La perspective du retrait afghan bouleverse la mécanique bien huilée mise en place jusque là, avec des mandats d'hiver confié à la 27e BIM. Il faut faire de la place pour les autres, avant que le théâtre ne ferme : le 13e BCA, et donc, a priori, le 7e BCA ne retourneront pas en Afghanistan comme prévu.
C'est le fait que la décision n'ait été prise qu'en septembre dernier -on ne l'apprend que manitenant, presque par hasard- qui a permis au 27e BCA de passer au travers. Sa 1ère compagnie avait déjà, in extremis, été privée d'Afghanistan en 2008.
Des départs pourront cependant être possibles sur des petits contingents (OMLT, instructeurs).
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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jeudi 9 février 2012
Le 13e BCA (et quelques autres) n'ira pas en Afgha...
lundi 23 janvier 2012
Le K34 et ses mentors (encadré)
Le kandak 34 est le bataillon d'appui de la 3e brigade ANA, et vient de s'installer à Gwan en décembre dernier. Son chef est le colonel Khushal Hawtak. La FOB de Gwan doit d'ailleurs lui être formellement remise par la France en février, en tout cas c'est ce qui était prévu à l'origine.
Il dispose de 450 soldats, et de 150 véhicules. Il était mentoré par une OMLT de 34 militaires français, issus des 93e RAM, 4e RCh, 2e REG, avec un infirmier de Carcassonne (blessé) et un médecin qui s'est avéré particulièrement utile, vendredi, pour prodiguer les premiers soins. Dans cette équipe d'OMLT figurait une équipe TACP fournie par le 93e RAM, indicatif Zippo 12.
19 d'entre eux ont donc été tués (quatre) ou blessés (quinze, selon le dernier bilan EMA, parmi lesquels huit blessés graves). Le propre chef de l'OMLT, le LCL H., fait partie des blessés.
Il dispose de 450 soldats, et de 150 véhicules. Il était mentoré par une OMLT de 34 militaires français, issus des 93e RAM, 4e RCh, 2e REG, avec un infirmier de Carcassonne (blessé) et un médecin qui s'est avéré particulièrement utile, vendredi, pour prodiguer les premiers soins. Dans cette équipe d'OMLT figurait une équipe TACP fournie par le 93e RAM, indicatif Zippo 12.
19 d'entre eux ont donc été tués (quatre) ou blessés (quinze, selon le dernier bilan EMA, parmi lesquels huit blessés graves). Le propre chef de l'OMLT, le LCL H., fait partie des blessés.
samedi 21 janvier 2012
La 3e brigade ANA sans OMLT appui
La fusillade de Gwan, par delà les quatre morts et 15 blessés français (1), soit la quasi-totalité de l'OMLT appui, a aussi un effet direct sur la troisième brigade de l'ANA, qui ne dispose plus de mentors français dans ce domaine. Un certain nombre de missions ne peuvent plus être assurées, de fait, sans ces mentors qui sont souvent aussi incontournables, pour les procédures d'appui-feu par exemple.
A ce stade, on ignore comment la France va gérer cette situation, si elle reprend cette mission de mentoring, avec l'avoir annulée, à titre conservatoire. L'OMLT devait rentrer en France dans quinze jours, il y a donc fort à parier que leur relève va tout simplement être avancée, si le cadencement des liaisons le permet.
Les forces françaises ne s'était pas trouvée dans une telle situation -une unité élémentaire neutralisée- depuis l'embuscade d'Uzbeen.
(1) dont le chef de l'OMLT, un cadre du 93e RAM. On ignore l'effectif exact de l'OMLT du Kandak 34 : on sait seulement que les unités suivantes le constituaient : 93e RAM, qui fournissait le noyau dur, 4e RCh et 2e REG, ainsi que des personnels médicaux provenant de Carcassonne et d'Issoire. A ce stade, les unités de provenance des blessés n'ont pas été communiquées.
A ce stade, on ignore comment la France va gérer cette situation, si elle reprend cette mission de mentoring, avec l'avoir annulée, à titre conservatoire. L'OMLT devait rentrer en France dans quinze jours, il y a donc fort à parier que leur relève va tout simplement être avancée, si le cadencement des liaisons le permet.
Les forces françaises ne s'était pas trouvée dans une telle situation -une unité élémentaire neutralisée- depuis l'embuscade d'Uzbeen.
(1) dont le chef de l'OMLT, un cadre du 93e RAM. On ignore l'effectif exact de l'OMLT du Kandak 34 : on sait seulement que les unités suivantes le constituaient : 93e RAM, qui fournissait le noyau dur, 4e RCh et 2e REG, ainsi que des personnels médicaux provenant de Carcassonne et d'Issoire. A ce stade, les unités de provenance des blessés n'ont pas été communiquées.
dimanche 24 octobre 2010
ToA toi mon ToA
C'est cette semaine qu'interviendra le transfert d'autorité (ToA) de la 3e brigade ANA, à laquelle les OMLT français sont attachés. Trois nouveaux kandaks sont en cours d'intégration, depuis le mois d'avril, pour remplacer trois kandaks partis renforcer la protection de Kaboul et de ses environs directs. Parallèlement, la France fournit une 7e OMLT mentorant le 6e kandak (infanterie) de la 3e brigade. Cette dernière comptera 4.150 hommes au printemps, contre 2.950 actuellement, et n'opèrera plus que sur deux provinces (Parwan, Kapisa) et un district (Surobi) contre quatre auparavant.
