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samedi 5 mai 2018

Feu vert pour les C-130 allemands

Le State Departement américain l'a autorisé hier : la Luftwaffe va pouvoir bénéficier des Foreign

jeudi 18 mai 2017

Au Sahel, pour voir quoi ?

Emmanuel Macron et probablement sa ministre de la défense Sylvie Goulard doivent débarquer au

mercredi 12 octobre 2016

Un Français à la tête du GEIE Europrop

Le Français Christophe Bruneau est le nouveau patron du GEIE Europrop international (EPI), la

mardi 4 octobre 2016

France-Allemagne, des hauts et des bas

La France et l'Allemagne ont eu des belles années de coopération : on se souvient du Hot, du Milan

jeudi 15 octobre 2015

L’Allemagne chef de file du MALE futur

C’est une surprise, selon le DGA, c’est l’Allemagne qui revendique la place de chef de file sur le

jeudi 21 mai 2015

samedi 18 janvier 2014

Un dîner presque parfait

Le ministre de la défense reçoit ce lundi à dîner la nouvelle ministre de la Défense allemande, Ursula Von

mardi 25 septembre 2012

My sailor is rich

Nouvelle illustration du resserrement entre les marines française et britannique, les échanges de personnels approcheraient désormais les 50, de chaque côté de la Manche. De simples officiers de liaison, ces officiers sont désormais devenus des officiers fonctionnels, remplaçant, en tout cas côté français, les personnels français en charge. Un Britannique est ainsi actuellement affecté à l'EMM à Stratpol (stratégie-politique) tandis qu'un autre oeuvre à la DRH.
FRMARFOR et le porte-avions Charles-de-Gaulle en détiennent également, dans des rôles plus opérationnels encore.
Sur le plan de l'activité elle-même, les deux marines (pays) ont aussi coopéré à la sécurité des J.O cet été. L'aéronavale française irait aussi régulièrement écouter les nords écossais -comme elle le faisait régulièrement d'ailleurs, à l'époque glorieuse des deux blocs- : depuis qu'elle n'a plus de Patmar, la Grande-Bretagne doit quand même faire sortir des SNLE de leur tanière.
En matière d'entraînement, le moment fort commencera dans quelques jours, avec Corsica Lion, qui se déroulera, comme son nom l'indique (1), autour de la Corse avec deux groupes navals, aéronaval d'une part et amphibie d'autre part, mêlant autour du Mistral et du PACDG les navires des deux pays. La première étape vers un groupe aéronaval franco-britannique.

(1) c'est le croisement de l'ercice Cougar (britannique) et de Péan (français).

mardi 11 septembre 2012

Ashton en prend pour son grade

La très faible popularité de Catherine Ashton chez nous prend encore un coup. Le député européen Arnaud Danjean (PPE), président de la sous-commission sécurité et défense, lui a livré aujourd'hui par oral, en séance pleinière du parlement, toute l'estime qu'il avait pour elle en lui faisant part "d'une déception, voire d'une réelle frustration, [au regard de] "l'absence de sens clair des priorités stratégiques de la PESC".
Le député a en fait stigmatisé ce que la plupart de ceux qui suivent le sujet évoquent sans souvent le dire tout haut : "l'ambition louable que vous affichez est la mise en œuvre de la fameuse "approche globale " (comprehensive approach), censée constituer la valeur-ajoutée de l'UE sur la scène internationale. Mais force est de constater que cette approche semble surtout globale dans sa dimension, j'allais dire dans sa dispersion, géographique." (...) "A vouloir être partout en même temps et sans priorité claire, on se demande parfois ce que fait vraiment l'UE et où elle met véritablement en œuvre l'ensemble de ses capacités" (...) "Vous avez justement mentionné la Corne de l'Afrique - avec notamment le succès de la mission militaire anti-piraterie-, où, c'est vrai, l'Union européenne sollicite de façon relativement bien intégrée l'ensemble de ses outils, y compris militaires" (...) "Mais ce succès reste malheureusement un cas limité" (...) "Ce que nous attendons, c'est que la PESC sorte d'une logique d'initiatives fragmentées, éclatées, tous azimuts, au fil des urgences et des opportunités ponctuelles, pour se construire sur une véritable hiérarchie des priorités et une mobilisation cohérente de tous ses instruments".

lundi 30 juillet 2012

Snecma à l'heure anglaise

Simple accord de circonstance symbolique ou début d'alliance structurante, l'avenir le dira : Rolls-Royce et Snecma annoncent conjointement ce soir avoir remporté un contrat (1) avec le MoD pour développer la prochaine génération de propulseurs d'avions de combat. Ce contrat se double d'un accord de coopération avec Dassault Aviation et BAE Systems. C'est une première pour le motoriste national : aucun de ses réacteurs destinés aux chasseurs français n'a été produit en coopération.
Snecma a pourtant une histoire riche en matière de coopération avec General Electric, mais sur un type de réacteur équipant majoritairement des avions civils (2).

