Un Tigre aux couleurs de la confrérie Tiger coiffe le Caïman confié au GAMSTAT. Il ne faisait pas chaud, aujourd'hui, portières ouvertes, au-dessus de la Drôme. Peut-être ce qui explique l'absence d'intérêt de la presse, moitié moins nombreuse que pour l'arrivée du Caïman dans la marine, il y a deux mois (photo : Jean-Marc Tanguy).
Le CEMAT a volé aujourd'hui sur Caïman, entre Orange et Valence, base du GAMSTAT. Il s'est félicité de l'arrivée du nouveau appareil, 20 ans apès le lancement du programme. 34 appareils ont déjà été commandés fermes, 34 autres doivent l'être cette année. Et le CEMAT en espère "encore un certain nombre, j'espère que ce sera en nombre suffisant" a-t-il déclaré devant la presse.
La cible de l'ALAT porte sur 133 machines. Le magazine Air&Cosmos annonçait vendredi qu'il ne fallait pas attendre de commande supplémentaire au-delà des 68 premiers appareils.
Selon le CEMAT, au moins une autre commande doit intervenir en 2015. Un dossier de presse évoque la commande des "65 suivants" à partir de cette date.
Comme son prédécesseur, le CEMAT a marqué son attachement à l'ALAT en évoquant les résultats obtenus en Libye et en Afghanistan. "Nos hélicoptères sauvent des vies en Afghanistan (1), et le Tigre a gagné sur ce théâtre ses lettres de noblesses" a-t-il constaté en ajoutant : "les fantassins de Kapisa nous disent que la seule apparition du Tigre produit un effet immédiat". Et le COMALAT d'ajouter :"maintenant, ce sont même les Afghans qui le disent."
Le général Ract-Madoux a aussi rappelé en trois chiffres l'engagement de l'ALAT en Libye. "45% des cibles détruites par la France l'ont été par l'ALAT, qui a agi avec une empreinte particulièrement faible : 15 machines, pour seulement 10% du coût d'Harmattan".
A l'heure des choix budgétaires, un rappel chiffré qui tombe à pic.
(1) l'ISAF a annoncé aujourd'hui la perte d'un hélicoptère en RC-East. Les occupants sont indemnes selon la même source, qui, conformément à ses habitudes, ne donne pas la nationalité ni le type de l'engin.
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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lundi 6 février 2012
lundi 18 octobre 2010
Des Casa en septembre (ouf !)
Un des 19 Casa français, qui fut engagé, comme en témoigne cet emblème, au sein de la MFO, au Sinaï (crédit : Jean-Marc Tanguy).Quoique la livraison de Casa n'ait pas passionné le rédacteur du document de présentation du projet de budget 2011, l'armée de l'air en recevra, effectivement, l'an prochain. Le chef d'état-major de l'armée de l'Air annonce que le premier arrivera en septembre 2011. On ignore par contre combien d'appareils seront livrés au total, l'an prochain.
Afin de pallier les retards de l'A400M produit par EADS, le ministère avait acheté à... EADS huit Casa 235. La non-évocation de leur livraison en 2011, avait déclenché quelques instants de frayeur chez les intéressés, dans un budget qui ne fait pas particulièrement la part belle à ce qui vole.
A terme, l'armée de l'air opèrera donc une flotte de 27 Casa.
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lundi 20 septembre 2010
Niamey direct (actualisé-1)
Trois ATL-2, les deux venus de Lann Bihoué vendredi matin, et celui de Dakar ont bel et bien été déployés à Niamey (Niger), confirment des sources françaises sur place. Ils ont quitté l'aéroport de la capitale ce matin et n'y sont pas revenus depuis. Un ATL-2 peut voler une dizaine d'heures. RFI, qui effectue une large couverture des évènements depuis la semaine dernière, assure qu'au moins 20 heures de vol ont déjà été enregistrées, et que cinq équipages complets sont présents dans le pays.
Des Mirage étaient également visibles hier. Un déploiement sur un aérodrome du nord du pays est vraisemblable.
On évoque aussi le transit, à Niamey, de près de 300 militaires, en provenance du Tchad, et leur "parachutage", dans la foulée dans une zone voisine. Un scénario évidemment non confirmé, mais plausible. On sait cependant que les recherches pédestres en plein désert, sans l'apport d'un moteur et de quatre roues, sont un exercice risqué.
On peut imaginer, cependant, qu'un tel déploiement ne peut pas être réalisé sans l'appoint de plusieurs avions de transport d'assaut : peut-être tous les Transall disponibles en Afrique (Gabon, Sénégal, Tchad, Djibouti), ainsi que des renforts venus de métropole, et d'autres appareils, utilisés à d'autres fins.
Par nature, ce type d'informations sont déjà naturellement difficiles à vérifier. Le black-out total choisi par le ministère de la Défense français n'arrangeant, dans ce cadre, évidemment rien.
Des Mirage étaient également visibles hier. Un déploiement sur un aérodrome du nord du pays est vraisemblable.
On évoque aussi le transit, à Niamey, de près de 300 militaires, en provenance du Tchad, et leur "parachutage", dans la foulée dans une zone voisine. Un scénario évidemment non confirmé, mais plausible. On sait cependant que les recherches pédestres en plein désert, sans l'apport d'un moteur et de quatre roues, sont un exercice risqué.
