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vendredi 29 janvier 2010

Beauvau audite sa chaîne intervention

Après avoir rationalisé son renseignement intérieur, précédant en cela la Défense, l'Intérieur va-t-il aussi simplifier le paysage de sa chaîne d'intervention ? C'est, entre autres, une des questions soulevées par un audit du ministère, animé par le général Guy Parayre, ancien DGGN et Luc Presson, haut fonctionnaire place Beauvau. Il s'agit principalement d'évaluer l'existence de redondances, d'éventuelles rectifications de territoires -en termes de spécialités ou de géographie d'intervention- et, il ne faut pas totalement l'exclure, de soulever d'éventuelles lacunes capacitaires. Il y en a quelques unes.
La chaîne intervention comprend à la fois le GIGN, refondu en 2007 (plus de 400 membres) et la force d'intervention de la police nationale (FIPN), mise sur pied le 16 juillet dernier par Brice Hortefeux en personne. Qui l'a intronisée, très officiellement, ce 1er décembre, avec une partie de ses 500 membres.
Détail troublant, l'origine de l'audit remonte précisément à ce créneau (novembre-décembre), et pas à la création, cet été. La vague médiatique qui a accompagné la naissance de la FIPN a t-elle-déclenché l'ire des uns, provoquant l'audit de toute la famille ? On sait que déjà, à la naissance de la nouvelle force, la gendarmerie avait instamment souhaité que le terme de "prises d'otages massives" (PROM) n'apparaisse pas dans le champ lexical de la FIPN. De facto, on parla, le 1er décembre, de "prises d'otages complexes" (PROC).
Les deux auditeurs commencent juste leurs visites de terrain, après un passage à la direction centrale de la sécurité publique (DCSP) dont dépendent directement les GIPN. Ce lundi, ils étaient au RAID, mercredi au GIGN, et la semaine prochaine à la préfecture de Police, qui apporte à la FIPN sa brigade anticommandos (BAC) et une très large spectre d'appuis. Qui va du camion-pompe surpuissant au tracteur d'assaut, en passant par les hors-bord de la brigade fluviale et les EC145 de la base de Paris.
En tout état de cause, l'audit devrait déboucher au début du printemps.

jeudi 21 janvier 2010

L’armée française suspend ses « embeds » en Afghanistan

L’EMA a décidé de suspendre ses embeds de journalistes, sans limitation de durée et de média, a-t-on appris ces derniers jours. L’EMA vient de nous le confirmer, à l’instant. « Il n’a y pas eu d’accueil de journalistes après le passage du ministre » explique-t-on, même si, plusieurs journalistes, comme ceux de l’AFP et plusieurs télévisions ont pu, en fait, demeurer sur place jusqu’à ces derniers jours.
On explique par ailleurs que l’on a ainsi souhaité "limiter la charge" pesant sur les opérations, la recherche des deux journalistes de France 3 absorbant déjà un grand nombre d’efforts.
D’aucuns y voient une forme de zèle à appliquer des consignes, après le mécontentement de l’Elysée.
L’Elysée a fait savoir, ces derniers jours, sa colère devant les risques pris par les journalistes de France 3, désormais reportés sur les militaires qui les recherchent. Tout en remarquant également que des journalistes spécialisés seraient plus adaptés à la couvertures des opérations en Afghanistan.

Le post scriptum de 15 heures :
L'EMA est revenu sur ses déclarations de ce matin, il y a quelques minutes. Il est encore possible, apprend-on, de couvrir l'actualité des troupes français à Kaboul (Kandahar n'est pas cité), l'interdiction d'embed ne portant que sur le triangle Tora-Nijrab-Tagab, et, vraisemblablement, les deux OMLT de RC-S. Tout le monde aura noté qu'il n'y a plus la moindre troupe à Kaboul, depuis plus de deux mois.

vendredi 15 janvier 2010

POMLT : l'appel de l'AT4CS

Les POMLT de gendarmerie opérant en Afghanistan sont mieux équipées que l'armée de Terre, mais il leur manque un peu de punch, pour les moments où elles sont isolées, face à une opposition bien retranchée, ou protégée par les célèbres murs des coumpounds afghans, insensibles aux petites calibres. Comme ce fut le cas lors de leur premier gros TIC, en début de mois : les POMLT n'ont pas failli, mais un surcroît de feu disponible sous la main n'aurait pas été de refus.
La carence devrait être résolue avec la prise en compte de lance-roquettes AT4CS, qui ont déjà de chauds partisans dans les sections d'infanterie de l'armée de Terre. L'adoption d'une telle arme serait une première dans la gendarmerie, même pour des unités spécialisées déployées en opex. Deux solutions : l'acheter en urgence, avec des aléas sur les livraisons, ou s'en procurer auprès de l'armée de Terre, qui a déjà prêté 12 VAB, ainsi que des postes radios Tacsat.
Les POMLT ont déjà, par ailleurs, perçu leurs HK417, en remplacement des G3, achat évoqué dans les derniers numéros de Raids et Police Pro. Mais attendraient encore, en revanche, leurs Minimi 7,62 mm.