370 militaires sont déployés en Afghanistan au sein des OMLT.
370 militaires sont déployés en Afghanistan au sein des OMLT.
jeudi 14 octobre 2010
L'OMLT d'Oruzgan revient à l'est de Kaboul
L'OMLT française opérant en Oruzgan (sud de l'Afghanistan) va définitivement revenir en zone française, à l'est de Kaboul. L'EMA défend ce déménagement par un principe de cohérence : mieux vaut concentrer les sept OMLT tricolores dans la même zone (Surobi/Kapisa), où quatre POMLT opèrent déjà par ailleurs.
La formation des forces de sécurité afghanes mobilise 600 militaires français en Afghanistan (plus quelques uns aux EAU), soit un poste sur sept.
La formation des forces de sécurité afghanes mobilise 600 militaires français en Afghanistan (plus quelques uns aux EAU), soit un poste sur sept.
dimanche 18 juillet 2010
Une féminisation "qui pose question"
Souvent valorisée, la féminisation peut aussi "poser question" comme le reconnaît le médecin-général Gérard Nédellec, directeur central du service de santé des armées (DCSSA) devant les députés. On le sait, le SSA est très féminisé, dépassant de très loin la meilleure des armées en la matière -l'armée de l'Air- : 20% des médecins sont des femmes (50% des entrants à l'école le sont aussi), le taux passant à 69% chez les infirmiers.
On l'a vu, en première ligne (lire le post suivant), ceci n'est pas sans poser de problèmes dans un pays musulman comme en Afghanistan (1), particulièrement au sein des OMLT, qui campent dans les mêmes COP que les Afghans, dans un confort pour le moins rustique, comme ce blog l'a déjà expliqué...
La question, voire les questions, tient cependant dans les statistiques livrées par le DCSSA. Les femmes effectuent en moyenne une carrière plus courte de deux ans, et surtout, partent plus de deux fois moins souvent en opex, affirme cette source, du fait de raisons "physiologiques", explique-t-on.
Ce blog avait déjà expliqué que les opex avaient parfois du mal à trouver suffisamment de médecins (problème qui ne se limite pas forcément au sexe de ces derniers). Apparemment, les contraintes liées aux OMLT ont également créé des tensions sur les postes d'infirmiers.
Le DCSSA conclut sur ce point en expliquant que l'inspecteur général du SSA va "prochainement" rendre une étude sur la féminisation du service.
(1) cela ne pose pas toujours problème, cependant, lors des MEDCAP (consultations médicales opérées hors des FOB) ou des consultations opérées dans les postes médicaux des FOB, où oeuvrent, très souvent, des personnels féminins, ce que les patients Afghans ne trouvent rien à redire.
On l'a vu, en première ligne (lire le post suivant), ceci n'est pas sans poser de problèmes dans un pays musulman comme en Afghanistan (1), particulièrement au sein des OMLT, qui campent dans les mêmes COP que les Afghans, dans un confort pour le moins rustique, comme ce blog l'a déjà expliqué...
La question, voire les questions, tient cependant dans les statistiques livrées par le DCSSA. Les femmes effectuent en moyenne une carrière plus courte de deux ans, et surtout, partent plus de deux fois moins souvent en opex, affirme cette source, du fait de raisons "physiologiques", explique-t-on.
Ce blog avait déjà expliqué que les opex avaient parfois du mal à trouver suffisamment de médecins (problème qui ne se limite pas forcément au sexe de ces derniers). Apparemment, les contraintes liées aux OMLT ont également créé des tensions sur les postes d'infirmiers.
Le DCSSA conclut sur ce point en expliquant que l'inspecteur général du SSA va "prochainement" rendre une étude sur la féminisation du service.
(1) cela ne pose pas toujours problème, cependant, lors des MEDCAP (consultations médicales opérées hors des FOB) ou des consultations opérées dans les postes médicaux des FOB, où oeuvrent, très souvent, des personnels féminins, ce que les patients Afghans ne trouvent rien à redire.
lundi 28 juin 2010
Pourquoi les OMLT vont être plus visibles
Après avoir été les parents pauvres des plans média de la communication française, les OMLT vont arriver sous les feux de la rampe, dans les semaines à venir, via une série de reportages déjà planifiés. Jusqu’alors isolés, reclus dans des postes au confort plus que précaire (ce qui a peu changé), et très engagés en opérations, les OMLT étaient, pour ces motifs, quasi-systématiquement écartés des chemins déjà très bordés offerts aux journalistes.
Les GTIA, et la guerre de plus en plus violente qu'ils mènent, un thème peu porteur par les temps qui courent, vont donc être prudemment relégués au second plan. On l'a vu, une simple MEDCAP peut dégénérer en bataille rangée.
L'urgence de com du moment est bien, en fait, de répandre ce message que l’armée afghane est mature, et que si elle l’est, c’est aux « soldats non combattants » -les OMLT en bon français- qu’elle le doit. Un "pitch" facile à comprendre, par tout à chacun.
C’est aussi, en fait, préparer l’opinion à un retrait progressif d’Afghanistan qui s’annonce clairement, comme ce blog l’a déjà expliqué, avec, en première vue, une réduction de voilure en Surobi. Précisément là où la 3e brigade ANA doit s’installer, d’ici la fin de l’année, en relocalisant son PC à Naghlu…
Rappelons que les OMLT français ont perdu neuf des leurs, soient 20% du total des morts afghans, depuis 2007.
