C'est l'amiral Bernard Rogel qui l'a évoqué devant les sénateurs : la marine réfléchit à la mise en
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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mardi 10 novembre 2015
Des bourses contre un contrat
vendredi 17 février 2012
Des prévisions d'effectifs pour 2018
On est parfois dépassé par ses propres prévisions, évoquées dans les sondage de la colonne de droite. Selon des perspectives actuellement étudiées au ministère de la Défense, et soumises à arbitrage, voici ce que pourraient être les déflations d'effectifs à l'horizon 2018 : 192.000 militaires soit une déflation de 10% par rapport aux effectifs de 2012.
A cette date-référence, les effectifs non officiers seraient de 165.000 environ, soit 85.000 sous-officiers et 80.000 militaires du rang. A la fin 2012, les militaires du rang ne seraient déjà plus que 88.000, et moins de 86.000 fin 2013. Le volume des sous-officiers est actuellement établi à environ 97.000 personnels pour 2012, perspective qui doit chuter à environ 94.000 en 2013.
Les officiers ne seraient plus que 27.000 en 2018, dont 151 généraux de division et plus, les généraux de brigades et certains colonels étant regroupés dans un niveau fonctionnel unique, pour près de 600 effectifs.
On mesure que cette catégorie des officiers est certes réduite, avec plus de 2.000 suppressions de postes. Mais pas chez les généraux de division et plus, qui ne perdent que quatre ressortissants par rapport à l'actuel dispositif.
Par contre, 12 postes de généraux de brigade et équivalents disparaitraient d'ici la fin 2013.
Tout cela, évidemment, à moins que des mesures plus énergiques encore ne soient prises.
A cette date-référence, les effectifs non officiers seraient de 165.000 environ, soit 85.000 sous-officiers et 80.000 militaires du rang. A la fin 2012, les militaires du rang ne seraient déjà plus que 88.000, et moins de 86.000 fin 2013. Le volume des sous-officiers est actuellement établi à environ 97.000 personnels pour 2012, perspective qui doit chuter à environ 94.000 en 2013.
Les officiers ne seraient plus que 27.000 en 2018, dont 151 généraux de division et plus, les généraux de brigades et certains colonels étant regroupés dans un niveau fonctionnel unique, pour près de 600 effectifs.
On mesure que cette catégorie des officiers est certes réduite, avec plus de 2.000 suppressions de postes. Mais pas chez les généraux de division et plus, qui ne perdent que quatre ressortissants par rapport à l'actuel dispositif.
Par contre, 12 postes de généraux de brigade et équivalents disparaitraient d'ici la fin 2013.
Tout cela, évidemment, à moins que des mesures plus énergiques encore ne soient prises.
samedi 17 décembre 2011
Dialogue dans les armées : rapport critique
Gilbert Le Bris et Etienne Mourrut ont rendu un intéressant rapport d'information, sans la moindre concession, sur le dialogue social dans les armées. Tout militaire doit le lire, puisqu'il contient à la fois un état des lieux, avec des structures dont les militaires eux-mêmes n'ont peut-être pas conscience, et distribue quelques bons points quand même.
Les deux rapporteurs dressent un constat juste, et souvent accablant. "Les instances nationales sont jugées assez peu représentatives et, surtout, en manque cruel d’expertise pour pouvoir dialoguer efficacement avec le haut commandement. (...) Cette situation nuit grandement à la situation des militaires dans leur ensemble dans le sens où elle ne permet pas aux principales préoccupations d’être clairement exprimées et prises en compte par la hiérarchie. Cela conduit un certain nombre de militaires à se détourner du système et pourrait provoquer, à l’avenir, des formes de contestation plus radicales." Rien de dogmatique, donc, on nage même dans une certaine actualité, quand on voit les proportions prises par les multiples problèmes liées aux rémunérations, qui dépassent les seuls bugs autour de Louvois. Ces problèmes sont réguliers, mais n'avaient jamais, comme les réactions des personnels et de leurs conjoints, pris de telles proportions.
Le rapport loue les efforts des membres des instances de concertation (CFM) mais livre ce constat abrupt : depuis leur création (1990), les candidatures aux trois CFM d'armée ont été divisées par quatre (1) ! Et ce malgré la perspective de dossiers de fond à traiter, la "preuve d'un malaise profond" insistent les rapporteurs.
Entre autres soucis, ces membres, peu reconnus par les militaires sont l'objet de suspicions, si ce n'est plus : "il semble qu’il subsiste en fait chez certains chefs « de contact » une grande méfiance envers les instances de concertation, perçue comme une sorte de hiérarchie parallèle, qui permet à leurs membres de s’adresser directement à leur chef d’état-major ou au ministre."
Les jugements évoqués sont sans appel alors que se développe dans les armées un "souhait profond et général de voir la hiérarchie porter une attention plus forte aux problèmes de la communauté militaire", alors que se développe le "sentiment que la modernisation du ministère s’accompagne d’une technocratisation des chefs qui, préoccupés d’abord par les indicateurs de performance, semblent oublier peu à peu les réalités humaines". Même les députés de la commission évoquent donc un décalage entre le "management d'hommes", et la réalité qu'on peut trouver sur le terrain.
