Né le 8 avril 1986 à Gap, le maréchal des logis chef Emilien Mougin s'était engagé en décembre
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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mercredi 21 février 2018
samedi 18 juin 2016
Saumur sur Seine (suite)
Comme ce blog l'avait annoncé, Paris inaugurait cet après-midi le pont de Grenelle-Cadets de
mardi 31 mai 2016
La mémoire de Saumur sur le pont de Grenelle
Grâce à l'action de l'ANORABC et de ses nombreux relais, le pont de Grenelle (15e arrondissement
lundi 8 décembre 2014
Le 4e, pas le 1er
Voila ce que c'est que de prendre des notes dans le noir dans un véhicule qui roule... Un 4 est devenu
lundi 4 février 2013
Les EFT se relèvent
Le 21e RIMa et ses appuis toujours au nord-Mali, les éléments français du Tchad (EFT) ont achevé la relève de leur groupement terre. Parmi les arrivants, c'est le 3e RH et le 110e RI qui succèdent au 1er REC et aux marsouins. Des personnels du 8e RA sont aussi du mandat. Illustration concrète de l'EATC, c'est une VAM belge qui a amené une partie des militaires français au Tchad.
La quasi-totalité du groupement terre du Tchad a été déployée au Mali dès les premières heures de l'opération Serval, grâce aux avions de transport du groupe de transport opérationnel de N'Djamena. Ces personnels étaient, de fait, les premiers à arriver en renfort, et ont été les premiers à pénétrer dans Tomboctou.
La quasi-totalité du groupement terre du Tchad a été déployée au Mali dès les premières heures de l'opération Serval, grâce aux avions de transport du groupe de transport opérationnel de N'Djamena. Ces personnels étaient, de fait, les premiers à arriver en renfort, et ont été les premiers à pénétrer dans Tomboctou.
samedi 24 mars 2012
Cavalier, qui es-tu ?
C'est peu de le dire, comme le chasseur, le cavalier est mal connu du grand public et bien des images surannées circulent sur son compte. Un des explications, à mon sens, réside dans le point commun qu'ils partagent tous les deux : l'exiguïté de leur outil de travail. Autant l'embed journalistique est possible dans un VAB d'infanterie, un hélicoptère (1), autant on n'a jamais vu de journaliste raconter in vivo l'attaque du terrain d'Al Joufra depuis le cockpit d'un chasseur, ou la mise en échec des attaques de rebelles sur l'aéroport de N'Djamena, à l'intérieur d'une Sagaie du 1er REC (2).
Partant du constat de cette sous-exposition médiatique, que Charles Maisonneuve attribue aussi très justement au manque de volontarisme des militaires pour faire rayonner leur activité, ce réserviste de... cavalerie et dircom de Renault Trucks a pris sa plume caustique pour faire entrer ses lecteurs dans l'espace exigû des Leclerc, Sagaie, et autres AMX10RC. Beaucoup d'Afrique, un peu d'Afghanistan, la plupart des unités de cavalerie sont ainsi évoquées uniquement dans leurs mérites, le reste étant soigneusement balayé. Il est vrai que l'angle retenu est l'étude des cas tactiques, le justice civile se chargeant, en fin d'année, du chapitre judiciaire.
Malgré cette réserve, ce plaidoyer pro-domo reste néanmoins très lisible, et journalistique dans certains aspects, puisque l'auteur (ancien journaliste) garde de la distance avec son objet, et n'hésite pas à tirer au mousqueton, et parfois au 105 mm sur la maison qui l'abrite. Par exemple dans cette évocation des cursus des officiers : "ils sont aspirés dans un cycle du temps de formations et de responsabilités en état-major qui les éloignent durablement des réalités du terrain. Si bien que certains reviennent commander un régiment au grade de colonel, près de 10 à 12 années après leur temps de commandement en tant que capitaine. (....) Surtout, cette dizaine d'années constitue souvent une traversée du désert où le jeune officier plein d'idéaux se "fonctionnarise" et risque de perdre une partie de son enthousiasme. En effet, si la plupart des jeunes cadres de l'armée de terre sont de grande qualité, il faut bien admettre qu'à partir du grade de lieutenant-colonel, la qualité des hommes est beaucoup moins homogène."
L'ouvrage regorge aussi d'anecdotes parfois savoureuses. On apprend ainsi, transmis par l'ancien patron de Licorne (l'actuel CEMAT), comment un AMX10RC détruisit, en marche arrière, un BTR80 ivoirien, avec un pod fumigène. Ou que le 2e RH fut utilisé en Normandie, en 2004. L'EEI 3, lui, fut mobilisé pour contrer les opposants au centre d'essais des Landes, manifestant contre le M51.
