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vendredi 4 avril 2014

Les trois unités Rafale au Tiger Meet allemand

Il y avait déjà deux unités de Rafale (sur trois) présentes lors du dernier Nato Tiger Meet en Norvège, elles

jeudi 27 juin 2013

NTM : and the winner is...

l'AG51 ! L'unité allemande qui opère sur Tornado (et drones) rafle trois des récompenses du Nato

vendredi 13 mai 2011

Le Provence rugira en 2012

Le Mirage 2000C/RDI du Cambrésis spécialement peint pour ces 50 ans du NTM (crédit : Jean-Marc Tanguy).

C'est le 1.7 Provence de Saint-Dizier qui reprendra les traditions Tigre de l'escadron 1.12 Cambresis, à la dissolution de ce dernier, à l'été 2012. Le fait que le Provence opère sur Rafale, et soit, de fait, appelé à durer, a fait, manifestement partie des arguments retenus par l'armée de l'air. L'idée de tigriser le Neu-Neu, a également été étudiée brièvement, puis abandonnée, les traditions de ce prestigieux escadron étant déjà particulièrement bien remplies (1).
Le Cambrésis faisait partie des unités fondatrices du Nato Tiger Meet qui fête ses cinquante bougies, cette semaine, sur la base aérienne de Cambrai, appelée elle aussi à fermer en 2012.
C'est la première fois, en France en tout cas, que les traditions Tiger doivent migrer vers une nouvelle unité, du fait de la dissolution de l'unité titulaire. Deux autres unités françaises appartiennent à la confrérie Tigre : la flottille 11F de la marine (absente du NTM2011) et le 5.330 Côte d'Argent, coeur aéronautique du CEAM.

(1) le Normandie Niémen, troisième escadron Rafale, renaîtra en 2012 à Mont-de-Marsan, sur Rafale. Le CEMAA a pris, d'ores et déjà, la décision d'envoyer un "harpon" sur la base montoise, dès cet été.

mercredi 4 mai 2011

Pas de Rafale au Tiger Meet

Un Rafale du 5.330 lors du dernier Tiger Meet organisé en France, à Landivisiau, par la flottille 11F. (crédit : Jean-Marc Tanguy).

Il n'y aura pas de Rafale engagés pendant le prochain Tiger Meet, rencontre traditionnelle de l'OTAN, qui se tiend la semaine prochaine, à Cambrai.
L'explication la plus évidente tient dans le fait que ces avions sont actuellement très mobilisés par le front libyen. Les Rafale devaient venir du 5.330 "Côte d'Argent" du CEAM, qui ne viendrait plus qu'avec des Mirage 2000-5.
La France devait aligner des SEM (11F), ainsi que, vraisemblablent, des Mirage 2000 C/RDI du 1.12 Cambrésis, membre fondateur du NTM.
Plusieurs unités prévues au NTM avaient déjà annoncé, ces dernières semaines, l'annulation de leur présence (Belgique, Norvège, Hongrie, Pays-Bas, Royaume-Uni et même l'unité AWACS de l'OTAN), du fait de leur participation aux opérations en Libye. Ou de la rigueur budgétaire. Ou des deux.

dimanche 24 avril 2011

Gecko-Predators : 0-1

Les Etats-Unis refusaient hier de détailler les objectifs, et notamment, le premier tiré par leurs drones Predator opérant au-dessus de la Libye, l'OTAN vient de se charger de livrer quelques élemnents sur ces derniers. Le premier tir, intervenu samedi, aurait détruit un lance-roquettes multiple (LRM) à Misratah, à 11 heures GMT. Un deuxième tir serait intervenu hier soir à 20h40 GMT sur un SAM-8 Gecko, à Tripoli. Très sérieusement -comme elle le fait d'ailleurs en Afghanistan-, l'OTAN assure avoir attendu que des civils qui jouaient au football aient terminé leur partie, avant de tirer le SA-8.
L'Alliance recommande, une fois de plus aux civils libyens de ne pas rester à côté des installations militaires.

mardi 15 juin 2010

A-t-on sauvé la tête de SACT ?