Snecma et Rolls-Royce coopèrent déjà ensemble sur le TP400 de l'A400M, avec l'Allemand MTU et l'Espagnol ITP.
Mais d'autres entités du groupe Safran ont un historique plus riche de coopération avec le leader britannnique : Turboméca avait développé dès 1965 le réacteur Adour avec Rolls-Royce, afin d'équiper le Jaguar. Le Britannique participe aussi à la turbine MTR390 du Tigre, et au RTM322 qui équipe les Apache Mk1 britanniques, mais aussi les NH90.

(1) le MoD n'a pas du tout communiqué, lui, sur cet évènement. En tout état de cause, aucun montant, aucun échéancier n'a été divulgué, côté industriel. C'est la co-filliale créée en 2001 qui portera ce contrat.
(2) le CFM-56 a également remotorisé des KC-135, C-135, E-3 et DC-8 militaires.

mercredi 19 janvier 2011

L'Europe de la Défense amphi Suffren

Les deuxièmes rencontres des Corsaires, organisées par Mer & Universités, se dérouleront amphi Suffren le 4 mars prochain, autour du thème de l'Europe de la Défense. Arlésienne pour beaucoup, mais que le nouveau ministre de la Défense souhaite remettre sur le métier, comme il l'a confessé, hier, lors de ses voeux.
L'actualité du thème est donc plus que jamais réelle, et il reviendra à deux grands témoins de l'illustrer : Philippe Juvin, député européen, Maire de la Garenne-Colombes (1), et le VAE Xavier Païtard, chef de la représentation militaire française auprès de l'Union européenne et de l'Otan.
Le débat sera animé par le Vice-Amiral (2s) Olivier de Rostolan.

Inscriptions par mail sur : mu_president@yahoo.fr. Places limitées, mais libres, pour les étudiant(e)s, 20 euros pour les moins de 30 ans, et 35 euros au-delà.

(1) ce médecin est également réserviste au SSA, il a notamment servi en Afghanistan.

mardi 2 novembre 2010

Smashing

Une force de réaction rapide commune, tout en gardant la capacité d'interventions nationales, un soutien commun sur l'A400M, et des formations communes de pilotes, un drone commun sous dix ans : "commun", on l'a compris, est le mot du jour, en ce jour de sommet franco-britannique.
Tout cela avait plus ou moins fuité, donc le lancement politique, aujourd'hui, constitue un non-évènement, malgré la portée historique des annonces.
C'est évidemment, la mise en musique du tout qui va présenter un intérêt : il sera intéressant comment les intérêts industriels, et les réflexes militaires nationaux vont réagir à tout cela. Si la marine et l'armée de l'air ont l'habitude de travailler avec leurs homologues britanniques, il n'en va pas de même pour l'armée de terre. Malgré un exercice binational (enfin !) prévu depuis quelques mois.
Or, à bien regarder, les deux armées de terre, en interdépendance, risquent de présenter des surcapacités dans ce même domaine terrestre. De l'autre côté du channel, David Cameron a donné un gros coup de canif dans l'artillerie et les chars, qui pourrait inspirer, sur notre rive à nous. Alors même que le CEMAT constatait, récemment, qu'il fallait... renforcer l'artillerie.
De même, et malgré un protocole sur les urgences opérations, il ne semble pas que les DGA des deux pays aient vraiment pris l'habitude de coopérer très largement, ne serait-ce que pour l'échange d'informations. L'un des rares exemples : la perception des retex britanniques sur les chenillettes, avant l'achat du VBHM.
Autre souci, les intérêts industriels des deux pays. Il faudra bien construire aussi cette interdépendance par des programmes achetés sur l'étagère de l'autre pays, car les coopérations 50-50, dogmatiques, donnent parfois de beaux dromadaires, comme le rappelait en son temps Marcel Dassault. Il faudra donc peut être ravaler notre célèbre orgueil national, et accepter d'acheter anglais, ce que nous ne faisons pas (1), pour que les Britanniques acceptent d'acheter encore plus de production française. Rappelons, à cet égard, que le deuxième contractant de la Défense est britannique (Thales), la réciproque n'est évidemment pas visble chez nous. BAE Systems peut plaider, désormais beaucoup plus facilement l'accès au marché français, un des plus protégés au monde.
Enfin, et il ne faut pas l'occulter, alors même que la Grande-Bretagne a annoncé sans détours sa thérapie de choc, la France rechigne encore à reconnaître que le budget actuel de la défense ne suffira pas à faire vivre son appareil militaire actuel. Pour tout arranger, le succès de la réforme des soutiens représente un vrai défi, et l'on sent bien, à travers d'évidents problèmes de moral des personnels, que ce défi n'est, pour l'instant, pas du tout remporté. Les personnels ayant du mal à s'approprier cette réforme de toute façon nécessaire.

