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samedi 25 juin 2011

Des gendarmes dans le défilé du 14 juillet

Devinette : leur existence remonte à 1362, et pourtant, ils n'ont jamais eu les honneurs des Champs. Qui sont-ils ? Les gendarmes maritimes, bien sûr, dont 112 défileront le 14 juillet à Paris pour la fête nationale. Un peloton à 31 gendarmes sera présent dans le bloc "forces de souveraineté", qui ouvrira cette année le défilé, et un deuxième carré, à 81, évoluera dans le bloc "marine".
Notons que les gendarmes maritimes, qui font partie intégrante de la marine, sont à l'honneur cette semaine dans Le Marin, avec un éclairage sur leurs VSMP, réglées par le plan de relance, et le premier sauvetage effectué par ces embarcations.

dimanche 12 juin 2011

Le 1er EDA-R livré

La société Socarenam a livré à la marine le premier EDA-R à la marine nationale signale l'édition de la semaine du Marin. Ces  engins destinés à remplacer ceux développés pour les actuels TCD avaient été réglés par le plan de relance de l'économie, permettant ainsi de les obtenir plus tôt que prévu, tout en injectant de l'argent frais dans la construction navale. Un deuxième EDA-R doit être livré fin 2011, et le troisième, au premier semestre 2012.

jeudi 10 mars 2011

Les VBCI retournent à l'usine

Au petit jour, les fantassins du 92e RI se déploient autour de leurs VBCI, lors de l'opération Resolute Chamois, en Kapisa, en décembre 2010. (crédit : Jean-Marc Tanguy)

A peine arrivés dans l'armée de terre, les VBCI retournent déjà subir un programme de mise à niveau. Selon l'armée de terre, ces opérations sont le fruit de l'évolution normale d'un matériel neuf : elles seraient limitées au remplacement des pompes de direction, ainsi qu'à l'adjonction, sur certains véhicules, d'un moyen d'observation panoramique (MOP).
Plus du tiers des VBCI a déjà été livré : tous ces véhicules doivent donc retourner à l'usine, les opérations étant "trop pointues" pour pouvoir être réalisées dans l'armée de terre.
Les véhicules restant à produire recevront ces modifications de série.
Le plan de relance de l'économie avait accéléré les cadences, tout en donnant une visibilité de charge à l'industrie.
Les VBCI destinés à l'Afghanistan avaient déjà subi plus d'une centaine d'évolutions, dans le cadre d'un urgence opérations exemplaire réalisé dans des temps record, en moins de six mois. Huit engins sont déployés en première ligne sur deux plots, en Kapisa. Malgré les craintes légitimes que pouvaient nourrir certains, le VBCI n'a pas été sur-ciblé par les insurgés, et aucun véhicule n'aurait été perdu.
L'EMA a engagé 14 autres engins au Liban, en remplacement de l'AMX10P. Les 13 véhicules semblent donner entière satisfaction.
Par le hasard des engagements, c'est le 92e RI qui arme, actuellement, ces deux opex.
Il est vraisemblable que des VBCI soient assez rapidement confiés aux FFEAU, qui sont également en passe de disposer de Caesar.

dimanche 31 octobre 2010

Le plan de relance... de l'export

Un Caracal prévu pour rallier l'armée de l'Air a finalement rallié... l'export. C'est le DGA qui le dit, au détour de son audition par les députés de la commission de défense. On n'en sait pas plus, en tout cas dans le texte officiel, sur la destination de cet appareil -Mexique ou Afghanistan, via la Suède (1)- et la date à laquelle il le fera. Tout comme on n'apprend pas non plus que l'achat de cet appareil avait été financé par... le plan de relance de l'économie.
Cinq appareils avaient alors été commandés. Le premier -attendu le mois prochain- était destiné à la DGSE (GAM-56), tout comme, initialement, le 3e et le 5e.
A ce stade, on ne sait pas si cet appareil n'est que décalé... ou si, rigueur oblige, il faut finalement faire une croix dessus.
Les armées exploitent actuellement 14 Caracal, dont huit sont possédés par l'ALAT (4e RHFS), et six par l'armée de l'Air (EH 1.67). La flottille 32F de la marine dispose par ailleurs de deux EC225, pendant civil du Caracal.