Notons que le rapport propose aussi quelques pistes d'évolution de la représentation, comme de valoriser les représentants de catégorie, qui sont, pour le coup, plutôt bien inscrits dans leurs unités, et reconnus pour leur travail d'écoute. Ces représentants pourraient ainsi contribuer à l'élection des représentants des CFM, le tirage au sort apparaissant, aux yeux des députés, une mauvaise démarche.
Les deux rapporteurs dressent un constat juste, et souvent accablant. "Les instances nationales sont jugées assez peu représentatives et, surtout, en manque cruel d’expertise pour pouvoir dialoguer efficacement avec le haut commandement. (...) Cette situation nuit grandement à la situation des militaires dans leur ensemble dans le sens où elle ne permet pas aux principales préoccupations d’être clairement exprimées et prises en compte par la hiérarchie. Cela conduit un certain nombre de militaires à se détourner du système et pourrait provoquer, à l’avenir, des formes de contestation plus radicales." Rien de dogmatique, donc, on nage même dans une certaine actualité, quand on voit les proportions prises par les multiples problèmes liées aux rémunérations, qui dépassent les seuls bugs autour de Louvois. Ces problèmes sont réguliers, mais n'avaient jamais, comme les réactions des personnels et de leurs conjoints, pris de telles proportions.
Le rapport loue les efforts des membres des instances de concertation (CFM) mais livre ce constat abrupt : depuis leur création (1990), les candidatures aux trois CFM d'armée ont été divisées par quatre (1) ! Et ce malgré la perspective de dossiers de fond à traiter, la "preuve d'un malaise profond" insistent les rapporteurs.
Entre autres soucis, ces membres, peu reconnus par les militaires sont l'objet de suspicions, si ce n'est plus : "il semble qu’il subsiste en fait chez certains chefs « de contact » une grande méfiance envers les instances de concertation, perçue comme une sorte de hiérarchie parallèle, qui permet à leurs membres de s’adresser directement à leur chef d’état-major ou au ministre."
Les jugements évoqués sont sans appel alors que se développe dans les armées un "souhait profond et général de voir la hiérarchie porter une attention plus forte aux problèmes de la communauté militaire", alors que se développe le "sentiment que la modernisation du ministère s’accompagne d’une technocratisation des chefs qui, préoccupés d’abord par les indicateurs de performance, semblent oublier peu à peu les réalités humaines". Même les députés de la commission évoquent donc un décalage entre le "management d'hommes", et la réalité qu'on peut trouver sur le terrain.
Notons que le rapport propose aussi quelques pistes d'évolution de la représentation, comme de valoriser les représentants de catégorie, qui sont, pour le coup, plutôt bien inscrits dans leurs unités, et reconnus pour leur travail d'écoute. Ces représentants pourraient ainsi contribuer à l'élection des représentants des CFM, le tirage au sort apparaissant, aux yeux des députés, une mauvaise démarche.
dimanche 27 novembre 2011
Un projet (?)
Le président de l'Adefdromil livre dans un texte des mesures d'incitation au départ, à lire ici.
Comme c'est dimanche, difficile de confronter son texte aux éventuels arguments du ministère. Je relève, cependant, que ce blog avait évoqué des informations convergentes, dans un entretien avec le député Jean-Claude Viollet, qui redoutait une "loi de dégagement des cadres". A suivre...
Comme c'est dimanche, difficile de confronter son texte aux éventuels arguments du ministère. Je relève, cependant, que ce blog avait évoqué des informations convergentes, dans un entretien avec le député Jean-Claude Viollet, qui redoutait une "loi de dégagement des cadres". A suivre...
Libellés :
réductions budgétaires,
ressources humaines
jeudi 3 février 2011
Devenez... : 1.700.000 visiteurs uniques
Le site internet mis en place par la sous-direction du recrutement de l'armée de terre (devenez vous-même) a franchi le cap des 1.700.000 visiteurs uniques en début d'année. Il vient de fêter sa première année d'existence, en ce début février.
Libellés :
armée de terre,
Recrutement,
ressources humaines
vendredi 22 octobre 2010
Comment fidéliser la ressource ?
Face à cette question préoccupante dans l'armée de terre, le CEMAT a expliqué, mercredi, aux députés, comment il comptait s'y prendre. La mesure la plus spectaculaire est certainement l'accès plus important des engagés volontaires (EVAT) aux postes de sous-officiers : 70% de ces derniers seront désormais d'anciens EVAT (contre 50% en moyenne aujourd'hui), a promis le général Irastorza.
Pour limiter l'attrition en début de cycle, la formation initiale a aussi été réformée, avec la mise en place des centres de formation initiale militaire (CFIM). Ces derniers sont animés par des cadres "mieux sélectionnés et mieux formés" assure le patron de l'armée de terre, ce qui constitue aussi, une reconnaissance des limites de l'ancien système.
Le jugement livré mercredi était plutôt sans appel : "ma première préoccupation est de stabiliser le renouvellement de la ressource humaine que j’estime trop rapide. Il nous épuise en termes de recrutement puis de formation et surtout assèche nos viviers traditionnels. En 2010, nous aurons procédé à 16 300 recrutements externes : 437 officiers, 1 250 sous-officiers et 14 650 militaires du rang dont 1 500 pour, entre autres, la BSPP et les unités de la protection civile. C’est beaucoup trop. Il est nécessaire de maîtriser au plus vite l’attrition initiale qui atteint 25 à 30 % au lieu des 15 % escomptés et d’améliorer le taux de renouvellement du premier contrat, actuellement à 30 % au lieu des 40 % attendus."