On n'évite pas, parfois, certains psychodrames, jusques et y compris dans les sommets de haut niveau. On a donc frôlé des mots un peu durs, à Bruxelles, jeudi dernier, lors de l'informelle de l'OTAN qui devait trouver des économies à réaliser pour éviter de creuser encore le déficit abyssal de l'Alliance.
Si, au final, la France, et son ministre de la Défense voient leur avant-gardisme et leurs demandes de réduction de voilure confortées (1), tout n'est pas forcément réglé. Car il va falloir trouver la façon de rejoindre l'objectif de diminution (évidemment c'est là que ça coince) : soit réduire de façon "homothétique" les trois JFC, soit éliminer l'un des trois.
La majorité semble plutôt se rallier à cette dernière idée. Le ministre de la Défense portugais semble l'avoir pris pour lui (Lisbonne accueille un des trois JFC), et Robert Gates, quant à lui, a émis l'idée de mettre SACT -commandé par un français- dans la liste des commandements à supprimer.
Le Français Hervé Morin a dû, donc, à son tour protester pour sortir cette vilaine idée des débats.
Rien n'est donc réglé, et encore plus quand on sait que le prochain sommet de l'OTAN est prévu à... Lisbonne.


(1) la France défendait une réduction à 7.500 de la structure militaire, finalement, la hache devrait s'arrêter à 8.000 personnels en poste. Actuellement, les effectifs inscrits à l'OTAN porteraient sur 13.000 postes, mais seulement 11 à 11.500 auraient, en fait, un titulaire.

Post scriptum : comme pour démontrer que la population reste très divisée sur les mérites de l'OTAN, notre petit sondage de la semaine dernière s'est achevée sur une victoire du oui (oui, la France a tiré bénéfice de son retour dans l'OTAN), mais une victoires à six voix près (476 contre 470...)

lundi 24 mai 2010

L'ISAF se scinde dans le sud

L'ISAF va créer au 1er juin deux commandements régionaux (RC) dans le périmètre de l'actuel RC-South. Le nouveau RC South West intègrera la province de Nimruz et l'explosive province de Helmand. Le RC South nouveau comprendra tout le reste, particulièrement la province de Kandahar, avec l'Oruzgan, Zabul et Daykundi.
Parallèlement, les effectifs dans ces deux RC atteindra cet été les 50.000 soldats de l'ISAF, soit quinze de plus qu'en octobre dernier.
Traduction, les Britanniques qui étaient les plus déployés en RC-S seront noyés dans un flot de US Marines continu. C'est d'ailleurs un général de Marines qui prend le commandement du RC-S, qui sera tournant, entre Américains et Britanniques.
Du côté de l'ANA, le 205 corps restera en RC-S, avec la mise sur pied du 215 corps en RC-SW.

vendredi 7 mai 2010

SOS Mentors (encore et toujours)

Il manque encore 759 mentors, sur les 2.325 que nécessitent la mission de l'OTAN pour la formation de l'armée afghane. C'est, entre autres, ce que nous apprend un article de Stars&Stripes, le journal de l'armée américaine, avec quelques autres détails. Sans vraie surprise, il n'y est pas fait mention du pays (le nôtre) qui déploie déjà six OMLT sur le terrain, et bientôt une septième, ainsi que quatre POMLT... On imagine où en serait l'armée et la police afghane, si chacun des contributeurs alignait, comme nous, le même ratio de formateurs (600 instructeurs et mentors environ, sur un total de plus de 4.000 militaires sur place).

vendredi 16 avril 2010

"Que les Français continuent !"

