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mercredi 13 mars 2013

Pierre Bénard reprend TDA

Fabricant historique de roquettes et de composants de missiles, TDA change de patron. C'est Pierre

mercredi 13 février 2013

Qui bénéficie du budget de la défense ?

C'est un camembert intéressant et assez inattendu qu'à livré la DGA, en dévoilant ce matin ses résultats : celui des bénéficiaires  de ses paiements (10984 MEUR en 2012). Le premier est le... CEA, avec 1724 MEUR, suivi de Thales (1547 MEUR), EADS (1550 MEUR répartis entre Astrium, 622 MEUR, Eurocopter, 382 MEUR, Airbus, 236 MEUR, Cassidian, 125 MEUR, GDI, 14 MEUR) et DCNS (1320 MEUR). Dassault n'émarge qu'en 5e place, à 928 MEUR, suivi de Safran (916 MEUR), MBDA (600 MEUR), Nexter (500 MEUR), le CNES (244 MEUR), RTD (134), Panhard (61 MEUR, désormais intégré à Panhard), BAE Systems (50). Le reste n'est pas détaillé, pour un total de 1199 MEUR.

jeudi 26 juillet 2012

RTD officialise le rachat de Panhard

Le communiqué était attendu pendant Eurosatory, mais c'est finalement la torpeur médiatique de l'été que Renault Trucks Défense a retenu : dans un document de quelques lignes, il confirme le rachat de Panhard. Les conditions du rachat ne sont évidemment pas développées plus avant, mais l'industriel, filiale du Suédois Volvo AB, déclare ne plus attendre que "l'approbation des autorités françaises".
Selon RTD, Panhard a enregistré en 2011 un chiffre d'affaires de 81 MEUR,  pour un bénéfice d'exploitation de 9,4 MEUR. Il emploierait 300 salariés, à comparer aux 500 de RTD.
La fin annoncée de la série des PVP était problématique : l'intégration dans un ensemble plus vaste peut lui redonner un second souffle et un renouvellement de gamme (1), au prix, vraisemblable, d'adaptations.
Après le rachat d'ACMAT, RTD entend ainsi confirmer ses intentions de concentration de l'industrie des plate-formistes. La question de l'activité de Nexter étant provisoirement préservée par un contrat saoudien. Au-delà, il faudra trouver des solutions durables, et d'autant plus que le budget de l'armée de terre semble promis à de prochaines coupes...

(1) mais aussi par exemple une deuxième vie au VBL qui bénéficie d'un véritable crédit parmi ses utilisateurs dans le monde.

mercredi 29 février 2012

Des chiffres

Nexter publie ce matin ses résultats pour 2011. Les commandes représentent 633 MEUR, dont 400 MEUR ont été collectés sur trois contrats. Dans le lot, vraisemblablement, celui des Aravis confirmé par le DGA il y a une semaine après avoir été un gros gros tabou.
La semaine dernière, on ne savait dire s'il s'agissait de 100 ou 200 véhicules. A un million d'euros au prix catalogue (sans doute moins pour les Saoudiens, vu la quantité mais il y a sans doute du MCO), un bel apport aux chiffres 2011, donc.
L'industriel affirme détenir trois ans d'activité en carnet de commandes (2,6 MdEUR).
Le CA consolidé recule à 851 MEUR. Conséquence logique d'absence de grands contrats exports en portefeuille, et de la fin des livraisons Caesar françaises et export.
Malgré l'envie d'aboutir, le groupe n'a toujours pas réussi à placer son VBCI en Espagne ou au Canada. Et les dossiers français -comme le VBMR- ne se décantent pas forcément aussi rapidement qu'espéré. La perspective de nouvelles amputations dans les programmes terrestres devrait donc, de fait, accélérer les restructurations. Quel que soit le sens qu'on donne à ce mot.
Dans ce contexte, aucune surprise dans le fait que la belle tienne à se montrer belle : Nexter revendique une marge opérationnelle consolidée supérieure à 10% de son chiffre d'affaires, et 50% de la R&D est autofinancée.

