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lundi 24 août 2009

L'Afghanistan, au coeur des campagnes électorales occidentales

Tout est plus court, aux Etats-Unis, on sera donc, en novembre 2010, aux élections de mi-mandat (législatives) aux Etats-Unis. Le moment où Barack Obama sera attaqué sur son bilan économique, mais aussi et évidemment sur son bilan afghan. Or, on voit mal comment le commandant en chef pourrait améliorer son bilan d'ici là, en 420 jours, là où presque 4.000 n'ont pas suffi.
Sans, non plus, envoyer de troupes supplémentaires. On l'a vu, dans le dernier sondage paru dans le Figaro, les Américains interrogés étaient partagés sur les objectifs de la guerre en Afghanistan (un peu moins que les Français quand même). Qui fut, rappelons, celle de l'immédiate 11-septembre 2001 : il fallait frapper Al-Qaeda dans son coeur, là où elle formait ses terroristes. Cela fait huit ans déjà...
Comme Obama, la chencelière allemande sera jugé à l'automne... 2009 sur son bilan économique (l'Allemand est un pragmatique, c'est connu) mais aussi afghan. Des milliers d'Allemands sont allés en Afghanistan, dans les années 60-70, et le pays est connu. Les réticences de l'Allemand moyen à s'engager dans les guerres aussi : Angela Merkel a donc sans doute commis une erreur hier en expliquant sincèrement qu'elle n'avait pas de date à livrer, sur le retrait des troupes. Mais que le retrait interviendrait quand les conditions seraient retenues. C'est une réponse honnête qui pourrait inspirer quelques uns, mais qui a sans doute rebuté quelques Allemands. Son opposant direct Franck Walter Stenmeier, a quant à lui réclammé un calendrier "concret".
Je n'évoquerai pas les misères que la presse inflige à Gordon Brown sur le registre du sous-équipement du soldat britannique en Afghanistan : c'est régulièrement rappelé sur ce blog.
Quant à chez... nous, l'Afghanistan persiste à rester un sujet modeste, étouffé, dans les devoirs de rentrée, par la grippe, les impôts, le retour de la délinquance. Les sujets de société, comme on dit. Seule la volonté soulevée par les sénateurs socialistes ici (http://lemamouth.blogspot.com/2009/08/urgent-les-senateurs-socialistes.html) et ici (http://lemamouth.blogspot.com/2009/08/boulaud-previent.html) pourrait -éventuellement- impacter le débat parlementaire de rentrée. Et avec d'autant plus de résonnance si d'ici là, ou après cela, les pertes, ou une erreur de tir intervenaient. Il ne faut pas non plus écarter une communication offensive des Verts sur le sujet, qui se sont toujours montrés offensifs, lors des -rares- débats liés à l'Afghanistan. Les fusions d'intérêts se produisent souvent plus avec des "contre" qu'avec des "avec"...