Pour limiter l'attrition en début de cycle, la formation initiale a aussi été réformée, avec la mise en place des centres de formation initiale militaire (CFIM). Ces derniers sont animés par des cadres "mieux sélectionnés et mieux formés" assure le patron de l'armée de terre, ce qui constitue aussi, une reconnaissance des limites de l'ancien système.
Le jugement livré mercredi était plutôt sans appel : "ma première préoccupation est de stabiliser le renouvellement de la ressource humaine que j’estime trop rapide. Il nous épuise en termes de recrutement puis de formation et surtout assèche nos viviers traditionnels. En 2010, nous aurons procédé à 16 300 recrutements externes : 437 officiers, 1 250 sous-officiers et 14 650 militaires du rang dont 1 500 pour, entre autres, la BSPP et les unités de la protection civile. C’est beaucoup trop. Il est nécessaire de maîtriser au plus vite l’attrition initiale qui atteint 25 à 30 % au lieu des 15 % escomptés et d’améliorer le taux de renouvellement du premier contrat, actuellement à 30 % au lieu des 40 % attendus."
jeudi 7 octobre 2010
Soutien psy : l'armée de terre consulte
C'est à la fin du mois que l'armée de terre pourrait être fixée sur la capacité du secteur privé à renforcer son réseau de soutien psychologique, déjà très maillé. Un appel d'offres en ce sens a été publié il y a déjà plusieurs mois, et apparemment, l'offre disponible sur le marché devrait permettre de répondre aux besoins ciblés par l'état-major.
L'Afghanistan a démultiplié l'activité de l'armée de terre dans le soutien psychologique, comme ce blog a pu déjà l'évoquer très largement. Mais la multiplicité des situations à gérer, et notamment le sas de Chypre ont sur-sollicité le dispositif interne de l'armée de terre, conduisant à étudier ce recours au privé, en moyen de complément.
Il s'agirait véritablement de pouvoir mieux compléter le dispositif actuel, en direction des familles qui le souhaitent, mais aussi des militaires qui le nécessitent, et, c'est nouveau, d'avoir la certitude de pouvoir assurer le service d'écoute dans la durée.
Les "blessures invisibles" (qui comprend le stress post-traumatique), qui font l'objet d'une prise de conscience croissante dans l'armée de terre, se révèlent tardivement, après un mandat à l'étranger, et les mécanismes de son déclenchement sont encore mal connues. Certains estiment cependant qu'elles pourraient toucher 1% des effectifs. Sur 3.000 terriens déployés à chaque mandat de six mois, cela fait donc potentiellement du monde.
Le service d'assistance que recherche l'armée de terre dans le privé aurait au moins deux mérites : en le payant, l'armée de terre montrerait à ses soldats qu'elle est consciente du problème. Et, peut-on estimer, un tel recours évitera la dissémination de vécus opérationnels, parfois extrêmement crus, dans une population de psychologues trop éparse.
Par ailleurs, on apprend que la CISPAT (cellule d'intervention et de soutien psychologique de l'armée de terre) a formé la cellule de crise de la base arrière du BG Allobroges, une première, nous dit-on. Cette cellule de crise est, entre autres, responsable de l'ensemble des conduites à tenir en cas de pertes au combat.
L'Afghanistan a démultiplié l'activité de l'armée de terre dans le soutien psychologique, comme ce blog a pu déjà l'évoquer très largement. Mais la multiplicité des situations à gérer, et notamment le sas de Chypre ont sur-sollicité le dispositif interne de l'armée de terre, conduisant à étudier ce recours au privé, en moyen de complément.
Il s'agirait véritablement de pouvoir mieux compléter le dispositif actuel, en direction des familles qui le souhaitent, mais aussi des militaires qui le nécessitent, et, c'est nouveau, d'avoir la certitude de pouvoir assurer le service d'écoute dans la durée.
Les "blessures invisibles" (qui comprend le stress post-traumatique), qui font l'objet d'une prise de conscience croissante dans l'armée de terre, se révèlent tardivement, après un mandat à l'étranger, et les mécanismes de son déclenchement sont encore mal connues. Certains estiment cependant qu'elles pourraient toucher 1% des effectifs. Sur 3.000 terriens déployés à chaque mandat de six mois, cela fait donc potentiellement du monde.
Le service d'assistance que recherche l'armée de terre dans le privé aurait au moins deux mérites : en le payant, l'armée de terre montrerait à ses soldats qu'elle est consciente du problème. Et, peut-on estimer, un tel recours évitera la dissémination de vécus opérationnels, parfois extrêmement crus, dans une population de psychologues trop éparse.
Par ailleurs, on apprend que la CISPAT (cellule d'intervention et de soutien psychologique de l'armée de terre) a formé la cellule de crise de la base arrière du BG Allobroges, une première, nous dit-on. Cette cellule de crise est, entre autres, responsable de l'ensemble des conduites à tenir en cas de pertes au combat.