mercredi 2 novembre 2011

Un blog à deux plumes et quatre mains

C'est déjà presque en soi une curiosité : deux plumes pour un blog consacré à la défense. Avec un nom particulièrement identitaire, ce blog va débarquer sur le net dans quelques jours, avec un focus particulier sur le segment terrestre. C'est sans doute à la fois le résultat du tropisme des deux plumes en question (tous deux journalistes indépendants), pour le terrestre, qu'un déficit d'image évident du secteur opérationnel et industriel terrestre (1).
On peut raisonnablement penser que les premiers, et le second se sont sont croisés au bon moment, alors que les issues budgétaires à venir n'ont pas prévu de privilégier excessivement le secteur terrestre (2).
En tout état de cause, bonne route à ce blog, soutenu, là aussi, une première, par une maison d'édition (3), ce qui prouve bien, comme je le crie régulièrement, qu'il y a de la place pour tout le monde, en matière de blogs rédactionnels. Mais que comme je le constate aussi, peu de journalistes spécialisés choisissent de franchir le Rubicon, parmi la grosse centaine de professionnels référencés comme spécialisés dans la défense.  


(1) qui peine, c'est peu de le dire, à capter l'intérêt de la grande presse.
(2) à la faveur d'un long weekend, et d'un exemple poingant, je me rend compte que mon style n'est pas toujours correctement traduit : c'est évidemment du second degré.
(3) le modèle économique retenu sera disséqué à la loupe car une maison d'édition ne peut raisonnablement payer deux journalistes, sans avoir une contrepartie en terme de publicité, ou de contrat d'autre type (mécénat ?), avec un industriel, ou des industriels.

vendredi 8 avril 2011

arm nbrs., bn ét, lar. chx, ch clnt

C'est le député Michel Grall, auteur d'un rapport d'information sur la fin de vie des armements, qui nous l'apprend : la France dort sur une mine d'or potentielle, constituée par les armements dont elle doit se défaire d'ici 2015 (1). Selon le député, une belle armée sera donc disponible pour qui le souhaite, et il y a du choix (mais pas forcément de la fraîcheur partout) : 40 navires, 130 hélicoptères (Gazelle, Puma, Lynx), 150 avions (Mirage F1, Transall, Mirage 2000N, SEM), 1 500 engins blindés (AMX10P) et 15 000 camions et véhicules. "Restera à construire une véritable stratégie de pénétration des marchés intéressés" écrit l'élu.
La revente d'occasion a connu quelques insuccès : des Mirage F1 ne se sont pas imposés comme prévu en Amérique du sud, et l'Irak tarde à s'y intéresser. Seules quelques Gazelle ont été revendues à la... Tunisie, et 12 Mirage 2000C, au Brésil. On avait aussi réussi à revendre au Pakistan des Mirage III issus de l'armée de l'air et de la RAAF australienne.
Les envies des industriels de faire une bonne affaire avec des surplus potentiels bute aussi, parfois par la nécessite opérationnelle, comme ils viennent de s'en rendre compte, avec la non-revente annoncée d'Atlantique à l'Arabie Saoudite, évoquée cette semaine dans Air&Cosmos.
Michel Grall revient aussi sur les retards pris par une usine de retraitement de roquettes MLRS, sujet qui a pris près de trois ans de retard. Et constate que d'autres acteurs français nécessiteront eux aussi des structures de déconstruction, comme la SNCF et la RATP, d'où l'enjeu potentiel, en terme de filières d'emplois.
Pour l'anecdote : la déconstruction du Clémenceau s'est achevée il y a un mois, signale le parlementaire.

(1) L'Allemagne, a réussi à engranger 1,4 MdEUR sur la vente d'armes d'occasion, entre 2000 et 2009.

dimanche 20 février 2011

Des EDA-R en vue

Ici, l'EDA-R se présente comme un chaland de débarquement. Une fois sa cargaison livrée, son pont se relève, et il devient un catamaran avec de bonnes capacités d'évolution (crédit : Jean-Marc Tanguy).