jeudi 14 janvier 2010

Pourquoi il faut former deux OMLT pour en déployer une

La présentation du dispositif OMLT français, ce matin, a levé le voile sur une évidence qui n'avait pas vraiment été soulignée, jusqu'à maintenant : les régiments qui fournissent les OMLT doivent en fait prévoir également la formation des effectifs envoyés en remplacement, en cas de maladie grave, de blessures demandant rapatriement, et évidemment, de pertes au combat.
Ce blog a rappelé à plusieurs reprises le prix payé par les OMLT en Afghanistan. Rien que sur le mandat présenté, onze personnels avaient été blessés (dont sept ont dû être rapatriés). Et un douzième s'était tué en manipulant son arme de service. Autant de personnels, parfois aux compétences pointues, qu'il faut pouvoir remplacer au pied levé. Selon le type d'OMLT (infanterie, appui ou soutien), il faut prévoir à l'avance plus ou moins de monde. Au minimum, il faut compter l'équivalent d'un à trois coys (le coy étant à 6).
On le comprend, cette thématique devient encore plus aigüe avec ce mandat-ci, qui a perdu trois militaires en trois jours.

L'autre + du Mamouth :
"Indispensable !" La réponse du patron des OMLT est sortie tout de suite, quand je lui ai demandé ce qu'il pensait du sas de Chypre. L'évidence, pour des personnels qui ont vécu dans des conditions particulièrement précaires, dans une ambiance de guerre permanente, dans des COP voire des nid d'aigle perchés sur un piton. Seule l'interdiction de l'EMA de reproduire les photos présentées ce matin vous empêchera de vous faire une idée précise de la précarité et de l'isolement des lieux. Ajoutons à celà les particularismes locaux de la vie du soldat afghan en campagne, sur lesquels il faut prudement détourner les yeux, et on comprend que nos OMLT ont vraiment besoin de ces 48 h chypriotes pour atterrir.

vendredi 1 janvier 2010

EXCLUSIF : un renfort d'OMLT plébiscité

78% des Français interrogés à la mi-décembre par un institut de sondage, peut-être IPSOS, ont dit leur soutien à un renfort d'OMLT pour l'Afghanistan. C'est le ministère de la Défense qui a commandé cette étude n'étant pas destinée, pour le moment au moins, à être publiée, mais à éclairer les décideurs.
Evidemment, posée telle quelle, la question n'était pas évidente pour le Français moyen, ni même pour les autres Français. Mais c'est la tendance qui compte : alors qu'ils sont majoritairement opposés au conflit et au renforcement, les Français, quand ils sont intérrogés par les Instituts, sont prêts à dire oui à des mentors supplémentaires.
L'histoire ne dit pas, évidemment, si comme ce blog l'avait fait, en début de mois, on a proposé aussi aux suffrage un renfort de forces spéciales -est-ce que cette seule mention parle aux Français...-, de POMLT, ou d'appui aérien.
Comme ce blog le rappelait, le mois dernier, une 7e, voire une 8e OMLT, ne déstabiliseraient pas la cavalerie, par ailleurs peu utilisée sur les théâtres, exceptée au Liban, et au Kosovo, d'où la 2e BB cède la main aux paras. L'idée d'une OMLT employant des réservistes -aux profils variés- butant sur le manque évident de crédits pour l'emplois de réservistes en opex, et la nécessité de les préparer sur un cycle d'un an.

Pour aller plus loin sur ce blog :
http://lemamouth.blogspot.com/2009/12/special-omlette-please.html
http://lemamouth.blogspot.com/search?q=OMLT

mercredi 16 décembre 2009

"Pas besoin de renforcer" dit Kouchner

Saisi, dans le discours de Bernard Kouchner, à l'assemblée nationale, à propos des demandes américaines de renforts : "Dans les vallées de Kapisa et de Surobi, nous n’avons pas attendu ces demandes pour ajuster nos effectifs aux objectifs". Il a notamment évoqué les renforts de septembre 2008. "Nous n’avons pas besoin de renforcer le nombre de nos troupes (...) Ma priorité, c'est la stratégie. (...). Le dispositif actuel n’est pas satisfaisant, nous voulons que le commandement de l’Otan soit mieux associé à l’aide civile, que l’ONU soit renforcé sur place pour la coordination des moyens, puisque c'est un mandat de l'ONU".