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vendredi 1 octobre 2010
Champion pour les TSEF
Alors qu'une bonne partie des militaires ont reçu, ces derniers temps, de substantielles augmentations salariales -de quoi accepter une énième réforme-, les civils expriment leurs inquiétudes, convergeant vers les élus. Aujourd'hui, c'est la sénatrice socialiste Claire-Lise Champion, élue de l'Essonne, qui s'étonne, dans une question envoyée au ministère, du retard pris dans le reclassement en catégorie A des techniciens supérieures d'études et fabrications (TSEF). La sénatrice, qui ne chiffre pas le nombre de personnes concernées, et le coût que constituera ce reclassement, demande notamment des "précisions sur le calendrier retenu".
La décision avait pourtant été prise le 17 novembre 2009, constate l'élue.
Sauf erreur de ma part, c'est à la DGA que les TSEF, reconnus à BAC+3 sont les plus nombreux, au ministère.
La décision avait pourtant été prise le 17 novembre 2009, constate l'élue.
Sauf erreur de ma part, c'est à la DGA que les TSEF, reconnus à BAC+3 sont les plus nombreux, au ministère.
mardi 13 juillet 2010
La DICOD va externaliser encore
Est-ce lié à la multiplication des supports d'information continue -et donc à la TNT- ou, à l'existence d'une offre ? Toujours est-il que la DICOD est en train d'externaliser le recueil de la veille télé, ce qu'elle avait déjà fait pour la presse écrite (1). Seule l'exploitation des synthèses de recueil resterait en interne.
Ce projet devrait contribuer à encore réduire encore les effectifs de la DICOD, qui ont déjà atteint, en fait et en amorce de phase, le niveau prévu par les réductions (175, contre 225 il y a trois ans) annoncées dans le cadre de la RGPP.
Le format final du Balardgone devrait atteindre les 140, grâce à un travail en plateau avec les autres services de communication (économies sur le back office), et à la disparition de certaines fonctions, comme la chancellerie (RH de proximité). Puisque le Balardgone disposera de sa chancellerie propre, ce qui devrait générer bien des économies de personnel, sur le site.
(1) on l'a vu récemment avec les projets de l'hôpital Beaujon, ce travail peut en outre être réalisé dans une zone francophone, à des coûts défiant toute concurrence.
Ce projet devrait contribuer à encore réduire encore les effectifs de la DICOD, qui ont déjà atteint, en fait et en amorce de phase, le niveau prévu par les réductions (175, contre 225 il y a trois ans) annoncées dans le cadre de la RGPP.
Le format final du Balardgone devrait atteindre les 140, grâce à un travail en plateau avec les autres services de communication (économies sur le back office), et à la disparition de certaines fonctions, comme la chancellerie (RH de proximité). Puisque le Balardgone disposera de sa chancellerie propre, ce qui devrait générer bien des économies de personnel, sur le site.
(1) on l'a vu récemment avec les projets de l'hôpital Beaujon, ce travail peut en outre être réalisé dans une zone francophone, à des coûts défiant toute concurrence.
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jeudi 8 juillet 2010
Pôle emploi va gérer les chômeurs défense
C'est Pole-emploi (issu de la fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC), et non plus la Défense qui va gérer les dossiers d'indemnisations des militaires ayant quitté le ministère de la Défense. On se souvient des différentes inepsies et retards dont souffraient plusieurs cas, levés par le quotidien Le Parisien, il y a quelques semaines. "La situation est rentrée dans l'ordre" garantit le contrôleur Jacques Roudière, DRH du ministère. Tout en reconnaissant que la situation sera totalement réglée une fois que Pôle Emploi aura repris les dossiers.
9.000 personnes sont actuellement indemnisées, sur une durée de deux ans maximum.
9.000 personnes sont actuellement indemnisées, sur une durée de deux ans maximum.
Une semaine de vacances pour les blessés
Le secrétariat général de l'administration (SGA) met en place une nouvelle procédure, permettant aux famille des blessés de retour d'opex de partir une semaine en vacances dans un centre de l'IGESA, les frais de séjour étant réglés par le budget de la défense. Cette procédure, nouvelle, entre en service "cet été" vient de m'expliquer le contrôleur général des armées Jacques Roudière, directeur des ressources humaines du ministère de la Défense.
jeudi 24 juin 2010
Hervé Morin aux Antilles
Le Mindef sera la semaine prochaine aux Antilles, pour un séjour de quatre jours également répartis entre la Guadeloupe et la Martinique. Il devrait y évoquer entre autres la lutte contre le narcotrafic, le service militaire adapté, la contribution des armées aux opérations de secours et de recnstruction en Haïti, et forcément, la réduction du format.
En quelques mois, Hervé Morin aura ainsi fait le tour des bases outremer, sans réussir, pour autant, à aller en Polynésie, où son déplacement a été annulé à trois reprises.
En quelques mois, Hervé Morin aura ainsi fait le tour des bases outremer, sans réussir, pour autant, à aller en Polynésie, où son déplacement a été annulé à trois reprises.
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samedi 10 avril 2010
Françoise Olivier-Coupeau et les VAE
Députée du Morbihan, membre de la commission de défense et bête noire d’Hervé Morin, Françoise Olivier-Coupeau (PS) vient d’écrire au ministre pour lui demander de mieux valoriser les acquis de l’expérience (VAE), les militaires disposant de qualifications très pointues très mal valorisées dans le monde civil, faute de reconnaissance des diplômes et brevets militaires. « Il est anormal qu’un chasseur alpin doive quasiment repasser tous ses niveaux de skis pour devenir moniteur civil, ou qu’un pilote d’hélicoptère, un plongeur démineur ne puissent pas voir leur expérience reconnue comme telle" dans le monde civil a-t-elle déploré mercredi au colloque de Mer et Universités. En écho à cet appel, le DPMM, l’amiral Olivier Lajous, avait déjà expliqué comment il valorisait celle de ses atomiciens, en discutant avec les grands acteur du domaine, comme EDF et Areva. Ce gagnant-gagnant devant permettre, notamment, d'éviter une trop rapide absorption par le civil des 80 atomiciens que la marine forme chaque année.