(1) un mauvais contre-exemple étant présenté par l'achat de VBHM chez le suédois Hagglunds, filiale de BAE Systems.

mardi 19 octobre 2010

Nos amis les Britanniques (suite)

Le chef d'état-major de la marine a cité deux nouveaux domaines de coopération potentielle avec son homologue britannique, lors de son audition, à la commission de défense. L'amiral Forissier a cité la guerre des mines (1), compétence que doivent conserver ces deux marines qui se déploient dans toutes les eaux, et qui ont par ailleurs une force de dissuasion sous-marine.
L'autre secteur, plus inattendu, est celui de l'emploi des frégates. Le CEMM évoque notamment les cas des aires "ultramarines" (DOM-COM) où le déficit capacitaire pourrait aller croissant. "Aujourd’hui, nous avons des ruptures temporaires de capacité qui nous empêchent d’assurer la souveraineté de nos espaces ultramarins en permanence".
Des "coordinations" des patrouilles pourraient notamment intervenir dans les Antilles, où, traditionnellement, la Royal Navy est déployée, notamment dans le cadre (comme notre marine) de missions antinarco.
Rappelons que l'intégration opérationnelle des deux marines est un sujet plus ancien qu'on ne le croit : une frégate britannique avait déjà été intégrée au groupe aéronaval, pendant le Kosovo, puis lors de l'opération Héraklès, en 2001. Une frégate britannique devait d'ailleurs être insérée dans le prochain déploiement du Charles-de-Gaulle en Océan Indien.

(1) La France développe actuellement Espadon, un concept gigogne à base de drones de surface et sous-marins. Thales, DCNS et ECA travaillent sur ce sujet, devant remplacer les chasseurs de mines tripartites (CMT). Dont la force a déjà été réduite, ces derniers mois.

mercredi 13 octobre 2010

Un A310 de l’Esterel intercepté par un Mig-25 algérien

Sous l'aile protectrice de l'A310 de l'Estérel, le Foxbat algérien (crédit : JM Tanguy). L'implication de la force aérienne algérienne est notable : avec l'armée de l'air, la seule qui se soit montrée, aujourd'hui, pendant l'exercice.

L’interception s’est déroulée ce mercredi en Méditerranée… mais il ne s’agissait que d’un exercice de sûreté aérienne, réalisé dans le cadre 5+5, regroupant 10 pays du nord et du sud de la Méditerranée !
L’A310 français du 1.60 Estérel (1) a d’abord été intercepté par un Mirage 2000C du 2.5 Ile-de-France "scramblé" d’Orange, puis le Mig-25, et enfin, un Rafale, parti de Mont-de-Marsan, où il participe à la permanence opérationnelle (lutte anti-terroriste). Le vol aura duré au total quatre heures et demie.
A noter que pour la première fois, trois plastrons étaient en vol simultanément. C’est l’Algérie qui fournissait les deux autres, deux Hercules, en l’occurrence.
Les chasseurs italien et espagnols, prévus dans l’exercice, ne se sont pas montrés : soit qu'ils étaient vraiment très discrets, soit...

(1) escadron emblématique des "avions blancs", bien connu pour effectuer les relèves sur les théâtres et quelques transports gouvernementaux. Le Delta Bravo en est un des trois A310, auxquels s'ajoutent deux A340.