Le + du Mamouth :
Relève ou renfort (pour moi, c'est plutôt un renfort), un élément de forces spéciales particulièrement adapté a pourtant discrètement quitté la France, courant octobre. Pas le premier, ni apparemment, le dernier.

jeudi 10 décembre 2009

Pourquoi le Touraine vole déjà sur l'A400M

Sur la combinaison de Gérard Leskerpit (2e à partir de la droite), ou dans sa poche, un patch de l'escadron 1.61 "Touraine" volera, demain, sur A400M, dans le ciel de Séville. Lekerpit, qui fête ses 50 ans cette année, est un ancien de l'escadron orléanais, le premier qui doit recevoir l'A400M. En 2012-2013, personne ne le sait vraiment encore précisément.

L'ingénieur de vol a 8.000 heures de vol au compteur, dont 3.500 heures rien qu'en essais, sur une soixante d'aéronefs. Avant de rejoindre Airbus Military, en 2005, il appartenait au département réception d'Airbus, depuis 2001.

Mais bien avant, Gérard Leskerpit avait rejoint Saintes, à 17 ans, pour devenir mécanicien, et débuter, au sol, sur Transall, avant de devenir mécanicien navigant (Mecnav). Il était également devenu instructeur sur Hercules, en 1989, avant de migrer au CEV-Brétigny, en 1992, puis à l'EPNER, qui le diplôme en 1996.



Le + du Mamouth :

Clin d'oeil et début réel du programme d'essais en vol, l'A400M accomplira la semaine prochaine un vol Séville-Orléans. Les transporteurs, qui piaffent d'impatience, pourront ainsi voir la relève, et pour les plus jeunes, leur nouvelle monture.


Nos photos : l'équipage d'essais de l'A400 (crédit Aibus Military) et le 61-AA, premier A400 livré à l'armée de l'Air, encore sous forme de maquette dévoilée par le général Abrial, alors CEMAA, le 25 juillet 2008 (crédit JM Tanguy). A cette époque, le premier appareil doit encore être livré en 2009, transmis à l'armée de l'Air fin 2010, pour une mise en service en 2011.

EXCLUSIF : Les Transallistes font des heures de Transallito

Transallito, le "petit Transall" en espagnol : le CASA 235, précisément fabriqué outre-Pyrénées n'aura jamais autant que maintenant mérité son surnom. Maintenant que des pilotes de C-160 en sont réduits, pour maintenir leur quota d'heures de vol, à voler sur le petit bimoteur.
Les heures de Transall ne seront que des heures de vol tactique, du début jusqu'à la fin (1). Les premiers pilotes à intégrer cette réalité, liée aux retards de l'A400M, qui amènent à préserver la flotte Transall, viennent de commencer leurs vols sur CASA.
L'armée de l'Air dispose de 19 CASA 235, basés à Creil et Mont-de-Marsan (seulement Creil, à terme, sans doute avant 2011), mais aussi et surtout en Egypte (un), aux Antilles (3), en Polynésie (2) et en Nouvelle-Calédonie (3), soit neuf appareils outremer.
Il reste bien encore 49 Transall dans le cycle, mais ils sont dispersés aux quatres coins de la planète : on en trouve deux à la Réunion, un à Djibouti, deux à Douchanbe, un au Sénégal, un au Gabon, trois au Tchad, soit dix appareils outremer...
En moyenne, l'armée de l'Air va sortir chaque année au moins trois appareils : il n'y aurait donc plus en ligne, en 2014, 29 appareils, en espérant que l'atttrition, ou l'âge n'en emporte pas plus.
Jean-Claude Viollet, rapporteur "Air" à l'assemblée redoutait des pertes de compétences, comme ce blog et le magazine Air & Cosmos l'ont souligné, en octobre-novembre.
Au premier coup dur, le risque de payer la facture est au bout de l'hélice...

Le + du Mamouth :
Il faut noter, et que pour des raisons autrement différentes, l'ALAT fait pratiquer à ses équipages de Tigre trois montures différentes : le Tigre, un "appareil d'heures" (Gazelle ou EC120) et le... simulateur. C'est donc bien "grâce à la simulation que l'armée de terre peut se payer son ALAT" comme le rappelait vendredi dernier, à l'ANRAT, un colonel du domaine. Le CEMAT n'a pas démenti.

Nos photos : un Casa 235 en largage para, et deux générations de Transall qui se croisent, lors d'un Volfa, en septembre dernier. (crédits JM Tanguy)

CES TEXTES ET LES PHOTOS QUI LES ACCOMPAGNENT NE PEUVENT PAS ETRE COPIES SANS CONSENTEMENT DE L'AUTEUR. TOUS DROITS RESERVES @ LE MAMOUTH 2009.

lundi 7 décembre 2009

French-American honeymoon

Symbole de la vitalité de nos ailes, deux navigants américains sont actuellement en échange dans l'aéronavale, après que cette dernière ait accueilli, déjà, une pilote, à la 35F de Hyères. Cette fois, l'ouverture s'est étendue à la chasse, au sein de la flottille 11F (SEM), à Landivisiau (1). On imagine le syndrome quasi-baudelaurien de rétrécissement de l'espace qui a dû frapper l'impétrant, le cockpit de nos SEM étant notoirement plus petit que celui des F/A-18.
Le deuxième navigant opère comme TACCO (coordinateur tactique), sur Hawkeye, au sein de la flottille 4F de Lann-Bihoué. Un appareil en service au sein de l'US Navy pour lequel il avait été conçu, à l'origine, avant d'être acquis en trois exemplaires par l'aéronavale.
Evidemment, je ne cloturerai pas cette liste sans évoquer l'Américain indispensable, celui qui veille traditionnellement à la santé de nos catapultes, sur le Charles-de-Gaulle.