(1) la Suède a connu quelques vrais gros soucis pour l'adaptation au standard SAR de combat de Super Puma qu'elle exploite pour les missions de sauvetage (civils). Plusieurs polémiques, en Suède, se sont succédé pour que ce déficit capacitaire puisse enfin être réglé.

vendredi 13 août 2010

Incertitudes sur les cinq Caracal de la relance

C’est Hervé Morin qui l’avait dit lui-même en annonçant la nouvelle : les cinq Caracal achetés par le plan de relance devaient rejoindre le GAM-56 (pour trois) et l’EH 1.67 « Pyrénées » (pour deux). Seulement, la montée en puissance de la dimension interarmées dans le domaine des hélicoptères, avec le CIH (commandement interarmées des hélicoptères), l’achat, non prévu, de deux EC225 Secmar pour l'aéronavale, sur crédits EMA, les disputes pour savoir qui récupèrera les trois Cougar du GAM, et la colocalisation à Pau d’un premier Caracal « Air », au 4e RHFS dès la fin de l'été, ont contribué à rebattre les cartes. Devant les parlementaires, le nouveau CEMA a brièvement évoqué le dossier de la colocalisation des Caracal français, sans que la messe semble totalement dite.
Si bien qu'aujourd’hui, personne ne semble en état de savoir qui récupèrera les Caracal de la relance. On serait tenté de dire : les Suédois, à moins qu’il ne s’agisse des Mexicains !
Une boutade, quoique.
Les premiers sont intéressés pour récupérer rapidement des appareils, alors que les Super Puma qu'ils destinaient aux Medevac en Afghanistan ont vu le rétrofit s'allonger de façon exagérée. Les Caracals de la relance font figure de bonne piste, comme Air & Cosmos l'a révélé, il y a quelques semaines. On ignore, dans ce cas, s'il s'agirait d'un prêt, d'un achat, et si, dans ce cas, avec l'argent récolté, la France rachèterait autant de Caracal. Ou si l'argent servirait à autre chose. Un silence profond règne sur cette partie du dossier.
Les Mexicains, eux, ont acheté des Caracal, vraisemblablement pour leurs opérations contre les narcos, et devraient d'ailleurs voir défiler deux appareils français lors de la fête nationale, mi-septembre, comme l'avait promis Hervé Morin. Eux aussi sont pressés. Comme les Français : le ministre français avait fait miroiter aux Mexicains la possibilité pour EADS de renforcer la présence d'Eurocopter au Mexique, avec la fabrication de composants pour hélicoptère. Si la série commandée était suffisante.
Le rachat d'appareils sur chaîne n'est pas une pratique rare dans le domaine : la France a bien racheté à un célèbre exploitant d'offshore les deux EC225 destinés à l'aéronavale, en décembre dernier.

samedi 19 juin 2010

Un L-CAT sort de cale mercredi

Le premier L-CAT de série, conçu par CNIM, sortira de cale mercredi prochain. Il restera cependant pas mal de travail, puisque la mise à l'eau n'interviendra pas avant la fin de l'année, et la livraison à la marine, au premier trimestre 2011. Deux autres suivront, à trois mois d'intervalle.
Le L-CAT est un élément fondamental de la batellerie des bâtiments de projection et de commandement (BPC). Seulement les quatre premiers L-CAT (soit la moitié des besoins pour deux BPC) avaient été réglés par le plan de relance, le solde de la commande (qui comprenait une tranche ferme de quatre navires, et deux options de deux) n'ayant pas été activé. Sans compter, qu'entretemps, un troisième BPC a été commandé, et sera bientôt livré, lui aussi, à la marine.
Entretemps, la flotte des BATRAL, EDIC et P400 se sera encore réduite : autant de niches marines, sur lesquelles le L-CAT a également des choses à dire.