On peut imaginer, cependant, qu'un tel déploiement ne peut pas être réalisé sans l'appoint de plusieurs avions de transport d'assaut : peut-être tous les Transall disponibles en Afrique (Gabon, Sénégal, Tchad, Djibouti), ainsi que des renforts venus de métropole, et d'autres appareils, utilisés à d'autres fins.
Par nature, ce type d'informations sont déjà naturellement difficiles à vérifier. Le black-out total choisi par le ministère de la Défense français n'arrangeant, dans ce cadre, évidemment rien.
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vendredi 17 septembre 2010
Deux Cougar brièvement mexicains
On aperçoit clairement la cocarde mexicaine apposée sur le Cougar, derrière les officiels mexicain et français (crédit : ambassade de France).L'ambassade de France le confirme : le Mexique a formellement acheté, il y a deux jours, six hélicoptères EC725, qu'on appelle Caracal en France, mais "Cougar" au Mexique. L'accord a été signé en présence de sept sénateurs du groupe d'amitié franco-mexicain.
Comme ce blog le signalait ce matin, la France avait bien envoyé deux Cougar (et non des Caracal) pour le défilé militaire accompagnant les fêtes de l'indépendance mexicaine. La presse mexicaine ajoute un détail croustillant : ces appareils ont reçu des cocardes... mexicaines, le temps du séjour, tout en restant pilotés leurs équipages français.
On apprend aussi que le Caracal a été déployé en Afghanistan -c'est connu- et au Soudan -ça l'était moins...-. Les confrères concluent en ajoutant que les six "Cougar" (donc des Caracal) seront livrés à partir de 2011.
Il demeure cependant une petite ambiguité, au terme de cette littérature, afin d'établir si ces six Cougar sont en fait l'affermissement de la commande annoncée à l'occasion de la venue du président français, en mars 2009. Ou le doublement de la quantité évoquée par une lettre d'intention signé lors du passage d'Hervé Morin (avril 2010). Ou encore autre chose.

Un des deux Cougar du 5e RHC avec ses cocardes mexicaines, et la délégation de saint-cyriens (crédit : DR).
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samedi 4 septembre 2010
Qui dirige… l’EATC ?
C’est un général allemand qui a pris, mercredi, le commandement du commandement européen du transport aérien, à Eindhoven (Pays-Bas). Son adjoint –et chef d’état-major- est un Français, le général de brigade aérienne Alain Rouceau, un pilote de Transall qui aura accumulé plus de 6.000 heures de vol. Il a débuté sa carrière opérationnelle au 1.61 Touraine, avant de commander l’ETOM à Djibouti, le Bigorre (sur Transall Astarté) à Evreux, avant rallier Orléans, comme second de la 61e escadre de transport, puis commandant du Touraine. Il arrive de l’EMAA où il suivait le secteur budget finances.
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lundi 9 août 2010
Un 12e hélicoptère français à KAIA
La France dispose d'un douzième hélicoptère à Kaboul, depuis la mi-juillet. Il s'agit d'un Cougar de l'ALAT mis en oeuvre par les équipages de Pau. A priori, un vrai renfort, et pas le remplacement d'un des deux Cougar déjà présents -ou, au hasard, d'un des trois Caracal présents. Aucune annonce officielle n'a été fait à ce sujet mais l'état-major communique rarement pro-activement sur ces sujets, surtout sur les renforcements de capacités, un sujet particulièrement sensible dans l'opinion et sur la rive droite.
Une quatrième machine pourrait même suivre. Car ce qui est structurant, sur la flotte Cougar particulièrement, mais c'est le cas pour tous les hélicoptères, c'est le lot de déploiement. Et l'ALAT vient justement d'en récupérer un, avec le retour des trois Cougar du Gabon, fin juin, remplacés par quatre Puma. Autant d'évènements en un, qui lui redonne à peine de la marge de manoeuvre, alors que la flotte Cougar est mise à mal par le rétrofit en cours, qui vise à donner des crocs supplémentaires à la bête (autoprotection, FLIR notamment).
C'est très vraisemblablement, ce jeu de bonneteau qui permet à l'ALAT de renforcer sa présence, en Afghanistan. Alors même qu'en 2006, cette même ALAT avait décliné la mise en place des premières machines sur ce théâtre. Elle avait, à l'époque, quelques engagements en Côte d'Ivoire (17 machines) et au Kosovo, et l'année d'après, au Tchad (Eufor). Mais elle aurait très bien pu envoyer des Caracal, ou des Cougar, alors peu mobilisés en opex.
A l'époque, c'est donc l'armée de l'Air qui avait envoyé deux Caracal, portés à trois par la suite (après-Uzbeen). Ces Caracal avaient été relevés par des Cougar à l'automne 2007, puis étaient revenus, ensuite.
L'ALAT, dont les engagements s'étaient réduits, mi-2008, a donc répercuté ses efforts sur l'Afghanistan, avec trois Gazelle (dans l'immédiat après-Uzbeen), puis trois Tigre (été 2009) et deux Cougar. Entretemps, elle avait aussi repris la gestion des hélicoptères du théâtre, structurés en "bataillon d'hélicoptères" (BATHEL), baptisé "Task Force Mousquetaire".
Cette structure regroupe donc désormais trois Caracal Air -avec un équipage "Air"-, trois Cougar, trois Tigre et trois Gazelle. Le remplacement des Gazelle par autant de Tigre a été évoqué, sans concrétisation jusqu'à maintenant, du fait du nombre particulièrement restreint de Tigre au standard afghan.