Selon des responsables du chantier Socarenam interrogés par Le Marin, la société attend "d'une semaine à l'autre" la commande des 5e et 6e EDA-R, destinés à l'équipement des BPC. Ces embarcations ne figuraient alors que comme option d'un contrat global, mais la commande d'un 3e BPC les rendaient quasi-incontournables. Si toutes les options étaient levées, ces deux engins seraient livrés en 2013, et deux autres, encore, en 2014.
Les 8 premiers EDA-R ont été financés par le volet défense du plan de relance de l'économie (125 MEUR). Le n°1 sera livré en mai, et le second, fin 2011, signale l'hebdomadaire, et deux autres en 2012.

jeudi 10 février 2011

Indus en stock

Le Mistral (crédit : Jean-Marc Tanguy).

Dans le jargon des militaires, on appelle cela un « soutex » pour « soutien aux exportations ». Lorsque le Mistral quittera Brest, le 28 février, pour une mission Jeanne d’Arc, il emportera dans ses cales des maquettes et des matériels militaires de 18 industriels de la Défense français.
Ces engins sont présentés à des clients potentiels tout au long du périple du BPC, qui doit revenir en France le 15 juillet. Au moins deux escales sont prévues chez deux bons clients de la France, qui souhaiteraient que ces derniers le deviennent encore plus : l’Inde et Singapour. Mais ce ne seront "pas les seules escales" explique l'état-major, sans plus d'explications. Un arrêt dans la première zone d'écoulement des produits français, le Moyen-Orient, semble incontournable.
Ce show-room flottant doit notamment relâcher à Singapour à l’occasion du salon IMDEX.
Secret commercial oblige, on ignore la nature précise des matériels emportés à bord. Mais on connaît, par contre, les industriels qui les promeuvent : Acmat, plusieurs filiales d’EADS (dont le fabriquant de lasers CILAS, et le missilier MBDA), la CNIM (qui a conçu les EDA-R, moyen de débarquement allié aux BPC), DCI (qui commercialise des services), DCNS, le GICAN, les fabricants de véhicules terrestres Panhard et Renault Trucks, ainsi que les électroniciens Sagem et Thales.
Pour ces derniers, pas de petites économies, alors que les prospections commerciales coûtent les yeux de la tête, particulièrement les salons professionnels. Le transport par BPC est aussi une garantie de protection des secrets technologiques, que d’autres moyens n’apportent pas non plus forcément.
Enfin, et dans certains cas, les présenter à bord du BPC, ou en interaction avec celui-ci, permet de présenter les matériels avec ceux qui les utilisent. Et les chefs d’états-majors considèrent souvent, à juste titre, que ce sont les militaires eux-mêmes qui sont les meilleurs commerciaux des produits français.
Le Mistral avait déjà effectué un Soutex de ce type en début de carrière, emportant notamment dans ses flancs des matériels fournis par EADS (drones notamment), lors d’un périple au moyen et en extrême-orient.
Le Mistral emportera 135 élèves officiers, dont 14 lieutenants de l’armée de terre (St Cyr/Coetquidan) et 18 étrangers (allemand, brésilien, malaisien, béninois, togolais, marocain, koweitien…). Le BPC emportera en outre 200 marsouins du 3e RIMa, et quatre hélicoptères de l’armée de terre (deux Puma, deux Gazelle).

jeudi 16 décembre 2010

L"incidence du PPT à l'est

Les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA) ont donné mardi quelques précisions sur le contrat PPT, qui vise à livrer quelque 2.500 porteurs polyvalents terrestres (PPT) à l'armée de terre. RTD avait contesté, au tribunal administratif de Pontoise, l'attribution du contrat à Iveco, Lohr se chargeant des surblindages.
Finalement, rien n'a changé, la notification a juste glissé de quelques semaines : les DNA évoquent un délai de 15 jours. Lohr récolterait à lui seul un quart du pactole (250 MEUR).
Le journal estime qu'il en résultera e neuf ans de travail pour le site Lohr de Duppigheim, entre 2012 et 2021.
Les PPT se ventilent entre 2.250 camions et 200 dépanneurs blindés.