Le COMISAF sur le COP42 nouvellement implanté, accueilli par le général Marcel Druart, patron de la TF La Fayette, il y a quelques jours. (crédit : EMA)

En réponse à ma question sur ce que les Français pouvaient lui apporter de plus en capacités en Afghanistan, le général Stanley Mc Chrystal a répondu avec conviction : "que les Français continuent à faire ce qu'ils font actuellement, ils abattent un travail impressionnant !".
Le général a passé quelques heures avec la TF La Fayette à Tagab, il y a quelques jours, et ce qu'il y a vu l'a manifestement impressionné, par delà les synthèses qu'il reçoit dans son bureau.
Plus largement, le COMISAF souhaite voir plus d'afghans sous l'uniforme de la police ou de l'armée, mais a-t-il constaté, cela prend du temps, il y a des "délais incompressibles".

Mc Chrystal : "2010 sera une année critique"

Devant les auditeurs de l'IHEDN, le général Stanley Mc Chrystal vient à l'instant de commencer l'exercice des questions-réponses. Il a, précédemment, redit ce qu'il dit déjà à Kaboul : "2010 sera une année critique, il y aura encore plus de blessés et de tués" a-t-il prévenu. Il avait commencé son discours en rendant hommage aux combattants de l'ISAF tombés, ainsi qu'aux Afghans, qui "se sacrifient quotidiennement".
"Nous ne sommes pas en train de gagner, mais les insurgés ne sont pas en train de gagner non plus, a-t-il constaté aussi.
Le COMISAF doit répondre trente minutes aux auditeurs de l'IHEDN, puis il participera, pendant trente minutes, dans une salle distincte, à une discussion à bâtons rompus avec la presse française et étrangère à Paris.

lundi 22 mars 2010

Tigres en péril

L'escadron 1.12 "Cambrésis" de la base aérienne 103 de Cambrai sera dissous en 2012 (1) et rien n'indique aujourd'hui comment son identité "Tigre", ancré dans la communauté éponyme de l'OTAN, va lui survivre. L'une des solutions consisterait à la rapatrier sur l'escadron support du CEAM, le Côte d'Argent, lui aussi "Tigre", avec la flottille 11F de l'Aéronavale.
La communauté "Tigre" est née au sein des forces aériennes de l'OTAN quand la France y était motrice : l'armée de l'Air fait partie du club des pays fondateurs. On rappelle souvent que ces liens tigrés ont permis, plus d'une fois, de colmater les brèches de l'amitié franco-otanienne. Tout en diffusant, lors des nato tiger meets, les derniers retex et tactiques de combat.
Une histoire qui rappelle, toutes proportions gardées, évidemment, la façon avec laquelle le régiment de chasse Normandie Niémen fut mis en sommeil, en juin dernier. Alors même que ses "anciens" viennent d'être invités à défiler sur la place rouge.

(1) et non à l'été 2010 comme je l'indiquais initialement, par confusion avec la fermeture de d'escadrons et la dissolution de la BA103 de Cambrai.

samedi 13 mars 2010

Rasmussen (OTAN) fâche MSF

L'ONG bien connue Médecins sans Frontières (MSF) a réagi vivement aux propos du secrétaire général de l'OTAN, Fogh Rasmussen, tenus lors d'un séminaire, à Helsinki, le 4 mars, traitant de gestion de crise. Sous un titre évocateur (Afghanistan : la déclaration de l'OTAN met en danger les patients), MSF détaille ici toutes les bonnes raisons de ne pas mélanger les genres.
Tout est parti d'une déclaration du secrétaire général, évoquant un resserrement des liens entre l'Alliance et les ONG. Rasmussen (1) citant aussi le rôle incontournable d'une "puissance douce" (soft power), englobant manifestement ces dernières.
On imagine la confusion qu'une telle déclaration peut semer dans les esprits, déjà pas tous convaincus de l'action des ONG, sur le terrain, particulièrement en Afghanistan. Et les risques qu'elle peut faire courir aux humanitaires, déjà courrus pour les rançons potentielles qu'ils représentent.
MSF rappelle qu'en "zones de conflit, jamais MSF ne collabore ni ne s'associe à une stratégie militaire. C'est grâce à notre totale indépendance et à notre neutralité que nous pouvons accéder aux populations nécessitant une assistance médicale d'urgence" ajoute l'association en complétant : "une condition essentielle pour que les personnes nécessitant des soins médicaux se sentent suffisamment en sécurité et puissent s'y rendre. L'absence de présence armée évite que l'un ou l'autre des camps ne prenne les structures de santé pour cible".