Le + du Mamouth :
On le sait, la priorité, tant de l'USAF que de l'US Navy, consiste à placer un pilote dans le siège d'un Rafale. Pour l'instant, et pour autant, tant l'aéronavale que l'armée de l'Air ont privilégié la formation de leurs propres pilotes. La seconde ayant, elle aussi, accueilli des pilotes américains (sur Mirage 2000, à Cambrai, et actuellement, sur Caracal), et placé ses pilotes aux Etats-Unis, sur C-130, et actuellement, sur HH-60 Blachawk. Ce même pilote a d'ailleurs été décoré deux fois pour bravoure au combat en Afghanistan : son parcours est largement évoqué dans Raids n°283 (en kiosque actuellement).
Notre photo : le SEM et le E-2C furent engagés dès 2001 sur le théâtre afghan, et étaient alors les seuls avions de combat occidentaux, hors moyens américains. Par la suite, les E-2C français furent même ponctuellement responsables de la coordination des opérations aériennes au-dessus de l'Afghanistan. (crédit : Vinot-Préfontaine/Aéronavale)
(1) une précédente expérience avait été cuisante pour la chasse embarquée, qui avait perdu un SEM, sur le premier catapultage d'un pilote allemand.
Primus inter Pares :
Emporté par ma légendaire marinophilie, j'ai oublié de faire état, dans ma légende (qui n'est qu'une légende, pas le récit complet des opérations de l'époque...), de l'action des aéronefs de l'armée de l'Air. Un internaute me le rappelle, en citant les deux Mirage IVP et les deux C-135FR. J'irais même plus loin, en citant les Transall qui ouvrirent le théâtre, à Mazar-e-Sharif, les Hercules qui les renforcèrent, et les Mirage 2000D, qui arrivèrent en février et les "avions blancs" qui bossèrent, comme toujours, pour tout le monde (là c'est bon, je crois n'avoir oublié personne...). Bref, comme le rappelle un Hors série du magazine Raids sur le sujet, à l'époque, il y avait du travail pour... toutes les familles d'aviateurs.
Speak French please :
Un internaute avisé me signale que l'on dit "coordonnateur tactique", et non pas "coordinateur tactique", anglicisme abusif.

vendredi 4 décembre 2009

Des miniguns pour les commandos marine

Les commandos marine vont recevoir dans quelques jours dix miniguns M134D achetés en procédure accélérée à Dillon Aero. Cette arme est l'ultime évolution de la Gatling, popularisée par les guerres indiennes, et bien plus tard, lors de la guerre du Vietnam, sur les hélicoptères Huey. Plusieurs fournisseurs proposent l'évolution de cette mitrailleuse rotative à tir rapide en calibre 7,62 mm : Dillon Aero, qui équipe l'essentiel du parc, et Garrett.
Les armes seront apparemment installées sur des vecteurs terrestres, VPS et ACMAT VLRA. Il est cependant évident que ce type d'armement aura toute sa place sur un vecteur rapide de type Ecume. Des études technico-opérationnelles ont aussi été menées pour en équipées certains navires, dans le cadre de la lutte contre les menaces assymétriques.

Le + du Mamouth :
Le 1er RPIMa avait été le premier à se pencher sur cette arme-miracle, mais le plan d'équipement n'a pas réellement commencé, par delà l'expérimentation, concluante. La minigun du régiment avait défilé sur les Champs-Elysées, le 14-juillet. Les hélicoptéritstes spéciaux ont eux aussi idées et ambitions, là aussi, à consolider par des crédits.
La M134D équipe aujourd'hui en Afghanistan la plupart des hélicoptères CH-47 déployés sur le théâtre.