jeudi 2 décembre 2010

Le cabinet Défense (suite)

Le nouveau diplo adjoint du cabinet Juppé, Arnaud de Pellegars, a déjà tenu cette fonction lorsque MAM était ministre de la Défense. Il avait suivi Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, comme diplo adjoint. Avant d'embrayer comme chargé des affaires économiques à la direction des restructurations du mindef.
Philippe Albiez, l'adjoint de Gilles Boyer au cabinet civil, et conseiller pour les affaires parlementaires a été assistant parlementaire puis chargé de mission du président du groupe UMP à l'assemblée, Bernard Accoyer. Il était devenu le directeur de cabinet adjoint de ce dernier, quand il avait été élu président de l'assemblée nationale.
Charlotte Matringe, en charge des discours d'Alain Juppé, avait quant à elle intégré le cabinet de Dominique de Villepin, à Matignon, en 2006, avant de rejoindre, à 33 ans, celui d'Hervé Morin.

jeudi 9 septembre 2010

De la presse à la com' : quelques passerelles...

Des anciens journalistes oeuvrant dans la communication, c’est courant, y compris dans le domaine de la défense. Pierre Bayle, ancien journaliste à l’AFP puis créateur de la lettre d’informations stratégiques TTU est passé à deux reprises dans les cabinets à la Défense, avant de rallier MBDA puis EADS, dont il est aujourd'hui directeur de la communication (1). Charles Maisonneuve, qui lui avait succédé à TTU, règne aujourd’hui sur le marketing de Panhard (1). Tandis que Luc Viellard, autre rédacteur en chef de TTU, est aujourd’hui consultant chez CEIS, un cabinet créé par un ancien député, Olivier Darrason.
Le directeur des relations presse du missilier MBDA, Jean Dupont, est issu de la rédaction d’Air & Cosmos, tout comme le responsable pour la France d’Embraer.
Pierre Servent, qui fut porte-parole du ministère, avait également été, avant, journaliste.
Gérard Gachet, le porte-parole du ministère de l’Intérieur est aussi un ancien journaliste, au Figaro et de Valeurs Actuelles.
On ignore si, comme cela avait été envisagé, et comme ce blog l’avait expliqué, c’est un journaliste qui succèdera à Laurent Teisseire à la tête de la DICOD. Si, évidemment, c’est bien un civil qui remplace un civil.
Il faut aussi le signaler, désormais, de plus en plus de rédacteurs oeuvrant dans les publications du ministère de la Défense ont une formation journalistique (2). C’est vraisemblablement ce qui explique le virage qualitatif -récent- de certaines d’entre elles.

(1) également cavalier et réserviste.
(2) Le journalisme étant, c’est peu connu un domaine bouché en termes d’embauches et dont les rémunérations sont maintenant bien en dessous de professions qu’on pourrait juger moins primordiales.

 

