mercredi 7 janvier 2026

Pourquoi l'Europe va devoir payer pour la force de stabilisation en Ukraine, quels atouts pour la France?

Dans le concert de commentaires d'hier sur la force de stabilisation en Ukraine, je vois un gros oubli :

qui va payer? La France pourrait engager dans la durée entre 5 et 8000 militaires. On le sait, ce n'est pas  gratuit, il faut acheminer, rapatrier, tous les quatre à six mois ce volume, mais aussi l'équiper contre le froid, déployer du matériel, l'entretenir. Une facture salée que le contribuable français n'a pas à payer à la place des Européens qui vont bénéficier de cette garantie de sécurité. 

Car les marches et les surmarches sont déjà en partie consumées par le report de charge. Pas question que cet effort considérable demandé aux contribuables frnaçais soit anihilé par une telle opération.

Ce sont donc les européens qui doivent payer, d'abord en hommes, en équipement... ou, à défaut, en euros, la stabilité de l'Europe est à ce prix. On l'a' vu, de surcoît, dès qu'il s'agit de se défendre contre la menace russe, les Européens ot subitemetn cassé leur cochon rose depuis 2022. L'Union européenne elle-même a engagé des volumes inédits dans la défense de l'ouest du continent, ces volumes doivent donc aussi servir à la stabilisation, comme ils ont déjà servir à équiper en urgence les européens, ou les Ukrainiens.

L'ONU le fait, l'UE le faisait partiellement, cela doit donc être totalement, désormais.

Au passage, la France doit en profiter pour améliorer son caractère expéditionnaire terrestre. On l'a vu en Roumanie, le déploiement d'un volume relativement modeste de troupes et de matériel a ressemblé, e Roumanie, à un chemin de croix. Je renvoie à cet égard aux analyses et factuels retwittés sur mon compte twitter @defense137, notamment ceux de l'ancien logisticien @pascalbtr.

L'Europe doit aussi se sortir les doigts pour faciliter les transits de matériels. L'ogre russe, sou Putin et ses séides, ne va pas se contenter de l'Ukraine.

Cette mission de stabilisation doit aussi permettre aux armées de tester de nouvelles capacités : le déploiement de réervistes à titre individuel ou collectif (unités constituées), ce qui est facile à fort quand c'est planifié, le cas de cette opération. Des volontaires du service national (comme des réservistes) possédant des capacités spécifiques pouvant servir aux ukrainiens doivent aussi pouvoir être mobilisés dans cette entité, afin de servir les actions civilo-militaires. Ces capacités peuvent être dans les prodcutions d'énergie, la langue, la cybersécurité, l'agriculture (l'Ukraine est un grand pays agricole mais ravagé par la guerre). Et si cette dimension peut être déconnectée de la force, elle ne doit pas être oubliée.

Systématiquement, depuis pous de 30 ans que je suis ces domaines, la France a raté la reconstruction, en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan, au Liban, etc. Elle a bien déployé des équipes ACM, que j'ai vues enn action à Djibouti, en Afghanistan, au Mali, au Niger. Mais sans industrialiser le processus. A la France de 2026 d'enfin réussir ce challenge, réussir la paix, y compris en envisageant la création d'un "Peace Corps" à la française. En agglomérant des capacités déjà existantes, et en plaçant le sujet non pas dans les mains du minarm, il est trop sérieux pour être confié à des militaires, mais à des diplomates, qui auront, dans leurs mains, cet outil alimenté aussi bien par des civils que des militaires.

Mes infops et photops sur le twitter @defense137

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