Charles Maisonneuve glisse aussi deux-trois coups de griffe aux logisticiens, en rappelant qu'en 2004, des AMX10RCR n'avaient que trois obus de 105 mm à se mettre sous la dent, suite à une erreur dans l'approvisionnement. Idem pour l'ERI engagé à Uzbeen, dont le chef évoque, dans un rapport repris par l'auteur, l'absence de munitions pour les 12,7 mm, les Minimi, ou même, des grenades... C'est mieux quand c'est écrit, ce qui peut démontrer que vote serviteur qui l'écrivait à l'époque n'avait rien inventé comme on le lui a longtemps fait le procès d'intention, et lui a valu quelques misères.
Il y a toujours de belles histoires dans les pires moments, retenons celle-ci, qui a aussi capté l'attention de l'auteur : une section du 1er TIR, commandée par un adjudant, désobéit en 2004, pour venir au secours des AMX10RC évoqués plus haut, ceux qui n'avaient que trois obus de 105 mm.
Ce qui montre bien, qu'en Côte d'Ivoire, il était possible, comme partout ailleurs, de désobéir à un ordre absurde.
Les combats de la cavalerie blindée, éditions Economica, préface du général Michel Yakovleff, 120 pages.
(1) malgré un espace disponible important, tous les journalistes ne sont pas pour autant les bienvenus dans tous les hélicoptères. L'arguement n'est donc que partiel, tout le monde l'aura compris.
(2) la seule solution consistant à croiser des cavaliers extra(vertis), ce qui m'est arrivé pour le récit effectué par le capitaine du 12e Cuirs engagé à Abidjan, en avril dernier. Ce récit minutieux est paru dans le hors série opex de RAIDS.
Partant du constat de cette sous-exposition médiatique, que Charles Maisonneuve attribue aussi très justement au manque de volontarisme des militaires pour faire rayonner leur activité, ce réserviste de... cavalerie et dircom de Renault Trucks a pris sa plume caustique pour faire entrer ses lecteurs dans l'espace exigû des Leclerc, Sagaie, et autres AMX10RC. Beaucoup d'Afrique, un peu d'Afghanistan, la plupart des unités de cavalerie sont ainsi évoquées uniquement dans leurs mérites, le reste étant soigneusement balayé. Il est vrai que l'angle retenu est l'étude des cas tactiques, le justice civile se chargeant, en fin d'année, du chapitre judiciaire.
Malgré cette réserve, ce plaidoyer pro-domo reste néanmoins très lisible, et journalistique dans certains aspects, puisque l'auteur (ancien journaliste) garde de la distance avec son objet, et n'hésite pas à tirer au mousqueton, et parfois au 105 mm sur la maison qui l'abrite. Par exemple dans cette évocation des cursus des officiers : "ils sont aspirés dans un cycle du temps de formations et de responsabilités en état-major qui les éloignent durablement des réalités du terrain. Si bien que certains reviennent commander un régiment au grade de colonel, près de 10 à 12 années après leur temps de commandement en tant que capitaine. (....) Surtout, cette dizaine d'années constitue souvent une traversée du désert où le jeune officier plein d'idéaux se "fonctionnarise" et risque de perdre une partie de son enthousiasme. En effet, si la plupart des jeunes cadres de l'armée de terre sont de grande qualité, il faut bien admettre qu'à partir du grade de lieutenant-colonel, la qualité des hommes est beaucoup moins homogène."
L'ouvrage regorge aussi d'anecdotes parfois savoureuses. On apprend ainsi, transmis par l'ancien patron de Licorne (l'actuel CEMAT), comment un AMX10RC détruisit, en marche arrière, un BTR80 ivoirien, avec un pod fumigène. Ou que le 2e RH fut utilisé en Normandie, en 2004. L'EEI 3, lui, fut mobilisé pour contrer les opposants au centre d'essais des Landes, manifestant contre le M51.
Charles Maisonneuve glisse aussi deux-trois coups de griffe aux logisticiens, en rappelant qu'en 2004, des AMX10RCR n'avaient que trois obus de 105 mm à se mettre sous la dent, suite à une erreur dans l'approvisionnement. Idem pour l'ERI engagé à Uzbeen, dont le chef évoque, dans un rapport repris par l'auteur, l'absence de munitions pour les 12,7 mm, les Minimi, ou même, des grenades... C'est mieux quand c'est écrit, ce qui peut démontrer que vote serviteur qui l'écrivait à l'époque n'avait rien inventé comme on le lui a longtemps fait le procès d'intention, et lui a valu quelques misères.