Une quatrième machine pourrait même suivre. Car ce qui est structurant, sur la flotte Cougar particulièrement, mais c'est le cas pour tous les hélicoptères, c'est le lot de déploiement. Et l'ALAT vient justement d'en récupérer un, avec le retour des trois Cougar du Gabon, fin juin, remplacés par quatre Puma. Autant d'évènements en un, qui lui redonne à peine de la marge de manoeuvre, alors que la flotte Cougar est mise à mal par le rétrofit en cours, qui vise à donner des crocs supplémentaires à la bête (autoprotection, FLIR notamment).
C'est très vraisemblablement, ce jeu de bonneteau qui permet à l'ALAT de renforcer sa présence, en Afghanistan. Alors même qu'en 2006, cette même ALAT avait décliné la mise en place des premières machines sur ce théâtre. Elle avait, à l'époque, quelques engagements en Côte d'Ivoire (17 machines) et au Kosovo, et l'année d'après, au Tchad (Eufor). Mais elle aurait très bien pu envoyer des Caracal, ou des Cougar, alors peu mobilisés en opex.
A l'époque, c'est donc l'armée de l'Air qui avait envoyé deux Caracal, portés à trois par la suite (après-Uzbeen). Ces Caracal avaient été relevés par des Cougar à l'automne 2007, puis étaient revenus, ensuite.
L'ALAT, dont les engagements s'étaient réduits, mi-2008, a donc répercuté ses efforts sur l'Afghanistan, avec trois Gazelle (dans l'immédiat après-Uzbeen), puis trois Tigre (été 2009) et deux Cougar. Entretemps, elle avait aussi repris la gestion des hélicoptères du théâtre, structurés en "bataillon d'hélicoptères" (BATHEL), baptisé "Task Force Mousquetaire".
Cette structure regroupe donc désormais trois Caracal Air -avec un équipage "Air"-, trois Cougar, trois Tigre et trois Gazelle. Le remplacement des Gazelle par autant de Tigre a été évoqué, sans concrétisation jusqu'à maintenant, du fait du nombre particulièrement restreint de Tigre au standard afghan.
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mercredi 9 juin 2010
Un hélicoptère de l'ISAF abattu : quatre morts
Quatre militaires de l'ISAF -des américains a-t-on appris depuis- ont été tués aujourd'hui dans le crash de leur hélicoptère, en Helmand, vient de reconnaître l'ISAF, qui explique également que ces pertes sont imputables au feu ennemi.
Le type de l'hélicoptère n'a pas été précisé. Vu l'endroit, la possibilité que cet hélicoptère soit français, était, pour le coup, hautement improbable, nos appareils n'opérérant que dans l'AOR de la TF La Fayette.
La France déploie 11 hélicoptères en Afghanistan : trois Tigre, trois Caracal, trois Gazelle et deux Cougar. Un peu moins de 150 personnels oeuvrent au sein de la TF Mousquetaire, pour l'essentiel issus des 3e et 5e RHC, et de l'EH 1.67 Pyrénées.
Le type de l'hélicoptère n'a pas été précisé. Vu l'endroit, la possibilité que cet hélicoptère soit français, était, pour le coup, hautement improbable, nos appareils n'opérérant que dans l'AOR de la TF La Fayette.
La France déploie 11 hélicoptères en Afghanistan : trois Tigre, trois Caracal, trois Gazelle et deux Cougar. Un peu moins de 150 personnels oeuvrent au sein de la TF Mousquetaire, pour l'essentiel issus des 3e et 5e RHC, et de l'EH 1.67 Pyrénées.
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mardi 8 juin 2010
Le PR sur le PACDG
Le président de la République sera jeudi matin sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Ce projet de déplacement était dans l'air depuis une quinzaine de jours mais n'a été affermi que ces dernières 48 heures. On ignore si le chef des armées entend faire des annonces, heureuses (deuxième porte-avions) pour la marine, ou malheureuses pour les armées (la rigueur arrive).
Sans qu'il ne faille, évidemment, y voir le moindre symbole, l'Elysée a annoncé aux journalistes qu'eux aussi devront se serrer la ceinture, et qu'un pool (seuls quelques journalistes sont acceptés pour suivre la visite, et doivent céder leurs images) sera constitué, du fait des difficultés pour rallier le bord. Une illustration de plus qu'en matière d'aéromobilité, on commence vraiment à toucher le fond.
Sans qu'il ne faille, évidemment, y voir le moindre symbole, l'Elysée a annoncé aux journalistes qu'eux aussi devront se serrer la ceinture, et qu'un pool (seuls quelques journalistes sont acceptés pour suivre la visite, et doivent céder leurs images) sera constitué, du fait des difficultés pour rallier le bord. Une illustration de plus qu'en matière d'aéromobilité, on commence vraiment à toucher le fond.
vendredi 15 janvier 2010
Les ailes françaises à Haïti (point à 12 h)
Les trois Casa de l'ETOM Antilles devraient poursuivre leurs brouettages, aujourd'hui. Un premier vol a déjà a été réalisé ce matin, et un deuxième doit suivre.
Les vols prennent 3h30 pour rallier Port-au-Prince, avec une escale limitée à la portion congrue (10 minutes) pour limiter l'encombrement du tarmac et l'exposition à d'éventuels risques de pillages. A l'aller, les Casa trnasportent principalement du fret lié aux équipes d'intervention, ainsi que de l'eau potable. Au retour, ils rapatrient des blessés, redispatchés ensuite dans les hôpitaux de Guadeloupe et de la Martinique.