mardi 15 juin 2010

Le 200e VBCI livré le 23 juin

La DGA livrera à l'armée de terre son 200e VBCI, le 23 juin prochain. La réception devrait s'effectuer au 1er RCA de Canjuers, au terme d'une vingtaine de jours d'acceptation, processus jugé plutôt longuet, mais c'est ce qui est écrit dans le contrat signé entre la DGA et l'industriel.
Le plan de relance de l'économie avait permis de notifier en un seul contrat l'intégralité du restant de la production, ce qui avait permis à l'industrie de bien caler ses cadences. Et incidemment, disent les mauvaises langues, de ne pas voir le plan de marche concerné par quelques coupes budgétaires, même si au final, il y en aura eu quand même.
630 exemplaires du VBCI, dont 520 VCI, doivent être livrés. Le contrat représente une valeur de 2,86 milliards d'euros. L'équipe intégrée de programme, et notamment le directeur de programme DGA, Philippe Lemasçon, a été récemment primée, aux trophées de la qualité de la DGA,

dimanche 16 mai 2010

Le PR a permis de livrer plus tôt

182 VBCI ont déjà été livrés à l'armée de Terre, ainsi que 506 PVP (sur 933). L'un et l'autre auront en fait bénéficié du plan de relance, ce qui aura contribué à renouveler bien plus tôt que prévu le parc de l'armée de terre, par ailleurs sur-utilisé par les opex.
Actuellement, 1.700 véhicules sont déployés outremer, parmi lesquels 1.000 blindés (dont 609 VAB). "Cela représente 11 régiments à DTO pleine" constatait récemment le CEMAT, ajoutant que la PEGP (politique d'emploi des parcs) "tombe à pic" pour limiter les effets de cette utilisation intensive, et de l'attrition qui va avec.

mardi 2 mars 2010

Pourquoi on peut vendre quatre BPC à la Russie


Afin de se couvrir contre d'éventuelles méchancetés (faites par la Russie, ou nos alliés), la France a donc décidé de fournir à la Russie quatre navires de type Mistral, mais qui n'auront pas les équipements militaires du modèle de la marine, et notamment, ses capacités de transmissions et de d'autodéfense. C'est ce qu'à laissé entendre le président, hier, recevant son homologue russe, Dimitri Medvedev.
Deux navires seront vraisemblablement construits en France, comme Jacques de Lagugie, le patron de l'export à la DGA, l'avait laissé entendre, début février. Si l'on en juge le prix payé pour le BPC n°3, réglé par le plan de relance, le prix catalogue d'un navire de ce type s'établit à 450 MEUR environ.
Le BPC est, de notoriété publique, construit sur des normes civiles, c'est même ce qui a permis de drastiquement en baisser les coûts. Même si la propulsion par POD était jugée, à une époque, très avant-gardiste. Le niveau de défenses militaires est aussi notoirement très faible, ce qui fait donc des BPC une technologie qui a été jugée, logiquement, exportable à la Russie.
On ignore si dans le lot figure aussi la batellerie, un sujet qui peut intéresser l'industrie française, et particulièrement la CNIM, qui a développé des LCAT particulièrement adaptés au BPC.

jeudi 4 février 2010

L'Aravis arrive

La DGA a livré les quatre premiers exemplaires de l'Aravis à l'armée de Terre, nous apprend-elle cet après-midi. Cette livraison est intervenue le 19 janvier, il y a donc une quinzaine de jours. La formation des utilisateurs et maintenanciers doit débuter "en février" apprend-on aussi. Les 11 véhicules, qui correspondent au solde de la commande, sont attendus en avril. La valeur du contrat atteint les 20 MEUR, dont 15 réglés par le plan de relance.
Le 15 janvier, la lettre d'informations TTU était beaucoup plus précise, en expliquant que les livraisons se poursuivaient à la cadence de quatre véhicules par mois en février-mars et trois en avril. Ce "véhicule blindé hautement protégé" (VBHP) serait projeté en Afghanistan à la fin de l'année, apprenait-on aussi.

mercredi 20 janvier 2010

Le début du Dixmude


Même si cela ne saute pas aux yeux, ce tronçon mis sur cale aujoud'hui même, en présence du CEMM est le début du troisième bâtiment de projection et de commandement (BPC), dont le nom a été récemment choisi. Le Dixmude représente un investissement de 450 MEUR environ, issus des lignes budgétaires du plan de relance de l'économie, que se partagent DCNS (25% en valeur) et STX Europe ASA (75%). C'est d'ailleurs à Saint-Nazaire que ce navire de quelques 20.000 tonnes est assemblé.
439 tonnes sont donc déjà dans la cale, puisque c'est la masse du bloc 214, celui illustre sur ce cliché. Comme de coutume, précise DCNS, des pièces de monnaie ont été déposées dans le premier du navire. Peut-être un appel aux dons, pour un navire supplémentaire, Saint-Nazaire ne débordant pas d'activité.
Le contrat avait été notifié par la DGA en avril 2009, précisément du fait des difficultés rencontrées par le constructeur naval nazairien.