(1) Le passage concerné du discours de Rasmussen est en fait relativement général, mais peut être perçu de façon ambigue : "dans le monde d'aujourd'hui, nous devons réaliser que l'action militaire n'est plus la réponse complète, maintenant, c'est juste une partie de la réponse. La "puissance dure" (l'action cinétique disent les militaires) n'a que peu d'intérêt si elle ne peut être combinée avec la "puissance douce" (le non-cinétique). Nous devons comprendre que la seule façon d'aller de l'avant est de se coordonner et de coopérer avec les autres."

mardi 9 mars 2010

SOS Omelettes

Le patron militaire de l'OTAN, l'amiral (américain) James Stavridis a enfourché son cheval de bataille devant les sénateurs américains, aujourd'hui : le déficit actuel en OMLT dont sont responsables, selon lui, les pays européens contributeurs de l'ISAF. Il s'exprimait aujourd'hui devant le comité de forces armées, et le fil du Pentagone relate ses propos, et ses critiques.
Les Etats-Unis ont réclamé 1.278 mentors à l'OTAN, mais le compte n'y est pas, puisque "seulement 541" ont été mis sur la table lors d'une réunion récente, dans la foulée des promesses de la conférence de Londres.
Stavridis a ajouté que les Etats-Unis étaient actuellement en train de "contacter individuellement" les 28 nations-membres pour qu'elles paient leur écot à cette mission incontournable pour l'afghanisation.
L'amiral américain a également précisé que 20 des 42 contributeurs à l'ISAF alignaient actuellement des "caveats" (limitation d'emploi), une notion à géométrie variable selon ceux qui en parlent, comme nous l'évoquions ici, hier soir.

Le rappel du Mamouth :
La France déploie actuellement 6 OMLT (quatre en RC-E, et deux en RC-S) en Afghanistan, et a promis d'en envoyer une septième, d'ici l'été. Les 80 militaires annoncés en renfort début février seront tous des formateurs. Près de 400 militaires français (et plus encore si on intègre les 150 gendarmes) assurent déjà des missions de formation, soit 10% de l'effectif total, un ratio que peu de nations, sinon aucune, ne met en oeuvre, sur ce théâtre.

lundi 1 mars 2010

Commander, c'est prévoir

Le centre d'études supérieures aérospatiales (CESA) organise lundi prochain à Paris un atelier consacré aux C2 futurs, avec quelques spécialistes du domaine, à commencer par le bouillonnant général (C.R) Jean-Patrick Gaviard, ancien patron du dispositif aérien de l'opération Trident, il y a onze ans, et ultérieurement, commandant la défense aériennes et les opérations aériennes. Il est aujourd'hui consultant au profit de l'OTAN. On pourra aussi entendre les visions et avis de l'actuel patron du CDAOA, le général Gilles Desclaux, du brigadier général José A. Fernandez de Maria (SACT), de l'air commodore Ray Lock, du centre de doctrine britannique, et du chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général Jean-Paul Palomeros.
Le sujet, qui peut apparaître réservé aux spécialistes est en fait crucial pour la troisième dimension, mais aussi pour les deux autres, puisque la 3D est indécorellable des opérations terrestres.
Au point que cette capacité de command & control, et sa relation aéroterrestre, seront demain vraisemblablement un des discriminants des forces aériennes de premier et de deuxième rangs. Un sujet, parmi d'autres, qui sera également débattu, le 30 mars, lors d'un colloque organisé par le CESA et Défense & Stratégie, et intitulé "Garantir à la France une force aérienne de premier rang".

jeudi 11 février 2010

Le PACDG au large de l'Afghanistan ?