Les GTIA, et la guerre de plus en plus violente qu'ils mènent, un thème peu porteur par les temps qui courent, vont donc être prudemment relégués au second plan. On l'a vu, une simple MEDCAP peut dégénérer en bataille rangée.
L'urgence de com du moment est bien, en fait, de répandre ce message que l’armée afghane est mature, et que si elle l’est, c’est aux « soldats non combattants » -les OMLT en bon français- qu’elle le doit. Un "pitch" facile à comprendre, par tout à chacun.
C’est aussi, en fait, préparer l’opinion à un retrait progressif d’Afghanistan qui s’annonce clairement, comme ce blog l’a déjà expliqué, avec, en première vue, une réduction de voilure en Surobi. Précisément là où la 3e brigade ANA doit s’installer, d’ici la fin de l’année, en relocalisant son PC à Naghlu…
Rappelons que les OMLT français ont perdu neuf des leurs, soient 20% du total des morts afghans, depuis 2007.
jeudi 24 juin 2010
Le 4e RCh retourne en RC-E
C'est le 4e régiment de chasseurs (RCh) qui va armer la 7e OMLT française en Afghanistan, où il se déploiera en septembre. Cette information hautement confidentielle avait été préservée à plusieurs reprises de la curiosité des journalistes, malgré plusieurs demandes répétées. Le 4e RCh, qui achève sa mise en condition avant projection (MCP) rejoindra le 3e brigade ANA, en RC-East. Un de ses kandaks n'avait pas encore son OMLT, comme ce blog l'avait expliqué à plusieurs reprises.
Cette intégration de la 7e OMLT française s'effectuera au milieu de la mue de la dite brigade dont les effectifs passeront de 2.750 à 4.150 militaires.
Au passage, le PC de la 3e brigade ANA migre de Pol-e-Charki à Naghlu, là où la France a construit un COP, appelé, donc, à s'aggrandir. Cette brigade gagne deux kandaks infanterie (dont un par transformation du kandak blindé) : le nouveau format doit être effectif en 2011.
Cette intégration de la 7e OMLT française s'effectuera au milieu de la mue de la dite brigade dont les effectifs passeront de 2.750 à 4.150 militaires.
Au passage, le PC de la 3e brigade ANA migre de Pol-e-Charki à Naghlu, là où la France a construit un COP, appelé, donc, à s'aggrandir. Cette brigade gagne deux kandaks infanterie (dont un par transformation du kandak blindé) : le nouveau format doit être effectif en 2011.
samedi 22 mai 2010
Un capitaine du 3e RG tué en Oruzgan (actualisé-2)
Un capitaine du 3e régiment de génie a été tué ce matin par l'explosion d'un IED, aujourd'hui, en Oruzgan, dans le sud-afghan. C'est là qu'opère une OMLT française à 70 militaires, en zone néerlandaise. Un militaire batave a aussi été tué, ainsi que l'interprète. Quatre autres militaires néerlandais ont été blessés. L'agence AP, informée par des sources néerlandaises, précise encore le scénario de l'attaque, qui s'est déroulé en vallée de Tangi.
Cet officier, le troisième à tomber en Afghanistan, est le deuxième militaire du 3e RG tué dans ce pays. L'adjudant-chef Nicolas Rey avait été tué par une mine, le 22 novembre 2008. Un autre sapeur, le 1ère classe Kamel Elward, avait péri, le 15 mai 2006.
L'OMLT française a été déployée en Oruzgan en 2008. C'était alors la première OMLT française à opérer aussi loin dans le sud. Opérant sous commandement néerlandais, ces équipes sont renforcées en officiers de liaison, en personnels médicaux et en équipes de ciblage (TACP), d'où l'effectif augmenté de 50 à 70.
Les OMLT, parfois improprement décrits comme des "militaires non combattants" démontrent ainsi leur niveau d'engagement très élevé, en première ligne, et les risques qu'ils encourent.
Six d'entre eux ont ainsi été tués depuis 2007. Le magazine RAIDS a pu, dans son édition d'avril, illustrer l'intensité du quotidien de ces hommes, avec une présentation de l'OMLT de la 7e BB.
La présidence de la République a été la première à annoncer la mort du capitaine du 3e RG (c'est le processus habituel), par un communiqué, diffusé à 19h40. Nicolas Sarkozy "présente aux familles des victimes et à leurs proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur" écrit-on. "Ses pensées vont également à ses frères d'armes".
Alors que l'annonce prend en général plus de temps, le site internet du ministère de la Défense a fait preuve d'une réactivité peu commune, en annonçant également la nouvelle. Les militaires engagés en première ligne sont souvent parmi les premiers à déplorer la communication minimaliste adoptée sur les opérations, et particulièrement, l'Afghanistan.
Le ministre de la Défense vient à son tour (20h44) d'exprimer "sa peine la plus vive et sa grande reconnaissance à l’égard de cet officier français qui a donné sa vie dans l’accomplissement de sa mission et s’associe étroitement à la douleur de sa famille".
Le 3e RG est engagé en Afghanistan, mais aussi sur un théâtre tout aussi dangereux, pour l'arme du génie : le Liban. Le régiment arme une compagnie génie à 147 militaires chargés, entre autres, des interventions Nedex. Deux sections sont déployées avec le Batfra, à At Tiri, et deux autres avec l'état-major de la composante française de la Finul II, à Naqoura.