(photo DCNS)

jeudi 3 décembre 2009

Un coup de jeune à Brienne

L'hôtel de Brienne, qui héberge à Paris le ministre de la défense et son cabinet, est désormais inacessible par la grande porte. En cause, une longue opération de ravalement, qui a commencé ce matin, et se terminera en juin. Ce chantier fait suite à la rénovation du bureau d'Hervé Morin, ainsi que la rénovation du 14, rue Saint Dominique, attenant à l'hôtel.
On ignore si cette opération a été réglée, comme les précédentes, par le volet défense du plan de relance de l'économie.

vendredi 20 novembre 2009

Un canister qui relance

C'est la Revue de la cavalerie blindée qui nous l'apprend : l'armée de Terre va déployer des obus canisters pour ses Leclerc, et la facture sera réglée par le bien nommé plan de relance. Grâce à l'auteur, le capitaine (R) Charles Maisonneuve (1) je suis désormais incollable sur le canister, employé en milieu urbain pour du brêchage, en antivéhicules, ou en antipersonnel. La munition emploie des billes, et pourrait donc s'apparenter à de la chevrtonie de 120 mm.
A titre de pure réflexion, le 120 mm canister américain porte 1.100 billes en carbure de tungstène de 9,5 mm de diamètre, portant jusqu'à 700 mètres, à la vitesse de 1.400 mètres seconde...
L'obus "à effet canalisé" comme l'appelle l'auteur doit entrer en service en 2012. A peine le temps de réfléchir sur la communication idoine "à destination du grand public". Preuve ou pas, ce contrat n'a d'ailleurs pas encore été annoncé, pas plus que celui qui l'a remporté.

Le + du Mamouth :
Portée par le progrès technique, l'armée de Terre étudierait aussi l'emploi d'obus airburst. La version aérienne, conditionnée dans une bombe, intéresse également nos aviateurs car ce type de bombe qui explose en général avant de toucher le sol a de meilleurs effet antipersonnels, et génère moins d'effets collatéraux. Elle est employée déjà par la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, depuis Kandahar.

(1) Charles Maisonneuve fut rédacteur en chef de la lettre d'informations TTU avant de rejoindre le marketing de Panhard. Il est surtout et avant tout le 9e président de "Saumur-ANORABC", association des officiers de réserve de l'arme blindée cavalerie (ABC), éditrice de la revue dont nous parlons.

Revue de la cavalerie blindée, trimestriel, octobre 2009, n°226, 16 euros.

jeudi 19 novembre 2009

Le drone à voile (et coût) souple

C'est le low-cost en matière de surveillance, et pourtant, la performance est là, à moins de 10% du coût de l'heure de vol d'un hélicoptère de surveillance EC145, tout en volant 10 fois plus longtemps. Flying Robots, petite société alsacienne vient chasser sur le terrain des grands avec un drone (optionnellement avec pilote) à aile souple qui peut voler une trentaine d'heures avec une boule optronique. Ou transporter une charge utile de 250 kg. Aujourd'hui, le FR102 s'est contenté de transporter son pilote espagnol, lors d'une présentation en vol à quelques encablures de Paris, en marge du salon Milipol : pour des raisons réglementaires, un drone ne peut pas voler en espace non ségrégé, en France, on lui adjoint donc, dans ces cas précis, un humain à bord, et c'est alors un simple ULM...
A l'heure où il faut aider les PME stratégiques avec des programmes intéressant directement les forces armées, on peut presque s'étonner que celle-ci n'ait pas figuré sur le plan de relance... Surtout quand le ministre de la Défense s'étonne, comme il le faisait il y a un mois à Mayotte, de ne pas disposer d'un drone endurant à bas coût pour des missions de surveillance à vocation interministérielle. Il est vrai que l'année n'est pas encore terminée.