Le ministère de la Défense n'a pas d'information particulière sur le déploiement possible du porte-avions Charles-de-Gaulle (PACDG) au large de l'Afghanistan, en fin d'année. Cette hypothèse, qui s'appuie sur des réalités précises, bute cependant sur une autre réalité : le fait que le PACDG soit théoriquement réservé pour la Nato Response Force (NRF) du 1er juillet 2010 jusqu'au mois de janvier 2011.
Cependant, et on le sait, la NRF n'empêche pas, théoriquement, de déployer certains moyens réservés, pour autant qu'ils puissent être disponibles sous un préavis fixé à l'avance.

samedi 6 février 2010

L'Italie double la France en Afghanistan

Ceux qui croyaient que notre réintégration pleine et entière nous conduiraient à nous aligner sur les doléances bruxelloises ou monsiennes (1) en sont pour leurs frais. Barack Obama demandait 1.500 militaires à la France, on lui en donne 80, soit presque 19 fois moins.
Mais cette résistance aux sirènes a aussi un effet non prévu : les Italiens ont promis 1.000 soldats, et l'OTAN recense déjà 3.150 Italiens en Afghanistan. La France en revendique 3.750 actuellement.
Vous avez fait le calcul vous-mêmes, les Italiens vont passer à 4.150, les Français à 3.840. Evidememment, si on rajoute quelques nomades plus les 177 gendarmes (l'EMA a toujours dit que ces bleus n'étaient pas dans le total et ne le seraient pas), on franchit bien la barre des 4.000. Ce que ce blog avait d'ailleurs fait remarquer la semaine dernière, provoquant un début de tétanie dans certains cercles autorisés (2). Evidemment, tout espoir n'est pas perdu : les Italiens pourraient avoir menti, ou perdre une compagnie en chemin, avant de la déployer. Ou tout simplement, se rendre compte que l'envoi de 1.000 hommes n'est tout simplement pas possible. Nous-même avions d'ailleurs fait le même constat, très tôt.

(1) je le précise tout de suite, ce post est un billet d'humeur qui fourmille de second, voire de troisième degré, un genre dangereux dans un journal écrit, mais tout à fait autorisé, et même recommandé dans un blog. Et si je le précise, c'est que quelques barbons qui auscultent ma production quotidienne pour y trouver une virgule mal placée pourraient encore y trouver un motif pour punir, en m'interdisant l'entrée de ma base préférée ou l'accès au site (internet) de la défense...
(2) L'effet papillon a généré un orage au-dessus de mon ordinateur, le noyant, et m'obligeant à le changer d'où quelques bugs pour lesquels je vous demande de m'excuser.