On l'a vu hier sur la piste, un A310 de l'Estérel est toujours dans cette zone, où il venait, à l'origine, effectuer une relève. La difficulté, pour les opérations des uns et des autres restant l'encombrement du ciel haïtien et de l'aéroport international local. Très vite, aussi, d'autres problèmes pourraient se poser : sécurité des opérations, et approvisionnement en kérosène.
NB : les deux hélicoptères (Fennec et Puma) qui devaient rallier Port-au-Prince dans la nuit sont finalement restés aux Antilles, vient-on d'apprendre, sans plus d'explications.
Les vols prennent 3h30 pour rallier Port-au-Prince, avec une escale limitée à la portion congrue (10 minutes) pour limiter l'encombrement du tarmac et l'exposition à d'éventuels risques de pillages. A l'aller, les Casa trnasportent principalement du fret lié aux équipes d'intervention, ainsi que de l'eau potable. Au retour, ils rapatrient des blessés, redispatchés ensuite dans les hôpitaux de Guadeloupe et de la Martinique.
On l'a vu hier sur la piste, un A310 de l'Estérel est toujours dans cette zone, où il venait, à l'origine, effectuer une relève. La difficulté, pour les opérations des uns et des autres restant l'encombrement du ciel haïtien et de l'aéroport international local. Très vite, aussi, d'autres problèmes pourraient se poser : sécurité des opérations, et approvisionnement en kérosène.
NB : les deux hélicoptères (Fennec et Puma) qui devaient rallier Port-au-Prince dans la nuit sont finalement restés aux Antilles, vient-on d'apprendre, sans plus d'explications.
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mercredi 6 janvier 2010
Notre projection dans une très sale passe
Il faudrait être sourd pour ne pas comprendre que l'A400M, si A400M il devait y avoir, va coûter beaucoup plus cher de prévu. Ceci, alors que les lignes budgétaires en matière de projection doivent aussi, actuellement, régler un surcroît de consommation d'An-124 lié à notre renforcement en Afghanistan (mais c'est pas le même compte va-t-on dire...).
A payer, aussi, des grandes visites de Transall non prévues à l'origine. Ainsi que l'achat de huit Casa, profitant, cela ne s'invente pas, au groupe à l'origine des retards de l'A400M. Et, si le marché Rafale brésilien aboutissait, nous avons aussi promis d'acheter des KC-390.
Pour compléter cet optimiste fond de tableau, rajoutons que l'on n'a toujours pas en vue de décision sur le contrat MRTT (pour remplacer, entre autres, les C-135FR à bout de souffle, en service depuis 1964 !), qui aurait dû être initié, en 2007, par un décision de lancement signé, in extremis, par MAM, avant de quitter Brienne. Si l'on en croit les auditions parlementaires, notamment celle du DGA, l'industrie a manqué une occasion quasi historique de décongeler ce dossier, en refusant de faire des efforts tarifaires (on parle bien du même industriel qui a réussi à cette spectaculaire réussite budgétaire qu'est l'A400M...). Deux queues blanches auraient pu, ainsi, soulager notre effort de projection, et constituer la tête de série.
Sur l'A400M, la France a déjà dit, pour sa part qu'elle ne réduirait pas la taille de sa flotte (50 avions), et qu'elle était prête à prendre à son compte une partie du surcroît de dépense. Réglé par le grand emprunt ? Ou par la congélation du deuxième porte-avions, ou d'une kyrielle de programme de cohérence, essentiels et déjà sacrifiés ?
Le rappel du Mamouth :
Puisqu'on est en début d'année, rappel des quelques autres sujets pénibles, sur lesquels on n'a pas pris non plus beaucoup d'avance : l'achat de missiles annoncés pourtant comme étant une urgence opération pour l'Afghanistan (1), et le lancement des futurs drones français, tactiques et MALE.
(1) c'est l'exposition des servants de Milan qui est mis en avant pour accélérer l'achat de ces postes de tirs. Aucune statistique de tir n'est disponible, mais on n'aurait tout simplement jamais tiré autant de ces missiles en opérations, depuis l'entrée en service de cet engin dans l'armée de Terre. Peut-être une exagération due à l'enthousiasme, en tout cas, l'engin sert, c'est indéniable.
A payer, aussi, des grandes visites de Transall non prévues à l'origine. Ainsi que l'achat de huit Casa, profitant, cela ne s'invente pas, au groupe à l'origine des retards de l'A400M. Et, si le marché Rafale brésilien aboutissait, nous avons aussi promis d'acheter des KC-390.
Pour compléter cet optimiste fond de tableau, rajoutons que l'on n'a toujours pas en vue de décision sur le contrat MRTT (pour remplacer, entre autres, les C-135FR à bout de souffle, en service depuis 1964 !), qui aurait dû être initié, en 2007, par un décision de lancement signé, in extremis, par MAM, avant de quitter Brienne. Si l'on en croit les auditions parlementaires, notamment celle du DGA, l'industrie a manqué une occasion quasi historique de décongeler ce dossier, en refusant de faire des efforts tarifaires (on parle bien du même industriel qui a réussi à cette spectaculaire réussite budgétaire qu'est l'A400M...). Deux queues blanches auraient pu, ainsi, soulager notre effort de projection, et constituer la tête de série.
Sur l'A400M, la France a déjà dit, pour sa part qu'elle ne réduirait pas la taille de sa flotte (50 avions), et qu'elle était prête à prendre à son compte une partie du surcroît de dépense. Réglé par le grand emprunt ? Ou par la congélation du deuxième porte-avions, ou d'une kyrielle de programme de cohérence, essentiels et déjà sacrifiés ?