Le + du Mamouth :
Flying Robots a déjà commencé à plancher sur un drone d'une tonne de charge utile, soit quatre fois la capacité actuelle. Un critère dicté principalement par les besoins des missions à nature humanitaire, en Afrique, qui étaient à l'origine de la création de la société. Avec ce "téléphérique humanitaire sans fil", l'Afrique (et le reste du monde) disposerait d'un moyen peu polluant (30 litres de carburant pour une tonne transportée) et à un coût, là encore, défiant toute concurrence sur courte distance (moins de 500 km).

Notre photo : la station-sol, et le FR102, en arrière-plan (crédit JM Tanguy).
CE TEXTE ET LA PHOTO QUI L'ACCOMPAGNENT NE PEUVENT ETRE COPIES SANS AUTORISATION

lundi 9 novembre 2009

La relance par la vedette

On en sait un peu plus sur notre investissement en matière de vedettes littorales, sur le site officiel de la gendarmerie. La DGA a notifié le 30 septembre un contrat de huit embarcations de surveillance du littoral et portuaire (EBSLP) à Raidco Marine, installée à Lorient et UFAST, sis à Quimper. Ce contrat est financé par le volet défense du plan de relance.
Les premières seront livrées entre l'été 2010 et le premier trimestre 2011. Le marché s'étalera sur 18 mois. Les EBSLP seront basées à Marseille, Le Havre, Dunkerque, Montoir-de-Bretagne (44).
D'une masse de 10 tonnes, elles devraient pouvoir filer à 30 noeuds et opérer 24 heures en mer. L'équipage de conduite comptera deux marins, qui peuvent être renforcés par une équipe d'intervention de six hommes. Une mitrailleuse ANF1 peut être mise en oeuvre, depuis la proue.

Le + du Mamouth :
Raidco, qui exporte une partie de sa production en Afrique, a également gagné d'autres marchés avec l'administration, dans le secteur du contrôle de l'immigraiton illégale. C'est le cas à Mayotte, où un Raidco semi-rigide (le deuxième dans cette zone) sera très prochainement livré à la gendarmerie. C'est aussi Raidco qui a construit les patrouilleurs de la gendarmerie, dont celui qui opère à Mayotte.

mercredi 21 octobre 2009

Un VBCI sort toutes les 36 heures des chaînes de Nexter

Effet du plan de relance, et des commandes budgétaires, c'est désormais toutes les 36 heures q'un VBCI sort des chaînes de Nexter, m'apprend-on au colloque de Défense et Stratégie consacré à l'impact des activités de Défense.
Le plan de relance impactant jusqu'aux petits sous-traitants, et touchant, incidemment, le coeur de cible a qui Hervé Morin destinait à la mesure.

mercredi 14 octobre 2009

Exotique mais bénéfique

Parmi les 30 MEUR de rechanges Rafale (notre post de ce matin), Thales aurait bénéficié de commandes pour au moins deux de ses divisions : aéronautique (radars RBE-2 et guerre électronique Spectra) et optronique (OSF). Evidemment, de telles commandes aurait été passées dans le futur, mais les anticiper, c'est un levier pour les sous-traitants, parfois logés autour des établissements comme c'est le cas autour de Pessac (Gironde).
Réussir à toucher des PME, c'est aussi in fine atteindre les objectifs du plan de relance. Restera à tirer les traits pour les additions finales, et voir le nombre de PME qui auront effectivement été sauvées par ces contrats de rechanges, et plus globalement, ce plan de relance.

Le + du Mamouth :
D'aucuns estiment que le rétrofit des 10 premiers Rafale Marine, au standard F1, aurait dû faire partie du plan de relance, mais la réactivité de la DGA à financer beaucoup de choses aura, in fine, laissé les chasseurs de côté (seulement deux Rafale neufs payés). Résultat, certains n'ont pas abandonné d'aller au "braquo" dans la trésorerie de reprise non utilisés dans d'autres ministères.
Car ne l'oublions pas, l'avantage étant qu'avec le plan de relance, on n'a pas à justifier ses choix de commandes à Bruxelles. Acheter deux Caracal de plus pour la SAR, à Lanvéoc, dans ce même cadre, aurait ainsi permis d'éviter de s'aventurer dans un appel d'offres difficile.