Notre photo : la M134D en tourelleau, sur Humvee (crédit : Dillon Aero)

mercredi 2 décembre 2009

L'assaut terminé, en Manche

Les commandos de marine et du GIGN, soutenus par les plongeurs démineurs (GPD) de la marine, ont donné l'assaut, ce matin, sur un ferry qui constituait leur plastron, dans le cadre de l'exercice Armor. L'état de la mer et la météo n'ont laissé qu'une fenêtre assez étroite, donc le "top inter" a été donné peu avant 8h30, avec le lever du jour, à 15 km en mer.
On le sait, les commandos sont les spécialistes du milieu maritime, et notamment des vecteurs nautiques. Le reste de l'infltration, l'essentiel, en fait, a été réalisé par des hélicoptères de la gendarmerie, ainsi que des Caracal de l'armée de l'Air, des Dauphin et Super Frelon de l'aéronavale. Et le concours des Puma du GIH, qui dépend, lui, du COS.
Le plan piratmer est mené par des protocoles qui mettent les opérateurs de terrain en prise directe avec le premier ministre, sans le moindre intermédiaire. Ces protocoles sont issus de ceux développés dès le début des années 80 sur des situations conventionnelles, au départ (plan Merlu notamment, mais aussi actions pour contrer Greenpeace en Polynésie) par les nageurs du commando Hubert. Pour rester à la page, ces protocoles et modes opératoires sont en évolution permanente, et cette édition d'Armor -les exercices servent aussi à cela- n'a pas fait exception à la règle.

Le + du Mamouth :
On le sait, les relations entre commandos marine et gendarmes du GIGN ont été tendues ces derniers mois en matière de contre-terrorisme maritime (CTM), dans lequel tous deux détiennent des briques complémentaires et essentielles. Peut-être symbole d'une quiétude retrouvée, le patron des commandos marine, Marin Gillier et celui du GIGN, le général Denis Favier, se sont retrouvés ensemble dans le PC tactique de la préfecture maritime (1). Pour ce qui sera, en tout état de cause, leur dernier exercice Armor. A ce poste, en tout cas.

(1) Quelques semaines après une brève rencontre, au GIGN, à Satory.

lundi 30 novembre 2009

Le PR a oublié six morts dans son allocution

Le président et chef des armées Nicolas Sarkozy fait référence à "cinq morts" sur le théâtre afghan, dans son discours, aujourd'hui, aux Invalides. C'est six de moins, par rapport aux onze que les forces françaises ont perdu, depuis le début de l'année (1). Quelques minutes avant que Nicolas Sarkozy ne prononce ce discours, les noms des 21 militaires -dont 11 en Afghanistan- qui ont perdu la vie cette année ont d'ailleurs été cités.

Le discours du président, sur le site de l'Elysée, et le PDF de son allocution, faisant référence à cinq morts en Afghanistan :
http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&cat_id=7&press_id=3140&lang=fr
Ou la même version, sur le site du ministère de la Défense :
http://www.defense.gouv.fr/defense/webtv/la_vie_du_ministere/ceremonie_de_prise_d_armes_d_automne_aux_invalides

(1) Cne Patrice Sonzogni, 35e RAP (OMLT), mort le 11 février,
Cch Nicolas Belda, 27e BCA, mort le 14 mars (TF Tigre),
Cch Guillaume Barateau, 9e CCT / 9e BLBMa (OMLT), mort le 24 mai
Cpl Anthony Bodin, 3e RIMa (TF Korrigan), mort le 1er août,
Cch Johan Naguin, 3e RIMa (TF Korrigan), mort le 4 septembre,
Sgt Thomas Rousselle, 3e RIMa (TF Korrigan), mort le 6 septembre,
Cpl Kévin Lemoine, 3e RIMa, Adc Yann Hertach, 13e RDP, Bch Gabriel Poirirer, 13e RDP (TF Korrigan), morts le 27 septembre 2009,
Cch Ihor Chechulin, 2e REI (TF Dragon), mort le 27 septembre,
Sgc Johann Hivin-Gérard, 3e RIMa (TF Korrigan), mort le 8 octobre.

Onze militaires français sont morts en Afghanistan en 2009 (en sept évènements distincts), autant qu'en 2008 (en deux évènements).

vendredi 27 novembre 2009

La PAF expérimente une techno de détection innovante

La police aux frontières (PAF) va expérimenter une technologie innovante de détection d'embarcations, à Mayotte. C'est la Koungue, sa vedette principale, qui embarquera dans quelques semaines le procédé de détection développé par la PME Automatic Sea Vision (ASV), mis au point par des anciens de la marine nationale et de jeune ingénieurs. La détection sur fond de mer nécessite des algorithmes particuliers, qu'ASV a réussi à maîtriser avec un champ d'applications duales très larges. C'est d'ailleurs pour cela que le ministre de la Défense, lui avait remis un prix, lors du dernier salon Euronaval.
Les capteurs embarqués sont des caméras FLIR Marine, mais le principe de détection s'applique à n'importe quel modèle. ASV avait d'ailleur pris langue avec Thales, pour développer son activité.
Une demi-douzaine de navires, essentiellement civils, ont déjà acquis le procédé ASV, principalement du fait d'une actualité un peu difficile sur le front de la piraterie. Car quand on peut détecter une kwassa remplie d'immigrants illégaux, on peut aussi détecter un skiff débordant de pirates.