Le Rafale C de la PO, scramblé de Mont-de-Marsan (crédit : Jean-Marc Tanguy)

mardi 31 août 2010

Trois pour un à la mer

Une flotte de porte-avions commune à la France et la Grande-Bretagne, avec un bâtiment en permanence à la mer. C'est l'initiative spectaculaire que le premier ministre britannique et le président français prévoyaient de mettre en avant au prochain sommet bilatéral, prévu en novembre, si l'on en croit le très sérieux Times de Londres, qui fait pschitter cette info en "une", ce matin.
L'information, qui n'a pas pétillé de la même manière, à Paris, gênait un peu nos interlocuteurs ce matin, ce qui contribue, de fait, à l'accréditer. Car c'est bien, une fois les modalités pratiques établies, un vrai sujet politique, et l'on sait que chez nous, tous les dossiers politiques, en matière de défense, ne font pas l'objet de commentaires. Il n'y en aura donc peut-être pas plus vendredi, lorsque les ministres de la Défense des deux pays se rencontreront, avant de croiser brièvement la presse.
L'état-major de la marine (EMM) aurait, selon nos informations, bien travaillé sur des dossiers de coopération, avec la Royal Navy, depuis le début de l'année. Les fortes réductions capacitaires liées aux réductions budgétaires, dans notre armée de l'air, devant vraisemblablement avoir encore rapproché les forces aériennes de deux pays, qui avaient déjà beaucoup à se dire.

samedi 17 juillet 2010

France/Grande-Bretagne : verdict en novembre

"Qui se ressemble s'assemble". L'adage prend une fois de plus de l'épaisseur avec les affirmations d'Hervé Morin, face aux députés de la commission de défense, d'un projet de resserrement des liens franco-britanniques. Plus la reconnaissance d'un aveu de manque de finances publiques, des deux côtés de la Manche, qu'une véritable attirance nourrie d'actions proactives. Hervé Morin l'affirme, un "audit" profond des possibilités de coopérations et mutualisations possibles doit être rendu, côté français, fin juillet. Sans exclure des possibilités "d'interdépendances". "Nous confronterons nos copies en novembre", poursuit le ministre, sans exclure "des coopérations même sur des sujets très confidentiels". Comprendre, vraisemblablement, sur les sujets nucléaires, un serpent de mer qui repose sur d'anciens projets de zones de patrouilles pour nos SNLE. Qui peut le plus peut le moins : des coopérations opérationnelles pourraient donc voir le jour, particulièrement sur le dossier très tendu, côté français, des ravitailleurs en vol.
Depuis le succès des coopérations représentées par le programme Jaguar, en 1965, et trois programmes d'hélicoptères (Lynx, Puma, Gazelle) en 1967, les coopérations franco-britanniques n'ont pas été toujours un long fleuve tranquille (1). On se souvient du cauchemar qu'ont représenté les frégates Horizon, du douloureux dossier des porte-avions, qui n'a finalement pas débouché.
Un retour de la coopération franco-britannique plus que symbolique, 70 ans après une année 1940 qui vit Churchill proposer à Reynaud de faire de la France et la Grande-Bretagne qu'un seul et même pays.

(1) Actuellement, la seule coopération porte sur le missile antinavire léger, portée par MBDA.

mercredi 21 avril 2010

L'EC175 turbine au CEPr

C'est le centre d'essais des propulseurs (CEPr) de la DGA qui permettra de contribuer au choix de la bonne turbine, pour le nouvel hélcioptère EC175 d'Eurocopter. Les différents modèles possibles passeront au banc, à Saclay. Ce contrat d'expertise remporté par DCI -qui emploie la DGA comme expert- fait suite à un deuxième, qui avait profité au centre d'essais de la Méditerranée (CELM), Il s'agissait alors, pour la Royal Navy, de qualifier le système PAAMS des frégates Type 45.

lundi 12 avril 2010

Nexter créé en Espagne...