Cet officier, le troisième à tomber en Afghanistan, est le deuxième militaire du 3e RG tué dans ce pays. L'adjudant-chef Nicolas Rey avait été tué par une mine, le 22 novembre 2008. Un autre sapeur, le 1ère classe Kamel Elward, avait péri, le 15 mai 2006.
L'OMLT française a été déployée en Oruzgan en 2008. C'était alors la première OMLT française à opérer aussi loin dans le sud. Opérant sous commandement néerlandais, ces équipes sont renforcées en officiers de liaison, en personnels médicaux et en équipes de ciblage (TACP), d'où l'effectif augmenté de 50 à 70.
Les OMLT, parfois improprement décrits comme des "militaires non combattants" démontrent ainsi leur niveau d'engagement très élevé, en première ligne, et les risques qu'ils encourent.
Six d'entre eux ont ainsi été tués depuis 2007. Le magazine RAIDS a pu, dans son édition d'avril, illustrer l'intensité du quotidien de ces hommes, avec une présentation de l'OMLT de la 7e BB.
La présidence de la République a été la première à annoncer la mort du capitaine du 3e RG (c'est le processus habituel), par un communiqué, diffusé à 19h40. Nicolas Sarkozy "présente aux familles des victimes et à leurs proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur" écrit-on. "Ses pensées vont également à ses frères d'armes".
Alors que l'annonce prend en général plus de temps, le site internet du ministère de la Défense a fait preuve d'une réactivité peu commune, en annonçant également la nouvelle. Les militaires engagés en première ligne sont souvent parmi les premiers à déplorer la communication minimaliste adoptée sur les opérations, et particulièrement, l'Afghanistan.
Le ministre de la Défense vient à son tour (20h44) d'exprimer "sa peine la plus vive et sa grande reconnaissance à l’égard de cet officier français qui a donné sa vie dans l’accomplissement de sa mission et s’associe étroitement à la douleur de sa famille".
Le 3e RG est engagé en Afghanistan, mais aussi sur un théâtre tout aussi dangereux, pour l'arme du génie : le Liban. Le régiment arme une compagnie génie à 147 militaires chargés, entre autres, des interventions Nedex. Deux sections sont déployées avec le Batfra, à At Tiri, et deux autres avec l'état-major de la composante française de la Finul II, à Naqoura.
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vendredi 7 mai 2010
SOS Mentors (encore et toujours)
Il manque encore 759 mentors, sur les 2.325 que nécessitent la mission de l'OTAN pour la formation de l'armée afghane. C'est, entre autres, ce que nous apprend un article de Stars&Stripes, le journal de l'armée américaine, avec quelques autres détails. Sans vraie surprise, il n'y est pas fait mention du pays (le nôtre) qui déploie déjà six OMLT sur le terrain, et bientôt une septième, ainsi que quatre POMLT... On imagine où en serait l'armée et la police afghane, si chacun des contributeurs alignait, comme nous, le même ratio de formateurs (600 instructeurs et mentors environ, sur un total de plus de 4.000 militaires sur place).
mercredi 14 avril 2010
Deux Diables rouges racontent leur OMLT
La locale de Colmar des DNA a eu la bonne idée d'aller faire parler deux sous-officiers du 152e RI devant une caméra. L'exercice, évident pour personne, est concluant, et leur récit, quoiqu'assez court, permet d'avoir une bonne vision du quotidien de cette OMLT de la 7e BB, déjà raconté dans le numéro de Raids, en mars.
Le témoignage sur TV5 du patron de cette OMLT, et ancien chef BOI du 152e RI, le Lcl Santoni, a déjà été évoqué sur ce blog. On peut voir, en fin d'interview un reportage de Silvina Carbone sur l'entraînement de l'OMLT de la 6e BLB, qui comprend des légionnaires du 1er REG et des bigors du 3e RAMa.
Le témoignage sur TV5 du patron de cette OMLT, et ancien chef BOI du 152e RI, le Lcl Santoni, a déjà été évoqué sur ce blog. On peut voir, en fin d'interview un reportage de Silvina Carbone sur l'entraînement de l'OMLT de la 6e BLB, qui comprend des légionnaires du 1er REG et des bigors du 3e RAMa.
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dimanche 11 avril 2010
Le K31 (21e RIMa) de retour en RC-E
Après trois mois d'opérations en Helmand, le kandak 31 et ses OMLT du 21e RIMa a rallié Pol-e-Charki (banlieue de Kaboul), ces dernières heures. Ces opérations, particulièrement risquées dans la zone la plus mortifère du pays, ont préservé les marsouins, qui n'ont pas connu de pertes.
Leur effectif avait été porté de 50 à 70 personnels, avec un renfort de medics, un TACP supplémentaire pour le guidage des appuis, et des officiers de liaison avec les Royal Welshs britanniques. Une partie de ces renforts avait été apporté par la TF Vulcain (BCS), qui a aussi participé à "Moshtarak" en convoyant du fret jusqu'en première ligne au K31 et ses OMLT français.
Le voyage de retour s'est étiré sur 72 heures, et devait former une belle rame.
On peut penser que le kandak 31 va être réinjecté dans le cycle des opérations, en RC-East, à moins que la grande offensive prévue sur Kandahar ne la sorte, à nouveau, de sa zone d'actions.