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jeudi 8 avril 2010
Lamour veut sauver la musique
Marguerite Lamour, députée UMP du Finistère, membre de la commission de défense et... fille de marin a dit hier sa volonté de "trouver des solutions" pour éviter une dissolution pure et simple de la musique des équipages de la Flotte, basée à Brest. Elle a proposé, pendant son intervention au colloque de Mer et Université, un format de "musique d'escale" qui serait limité à 35 personnels.
Le vice-amiral d'escadre Olivier Lajous (DPMM), également présent hier à l'école militaire avait préalablement justifié sa décision de dissolution par les nouvelles compressions d'effectifs demandées à la marine, entre 800 et 1.000 postes par an.
Le bagad de Lann-Bihoué, bien connu dans la marine mais aussi et surtout à l'extérieur, n'est pas concerné par ces restructurations musicales, qui ne toucheront vraisemblablement pas que la marine.
Le vice-amiral d'escadre Olivier Lajous (DPMM), également présent hier à l'école militaire avait préalablement justifié sa décision de dissolution par les nouvelles compressions d'effectifs demandées à la marine, entre 800 et 1.000 postes par an.
Le bagad de Lann-Bihoué, bien connu dans la marine mais aussi et surtout à l'extérieur, n'est pas concerné par ces restructurations musicales, qui ne toucheront vraisemblablement pas que la marine.
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jeudi 4 février 2010
L'engagé pourra être officier plus vite
30 des 350 postulants à l'EMIA sont des… engagés volontaires de l’armée de Terre cette année, et non plus seulement des sous-officiers. De surcroît, des EVAT peuvent aussi, désormais et sous condition de diplômes (Bac) et de réussite au concours, devenir officier d’active des écoles d’armes (OAEA, prononcer « ouah », façon cri des rangers américains). Ce nouveau mode de progression devrait générer « ses premiers lauréats cette année » a auguré le CEMAT, ce midi.
Jusqu'à maintenant, un EVAT pouvait passer sous-officier, puis de là, devenir officier, mais cela nécessitait donc plusieurs "bonds" successifs. L'élévation du niveau de diplôme aidant, l'armée de terre a préféré ne pas fermer une porte a priori.
Jusqu'à maintenant, un EVAT pouvait passer sous-officier, puis de là, devenir officier, mais cela nécessitait donc plusieurs "bonds" successifs. L'élévation du niveau de diplôme aidant, l'armée de terre a préféré ne pas fermer une porte a priori.
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lundi 18 janvier 2010
Comment la DGSE aspire les jeunes
Un bout de voile est levé sur les méthodes de la DGSE pour attirer à elle les têtes bien remplies sortant du secteur universitaire. C'est une question du député Eric Raoult, précisément sur ces méthodes, qui a trouvé réponse le 5 janvier dernier. On notera, entre autres, la soixantaine de stagiaires accueillis cette année, dont plus de la moitié resteront à faire des brasses. Et la parution, au premier semestre, des thèmes du concours des délégués, au JO. Le recours au monde universitaire a longtemps, semble-t-il été laissé de côté, et comme l'armée elle-même commence à s'en rendre compte, le système conventionnel d'enseignement peut aussi produire ses propres perles. En dehors, évidemment, des productions issues de grandes écoles (Sciences-Po, etc).
Voici donc le texte intégral de la réponse du ministère (c'est moi qui souligne en gras), chaque bout de phrase recelant un bout d'info.
"Afin de permettre le recrutement du personnel dont elle a besoin, la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) mène des campagnes de communication généralistes ou spécifiques qui, bien que discrètes, se révèlent particulièrement efficaces. Des campagnes d’information sont réalisées par le cabinet du directeur général de la sécurité extérieure dans bon nombre d’universités françaises afin de susciter les candidatures aux différents concours de la DGSE, en particulier celui de délégué (corps de fonctionnaires de catégorie A). Des représentants de la DGSE se rendent également chaque année au sein de certaines écoles d’ingénieurs et universités, pour présenter ce service de renseignement extérieur du gouvernement français et proposer aux étudiants de dernière année des stages de fin d’études dans des domaines pour lesquels la DGSE a des besoins de compétences (traitement du signal, électronique, imagerie…). Au cours de l’année scolaire 2008-2009, cette démarche a concerné quinze écoles. Dix écoles ont par ailleurs fait l’objet de prospections par courriers. Au final, 60 élèves de dernière année ont effectué leur stage à la DGSE, dont 35 devraient être recrutés par la direction dans les mois prochains. Cette campagne de communication menée en 2009 a été relayée par le site de la DGSE sur le portail internet du ministère de la défense. Par ailleurs, dans le courant du mois de juin dernier, la DGSE a fait paraître une annonce dans deux magazines de presse écrite consacrés l’un à l’informatique, l’autre aux technologies. Ces campagnes de presse ciblées visent à obtenir des candidatures d’ingénieurs expérimentés dans les domaines informatiques et télécommunications (une centaine est actuellement en cours de traitement), en sus des sources habituelles de recrutement de militaires issus de filières techniques. En parallèle, la DGSE fait appel à des cabinets de recrutement, l’un d’eux ayant notamment travaillé sur la dernière campagne de presse. En outre, plusieurs reportages réalisés ces dernières années, notamment dans le cadre d’émissions télévisées, qui ont montré la diversité des missions de la DGSE, ont à chaque fois été suivis d’un nombre important de candidatures spontanées. Enfin, parmi les orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale définies pour la fonction stratégique « connaissance et anticipation », figure l’ouverture des recrutements de la DGSE au-delà du périmètre de prospection habituel. Cet objectif trouvera sa première concrétisation avec la publication des concours de recrutement de la DGSE au Journal officiel de la République française (JORF). L’avis d’ouverture et l’arrêté fixant le programme des épreuves du concours de recrutement du corps des délégués de la DGSE au titre de l’année 2010 seront publiés au JORF dans le courant du premier semestre de cette année, le concours devant se dérouler au cours du second semestre. Cette démarche, qui a vocation à être étendue progressivement à l’ensemble des autres catégories, vient compléter les actions de communication et de partenariat déjà nouées avec les différentes institutions de formation, dans les domaines touchant tant à la géopolitique qu’aux technologies de pointe."
