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lundi 21 février 2011

Rien ne change, tout change

Une patrouille de légionnaires du 2e REG quitte la FOB Kutchbach lors d'une patrouille à pied sur le marché de Tagab, en décembre 2010 (crédit : Jean-Marc Tanguy).

La perte du chasseur alpin, en Kapisa, hier, intervient dans des conditions un peu particulières. Qu'il ne faut pas sur-commenter, mais pas occulter non plus.
D'abord, l'attaque s'est déroulée, une fois de plus, de nuit. Depuis plusieurs mois, et particulièrement depuis décembre, les insurgés combattent la nuit, ce qu'ils ne faisaient pas aussi volontairement et habilement, auparavant. Faut-il y voir le fait qu'ils possèdent, ce qui a déjà été écrit ici, des systèmes de vision nocturne ? Ce qui est sûr, aussi, est qu'ils n'ont pas hésité à tenter le coup, de nuit, avec un RPG, alors que lanceurs et munitions sont assez parcimonieusement utilisés, déjà, de jour. Les conditions de ce tir accréditent, enfin, ce qu'on savait déjà : les insurgés sont bien renseignés. Ou ils dorment avec leurs armes à portée de main. Ou les deux.
C'est que les insurgés, comme les Français, d'ailleurs, subissent une forme de pression pour atteindre leurs résultats. Les Français, de mettre en service la MSR (main supply road), pour laquelle ils se battent depuis l'arrivée de la TF Chimère en Kapisa, à l'été 2008. Il y a plus de deux ans et demi. Les Américains, qui commandent le RC-East, sont patients, mais ils veulent maintenant des résultats. Vite.
Les insurgés ont un autre problème, mais qui porte aussi sur le temps. Les Français leur ont causé d'importantes pertes depuis décembre. La mort du commando marine Jonathan Lefort, en décembre, leur a coûté 26 hommes, raides morts, en une nuit. Les dernières opérations de fin janvier et début février (Storm Lightning), autant, et un chef, de surcroît. Sans compter les "oubliés" des bilans. Certains n'hésitent pas à dire que dans les vallées, depuis plusieurs mois, les réseaux insurgés ont été désorganisés. En vallée d'Afghanya, ils ont même été expulsés par les habitants (1).
Ces bras manquent aujourd'hui, mais comme on n'a jamais pu, avec certitude, estimer l'opposition insurgée en Kapisa, il serait hasardeux d'évoquer précisément le nombre d'insurgés motivés restant prêts à combattre dans la durée. Il n'est cependant pas inutile de le constater : les insurgés sont particulièrement inventifs, et aux abois, ils le seront encore plus.

(1) comme le veut la légende.