Il y a toujours de belles histoires dans les pires moments, retenons celle-ci, qui a aussi capté l'attention de l'auteur : une section du 1er TIR, commandée par un adjudant, désobéit en 2004, pour venir au secours des AMX10RC évoqués plus haut, ceux qui n'avaient que trois obus de 105 mm.
Ce qui montre bien, qu'en Côte d'Ivoire, il était possible, comme partout ailleurs, de désobéir à un ordre absurde.
Les combats de la cavalerie blindée, éditions Economica, préface du général Michel Yakovleff, 120 pages.
(1) malgré un espace disponible important, tous les journalistes ne sont pas pour autant les bienvenus dans tous les hélicoptères. L'arguement n'est donc que partiel, tout le monde l'aura compris.
(2) la seule solution consistant à croiser des cavaliers extra(vertis), ce qui m'est arrivé pour le récit effectué par le capitaine du 12e Cuirs engagé à Abidjan, en avril dernier. Ce récit minutieux est paru dans le hors série opex de RAIDS.
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jeudi 29 juillet 2010
La cavalerie lourde roulera (aussi) en Sagaie
L'expérimentation s'est achevée en juin, et le rapport doit désormais circuler dans les cercles lillois et parisiens : le cercle des utilisateurs de Sagaie va bien s'élargir aux régiments Leclerc. Un régiment de chards lourds, en l'occurrence le 12e Cuirs d'Olivet a expérimenté pendant plusieurs mois l'ntérêt pour les équipages d'utiliser en blindé de complément la bonne vieille Sagaie. Le verdit semble sans appel : outre le fait que l'ERC-90 coûte 50 fois moins cher à l'utilisation, elle semble réellement apporter aux tankistes, particulièrement pour l'entraînement à l'évolution sur routes. Ce qui, de surcroît, n'est pas toujours simple pour un véhicule de 56 tonnes.
Ce blog avait déjà expliqué la problématique du coût d'utilisation du Leclerc : que les équipages ne le prennent pas pour une charge supplémentaire contre leur véhicule, c'est une simple réalité économique, le budget MCO Leclerc ne permet de faire tourner les véhicules que 90 minutes... par semaine. La simulation -qui elle aussi à un coût horaire ridiculement bas- ne permettant pas non plus de faire le tour du sujet, la Sagaie apporte une nouvelle... flèche à l'arc des cavaliers.
Elle leur permet de surcroît de se "vendre" aussi sur un autre véhicule, et ainsi, peut-être, de mieux intégrer la possibilité d'opex, fort réduite, pour les régiments Leclerc (1).
Cette expérimentation est à rapprocher des concepts d'entraînements que promeuvent les Alatiens depuis plusieurs années, avec le recours massif à la simulation -simu trois axes et l'entraîneur tactique Edith-, et la mise en oeuvre d'aéronefs anciens pour entretenir le sens de l'air. Ainsi, un pilote de Tigre volera-t-il dans une boule sphérique juchée sur des vérins, sur une Gazelle, et, tant qu'il y aura des sous, sur Tigre.
(1) un chef de corps du 1er Chasseurs expliquait ainsi que les régiments de cavalerie lourde devaient être aptes à toutes les missions, y compris des missions de mentoring en Afghanistan. Il a, apparemment, été entendu. Actuellement, les Leclerc ne sont plus déployés qu'au Liban.
Ce blog avait déjà expliqué la problématique du coût d'utilisation du Leclerc : que les équipages ne le prennent pas pour une charge supplémentaire contre leur véhicule, c'est une simple réalité économique, le budget MCO Leclerc ne permet de faire tourner les véhicules que 90 minutes... par semaine. La simulation -qui elle aussi à un coût horaire ridiculement bas- ne permettant pas non plus de faire le tour du sujet, la Sagaie apporte une nouvelle... flèche à l'arc des cavaliers.
Elle leur permet de surcroît de se "vendre" aussi sur un autre véhicule, et ainsi, peut-être, de mieux intégrer la possibilité d'opex, fort réduite, pour les régiments Leclerc (1).
Cette expérimentation est à rapprocher des concepts d'entraînements que promeuvent les Alatiens depuis plusieurs années, avec le recours massif à la simulation -simu trois axes et l'entraîneur tactique Edith-, et la mise en oeuvre d'aéronefs anciens pour entretenir le sens de l'air. Ainsi, un pilote de Tigre volera-t-il dans une boule sphérique juchée sur des vérins, sur une Gazelle, et, tant qu'il y aura des sous, sur Tigre.
(1) un chef de corps du 1er Chasseurs expliquait ainsi que les régiments de cavalerie lourde devaient être aptes à toutes les missions, y compris des missions de mentoring en Afghanistan. Il a, apparemment, été entendu. Actuellement, les Leclerc ne sont plus déployés qu'au Liban.
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