vendredi 3 septembre 2010

La promesse d'Amman

Hervé Morin sera briviste jeudi après-midi parce qu'il l'avait... promis, lors du salon des forces spéciales -Sofex- à Amman, à la fin du printemps. L'intérêt du ministre s'était piqué pour le petit stand de l'électronicien Photonis, installé en Limousin -et non en Auvergne...-, et dont les tubes entrent en ligne de compte dans les intensificateurs de lumière (IL) que l'on trouve notamment dans les jumelles de vision nocturne (JVN), ou certains systèmes de visée évoqués ces jours derniers. Le ministre avait fait lui-même la récup' du catalogue commercial de l'industriel, chez qui il s'était attardé, faisant le désespoir du teneur de chronomètre de sa visite officielle du salon.
Fils d'entrepreneur, Morin n'a jamais caché son intérêt pour l'économie réelle, et les PME font également partie de la plateforme politique du chef de parti. De fait, et au final, c'est le ministre de la Défense qui aura visité le plus de sites industriels ces dernières années, sujet qui ne passionnait pas ses prédécesseurs.
Photonis alimente notamment la JVN Lucie, bien connue des fantassins français, et sa petite soeur, Minie D (celle de Thales, finalement retenue pour le Félin, après le modèle adopté initialement par Sagem).
Après deux heures chez Photonis, Morin prévoit de passer cinquante-cinq minutes (ni plus, ni moins) avec les militaires restés sur la base arrière du 126e RI, et les familles des Bisons déployés en Surobi dans la task force éponyme.

vendredi 9 juillet 2010

Le GICAN renouvelle

Le GICAN (groupement des industries de construction et activités navales) dirigé par Jean-Marie Poimboeuf a procédé à l'élection des présidents de trois de ses cinq comités. Il s'agit de Christian Girard (Converteam) pour le comité équipementiers, Bruno Sifantus (DCNS) pour le comité sécurité/sûreté et environnement maritime. Michel Varale (Diginext) a quant à lui été renouvelé à la tête du comité PME/PMI Défense.

lundi 28 juin 2010

Coupes : le compte à rebours

Un milliards d'euros d'économies dans le budget de la défense pourrait coûter à l'industrie de défense française entre 9 et 10.000 emplois. Cinq fois plus d'économies représenteraient donc, selon cette règle, une saignée dans l'industrie de défense française, et frapperait de plein fouet les PME. Car on voit mal comment on pourrait très rapidement générer de nouvelles économies dans les effectifs des armées : c'est donc, plus personne n'est dupe, l'équipement qui va trinquer. Ce blog a déjà expliqué comment le programme de rétrofit des Mirage 2000D ou d'achat de MRTT n'étaient pas au meilleur de leur forme.
Peut-être déjà trop tard pour freiner la hache, Jean-Paul Herteman, PDG de Safran, mais aussi président du GIFAS (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), et président du CIDEF (conseil des industries de défense françaises) sera demain après-midi au Sénat, pour plaider pour ses différentes chapelles. Les présidents du GICAN et du GICAT seront également présents.
Le compte à rebours des coupes budgétaires s'achèvera mercredi matin, avec la présentation, en conseil des ministres, des niveaux d'économies demandés aux ministères. Suivront les débats d'orientation budgétaire, à l'assemblée nationale (le 6 juillet) et au Sénat (le 8).
Sauf manoeuvre(s) préparatoire(s), c'est aussi là que les élus, qui votent traditionnellement le budget, pourrait bien s'exprimer un ton au-dessus du niveau habituel.

jeudi 3 juin 2010

Terrestre : le CA augmente, l'inquiétude aussi

Christian Mons, patron du GICAT et PDG de Panhard, a dressé un tableau constrasté du secteur terrestre, mardi. D'une part, le chiffre d'affaires du secteur a connu une embellie spectaculaire (+20%) en 2009, à 5,26 MdEUR. Le mérite en revient aux larges retombées du plan de relance de l'économie, mais aussi et surtout, à des exportations importantes (2 MdEUR). Même le secteur munitionnaire, souvent le grand oublié, repart à la hausse, ce qui n'était pas arrivé depuis 2006, souligne Christian Mons.
Cependant, la perspectives de nouvelles coupes semble inquiéter légitimemement. Déjà, comme ce blog l'avait signalé, les crédits d'études amont affectés au secteur aéoterrestre avait déjà connu des signes avant-coureurs particulièrement inquiétants, comme ce blog l'avait signalé. "Le groupement s'inquiète pour la réalisation de la LPM" écrit ainsi le GICAT. Le premier signal viendra vraisemblablement assez tôt. Hervé Morin, qui inaugure le GICAT le 14 juin prochain aura donc ainsi, certainement, des oreilles particulièrement attentives en face de lui.