Le + du Mamouth :
Le nom de l'ancienne préfète de Bretagne et secrétaire générale du ministère de l'Intérieur, Bernadette Malgorn, a été un temps évoqué pour prendre la tête du renseignement français.
Voici donc le texte intégral de la réponse du ministère (c'est moi qui souligne en gras), chaque bout de phrase recelant un bout d'info.
"Afin de permettre le recrutement du personnel dont elle a besoin, la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) mène des campagnes de communication généralistes ou spécifiques qui, bien que discrètes, se révèlent particulièrement efficaces. Des campagnes d’information sont réalisées par le cabinet du directeur général de la sécurité extérieure dans bon nombre d’universités françaises afin de susciter les candidatures aux différents concours de la DGSE, en particulier celui de délégué (corps de fonctionnaires de catégorie A). Des représentants de la DGSE se rendent également chaque année au sein de certaines écoles d’ingénieurs et universités, pour présenter ce service de renseignement extérieur du gouvernement français et proposer aux étudiants de dernière année des stages de fin d’études dans des domaines pour lesquels la DGSE a des besoins de compétences (traitement du signal, électronique, imagerie…). Au cours de l’année scolaire 2008-2009, cette démarche a concerné quinze écoles. Dix écoles ont par ailleurs fait l’objet de prospections par courriers. Au final, 60 élèves de dernière année ont effectué leur stage à la DGSE, dont 35 devraient être recrutés par la direction dans les mois prochains. Cette campagne de communication menée en 2009 a été relayée par le site de la DGSE sur le portail internet du ministère de la défense. Par ailleurs, dans le courant du mois de juin dernier, la DGSE a fait paraître une annonce dans deux magazines de presse écrite consacrés l’un à l’informatique, l’autre aux technologies. Ces campagnes de presse ciblées visent à obtenir des candidatures d’ingénieurs expérimentés dans les domaines informatiques et télécommunications (une centaine est actuellement en cours de traitement), en sus des sources habituelles de recrutement de militaires issus de filières techniques. En parallèle, la DGSE fait appel à des cabinets de recrutement, l’un d’eux ayant notamment travaillé sur la dernière campagne de presse. En outre, plusieurs reportages réalisés ces dernières années, notamment dans le cadre d’émissions télévisées, qui ont montré la diversité des missions de la DGSE, ont à chaque fois été suivis d’un nombre important de candidatures spontanées. Enfin, parmi les orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale définies pour la fonction stratégique « connaissance et anticipation », figure l’ouverture des recrutements de la DGSE au-delà du périmètre de prospection habituel. Cet objectif trouvera sa première concrétisation avec la publication des concours de recrutement de la DGSE au Journal officiel de la République française (JORF). L’avis d’ouverture et l’arrêté fixant le programme des épreuves du concours de recrutement du corps des délégués de la DGSE au titre de l’année 2010 seront publiés au JORF dans le courant du premier semestre de cette année, le concours devant se dérouler au cours du second semestre. Cette démarche, qui a vocation à être étendue progressivement à l’ensemble des autres catégories, vient compléter les actions de communication et de partenariat déjà nouées avec les différentes institutions de formation, dans les domaines touchant tant à la géopolitique qu’aux technologies de pointe."
Le + du Mamouth :
Le nom de l'ancienne préfète de Bretagne et secrétaire générale du ministère de l'Intérieur, Bernadette Malgorn, a été un temps évoqué pour prendre la tête du renseignement français.
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ressources humaines
mardi 8 décembre 2009
50 embauches et un audit qui inquiètent
Le service industriel de l’aéronautique (SIAe) est en train de recruter une cinquantaine de salariés, dans le cadre de la hausse de ses activités, liée, notamment, au retard de l’A400M. A priori plutôt une bonne nouvelle, dans le climat général. Et d’autant plus qu’on envisageait, il y a peu, de supprimer 400 postes rien qu’à l’atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Clermond Ferrand. Seulement, la potion est un peu amère, pour le syndicat FO-Défense qui note que « les recrutés le sont en CDD de 3 ans renouvelables une fois » (1). « Une première pour les niveaux 3», note le syndicat, qui redoute un « ballon d’essai ». La majorité des salariés des AIA sont des ouvriers d’Etat, que le ministère de la Défense encourage actuellement au départ avec des mesures déjà évoquées sur ce blog.