Le rappel du Mamouth :
Puisqu'on est en début d'année, rappel des quelques autres sujets pénibles, sur lesquels on n'a pas pris non plus beaucoup d'avance : l'achat de missiles annoncés pourtant comme étant une urgence opération pour l'Afghanistan (1), et le lancement des futurs drones français, tactiques et MALE.
(1) c'est l'exposition des servants de Milan qui est mis en avant pour accélérer l'achat de ces postes de tirs. Aucune statistique de tir n'est disponible, mais on n'aurait tout simplement jamais tiré autant de ces missiles en opérations, depuis l'entrée en service de cet engin dans l'armée de Terre. Peut-être une exagération due à l'enthousiasme, en tout cas, l'engin sert, c'est indéniable.
mardi 29 décembre 2009
Transallito, el magnifico !

Un Casa 235 de l'escadron 1.62 Vercors s'est projeté au Tchad du 8 au 17 décembre, nous apprend une brève du site internet de l'EMA. Sans surprise, l'expérimentation vise à confirmer l'aptitude du Transallito à remplir le spectre de missions tenues, dans le cadre d'Epervier, par le Transall, qui se fera de plus en plus rare. La masse emportée en moins, évidement, même si, précise le texte, la capacité d'emport du CN235 a légèrement augmenté, ces dernères années.
Trois Transall opèrent en temps normal, dans le cadre d'Epervier, soit 6% de la flotte actuelle.
L'armée de l'Air devrait bénéficier d'un appoint de 8 Casa, dans le cadre du plan de soudure avec l'A400M, portant ainsi la flotte à 27 appareils.
Le + du Mamouth :
Toujours discret, le Casa a participé à plusieurs opex ces dernières années, au Kosovo, mais surtout, en Côte d'Ivoire, et, depuis le crash du Twin Otter, au Sinaï, dans le cadre de la MFO. A chaque fois, le Transallito s'est avéré très tactique, sauf que sans blindages et sans système d'autoprotection, il devra céder la place, en période grise, à des appareils tactiques, désormais plus rares.
Nos photos : le Casa du Vercors, au-dessus du Tchad (en haut) et un Transall d'Evreux, au sol (crédits : EMA)

dimanche 13 décembre 2009
3.700 heures de vol d'essais prévus
Sauf (nouvel) imprévu, Airbus a prévu de consacrer 3.700 heures de vol aux essais de l’A400M. Les deux premiers avions (MSN 1 et MSN2) y consacreront 1.200 et 1.100 heures, tout en embarquant la plus forte masse de matériel d’essais (16 tonnes…). Les MSN 3 et MSN4 s’engageront sur 975 et 870 heures respectivement, tout en emportant moins d’instruments d’essais. Enfin, MSN5 n’effectuera que 225 heures de vol.Théoriquement, et si l’on croit la promesse (janvier 2009) d’EADS de livrer le premier exemplaire de série trois ans après le vol du prototype, la France devrait donc obtenir le sien en décembre 2012. Mais d’ores et déjà, la date a déjà glissé à « début 2013 », ce qui démontre qu'en matière de calendier, il faut se méfier des promesses. L’armée de l’Air estime qu’il faudra encore attendre au moins dix-huit mois avant de l’engager en opex. Il faudra que l'avion passe sous les fourches caudines du CEV (centre d'essais en vol, dépendant de la DGA) et du centre d'expériences aériennes militaires (CEAM, référent de l'armée de l'Air). Il y a fort à parier que comme le Rafale, l'A400M n'aura pas tous les équipements et capacités prévus, et qu'il faudra passer plusieurs "steps". Il aura fallu presque 10 ans pour que le Rafale arrive à un standard totalement polyvalent, et même s'il n'y a pas d'armements sur l'A400M, la forte proportion de systèmes (comparé au Transall) fait redouter quelques difficultés pour le premier client servi : la France.
D’ores et déjà, Airbus a indiqué les sites où se dérouleront les tests les plus extrêmes. L’A400M ira procéder à ses essais temps froid à Keflavik (Islande), ainsi qu’au Groenland, en Suède et au Canada. Les essais temps chauds seront réalisés en Guyane et aux EAU. Les essais en altitude seront effectués depuis la Bolivie et la Colombie. La Tunisie accueillera les opérations en atmosphère sabloneuse.
Notre photo : l'A400M capté par le chase plane, une Corvette d'Aerovision. Un F/A-18, dans le sillage du quadrimoteur évoque les futures missions de ravitaillement en vol, pour lesquelles aucune date fiable n'est encore disponible. (crédit : EADS)
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jeudi 12 novembre 2009
Un Merlin sur le flanc
Un des hélicoptères Merlin de la Royal Air Force qui effectuait sa MCP Afghanistan en Californie a terminé sa mission sur le flanc. L'accident s'est produit de nuit, lundi, et a blessé trois des douze occupants de l'appareil. Il intervient à quelques jours du déploiement de ces Merlin en Afghanistan.
Le + du Mamouth :
Le Merlin peut emporter 20 passagers et il est donc présenté par le gouvernement de Gordon Brown comme une des façons de combler le gap capacitaire en matière d'aéromobilité.
La Grande-Bretagne déploie une vingtaine d'hélicoptères dans le sud-afghan mais seuls moins de la moitié, les Chinook HC2, ont une capacité d'aérotransport réelle. En 2010, la RAF doit envoyer un complément de Chinook HC2 en Afghanistan, grâce au rétrofit de huit Chinook ex-HC3.