Cependant, quand on voit la recrudescence d'évènements en sud-Tagab, plus largement dans la zone française, on est en droit de se demander si c'est vraiment le moment d'enlever des soldats afghans de cette zone. D'autant que l'EMA n'arrête pas de le dire, la brigade La Fayette n'est pas là pour faire la guerre aux insurgés afghans (pas en première rideau en tout cas), mais pour soutenir l'armée... afghane. Le général Pierre Chavancy (1) l'avait dit aussi clairement, en recontrant la presse, il y a quelques semaines.
Ce retour de l'OMLT K31 devrait contribuer, aussi, à y voir plus clair en matière de stationnement des OMLT, alors que la France annoncé, sans la localiser dans le temps et l'espace, l'arrivée d'une 7e OMLT (a priori pour l'été). Une restructuration de la 201e brigade ANA n'étant pas, apparemment, exclue, ce qui impacterait forcément ses OMLT.
(1) qui devait rencontrer le CEMA pour prendre ses ordres, jeudi après-midi, avant d'aller relever le général Maurice Druart.
Leur effectif avait été porté de 50 à 70 personnels, avec un renfort de medics, un TACP supplémentaire pour le guidage des appuis, et des officiers de liaison avec les Royal Welshs britanniques. Une partie de ces renforts avait été apporté par la TF Vulcain (BCS), qui a aussi participé à "Moshtarak" en convoyant du fret jusqu'en première ligne au K31 et ses OMLT français.
Le voyage de retour s'est étiré sur 72 heures, et devait former une belle rame.
On peut penser que le kandak 31 va être réinjecté dans le cycle des opérations, en RC-East, à moins que la grande offensive prévue sur Kandahar ne la sorte, à nouveau, de sa zone d'actions.
Cependant, quand on voit la recrudescence d'évènements en sud-Tagab, plus largement dans la zone française, on est en droit de se demander si c'est vraiment le moment d'enlever des soldats afghans de cette zone. D'autant que l'EMA n'arrête pas de le dire, la brigade La Fayette n'est pas là pour faire la guerre aux insurgés afghans (pas en première rideau en tout cas), mais pour soutenir l'armée... afghane. Le général Pierre Chavancy (1) l'avait dit aussi clairement, en recontrant la presse, il y a quelques semaines.
Ce retour de l'OMLT K31 devrait contribuer, aussi, à y voir plus clair en matière de stationnement des OMLT, alors que la France annoncé, sans la localiser dans le temps et l'espace, l'arrivée d'une 7e OMLT (a priori pour l'été). Une restructuration de la 201e brigade ANA n'étant pas, apparemment, exclue, ce qui impacterait forcément ses OMLT.
(1) qui devait rencontrer le CEMA pour prendre ses ordres, jeudi après-midi, avant d'aller relever le général Maurice Druart.
dimanche 28 mars 2010
Les OMLT sur TV5
Le lieutenant-colonel Pierre Santoni, vétéran de la Bosnie, du Kosovo et du Liban explique à TV5 l'atout que représentent les OMLT pour l'armée afghane. Une "aventure humaine", mais aussi un témoignage étonnant à plus d'un titre, puisque l'officier remercie ses équipiers, en fin d'entretien.
En appui, un reportage de Silvina Carbone effectué au camp de Garrigues où les légionnaires du 1er REG se préparent actuellement à leur futur mandat d'OMLT.
En appui, un reportage de Silvina Carbone effectué au camp de Garrigues où les légionnaires du 1er REG se préparent actuellement à leur futur mandat d'OMLT.
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mercredi 17 mars 2010
Des femmes officiers dans l'ANA
L'ANA va commencer le mois prochain la formation initiale de 22 femmes élèves-officiers : c'est le général David Hogg, en charge des opérations de formation de l'armée afghane au CSTC-A, qui l'a révélé, mardi, lors d'une rencontre récurrente avec des blogueurs (1). Le même a aussi confirmé ce que l'on savait déjà : l'OTAN se fait tirer l'oreille pour fournir des formateurs en Afghanistan, et 800 postes sur 2.325 ne sont toujours pas pourvus.
(1) voilà qui n'arriverait pas chez nous...
(1) voilà qui n'arriverait pas chez nous...
mardi 9 mars 2010
SOS Omelettes
Le patron militaire de l'OTAN, l'amiral (américain) James Stavridis a enfourché son cheval de bataille devant les sénateurs américains, aujourd'hui : le déficit actuel en OMLT dont sont responsables, selon lui, les pays européens contributeurs de l'ISAF. Il s'exprimait aujourd'hui devant le comité de forces armées, et le fil du Pentagone relate ses propos, et ses critiques.
Les Etats-Unis ont réclamé 1.278 mentors à l'OTAN, mais le compte n'y est pas, puisque "seulement 541" ont été mis sur la table lors d'une réunion récente, dans la foulée des promesses de la conférence de Londres.
Stavridis a ajouté que les Etats-Unis étaient actuellement en train de "contacter individuellement" les 28 nations-membres pour qu'elles paient leur écot à cette mission incontournable pour l'afghanisation.
L'amiral américain a également précisé que 20 des 42 contributeurs à l'ISAF alignaient actuellement des "caveats" (limitation d'emploi), une notion à géométrie variable selon ceux qui en parlent, comme nous l'évoquions ici, hier soir.