Ces 50 recrutements devraient être effectués pour le mois de février. Ils profiteraient, selon le syndicat, principalement à Bordeaux (30) ainsi qu’à Clermont-Ferrand (12) et Cuers (8). Ces salariés seront des « opérateurs de maintenance aéronautique», et non des « ouvriers ».
Le plus du Mamouth :
Les craintes vont toujours par deux, et la deuxième repose sur l’audit de l’AIA de Cuers, effectué actuellement par le groupe… EADS. Un choix étonnant, effectué apparemment après appel d’offres du ministère qui a ainsi, de fait, retenu un concurrent de l’AIA de Cuers pour l’auditer. Je le confesse, je ne suis pas un spécialiste de l’audit, mais il me semble que l’on ne procède pas ainsi, d’habitude. Sans compter que les auditeurs ne manquent pas, sur la place, et que le ministère de la Défense, grand consommateur d'audits, doit bien avoir quelques adresses…
D’autant plus que le SIAe a réussi, malgré une foultitude de complications, à conserver une forme de rentabilité pour les armées, et à constituer, par ailleurs, une alternative crédible à la maintenance privée. Il pourrait même, comme le propose le député et rapporteur du budget Air, Jean-Claude Viollet, s’engager sur la transformation d’Airbus en MRTT.
Quand on sait que c’est à Cuers que le SIAe veut développer une expertise en matière de drones, et qu’EADS s’est récemment fait tirer un peu l’oreille par l’armée de l’Air pour réparer un drone Harfang, l'histoire prend un tour peu commun. Il ne manquerait plus qu’un député se penche sur le sujet…
(1) La DGA a longtemps affectionné ces contrats précaires (dit 84-16), avant de les résorber progressivement. Quelques uns perdurent encore.
Ces 50 recrutements devraient être effectués pour le mois de février. Ils profiteraient, selon le syndicat, principalement à Bordeaux (30) ainsi qu’à Clermont-Ferrand (12) et Cuers (8). Ces salariés seront des « opérateurs de maintenance aéronautique», et non des « ouvriers ».
Le plus du Mamouth :
Les craintes vont toujours par deux, et la deuxième repose sur l’audit de l’AIA de Cuers, effectué actuellement par le groupe… EADS. Un choix étonnant, effectué apparemment après appel d’offres du ministère qui a ainsi, de fait, retenu un concurrent de l’AIA de Cuers pour l’auditer. Je le confesse, je ne suis pas un spécialiste de l’audit, mais il me semble que l’on ne procède pas ainsi, d’habitude. Sans compter que les auditeurs ne manquent pas, sur la place, et que le ministère de la Défense, grand consommateur d'audits, doit bien avoir quelques adresses…
D’autant plus que le SIAe a réussi, malgré une foultitude de complications, à conserver une forme de rentabilité pour les armées, et à constituer, par ailleurs, une alternative crédible à la maintenance privée. Il pourrait même, comme le propose le député et rapporteur du budget Air, Jean-Claude Viollet, s’engager sur la transformation d’Airbus en MRTT.
Quand on sait que c’est à Cuers que le SIAe veut développer une expertise en matière de drones, et qu’EADS s’est récemment fait tirer un peu l’oreille par l’armée de l’Air pour réparer un drone Harfang, l'histoire prend un tour peu commun. Il ne manquerait plus qu’un député se penche sur le sujet…
(1) La DGA a longtemps affectionné ces contrats précaires (dit 84-16), avant de les résorber progressivement. Quelques uns perdurent encore.
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lundi 7 décembre 2009
La gendarmerie se redéploie en IDF
La gendarmerie va dissoudre un de ses trois états-majors en Ile-de-France, et rationnaliser son assise territoriale. C’est à la fois l’effet de la RGPP, de la mise en place de la police d’agglomération du grand Paris, et de la volonté de la gendarmerie de réformer son dispositif. C’est l’état-major de la force de gendarmerie mobile et d’intervention (FGMI) qui va disparaître, l’état-major de la région Ile-de-France étant quant à lui renforcé. Le premier compte 170 personnels, le second, 239. Le format final de l’état-major unique s’établira à 350, soit un gain de 59 personnels (dont un général deux étoiles), et sera installé sur trois sites : Maisons-Alfort (qui héberge aujourd’hui la FGMI), les Invalides et Bastion 14. Il disposera de 7.000 gendarmes. La nouvelle structure sera opérationnelle à l’été.
La garde républicaine conserve son état-major (120 personnels) propre : sa disparition étudiée, a été finalement écartée. Vraisemblablement du fait des missions tenues par la garde dans les palais nationaux, mais aussi en matière de maintien de l’ordre : les cavaliers viennent, pour la première fois, d’opérer au Stade de France, après avoir, depuis des années, sécurisé les matches à risques du PSG.