Le + du Mamouth :
Le Merlin peut emporter 20 passagers et il est donc présenté par le gouvernement de Gordon Brown comme une des façons de combler le gap capacitaire en matière d'aéromobilité.
La Grande-Bretagne déploie une vingtaine d'hélicoptères dans le sud-afghan mais seuls moins de la moitié, les Chinook HC2, ont une capacité d'aérotransport réelle. En 2010, la RAF doit envoyer un complément de Chinook HC2 en Afghanistan, grâce au rétrofit de huit Chinook ex-HC3.
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mardi 3 novembre 2009
Largages BA en danger
C'est la première que le sujet arrive sur la table, ou, pour tout dire, au-dessus des DZ : la capacité de largage à très basse altitude de l'armée de l'Air est en danger, compromise par le manque de disponibilité des ATT. Selon le rapporteur du budget Air, Jean-Claude Viollet (1), il ne resterait plus qu'un ATT disponible cinq semaines par an pour ce genre d'entraînement. C'est dire à quel point on commence à toucher le fond du tonneau. L'entraînement tactique au RESEVAC est, de la même façon, menacé, révèle le rapporteur qui annonce par ailleurs : "À ce jour, l’armée de l’air estime d’ores et déjà avoir perdu la compétence de largage à basse altitude et le processus est engagé pour la direction de dispositifs aériens complexes, du type évacuation de ressortissants ou ponts humanitaire. Ce sont là des aptitudes lentes à acquérir et qui peuvent être très rapidement perdues. L’armée de l’air nous a remis un document assez éloquent qui évoque la perte des compétences dans le temps, à moyens constants."
Théoriquement, il reste une cinquantaine de Transall, mais leur dispersion outremer et sur le front des opérations, et évidemment, les opérations de recyclage de la disponibilité ont fragilisé le cycle d'entretien des qualifications, comme ce blog vous l'avait déjà expliqué.
Les parachutistes rencontrant également, depuis des années, des difficultés à "faire leurs sauts". Cette année encore, une séance de saut au moins a dû être annulée purement et simplement avec la panne du seul avion descendu dans le sud...
(1) également co-rapporteur d'un rapport d'information sur les drones, Viollet travaille pas mal puisqu'il participa aussi à un rapport sur l'aéromobilité, en début d'année.
Théoriquement, il reste une cinquantaine de Transall, mais leur dispersion outremer et sur le front des opérations, et évidemment, les opérations de recyclage de la disponibilité ont fragilisé le cycle d'entretien des qualifications, comme ce blog vous l'avait déjà expliqué.
Les parachutistes rencontrant également, depuis des années, des difficultés à "faire leurs sauts". Cette année encore, une séance de saut au moins a dû être annulée purement et simplement avec la panne du seul avion descendu dans le sud...
(1) également co-rapporteur d'un rapport d'information sur les drones, Viollet travaille pas mal puisqu'il participa aussi à un rapport sur l'aéromobilité, en début d'année.
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vendredi 30 octobre 2009
Un C-135FR contre une ambassade
Le Figaro, qui a accompagné Thierry Mariani au Kirghizistan a ramené ce qui est sans doute une des explications au départ forcé de la France. C'est tout simplement parce que la France, en fait, le chef de l'Etat avait promis d'y ouvrir une... ambassade. Ce qui n'avait pas été fait, ce qui fache les kirghizs, dernier peuple de la zone à ne pas avoir "son" ambassade de France. Le Figaro ajoute que les autorités locales dénoncent l'absence de visites de haut niveau et de coopération économique avec la France.
A ce prix-là, il ne valait peut-être pas mieux rester, en effet.
Le C-135FR français, et son homologue espagnol campent désormais à Douchanbe. Qui confirme donc tout l'intérêt qu'il y avait à ne pas fermer ce point stratégique, un des rares du théâtre directement en contact avec l'Afghanistan, mais, loin de la menace insurgée. Cela complique évidemment la logistique pétrolière, un peu plus la logistique mécanique du ravitailleur. Mais, et il y a sûrement dans le coin un proverbe à base de chameau, pour aller loin...
Rappelons que les forces aériennes startégiques(FAS) mettent en oeuvre 11 C-135FR et trois KC-135 (qui ne sont pas aptes, eux, aux opex), âgés de 45 ans. Un peu comme si l'armée de Terre utilisait encore des AMX30 et des MAT-49.
Le renouvellement de ces avions aurait dû commencer en 2007, au départ de MAM : on a donc déjà perdu un temps précieux. Outre le ravitaillement en vol conventionnel et nucléaire, les C-135 mettent en oeuvre le kit Morphée, pouvant évacuer jusqu'à 11 blessés sous assistance respiratoire.
A ce prix-là, il ne valait peut-être pas mieux rester, en effet.
Le C-135FR français, et son homologue espagnol campent désormais à Douchanbe. Qui confirme donc tout l'intérêt qu'il y avait à ne pas fermer ce point stratégique, un des rares du théâtre directement en contact avec l'Afghanistan, mais, loin de la menace insurgée. Cela complique évidemment la logistique pétrolière, un peu plus la logistique mécanique du ravitailleur. Mais, et il y a sûrement dans le coin un proverbe à base de chameau, pour aller loin...