Le rappel du Mamouth :
La France déploie actuellement 6 OMLT (quatre en RC-E, et deux en RC-S) en Afghanistan, et a promis d'en envoyer une septième, d'ici l'été. Les 80 militaires annoncés en renfort début février seront tous des formateurs. Près de 400 militaires français (et plus encore si on intègre les 150 gendarmes) assurent déjà des missions de formation, soit 10% de l'effectif total, un ratio que peu de nations, sinon aucune, ne met en oeuvre, sur ce théâtre.
Les Etats-Unis ont réclamé 1.278 mentors à l'OTAN, mais le compte n'y est pas, puisque "seulement 541" ont été mis sur la table lors d'une réunion récente, dans la foulée des promesses de la conférence de Londres.
Stavridis a ajouté que les Etats-Unis étaient actuellement en train de "contacter individuellement" les 28 nations-membres pour qu'elles paient leur écot à cette mission incontournable pour l'afghanisation.
L'amiral américain a également précisé que 20 des 42 contributeurs à l'ISAF alignaient actuellement des "caveats" (limitation d'emploi), une notion à géométrie variable selon ceux qui en parlent, comme nous l'évoquions ici, hier soir.
Le rappel du Mamouth :
La France déploie actuellement 6 OMLT (quatre en RC-E, et deux en RC-S) en Afghanistan, et a promis d'en envoyer une septième, d'ici l'été. Les 80 militaires annoncés en renfort début février seront tous des formateurs. Près de 400 militaires français (et plus encore si on intègre les 150 gendarmes) assurent déjà des missions de formation, soit 10% de l'effectif total, un ratio que peu de nations, sinon aucune, ne met en oeuvre, sur ce théâtre.
samedi 27 février 2010
Il manquait un tiers de l'ANA, fin 2009
Alors que la com' de l'ISAF place l'armée nationale afghane (ANA) sous les feux de la rampe, en en faisant le coeur de l'opération "Moshtarak" (malgré des effectifs pour le moins modestes...), la réalité afghane rattrape les jolis tableaux statistiques exhibés en Europe. Théoriquement, l'ANA aurait dû atteindre un format de 94.000 hommes en fin d'année dernière or ils ne sont en fait que 64.000 hommes, un petit trou de 30%, comme l'IJC, à Kaboul, l'a découvert, fin janvier.
Sans doute en achevant la génération de forces de "Moshtarak". La réalité de l'ANA est telle que comme on l'a vu, un kandak, le 31, a dû quitter la zone française pour rallier le Helmand.
De ces 64.000 soldats, combien sont réellement déployés sur le territoire, une fois enlevés les vrais malades, les vrais blessés, mais aussi les vrais déserteurs : 50.000 ?
Bref, à moins de sacrifier une formation que des spécialistes du sujet estiment déjà trop courte, de procéder à une levée en masse et d'augmenter fortement les salaires (faire l'insurgé rapporte beaucoup plus), les 134.000 soldats attendus pour 2010 ne seront sans doute pas au rendez-vous. Pas en 2010 en tout cas.
Et d'autant plus que les pays contributeurs se font tirer l'oreille pour fournir des mentors (OMLT), pièce essentielle du dispositif. La France va engager une 7e formation de ce type, les Espagnols veulent monter à 3 ou 4 équipes, mais tout le monde n'est pas aussi motivé.
La réalité est cruelle : ces soldats "non combattants" comme on les appelle parfois sont en fait ceux qui sont les plus exposés aux tirs et pièges des insurgés. Les contributeurs de l'ISAF se bousculent plus pour "garder les grillages" ou faire des contrôles de vitesse.
Sans doute en achevant la génération de forces de "Moshtarak". La réalité de l'ANA est telle que comme on l'a vu, un kandak, le 31, a dû quitter la zone française pour rallier le Helmand.
De ces 64.000 soldats, combien sont réellement déployés sur le territoire, une fois enlevés les vrais malades, les vrais blessés, mais aussi les vrais déserteurs : 50.000 ?
Bref, à moins de sacrifier une formation que des spécialistes du sujet estiment déjà trop courte, de procéder à une levée en masse et d'augmenter fortement les salaires (faire l'insurgé rapporte beaucoup plus), les 134.000 soldats attendus pour 2010 ne seront sans doute pas au rendez-vous. Pas en 2010 en tout cas.
Et d'autant plus que les pays contributeurs se font tirer l'oreille pour fournir des mentors (OMLT), pièce essentielle du dispositif. La France va engager une 7e formation de ce type, les Espagnols veulent monter à 3 ou 4 équipes, mais tout le monde n'est pas aussi motivé.
La réalité est cruelle : ces soldats "non combattants" comme on les appelle parfois sont en fait ceux qui sont les plus exposés aux tirs et pièges des insurgés. Les contributeurs de l'ISAF se bousculent plus pour "garder les grillages" ou faire des contrôles de vitesse.
mardi 16 février 2010
La pose d'IED à 100 $
Le colonel Jean-François Martini, qui avait livré son témoignage de terrain comme superviseur des OMLT françaises d'avril à novembre 2009 face à la presse de défense, en janvier, a à nouveau été commis d'office, face aux députés, le 10 février. Ce type de témoignage, jusqu'alors peu courant, est poussé par certains responsables des armées, notamment dans l'armée de terre, afin de mieux faire percevoir certaines réalités aux relais d'opinion et d'occuper le terrain médiatique de l'Afghanistan.