... une société avec GTD, Ibersystems de Defensa. Cette joint venture doit porter le contrat de l'armée espagnole VBR 8x8 (vehiculo blindado ruedas) pour autant que ce tandem le gagne, évidemment. L'appel d'offres VBR 8x8 porte sur un milliard d'euros selon Nexter, et concerne déjà une première tranche de 300 véhicules, répartis entre 173 véhicules de transport de troupes, 110 véhicules de combat et 8 véhicules PC. Le contrat est attendu en 2011.
Les 300 ingénieurs de GTD pourraient être amenés à plancher avec ceux de Nexter pour une version locale du VBCI ; c'est Ibersystems de Defensa qui serait également, dans ce scénario, chargé de l'assemblage final.

mercredi 28 octobre 2009

Sept pirates à fond de cale

Sept somaliens suspectés d'être à l'origine du thonier français Cap Saint Vincent ont été interpellés hier, dans la foulée, explique le site internet de l'opération européenne Atalante. C'est l'équipe de visite de la frégate allemande Karlsruhe qui a procédé à l'arrestation, après que les deux skiffs aient été intercepté par l'hélicoptère embarqué de la frégate espagnole Canarias. Les témoignages des marins du thonier français ont été mis à profit pour régulariser la détention des sept pirates présumés.
Cette concentration des forces navales, particulièrement opportune, permet de marquer de nouveau point contre les pirates : c'est aussi une exemple particulièrement éclairant de coopération européenne.

Notre photo : l'équipe allemande met la main sur les pirates présumés (crédit EU Navfor/Atalante).

vendredi 24 juillet 2009

A400 M : premier vol et contrat en décembre ?

C'est en tout cas le doublé que les sept ministres européens réunis aujourd'hui au Castellet (Var) viennent d'émettre, en forme de souhait. Le Français Hervé Morin a dévoilé la nouvelle roadmap de l'A400M : renégociation du contrat dès la fin août, rencontre d'étape en Allemagne mi-octobre, et signature du contrat définitif à Séville, là où l'avion est assemblé, en décembre. Toujours pas de date, par contre, pour la pmrieère livraison. Certains à la Défense voyant même un premier escadron français de 10 avions opérationnels en 2015, ce qui constitue une fontaine d'optimisme.
Il a ajouté, et Carmen Chacon a abondé, en écho, que le doublé contrat-premier vol de l'avion serait évidemment un symbole de poids. Le Turc Vecdi Gönül s'est félicité de ces acquis : "il y a six mois, nous étions dans une situation difficile, aujourd'hui nous sommes dans une bien meilleure configuration". Le Belge Pieter De Crem a renchéri, en rigolant, par ailleurs, de trouver un drapeau... allemand devant lui, à la place du drapeau belge.
Evidemment, les vrais sujets qui fâchent encore n'ont pas pu être résolus. Quentin Davies, le sous-secrétaire d'Etat britannique et ministre pour les équipements de défense et le soutien a rappelé que tout était sur la table : notamment le centre de maintenance unique. Et bien évidemment, les solutions palliatives, qui pourraient bien amener la Grande-Bretagne à réduire sa commande d'A400M. Les priorités actuelles de l'opinion publique britannique, et donc de ses gouvernants, porte bien sur les hélicoptères, qui manquent actuellement en Afghanistan. Et dépenser trop d'argent sur un programme européen de surcroît ne serait sûrement pas populaire... Quentin Davies a pu visiter récemment un site Airbus, y a trouvé un excellent moral des ingénieurs, et des éléments d'optimisme mais le ministre Britannique s'attend manifestement à une négociation difficile avec l'industriel.
Hervé Morin a confirmé pour sa part la commande initiale de 50 appareils, et que 10 Transall seront bien prolongés au-delà de 2015, et il faudra amplifier le recours à la location d'heures de vol. Mais ce sera insuffisant : il faudra, acheter, ou louer des avions entiers. Et le type de l'avion est lié à encore trop de facteurs : diponibilités sous des délais raisonnables -ce qui ne serait pas le cas pour des C-130J neufs- et façon de régler la note. Là aussi, les analyses divergent. EADS étant responsable des retards, il serait logique que le groupe en assume au moins une partie des conséquences. En faisant par exemple de très gros efforts si des Casa 235 étaient la solution.
Mais la solution qui regroupe les opérationnels se situe bien du côté des Hercules -analyse également faite en Grande-Bretagne, où était le CEMAA français, il y a quelques jours-. La bonne solution étant peut-être, finalement, d'en acheter d'occasion. Plusieurs industriels, dont Thales, seraient ainsi en embuscade, prêts à fournir des avions identifiés en Scandinavie et au Moyen-Orient.