Rappelons que les forces aériennes startégiques(FAS) mettent en oeuvre 11 C-135FR et trois KC-135 (qui ne sont pas aptes, eux, aux opex), âgés de 45 ans. Un peu comme si l'armée de Terre utilisait encore des AMX30 et des MAT-49.
Le renouvellement de ces avions aurait dû commencer en 2007, au départ de MAM : on a donc déjà perdu un temps précieux. Outre le ravitaillement en vol conventionnel et nucléaire, les C-135 mettent en oeuvre le kit Morphée, pouvant évacuer jusqu'à 11 blessés sous assistance respiratoire.
jeudi 29 octobre 2009
Les équipements des C-160 externalisés
La maintenance de tous les équipements de bord des Transall français, particulièrement l'avionique (radar, planche de bord, etc) et les systèmes de guerre électronique va être totalement externalisée. Cette première contient plusieurs innovations puisque l'industriel, ou l'équipe industrielle retenue aura la totale responsabilité du package et du parc Transall (1), la maintenance de l'avion lui-même restant assurée, par l'AIA de Clermont Ferrand, qui dépend du service industriel de l'aéronautique (SIAe), partie intégrante de l'armée de l'Air et des ESTA (escadrons de soutien technique aéronautique) d'Evreux et Orléans.
L'appel d'offres relatif à cette externalisation, Explorer, est en cours d'achèvement, et le contrat est attendu assez rapidement, pour une mise en oeuvre début 2010.
Le parc Transall compte un peu moins d'une cinquantaine d'avions, et va reprendre sa décroissance, cette année, après une temporisation liée aux retards à répétition de l'A400M.
Il devrait rester des Transall jusuq'en 2018 au moins, une série de grande visites, pour 10 appareils supplémentaire, étant prévue.
Le + du Mamouth :
Dans les contenders déclarés figurent la joint venture OEM Defense Services, dont la création avait été annoncée le 17 juin 2009, pour regrouper les forces de trois français (Thales, Safran, Zodiac) auxquels s'étaient associés l'Allemand Diehl et Liebehr Aerospace. Presque paradoxalement, la première affaire sur laquelle concourt la JV concerne un appareil en fin de vie, alors que les cinq partenaires, en s'associant, lorgnaient plutôt sur le MCO du Tigre, du NH90 et de l'A400M.
Des contrats globaux de ce type sont plutôt rares, mais Thales en a déjà gagné un en France, ainsi qu'en Inde, pour le MCO des Mirage 2000.
(1) incluant, vraisemblablement, la gestion du stock de rechanges. Dans la même veine, rappelons qu'Eurcopter commence actuellement des grandes visites de Caracal à Cazaux, sur une base de l'armée de l'Air : dans les deux cas, il s'agit de gagner en disponibilité, avec des axes d'attaques légèrement différents. Mais avec les mêmes conséquences : l'industrie prend plus d'importance dans le MCO.
L'appel d'offres relatif à cette externalisation, Explorer, est en cours d'achèvement, et le contrat est attendu assez rapidement, pour une mise en oeuvre début 2010.
Le parc Transall compte un peu moins d'une cinquantaine d'avions, et va reprendre sa décroissance, cette année, après une temporisation liée aux retards à répétition de l'A400M.
Il devrait rester des Transall jusuq'en 2018 au moins, une série de grande visites, pour 10 appareils supplémentaire, étant prévue.
Le + du Mamouth :
Dans les contenders déclarés figurent la joint venture OEM Defense Services, dont la création avait été annoncée le 17 juin 2009, pour regrouper les forces de trois français (Thales, Safran, Zodiac) auxquels s'étaient associés l'Allemand Diehl et Liebehr Aerospace. Presque paradoxalement, la première affaire sur laquelle concourt la JV concerne un appareil en fin de vie, alors que les cinq partenaires, en s'associant, lorgnaient plutôt sur le MCO du Tigre, du NH90 et de l'A400M.
Des contrats globaux de ce type sont plutôt rares, mais Thales en a déjà gagné un en France, ainsi qu'en Inde, pour le MCO des Mirage 2000.
(1) incluant, vraisemblablement, la gestion du stock de rechanges. Dans la même veine, rappelons qu'Eurcopter commence actuellement des grandes visites de Caracal à Cazaux, sur une base de l'armée de l'Air : dans les deux cas, il s'agit de gagner en disponibilité, avec des axes d'attaques légèrement différents. Mais avec les mêmes conséquences : l'industrie prend plus d'importance dans le MCO.
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mercredi 14 octobre 2009
Merlin dans 15 jours
Le premier hélicoptère Merlin britannique (1) arrivera en Helmand dans deux semaines. C'est le premier ministre britannique en personne qui l'a promis aujourd'hui dans un discours aux Communes dans lequel il confirmait par ailleurs que les forces armées passeraient à 9.500 représentants sur ce théâtre.Gordon Brown a par aillleurs redit ce qu'il disait déjà cet été : les heures de vol de drones vont s'envoler, pour venir en appui direct aux opérations des troupes (1). Les forces britanniques bénéficieront de plus de Lydian (+33%), plus de minidrones Desert Hawk (+50%) et, l'an prochain, encore plus de Reaper (+80%).
Il félicite la 19e brigade, actuellement en Helmand, dont il dévoile l'incroyable bilan : 1.200 IED neutralisés, aussi bien par découverte sur les routes, là où ils doivent exploser, que lors d'opérations de fouille spécialisée.