Premières de ces réalités, la rémunération des insurgés, bien connue, mais pas toujours chiffrée. Le patron des OMLT relève ainsi que 80% de ces derniers sont des "contractuels". Dans le type de contrats réalisables, on trouve la participation à une pose d'IED, réglée entre 100 et 200 dollars. On apprend aussi qu'une bande insurgée compte en moyenne entre trois et 20 soldats.
La deuxième réalité porte sur les effectifs encore limités de l'ANA : "pour mener une lutte contre-insurrectionnelle efficace, on estime qu'il faut disposer d'un soldat pour 50 habitants, constate l'officier. Dans les régions du Wardak et du Logar, le ratio n'était que de 0,45 soldat pour 50 habitants. Faute de moyens, nous étions contraints de faire des choix en nous concentrant sur certaines zones de population".
Le colonel éclaire aussi le travail des OMLT. L'entraînement et l'accompagnement au combat comptent pour 70% du temps, le solde étant constitué par le L du sigle, la liaison, c'est-à-dire planifier des opérations avec les différents niveaux de l'ANA, et les forces de l'ISAF opérant dans la zone.
Enfin, il confirme la nécessité de développer les POMLT, domaine dans lequel la gendarmerie est en pointe, avec quatre unités en Surobi et en Kapisa, ainsi qu'une petite cellule de mentoring du QG, à Mahmud-e-Raqi. Mais ces succès ne se retrouvent pas partout, constate-t-il : "Les relations entre l'ANA et l'ANP sont mauvaises, l'armée s'efforçant de servir l'Etat lorsque certains policiers s'enrichissent particulièrement vite. Un grand nombre de mafieux se retrouvent au sein de l'ANP. Il a donc été décidé, au cours des mois de novembre et décembre derniers, d'accentuer les efforts en faveur de la formation. On avait pu constater au mois d'août précédent que la tentative de lever rapidement et sans véritable formation un grand nombre de policiers s'était soldée par un échec".
Premières de ces réalités, la rémunération des insurgés, bien connue, mais pas toujours chiffrée. Le patron des OMLT relève ainsi que 80% de ces derniers sont des "contractuels". Dans le type de contrats réalisables, on trouve la participation à une pose d'IED, réglée entre 100 et 200 dollars. On apprend aussi qu'une bande insurgée compte en moyenne entre trois et 20 soldats.
La deuxième réalité porte sur les effectifs encore limités de l'ANA : "pour mener une lutte contre-insurrectionnelle efficace, on estime qu'il faut disposer d'un soldat pour 50 habitants, constate l'officier. Dans les régions du Wardak et du Logar, le ratio n'était que de 0,45 soldat pour 50 habitants. Faute de moyens, nous étions contraints de faire des choix en nous concentrant sur certaines zones de population".
Le colonel éclaire aussi le travail des OMLT. L'entraînement et l'accompagnement au combat comptent pour 70% du temps, le solde étant constitué par le L du sigle, la liaison, c'est-à-dire planifier des opérations avec les différents niveaux de l'ANA, et les forces de l'ISAF opérant dans la zone.
Enfin, il confirme la nécessité de développer les POMLT, domaine dans lequel la gendarmerie est en pointe, avec quatre unités en Surobi et en Kapisa, ainsi qu'une petite cellule de mentoring du QG, à Mahmud-e-Raqi. Mais ces succès ne se retrouvent pas partout, constate-t-il : "Les relations entre l'ANA et l'ANP sont mauvaises, l'armée s'efforçant de servir l'Etat lorsque certains policiers s'enrichissent particulièrement vite. Un grand nombre de mafieux se retrouvent au sein de l'ANP. Il a donc été décidé, au cours des mois de novembre et décembre derniers, d'accentuer les efforts en faveur de la formation. On avait pu constater au mois d'août précédent que la tentative de lever rapidement et sans véritable formation un grand nombre de policiers s'était soldée par un échec".
samedi 13 février 2010
L'OMLT du 21e RIMa engagée dans Moshtarak

On pouvait le supposer, mais Britanniques et ISAF l'ont confirmé officiellement, ce matin : des Français font bel et bien partie de l'opération Moshtarak ("ensemble"), lancée cette nuit. L'EMA vient à son tour de nous le confirmer : "le kandak 31 et ses OMLT français ont été engagés ce matin. Ce kandak a procédé à des échanges de sections avec le 1er bataillon des Royal Welsh (britannique, ndlr)" nous précise-t-on à Paris.
On les voit d'ailleurs clairement, avec leur VAB (à gauche), lors d'une harangue, hier, sur ce cliché fourni par le MoD britannique. Le kandak 31 a été déplacé en début de mois de la zone française au Helmand, pour participer à cette étonnante offensive d'hiver.
L'OMLT du K31 est armée par le 21e RIMa, avec des renforts injectés récemment, du fait de la migration méridionale de ce kandak, détaché dans le sud pour "Moshtarak". Ces renforts, qui portent l'effectifs à 70 personnels, consistent dans un surcroît de medics, de JTAC (gestion des appuis) et d'officiers de liaison, insérés dans l'état-major britannique.