jeudi 3 décembre 2009

La guerre des salons

L’été sera chaud pour certains industriels européens, et pas des moindres, qui vont devoir participer à trois salons en l’espace de moins de six semaines. De quoi tuer à la tâche les équipes de com' les plus aguerries. Pour tuer son rival britannique, ILA, le salon de Berlin s’est en effet téléporté début juin –au lieu de début mai-, à une semaine d’Eurosatory. Farnborough suivra, en juillet.
Or, tant matériellement –les fabricants de stand sont rares, et le stand, unique- que financièrement, la charge devient insupportable pour les sociétés, d’autant que les retombées des salons sont impossibles à évaluer, mais pas toujours évidentes à chiffrer. On l’a d’ailleurs vu sur le salon de Dubaï, les principaux acteurs de la place de Paris ont nettement réduit la voilure.
Mais il est difficile pour des groupes transnationaux comme Thales, MBDA, EADS ou Airbus, de faire l’impasse sur ILA, clairement jugé le moins indispensable. C’est même inconcevable pour le management d’EADS, qui va passer sous pavillon allemand, dans les mois qui viennent.

Le + du Mamouth :

Les temps sont durs. C’est donc un Airbus militaire, plus habitué aux relèves du théâtre afghan (1), qui a été réquisitionné pour transporter ce mercredi officiels et industriels en Guyane, afin d’admirer le lancement d’Helios 2. Sur un écran de télé.

(1) évidemment, le cycle de relèves n'en n'a sûrement pas souffert.

mercredi 21 octobre 2009

Un VBCI sort toutes les 36 heures des chaînes de Nexter

Effet du plan de relance, et des commandes budgétaires, c'est désormais toutes les 36 heures q'un VBCI sort des chaînes de Nexter, m'apprend-on au colloque de Défense et Stratégie consacré à l'impact des activités de Défense.
Le plan de relance impactant jusqu'aux petits sous-traitants, et touchant, incidemment, le coeur de cible a qui Hervé Morin destinait à la mesure.

mardi 22 septembre 2009

42 MEUR d'études pour le terrestre relancé

Le plan de relance a bénéficié pour 42 MEUR d'études au secteur terrestre, a annoncé Christian Mons, ce matin, lors d'un point consacré aux effets de cette enveloppe. Le volet total, tous secteurs confondus, porte sur 110 MEUR : le terrestre, pas forcément dopé par la LPM, se rattrappe donc un petit peu, et décroche donc 48% des fonds.
Cette enveloppe se décompose en 14 MEUR au profit de l'électronique et optronique, 13 MEUR pour la simulation (Battlelabs) et 4 MEUR pour les munitions intelligentes. Le différentiel, soit 11 MEUR est essaimé.
Ces contrats ont essentiellement profité aux grands donneurs d'ordres, estime Christian Mons, mais ces derniers en reversent en moyenne 30% à des tiers : PME de l'armement, SSII, sociétés de conseil, etc.
Le premier bénéficiaire en valeur des contrats liés à des matériels est Nexter. La société s'est vu notifier un contrat d'un milliard d'euros pour 332 VBCI et un deuxième de 15 MEUR pour autant d'Aravis. Loin derrière on trouve Eurocopter (EADS), crédité de 225 MEUR pour 5 Caracal. Un contrat qui profite à près de 250 PME, qui fabriquent 50% de la valeur marchande de l'hélicoptère, indique-t-on.
Suivent Thales avec 187 MEUR (TDA, 30 MEUR ; TCF, 50 MEUR ; TOSA, 107 MEUR), puis CNIM avec 59 MEUR (engins de débarquement), Panhard avec 36 MEUR (montée de cadence des PVP) et Sagem, avec 35 MEUR, dont les crédits ont été développés dans un post précédent. Très loin derrière, on trouve d'authentiques PME, comme Deschamps, dont les 25 kits antisable ont consommé 2,5 MEUR. C'était un des premiers contrats notifiés dans le cadre du plan de relance : Hervé Morin voulait illustrer le fait qu'il profitait avant tout aux PME.