Les curiosités du plan de relance

Plusieurs contrats seront encore annoncés d'ici la fin de l'année, dans le cadre du plan de relance, mais ils resteront faibles en valeur. Difficile de savoir s'il faut classer dans ceux-là deux révélés la semaine dernière par le CEMA, lors de son audition à l'assemblée nationale. Le général Georgelin, faisant le récapitulatif des emblématiques (BPC, Rafale, VBCI) a conclu sa liste par deux commandes qui n'avaient pas été médiatisées : des rechanges (de nature non précisée) destinées au Rafale, pour 50 MEUR, et plus étonnant encore, la mise aux normes de l’installation de conditionnement d’air du SNLE « Le Triomphant », pour 11 MEUR.
Dans les deux cas, on ignore à qui profitent ces contrats.

mardi 22 septembre 2009

42 MEUR d'études pour le terrestre relancé

Le plan de relance a bénéficié pour 42 MEUR d'études au secteur terrestre, a annoncé Christian Mons, ce matin, lors d'un point consacré aux effets de cette enveloppe. Le volet total, tous secteurs confondus, porte sur 110 MEUR : le terrestre, pas forcément dopé par la LPM, se rattrappe donc un petit peu, et décroche donc 48% des fonds.
Cette enveloppe se décompose en 14 MEUR au profit de l'électronique et optronique, 13 MEUR pour la simulation (Battlelabs) et 4 MEUR pour les munitions intelligentes. Le différentiel, soit 11 MEUR est essaimé.
Ces contrats ont essentiellement profité aux grands donneurs d'ordres, estime Christian Mons, mais ces derniers en reversent en moyenne 30% à des tiers : PME de l'armement, SSII, sociétés de conseil, etc.
Le premier bénéficiaire en valeur des contrats liés à des matériels est Nexter. La société s'est vu notifier un contrat d'un milliard d'euros pour 332 VBCI et un deuxième de 15 MEUR pour autant d'Aravis. Loin derrière on trouve Eurocopter (EADS), crédité de 225 MEUR pour 5 Caracal. Un contrat qui profite à près de 250 PME, qui fabriquent 50% de la valeur marchande de l'hélicoptère, indique-t-on.
Suivent Thales avec 187 MEUR (TDA, 30 MEUR ; TCF, 50 MEUR ; TOSA, 107 MEUR), puis CNIM avec 59 MEUR (engins de débarquement), Panhard avec 36 MEUR (montée de cadence des PVP) et Sagem, avec 35 MEUR, dont les crédits ont été développés dans un post précédent. Très loin derrière, on trouve d'authentiques PME, comme Deschamps, dont les 25 kits antisable ont consommé 2,5 MEUR. C'était un des premiers contrats notifiés dans le cadre du plan de relance : Hervé Morin voulait illustrer le fait qu'il profitait avant tout aux PME.

Le + du Mamouth :
Hervé Morin raconta un jour que le volet défense du plan de relance fut initié sur un coup de fil avec le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, après un déjeuner avec des acteurs du domaine. Si les effets sont globalement bénéfiques, les bénéficiaires commencent à s'inquiéter de "l'après", qu'il faudra donc préparer essentiellement avec des contrats exports. Une lecture du post précédent permettra de comprendre que les contrats exports sont encore difficiles à conquérir dans le secteur terrestre, parfois pour des raisons... administratives. CQFD.
Vilipendée dans son soutien aux exports, la DGA est en tout cas félicitée pour son engagement et sa réactivité dans le plan de relance, qui a représenté "un surcroît de travail".

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SDTI : coup parti

Le contrat pour l'achat de trois drones SDTI a été récemment notifié par la DGA, à Sagem, nous a confirmé un représentant de l'industriel, ce matin. Ces engins disposeront des nouvelles voilures, permettant d'embarquer plus de carburant. Assez étonnamment, l'engagement de la négociation de ce contat avait été annoncé par la DGA au salon du Bourget, mais la conclusion n'avait pas été confirmée.

Le + du Mamouth :
Le montant du contrat n'a pas été précisé, mais il s'inscrit dans un package de 35 MEUR qui comprend aussi un rétrofit de l'optronique et de la navigation des Caracal français, ainsi qu'une tranche de 450 jumelles Jim-LR, le règlement de la poursuite de l'expérimentation Phoenix. Ce à quoi doivent encore s'ajouter quelques MEUR liés au programme Félin, pas encore notifiés par la DGA, mais qui devraient l'être, dans quelques semaines.

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