Le + du Mamouth :
Comme ce blog le révélait il y a peu, c'est HGH, sous maîtrise d'oeuvre d'INEO qui a remporté l'intérêt de la DGA, dans le cadre d'un appel d'offres urgent destiné à équiper cinq frégates La Fayette d'un système de détection d'embarcations rapides. La première FLF, le Surcouf, a quitté Toulon il y a un mois, pour la zone qui va bien. Et la deuxième, le Guépratte, devrait suivre sous quinze jours. On imagine cependant que la marine engageant bien des navires dans la zone, et parfois sans le niveau de protection offert par la frégate, il faudra élargir la gamme équipée. La question restant de savoir avec quel système.

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mercredi 25 novembre 2009

Un retard à 15.000 euros

H&K, l'armurier allemand bien connu, a dû verser 15.000 euros à la France pour les retards enregistrés dans la livraison des 24 lance-grenades automatiques commandés en urgence opérations. Les matériels étaient prêts dans les délais, mais pas l'administration allemande, qui en attente de certificats de non-réexportation, a fait glisser les délais.
On le sait, la pression de la DGA est particulièrement forte pour que les UO soient livrés en temps et en heure, la rapidité d'exécution constituant d'ailleurs une partie de la note attiribuée lors de la consultation express qui peut parfois précéder l'attribution d'un contrat.
Il est cependant assez rare que la DGA communique sur le sujet, et encore plus rare qu'elle détaille la liste des sociétés ayant versé leur écot (à ma connaissance, cela n'est même curieusement jamais arrivé). C'est d'autant plus étonnant qu'on parle là d'argent public.
Interrogée à plusieurs reprises, la DGA n'a pourtant jamais répondu sur le versement de telles pénalités, après les retards enregistrés par exemple dans des programmes de drone (SIDM, 5 ans de retard) et de missile.
Le calcul de ces pénalités est effectué par un calcul dans lequel entre en ligne de compte un pourcentage de la valeur du contrat et le nombre de jours de retard, par référence à une date contractuelle.

lundi 23 novembre 2009

FAMAS : début de la fin à Mourmelon début 2010

La section technique de l'armée de Terre (STAT) va évaluer les candidats à la succession du FAMAS, à Mourmelon, début 2010. A l'origine, il n'était question que d'évaluer un cercle très réduit, pour l'achat de quelques milliers d'armes en 5,56 mm, qui auraient été sectorisées en Afghanistan : c'est la suite logique du projet d'achat urgent de 1.800 HK416 évoqué après Uzbeen. Abandonné sous les coup de butoir de multiples opposants.
Seulement, le HK416 n'est plus la seule arme considérée par le processus d'évaluation, il a désormais (au moins) un concurrent sérieux avec le SCAR du Belge FN Herstal. Ces deux armes ont déjà leurs chauds partisans, même si le HK416 a déjà un -petit- avantage, puisqu'il est utilisé par les forces spéciales (marins exceptés).
Le cahier des charges de la STAT a évolué, de quoi désormais clairement intégrer la succession du FAMAS. Rajoutons à cela des projets de coopération entre les deux côtés de Quiévrain, qui ne se limiteront peut-être pas aux munitions, et on a un dossier multi-enjeux. Un peu comme l'achat de missiles, en urgence, pour l'Afghanistan, pour l'armée de Terre.

Le + du Mamouth :
Affecté par une crise de confiance évoquée jusque lors des auditions budgétaires de 2010, le FAMAS continue officiellement, pourtant, à rester l'épine dorsale du Félin (et de l'armée de Terre). Faut-il y voir un symbole, il n'est pas nommé dans le communiqué diffusé ce midi, qui tire un premier bilan de l'évaluation technico-opérationnelle du système Felin. Le premier régiment sera doté au troisième trimestre 2010, et le dernier, en 2015.

Pour aller plus loin :
http://lemamouth.blogspot.com/2009/05/exclusif-la-france-cherche-un.html

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dimanche 22 novembre 2009

Le docu Ponant a failli être partial

Le documentaire en tournage actuellement sur l'opération Thalatine (libération des otages du Ponant) n'avait pas prévu, à l'origine, d'évoquer autre chose que les mérites de la marine, excluant de facto ceux, par exemple, des gendarmes du GIGN et de quelques autres. Au final, quatre gendarmes du groupe de Satory, dont le premier d'entre eux, le général Denis Favier, sont finalement passés devant la caméra qui oeuvre pour France 3, comme ce blog l'avait expliqué (1) le 10 octobre.
Apparemment, le scénario livré au départ aux confrères par la communication militaire était un peu partiel. Par charité chrétienne, je ne m'étendrais sur les motivations possibles d'une telle partialité. Partialité, un vilain mot qu'on utilise souvent pour qualifier le travail des journalistes, et qui, on le voit, peut s'appliquer à plein de monde. Le diable, c'est bien connu, se nichant dans les détails.