jeudi 14 janvier 2010

Haïti : début des mauvaises nouvelles


Alors qu'une société du Cantal dit avoir parmi ses salariés les deux premiers morts Français d'Haïti, on est sans nouvelles, 36 heures après le tremblement de terre, de deux de 31 gendarmes français déployés dans l'île. Pour le moment, cette nouvelle n'a pas de caractère définitif, même si elle est, évidemment, particulièrement inquiétante : dans une telle situation, le premier réflexe est de donner des nouvelles, et de regagner la base.
Une soixantaine de Français ont déjà été rapatriés d'Haïti sur la Martinique, a indiqué le ministère de la Défense, ce matin. Quelques minutes plus tard, le Premier Ministre lui-même indiquait un chiffre plus précis de 71 compatriotes. Comme ce blog le prévoyait, les Casa 235 de l'ETOM "Antilles" tournent à plein, tant que la garantie de pouvoir faire atterrir, en toute sécurité et en toute sûreté, un A310, n'est pas obtenue. L'armée de l'Air a semblé très dubitative dès le départ, et ne semble pas avoir changé d'avis.
Dans la mesure où elle dispose de trois Casa pour brouetter fret et pax, il n'y a pas, de toute façon, d'urgence extrême.
Les renforts français devraient continuer d'affluer dans les heures qui viennent, avec le départ d'un gros porteur supplémentaire d'Istres embarquant fret, sécurité civile et une vingtaine de marins-pompiers de Marseille, une équipe à dominante médicale. De par leur quotidien, les personels médicaux de la marine ont une expertise en médecine d'urgence et débrouillardise, qui est utilisé aussi bien en mer qu'en Afghanistan.
En fin d'après-midi, le chef des armées réunira plusieurs de ses ministres, dont le Premier et celui de la Défense, pour faire le point sur les renforts de première urgence. Entre autres capacités, on pense au tout nouveau hôpital militaire de camapgne (HMC), l'équivalent d'un petit rôle 3. Qui n'a encore jamais servi : il avait été présenté à Hervé Morin, à Monthléry, il y a quelques années.

Le + du Mamouth :
La Nato Response Force (NRF) pourrait être activée dans ce cadre humanitaire, puisque les deux seules fois où elle l'avait été, en 2005, avait été, précisément pour intervenir dans le sud des Etats-Unis, après Katrina, et pour un tremblement de terre, au Pakistan. Curieusement, il ne semble pas en être question, pour le moment. Alors même que l'on parle d'un des pays les plus pauvres du monde. L'intérêt de la NRF est de disposer de capacités réservées, donc immédiatement disponible, dans les trois secteurs (Air, Terre, Mer). Actuellement, la marine et l'armée de Terre françaises sont en charge du secteur amphibie de la composante navale, leadée, elle, par l'Italie: une fois le petit aéroport de Port-au-Prince totalement congestionné, le seul recours sera sans doute d'arriver par la... mer.

Notre photo : les Marins du BMPM avant leur départ (crédit : marine nationale)
Post-scriptum de 18 heures :
Les 38 policiers déployés en Haïti avant le séisme sont tous indemnes.

mardi 12 janvier 2010

ISAF : une erreur qui tue

C'est énorme et rarissime. L'ISAF Joint Command (IJC), chargé des opérations en Afghanistan, a reconnu, ce matin, s'être trompé, hier, en diffusant un communiqué évoquant la mort d'un soldat de l'ISAF -le capitaine de la 1ère BM, même s'il n'est pas nommé-, de suites de ses blessures. "Ce membre de l'ISAF a été blessé, et demeure en conditions critiques" écrivait ce matin l'IJC, sans plus d'explications sur son erreur d'hier. Cette erreur est étonnante, la production de l'IJC est par nature très exposée, donc très contrôlée (1). Un rectificatif un peu tardif (diffusé ce matin à 6h27...), et presque sans intérêt, puisque dans la presse, on ne fait jamais ou presque mention des rectificatifs.
L'erreur est humaine, mais elle l'est moins quand on parle de la vie et de la mort d'un homme. L'ISAF est en plus la première à donner des leçons sur les nécessaires vérifications que les journalistes doivent apporter à leurs papiers, et à menacer des pires tourments le journaliste qui se hasarderait à donner des informations sur les blessés : ce serait donc cocasse, si la vie d'un homme, et l'intérêt que sa famille peut y porter, n'était pas en question.
Cette erreur a entraîné dans son sillage celle de certains agenciers, et pas des moindres, avant de se reprendre, par des correctifs embarassés. Ce blog ayant fait le choix de croire la chaîne française : aucun de ses lecteurs ne s'en est plaint. En général, ce sont les communiqués des insurgés qui se chargent de braquer les journalistes contre la communication militaire française : hier, c'était le communiqué de l'ISAF.

