques ne s'étant pas vraiment mis en branle, pour l'instant, sur le sujet de la défense.
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