Le + du Mamouth :
S'il ne fait aucun doute que l'action sur le sol somalien fut l'oeuvre des commandos marine, et que trois bateaux de la marine oeuvrèrent pendant plus d'une semaine au large, rappelons cependant que c'est un Transall de l'armée de l'Air qui tarponna son monde aux moments et endroits idoines, et la moitié des hélicoptères en vol appartenaient à l'ALAT. C'est l'un d'eux qui fit parler le propergol des Hot. Et que la phrase qui précéda la poudre, fut celle de la négociation, menée par le GIGN : 30 otages purent ainsi être préservés en vie, et libérés, sains et saufs. La première, et peut-être dernière fois qu'on libérait autant d'otages à la voix.
La première, et peut-être dernière fois, que la gendarmerie, la DGSE, et les trois armées oeuvraient ensemble pour une efficacité totale.

(1) ici : http://lemamouth.blogspot.com/2009/10/pourquoi-on-va-reparler-du-ponant.html

Pour aller plus loin, le numéro de mai 2008 de RAIDS :
http://raids.histoireetcollections.com/publication/2094/raids-n-264-mai-2008.html

Deux OMLT sont déjà passées par Fort-Canjuers

Deux OMLT ont déjà utilisé Fort-Canjuers, une FOB montée de toutes pièces pour améliorer la préparation à l'Afghanistan. Ces unités, de taille modeste (50 pax chacune en moyenne) ont servi en quelque sorte de rodage puisque la FOB a été taillée pour accueillir la valeur d'un SGTIA, soit 200 pax environ. Par delà la franche convivivialité qui se créé forcément entre les murrailles des bastion walls, cette FOB vise surtout à créer, par le drill, les bons gestes chez les futurs opexés. Sans surprise, les environs de Fort Canjuers seront truffés de simulateurs d'IED dont la commande a été révélée par ce blog. Une IED road devrait même être créée, pour encore plus de réalisme. Le prochain bataillon de commandement et de soutien (BCS) à partir pour l'Afghanistan devrait d'ailleurs la tester, au printemps.

Le + du Mamouth :
On connaît le "pouvoir de conviction" du général Lecerf, euphémisme qui regroupe pas mal de choses chez le commandant de la force terrestre (CFT). On peut dire sans crainte de se tromper que le CFT a fait appel à son "pouvoir de convicition" pour que la FOB, les simulateurs, arrivent en temps et en heure, et pas une minute après. Et, aussi, pour que les retex arrivent plus vite encore dans les camps où s'effectue la MCP. A ces fins, le Centac de Mailly a même son envoyé spécial, sur place. Les prochaines MCP intègreront ainsi les derniers actions des insurgés, notamment l'étonnante amélioration de leur précision dans le tir indirect, et leur capacité nouvelle (1) à opérer en coordination.

(1) pour ce qui est des dernières semaines en tout cas, car les moudjahiddines, en leur temps, manoeuvraient toujour en coordination, avec des signaux visuels ou radio.

samedi 21 novembre 2009

Javelin en décembre

L'achat du missile Javelin américain, dans le cadre des urgences opérations destinés à l'Afghanistan pourrait être officialisé lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), début décembre. Le dossier souffrant d'un déficit total de suspense, c'est plus la façon dont la décision sera annoncée qui importera.
Il s'agit de ne froisser personne, qu'il s'agisse des utilisateurs, extrêmement favorables au Spike de Rafael, des budgétaristes, qui pourraient s'étonner des préférences accordées à un constructeur (américain) que les Israéliens affirment être "deux fois plus cher". Et des Israéliens eux-mêmes, qui ont multiplié les ambassades, rue Saint-Dominique : industriel, puis délégation de militaires israéliens.
La fenêtre de tir semble relativement étroite, pourtant, du fait du volume exceptionnel des UO en 2009 : 260 MEUR, soit deux fois et demi le montant de 2008 (106 MEUR). Attendre encore risquerait de laisser filer l'occasion, alors que le besoin semble urger, en Afghanistan. On prétexte le "déficit de protection des opérateurs du Milan", pour jusitifier l'achat d'un missile de nouvelle génération. Un peu gênée aux entournures, la DGA avait déclaré, il y a un mois, ignorer si le dossier Javelin était bel et bien un UO, invoquant un "dossier en cours".
Théoriquement, seul un UO peut lui permettre d'acheter sans lancer d'appel d'offres, ce qui a bel et bien été le cas dans ce dossier. Rafael ayant juste déposé "une offre non sollicitée".

Le + du Mamouth :
Il est difficile de mesurer aujourd'hui les dommages collatéraux de cet imbroglio, qui voit les parties en présence faire feu de tout bois, à coups de "fuites" plus ou moins adroites. Quand il ne s'agit pas, tout simplement, d'informations fausses : dernière en date, "la Grande-Bretagne retirait ses Spike d'Afghanistan". Or, la Grande-Bretagne n'a tout simplement pas de Spike, contrairement à onze pays de l'OTAN. Au moins quatre d'entre eux ont déployé le Spike en Afghanistan, selon Rafael. Et un cinquième, l'Allemagne, pourait être amené à le faire.