Le + du Mamouth :
Hervé Morin raconta un jour que le volet défense du plan de relance fut initié sur un coup de fil avec le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, après un déjeuner avec des acteurs du domaine. Si les effets sont globalement bénéfiques, les bénéficiaires commencent à s'inquiéter de "l'après", qu'il faudra donc préparer essentiellement avec des contrats exports. Une lecture du post précédent permettra de comprendre que les contrats exports sont encore difficiles à conquérir dans le secteur terrestre, parfois pour des raisons... administratives. CQFD.
Vilipendée dans son soutien aux exports, la DGA est en tout cas félicitée pour son engagement et sa réactivité dans le plan de relance, qui a représenté "un surcroît de travail".

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SDTI : coup parti

Le contrat pour l'achat de trois drones SDTI a été récemment notifié par la DGA, à Sagem, nous a confirmé un représentant de l'industriel, ce matin. Ces engins disposeront des nouvelles voilures, permettant d'embarquer plus de carburant. Assez étonnamment, l'engagement de la négociation de ce contat avait été annoncé par la DGA au salon du Bourget, mais la conclusion n'avait pas été confirmée.

Le + du Mamouth :
Le montant du contrat n'a pas été précisé, mais il s'inscrit dans un package de 35 MEUR qui comprend aussi un rétrofit de l'optronique et de la navigation des Caracal français, ainsi qu'une tranche de 450 jumelles Jim-LR, le règlement de la poursuite de l'expérimentation Phoenix. Ce à quoi doivent encore s'ajouter quelques MEUR liés au programme Félin, pas encore notifiés par la DGA, mais qui devraient l'être, dans quelques semaines.

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Soutien export : certains industriels sceptiques

Le patron du GICAT s'est montré sceptique ce matin sur les progrès de l'administration en matière de traitement des dossiers d'export d'armement. Christian Mons, par ailleurs patron de Panhard, n'a pas en tête d'échec de contrat "lié à des retards" ou des rigidités mais reconnaît avoir eu quelques "sueurs froides" et "passé quelques nuits blanches" : Christian Mons évoque aussi un cas précis, où il avait dû faire appel à Hervé Morin en personne, pour accélérer le traitement d'un dossier tripartite avec des industriels allemands, l'avant-veille de la cloture de la compétition. "Le ministre nous a obtenu le document pour le lendemain, ce qui démontre que c'était possible" constate l'industriel.
Ce qui, vis-à-vis des partenaires allemands -pourtant soumis eux aussi à une législation contraignante- donne une vision de l'administration française peu réactive. Pour rester politiquement correct.
"C'est toujours très limite pour obtenir une autorisation de l'administration", si bien que pour exposer des matériels dans des salons à l'étranger, par exemple, les industriels en sont réduits à les transporter par air, renchérissant le coût de leur salon de "quatre à cinq fois".
Donc, constate Mons, malgré l'engagement personnel d'Hervé Morin sur ce sujet, les changements sont difficilement perceptibles. Et les chiffres brandis par l'administration pour ilustrer ses progrès ne correspondent pas à la réalité des procédures.
D'autres industriels évoquent des "bugs" dans le traitement informatique des dossiers AEMG, si bien qu'il faut parfois remettre le travail sur le métier, et procéder à l'ancienne, avec des documents papier.
Des accusations difficiles à vérifier, puisque la France ne détaille pas les process de ses contrats d'armements, par ailleurs couverts par le secret-défense. Sauf à croire à une mauvaise cabale, il reste donc bien d'importantes marges de progrès dans ce dossier très sensible des exportations. Un sujet sur lequel l'exécutif s'est directement -et comme jamais- impliqué.

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