(1) le MoD a racheté six EH101 au Danemark, permettant de gonfler le parc de la RAF, et donc, d'envisager plus sereinement un déploiement en Afghanistan. Comme ce blog l'expliquait pendant l'été, des adaptations ont été réalisées sur les Merlin avant leur déploiement (guerrelec notamment) et les équipages bénéficient également de complément de formation, dans le désert de... Californie, pour s'accoutumer à la réalité de l'Helmand.
Notre photo : un Merlin dans le sable californien (crédit : MoD)
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mardi 13 octobre 2009
Comment l'EMA pallie les retards de l'A400M
L'audition du CEMA à la commission de défense (1) le 7 octobre a permis de saisir précisément comment l'EMA va compenser les retards de l'A400M, et notamment le nombre de Casa à commander.
Le général Georgelin annonce que huit Casa viendront rejoindre les 19 CN-235 en service actuellement. Ils permettront de compenser la déflation du parc Transall, dont dix appareils seront prolongés. Le CEMA rappelle qu'il a de ses yeux vu la capacité de l'armée de l'Air, à Orléans et Clermont-Ferrand, à prolonger jusqu'en 2018 des avions normalement condamnés à quitter les tarmacs en 2002... Entre 2015 et 2018, il restera 22 C-160, soit dix de plus que prévu.
Les Casa devraient arriver à partir de fin 2011, ce qui permettra de reprendre la réduction du parc Transall, stoppée l'an dernier.
Enfin, l'EMA recourra plus que prévu à l'accord SALIS (vols C-17), entre 400 et 2000 heures supplémentaires.
(1) le texte est seulement disponible depuis aujourd'hui.
Le général Georgelin annonce que huit Casa viendront rejoindre les 19 CN-235 en service actuellement. Ils permettront de compenser la déflation du parc Transall, dont dix appareils seront prolongés. Le CEMA rappelle qu'il a de ses yeux vu la capacité de l'armée de l'Air, à Orléans et Clermont-Ferrand, à prolonger jusqu'en 2018 des avions normalement condamnés à quitter les tarmacs en 2002... Entre 2015 et 2018, il restera 22 C-160, soit dix de plus que prévu.
Les Casa devraient arriver à partir de fin 2011, ce qui permettra de reprendre la réduction du parc Transall, stoppée l'an dernier.
Enfin, l'EMA recourra plus que prévu à l'accord SALIS (vols C-17), entre 400 et 2000 heures supplémentaires.
(1) le texte est seulement disponible depuis aujourd'hui.
L'Europe, parfois, avance
Des postes d'échanges ont été créés avec l'Italie et la Suisse pour les jeunes pilotes en formation, et des avancées identiques sont prévisibles avec la Grèce en 2010, a révélé le CEMAA, lors de son audition à l'assemblée nationale.
Déjà, pilotes de chasse français et belges se forment ensemble à Cazaux dans une unité intégrée qui n'a pas de comparaison dans les autres armées, en France (1). Des avancées identiques sont aussi perceptibles en matière d'aviation de transport, un façon de préparer l'aéromobilité de demain. Comme ce blog l'a déjà expliqué, un commandement européen du transport verra en effet le jour à l'été, à Eindhoven (Pays-Bas), avec la France, l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Une quarantaine d'aviateurs français -au moins- devraient y être transférés pour gérer l'activité.
(1) le seul autre référentiel, quoiqu'avec un périmètre différents, est dans l'ALAT, qui forme des pilotes d'hélicoptères belges à Dax. Au Luc, pilotes français et allemands du Tigre sont formés au même endroit, mais avec deux cursus parallèles, chacun restant dans ses propres appareils.
Déjà, pilotes de chasse français et belges se forment ensemble à Cazaux dans une unité intégrée qui n'a pas de comparaison dans les autres armées, en France (1). Des avancées identiques sont aussi perceptibles en matière d'aviation de transport, un façon de préparer l'aéromobilité de demain. Comme ce blog l'a déjà expliqué, un commandement européen du transport verra en effet le jour à l'été, à Eindhoven (Pays-Bas), avec la France, l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Une quarantaine d'aviateurs français -au moins- devraient y être transférés pour gérer l'activité.
(1) le seul autre référentiel, quoiqu'avec un périmètre différents, est dans l'ALAT, qui forme des pilotes d'hélicoptères belges à Dax. Au Luc, pilotes français et allemands du Tigre sont formés au même endroit, mais avec deux cursus parallèles, chacun restant dans ses propres appareils.
dimanche 11 octobre 2009
Des VP sur site à Cazaux fin octobre
Eurocopter et l'armée de l'Air vont innover à la fin octobre, en effectuant à Cazaux (Gironde) des visites périodiques (VP) de Caracal, comme ce blog vous l'avait annoncé cet été. Le développement de cette technique, qui pourrait économiser jusqu'à trois semaines d'indisponibilité par machine, avait été envisagé avec le déploiement de Caracal, en Afghanistan : il s'inscrivait dans une réflexion plus globale sur l'optimisation du cycle de vie de la machine.
Trois VP ont d'ores et déjà été planifiées. Des techniciens d'Eurocopter et des mécaniciens de l'EH 1.67 "Pyrénées" seront mobilisés sur ces chantiers. Les locaux disponibles permettent de les réaliser sans peine à Cazaux.
Trois VP ont d'ores et déjà été planifiées. Des techniciens d'Eurocopter et des mécaniciens de l'EH 1.67 "Pyrénées" seront mobilisés sur ces chantiers. Les locaux disponibles permettent de les réaliser sans peine à Cazaux.
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