La participation des six Mirage français basés à Kandahar semble aussi évidente, quoique non confirmée. "Ce serait logique" constate-t-on à l'EMA. Les troupes Britanniques figurent traditionnellement parmi les premiers bénéficiaires des missions de "Serpentaire", même si le fait qu'ils ne soient pas équipés en Rover (ce qui sera fait dans quelques semaines) peut refroidir parfois, ponctuellement, le tasking.
La France peut également, hypothétiquement, apporter son concours via des vols de drones Harfang, des vols de Transall (les C-160 posent régulièrement à Camp Bastion), voire via le rôle 3 de Kaboul. Mais de telles demandes n'ont pas été effectuées, souligne-t-on. Ni par les Britanniques, ni par les Afghans, qui pilotent l'ensemble.
vendredi 5 février 2010
Morin confirme la 7e OMLT
80 militaires français consituent le renfort annoncé à l'instant par Hervé Morin, à Istanbul, à la conférence de l'OTAN. Ce volume, déjà pointé lundi par ce blog http://lemamouth.blogspot.com/2010/02/renforts-afghans-dites-k33.html), correspond à une OMLT qui sera engagée pour mentorer le kandak 33 de l'ANA., fort de 383 soldats afghans.
La brigade afghane comptait 2.616 militaires de l'ANA, et 222 soldats français, au dernier décompte effectué par l'EMA, lors d'une présentation récente. Ce chiffre a un petit peu augmenté, du fait du déplacement en Helmand, en janvier, d'un kandak infanterie mentoré par le 21e RIMa, dans le cadre de l'offensive alliée qui vient de commencer. Pour l'occasion, l'effectif avait été gonflé de 50 à un peu plus de 70.
On vous l'avait bien dit :
http://lemamouth.blogspot.com/2010/01/une-omlt-de-plus-en-rc-south.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/12/special-omlette-please.html
La brigade afghane comptait 2.616 militaires de l'ANA, et 222 soldats français, au dernier décompte effectué par l'EMA, lors d'une présentation récente. Ce chiffre a un petit peu augmenté, du fait du déplacement en Helmand, en janvier, d'un kandak infanterie mentoré par le 21e RIMa, dans le cadre de l'offensive alliée qui vient de commencer. Pour l'occasion, l'effectif avait été gonflé de 50 à un peu plus de 70.
On vous l'avait bien dit :
http://lemamouth.blogspot.com/2010/01/une-omlt-de-plus-en-rc-south.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/12/special-omlette-please.html
lundi 1 février 2010
Renforts afghans : dites K33

Les renforts français en Afghanistan n'excéderont pas la centaine de militaires, et comprendront également une nouvelle augmentation de l'aide civile à la reconstruction. L'aide militaire restera concentrée sur l'apport d'une OMLT : comme ce blog l'a expliqué à plusieurs reprises, ce sera le kandak 33 qui en bénéficiera, le seul qui n'ait pas de mentors, actuellement, dans l'est afghan. La France alignera donc une 7e OMLT, la quatrième spécialisée dans l'infanterie (les trois autres l'étant dans le commandement, l'appui et le soutien)
Il n'y aura donc pas de POMLT, pour les raisons de sur-emploi de la gendarmerie mobile, expliqué ici maintes fois.
En outre, des individuels viendront compléter cette OMLT, sans doute du génie, peut-être l'officialisation d'un surcroît de forces spéciales.
On ne s'explique pas, par contre, l'absence d'explication de la part des autorités françaises sur ce dossier. Bernard Kouchner n'en a pas parlé à Londres, ni ce matin, dans le Figaro. Cette discrétion ne devrait pas durer longtemps, donc elle ne serait donc pas destinée à ne pas heurter, en Afghanistan, où deux journalistes restent otages, et viennent de commencer leur deuxième mois de captivité. Le lien serait peut-être à trouver, tout simplement, avec le faible intérêt des Français de l'Afghanistan, et la très forte opposition dans l'opinion publique pour un renforcement.
Il n'y aura donc pas de POMLT, pour les raisons de sur-emploi de la gendarmerie mobile, expliqué ici maintes fois.
En outre, des individuels viendront compléter cette OMLT, sans doute du génie, peut-être l'officialisation d'un surcroît de forces spéciales.
On ne s'explique pas, par contre, l'absence d'explication de la part des autorités françaises sur ce dossier. Bernard Kouchner n'en a pas parlé à Londres, ni ce matin, dans le Figaro. Cette discrétion ne devrait pas durer longtemps, donc elle ne serait donc pas destinée à ne pas heurter, en Afghanistan, où deux journalistes restent otages, et viennent de commencer leur deuxième mois de captivité. Le lien serait peut-être à trouver, tout simplement, avec le faible intérêt des Français de l'Afghanistan, et la très forte opposition dans l'opinion publique pour un renforcement.
Post Scriptum :
"Much ado about nothing", pourra-t-on dire après trois mois de suspsense insoutenable, où, tout ou presque avait été dit, dès le départ. L'expression soufflée au président de "soldats non combattants" est sans doute restée en travers des gorges des OMLT, eux qui ont de surcoît chèrement payé leur mission, avec trois morts rien qu'en janvier... La réalité des mentors, qui ne sont pas censés prendre l'initiative, mais seulement conseiller, étant de toute façon battue en brèche par les propres photos de la communication militaire illustrant une patrouille dans les environs de Takyeh (Oruzgan), où c'est un... soldat français qui figure en tête de colonne afghane (crédit : EMA). Une réalité, pas un cliché.
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