Un groupement interdépartemental va aussi remplacer les assises actuelles à Paris et en petite couronne, faisant passer l’effectif de 509 à 100. Des 400 postes économisés, 70 disparaissent, 50 vont renforcer la DGGN, le solde étant redéployé, notamment au profit d’unités à vocation zonale, pour les transfèrements par exemple. Cette évolution s’étalera sur deux ans.
La garde républicaine conserve son état-major (120 personnels) propre : sa disparition étudiée, a été finalement écartée. Vraisemblablement du fait des missions tenues par la garde dans les palais nationaux, mais aussi en matière de maintien de l’ordre : les cavaliers viennent, pour la première fois, d’opérer au Stade de France, après avoir, depuis des années, sécurisé les matches à risques du PSG.
Un groupement interdépartemental va aussi remplacer les assises actuelles à Paris et en petite couronne, faisant passer l’effectif de 509 à 100. Des 400 postes économisés, 70 disparaissent, 50 vont renforcer la DGGN, le solde étant redéployé, notamment au profit d’unités à vocation zonale, pour les transfèrements par exemple. Cette évolution s’étalera sur deux ans.
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samedi 21 novembre 2009
Une usine à bornes à la place du CNAM
Andelia, fabricant de bornes tactile va reprendre une partie du quartier Craplet de Barcelonnette, auparavant occupé par le centre national d'aguerrrissement en montagne (CNAM), libéré à l'été. C'est la lette de la modernisation, éditée par le mindef, qui l'annonce. La société bénéficie d'un double soutien, du fonds de restructuration de la défense (FRED) et du contrat de redynamisation de site de la Défense (CSRD), écrit-on aussi.
La même lettre rappelle aussi que les équipes d'expertise de la DGA, notoirement et chroniquement déficitaires, augmentent de 4% dans la réforme, qui réduit l'effectif global de 24%.
Pour aller (encore) + loin :
http://lemamouth.blogspot.com/2009/05/cnam-dissous-le-10-juin-mais-le-stage.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/04/aguerissement-montagne-la-raison.html
La même lettre rappelle aussi que les équipes d'expertise de la DGA, notoirement et chroniquement déficitaires, augmentent de 4% dans la réforme, qui réduit l'effectif global de 24%.
Pour aller (encore) + loin :
http://lemamouth.blogspot.com/2009/05/cnam-dissous-le-10-juin-mais-le-stage.html
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mercredi 5 août 2009
La crise complique la manoeuvre RH
Personne ne l'avait évidemment prévue, il y a un an, quand on prévoyait de faire ("facilement", c'était même un sujet de franche rigolade chez certains) maigrir les armées. Elle est bien là, maintenant : la crise économique va sérieusement perturber les prévisions établies par les direction RH des trois armées. C'est particulièrement vrai dans l'armée de l'Air (-24% dans les cinq prochaines années), où les voies d'écoulement traditionnelles du personnel, les compagnies aériennes, font grise mine. Air France a révélé la semaine dernière étudier un plan social pour la rentrée : pas le moment pour accueillir d'anciens aviateurs, parmi les pistards ou parmi les équipages.
Parmi ces derniers, on disposait déjà depuis quelques semaines d'éléments de tendance : la compagnie n'avait pas prévu de faire de commissions de sélection, ce qui a, par exemple, refroidi ce sous-officier de quitter la chaleur douce de sa base aérienne.
La donne sera peut-être un peu plus différente pour certains personnels oeuvrant dans des spécialités moins touchées par la crise. C'est le cas par exemple des métiers de la sécurité, qui constitue un secteur d'écoulement des fusiliers commandos en excès dans l'armée de l'Air. La spécialité, qui va fondre, constituait précisément une des cibles visées par un accord signé par Hervé Morin, au printemps, avec le représentant du secteur.
Mais d'autres secteurs, qui avaient aspiré à tour de bras des mécaniciens, revoient aussi leurs perspectives. C'est le cas notamment de Turboméca, qui avait contribué, dans le sud-ouest, à attirer des mécaniciens en poste dans les RHC.
Même les officiers supérieurs, qui auparavant trouvaient assez facilement à s'occuper dans le privé, particulièrement dans l'armement et l'aéronautique, n'ont plus les mêmes passerelles. Comme me le confiait l'un d'eux, récemment, "c'est dur dehors...".
Parmi ces derniers, on disposait déjà depuis quelques semaines d'éléments de tendance : la compagnie n'avait pas prévu de faire de commissions de sélection, ce qui a, par exemple, refroidi ce sous-officier de quitter la chaleur douce de sa base aérienne.
La donne sera peut-être un peu plus différente pour certains personnels oeuvrant dans des spécialités moins touchées par la crise. C'est le cas par exemple des métiers de la sécurité, qui constitue un secteur d'écoulement des fusiliers commandos en excès dans l'armée de l'Air. La spécialité, qui va fondre, constituait précisément une des cibles visées par un accord signé par Hervé Morin, au printemps, avec le représentant du secteur.
Mais d'autres secteurs, qui avaient aspiré à tour de bras des mécaniciens, revoient aussi leurs perspectives. C'est le cas notamment de Turboméca, qui avait contribué, dans le sud-ouest, à attirer des mécaniciens en poste dans les RHC.
Même les officiers supérieurs, qui auparavant trouvaient assez facilement à s'occuper dans le privé, particulièrement dans l'armement et l'aéronautique, n'ont plus les mêmes passerelles. Comme me le confiait l'un d'eux, récemment, "c'est dur dehors...".
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