Le + du Mamouth :
Comme c'est désormais l'ordre de séquence, c'est l'Elysée qui a communiqué la mort du sergent-chef Toinette. Hier soir, les médias audiovisuels ont traité l'attaque d'hier et la mort d'un soldat de façon très différenciée. Les chaînes d'infos continue (BFM TV, I-télé) avec un correspondant sur place, tout comme France 2, qui a logé le sujet en deuxième position de son jité. M6 a aiguisé ses télespectateurs avec un reportage "exclusif" réalisé "il y a quelques jours avec l'unité en question". Le sujet étant trop bref pour totalement s'en convaincre. TF1 avait courageusement hissé la mort d'un soldat français comme premier de ses titres. Etonnament, le sujet, le plus court du journal, a été expédié après un tunnel de quinze minutes.

(1) Même si les communiquants sont souvent coincés par la nécessité de communiquer sans tarder, surtout s'il y a des journalistes dans les parages, ou des communiqués insurgés dans le tube.

mardi 10 novembre 2009

IED : l'ISAF proclamme une victoire

Par les temps qui courrent, il est toujours prudent de rester mesuré en matière de lutte contre les IED. L'ISAF affirme pourtant avoir remporté une belle victoire contre un réseau de fabrication, à Kandahar, lors d'un raid conjoint avec la police (ANP). 15 personnes ont été interpellées, et on a retrouvé 227 tonnes d'engrais, et 5.000 "composants" entrant en ligne de compte dans les IED. L'ISAF, pour des raisons assez évidentes, ne détaille pas ce que sont ces fameux "composants".
La patrouille a investi un entrepôt, sur renseignement, où elle a trouvé 1.000 sacs d'engrais de 90,7 kg chacun. Dans un autre site, à proximité, elle a trouvé 4.000 sacs du même type. L'engrais serait à base de nitrate d'ammonium, selon le compte-rendu de l'ISAF, qui ajoute que ce type d'engrais est interdit en Afghanistan.
Après les munitions non explosées et autres obus et bombes d'artillerie récupérés dans les dépôts, les engrais sont devenus un des composants explosifs de prédliection des réseaux de production d'IED. Il n'est apparemment pas rare de voir même les bidons d'engrais posés à même la route, avec un simple initiateur.
La presse britannique s'en était d'ailleurs fait l'écho une partie de l'été, dénonçant les actions civilo-militaires britanniques, qui, dans le sud afghan, fournissaient les agriculteurs en engrais. Donc, potentiellement, en explosif pour IED.

samedi 7 novembre 2009

L'ISAF renforce sa 3D

10 tiltorotors MV-22B de l'US Marines Corps ont atterri à Camp Bastion (sud Afghan) vendredi, au terme d'un vol de deux heures depuis l'USS Bataan, voguant en Océan Indien. Cette flottille porte à seize le nombre d'aéronefs de l'USMC dans le sud afghan, si l'on exclut les différentes versions de C-130 en service pour le ravitaillement en vol, le transport tactique, et bientôt, l'appui-feu. Les Marines mettent en oeuvre au moins six Harrier II de la VMF-214 (1) ainsi que deux Huey UH-1N, quatre AH-1W Super Cobra, et quatre Ch-53E.
L'AMI italienne a pour sa part injecté quatre AMX qui seront dédiés aux missions de reconnaissance, depuis la base italienne d'Herat (RC-W). Ces avions, arrivés mardi, remplaceront les Tornado jusqu'alors opérés avec ceux de l'Allemagne, à Mazar-e-Sharif (RC-N). Ils ne devraient pas partir, cependant, avant un mois.
Selon WAPA, ils ont assuré 350 missions de reconnaissance et 900 heures de vol.

(1) Signe que l'on ne s'ennui pas dans la flottille de Pépé Boyington, les six Harriers ont accompli 3.000 heures de vol en six mois, soit près de trois heures par jour et par appareil.