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jeudi 15 septembre 2011

Un aviateur parle (enfin)

C'est en temps que n°2 des opérations de l'OTAN à Poggio Renatico (Italie) que le général français Vincent Tesnière s'est exprimé ce matin devant quelques journalistes, d'où une liberté de ton qu'en France, on n'a plus vraiment l'habitude d'entendre. Ce général, basé normalement à Izmir (Turquie) a très vite embarqué dans les opérations, comme ce blog l'avait signalé à l'époque. L'officier a expliqué comment l'Alliance avait progressé dans les délais, passant de trois jours entre l'autorisation de frapper une cible stratégique, et la destruction, à seulement deux-trois heures. Au niveau tactique, le délai est passé assez rapidement à moins d'une heure, quand ce n'était pas ue poignée de seconde, comme les Mirage 2000D l'ont montré, le 19 mars, passé 17h30.
Le général Tesnière a aussi inovoqué l'importance des drones armés, importance qui n'a apparemment pas vraiment raisonné, jusqu'à maintenant, vers Paris. "Avec 30-40 drones armés", la guerre aurait pu être menée sans difficulté. Là où les caveats des uns et les cris d'offraie des autres ont considérablement complexifié les taskings.
Ce n'est plus un scoop, mais c'est utile de le redire, malgré deux entreprises qui s'affirment comme des champions du sujet, l'optronique embarquée est inadaptée aux opérations modernes. Le nombre d'erreurs est resté modéré -de l'ordre de 2 pour mille- néanmoins, l'optronique est bien au coeur de ces erreurs. Il y a donc urgence à faire évoluer cette carence capacitaire.
Sans parler, même, du remplacement de nos tankers, dont la flotte future sera réduite de 14 à 11 -si elle est bien modernisée-. Or, constate-t-on, sur la trentaine de ravitailleurs en vol, "les quatre-cinquièmes sont fournis par les Etats-Unis". Et parfois, les FAS, qui ont beaucoup donné depuis 1964 avec les mêmes avions (1), ne peuvent apporter qu'un tanker par jour.
Pas besoin d'avoir fait l'école de l'Air pour savoir que c'est le nombre de tankers disponibles qui fixent le rythme et le volume d'une campagne, et non le nombre de chasseurs, contrairement à ce qu'on croit souvent. Sans ces précieux tankers américains, Unified Protector n'aurait pas pu se poursuivre, dès le mois d'avril. §A l'époque, il n'était pas question d'installer le moindre avion en Libye. Même aujourd'hui, il n'est pas question de le faire : les terrains ne sont tout simplement "pas assez sûrs".
On imagine d'autant mieux le casse tête pour les sécurités française et britannique qui faisaient poser, ce matin, des avions gouvernementaux à Tripoli...

(1) franchement, quel ministre irait au travail dans une DS de 1964 (donc non blindée, en plus...) ?