(1) aucun industriel ne livrant ses tarifs, il est possible à chacun d'eux de faire ce genre de déclarations.

Notre photo : un leatherneck de l'USMC tire un Javelin en Helmand, en 2008 (crédit USMC). L'un des avantages les plus évidents du Javelin est son déploiement en Afghanistan avec les armées américaines et britanniques.

vendredi 20 novembre 2009

Exclusif : la nouvelle tenue de l'armée de Terre

Après la tenue T3, déployée en Afghanistan depuis septembre 2008, voilà la tenue de combat NG (pour nouvelle génération) qui équipera désormais l'armée de Terre en opérations extérieures. Le contrat doit être annoncé dans quelques jours seulement, et la livraison des premiers lots suivra cinq mois après. Il va sans dire qu'elle sera déployée dans la foulée en Afghanistan, comme c'est théoriquement désormais le choix de l'armée de Terre pour tous ses nouveaux équipements.
Même si cela n'est pas forcément visible sur mon cliché, la TCNG reçoit de poches de poitrine profondes, positionnées pour être facilement accessibles avec un gilet pareballes. C'est le cas aussi pour les poches cargo, placées en deça du bas de la section de la TCNG protégée par le gilet. Innovation majeure, les constituants principaux de la trousse individuelle du combattant sont désormais placées sur les manches, à hauteur d'épaule. Dans l'exemple de ce capitaine, le garrot est à gauche, et le pansement compressif à droite.
Enfin, des coudières et genouillères sont intégrées dans des emplacements, à même le vêtement pour éviter l'effet de compression ressenti par un grand nombre de personnels. Le vêtement dispose d'un identifiant IR et conserve son patch de groupe sanguin.
Le pantalon comporte un ajustage au niveau de la taille pour s'adapter à toutes les morhologies, y compris des dames, même si elles sont extrêmement minoritaires sur les opex. Enfin, et comme le treillis Felin, celui-ci se porte... avec des bretelles.

Notre photo : un capitaine habillé pour la guerre, visible sur le stand du commissariat de l'armée de Terre, à Milipol (crédit : JM Tanguy).
CET ARTICLE ET LA PHOTO QUI L'ACCOMPAGNENT NE PEUVENT PAS ETRE REPRODUITS SANS AUTORISATION

Post-scriptum de 20 heures :
Le sujet passionne jusqu'au sénat, comme en témoigne cette question écrite du sénateur Jacques Blanc, posée le 19 novembre, au ministre de la défense :
"M. Jacques Blanc appelle l'attention de M. le ministre de la défense sur la mise en oeuvre du nouveau camouflage destiné aux forces armées et prioritairement aux forces terrestres. La section technique de l'armée de terre (STAT) a développé et mis au point un nouveau camouflage aux capacités optimales et destiné à remplacer l'actuel camouflage dit "centre Europe", qui comporte de nombreux défauts telle sa visibilité aux infrarouges, à l'intensification de lumière et qui ne correspond plus aux besoins d'une armée moderne. Pour l'instant, l'armée de terre n'a pas reçu ce camouflage alors que commence la livraison aux forces des nouveaux équipements de combat Félin. En conséquence, il lui demande si des mesures sont envisagées afin que nos forces armées en soit rapidement dotées, notamment celles qui effectuent des opérations extérieures."

lundi 16 novembre 2009

Thales vole à Milipol

Après le Camcopter au Bourget, c’est le Air-Robot, minidrone hébergé chez Thales qui va créer le buzz, à Milipol. Des ingénieurs de l’électronicien ont annoncé ce midi la prouesse, qui restera limitée à un vol indoor, et pas en continu. Cet exploit nécessitant déjà un gros volume de paperasse, et sans doute, dans cette bonne France, d’assurance.
Sous ses airs de gadget, l’engin a en fait déjà commencé à faire son trou, particulièrement dans l’offre Thales, où il constitue un des capteurs du système clés-en-mains fourni à la ville de Mexico. Deux systèmes de commandement mobiles comportent chacun deux minidrones.

Le + du Mamouth :
Les drones, les moyens d'écoute électronique, les caméras infrarouges, les superviseurs, les relais de communication : Thales communiquera sur le salon sur son offre globale anti-terroriste. Le chant des sirènes est notamment dirigé vers son voisin de palier, à Milipol : le ministère de l'Intérieur.

L'autre + du Mamouth :
Ce soir, j'étais bien en peine de me faire confirmer la possibilité de vols du drone Idrone, qui avait volé au Bourget, il y a deux ans. La présence de l'engin est cependant belle et bien confirmée. Par contre, au moins un autre drone effectuera des présentations réelles, outdoor, mais loin de Milipol. Hors de la portée visuelle en tout cas...