Parce que TF1 avait eu des images "exclusives" de la réorientation de la navigation du Charles-de-
Gaulle (1) début mars, France 2 a demandé au minarm le droit elle aussi d'avoir son "exclusivité" mi-mars. Le compte twitter de France 2 expliquait d'ailleurs que la chaine avait "obtenu" cette exclusivité. Car cela s'obtient, donc, cela ne peut pas être le fruit d'un long travail d'enquête.De bonne source, c'est au cabinet de la ministre que l'affaire s'est jouée, de quoi se mettre à dos l'essentiel de la presse qui écrit sur le sujet puisque donc seule France 2 y a eu droit. Mais aussi pas mal de militaires, dont des marins, qui n'ont pas apprécié le stype pipolisé de la séquence. On peut se mettre trois secondes à la place d'avaiteurs qui ont abattu des dizaines de dones Shahed, et ont donc mis leur vie en danger. Tout comme les militaires qui sont à proximité des zones visées par les Shahed. L'un d'eux a tué le major Frion, et blessé six autres militaires (dont trois grièvement). Ce reportage pouvait donc apparaître un peu décalé avec cette autre guerre réelle à laquelle participe la France dan le golfe arabo-persique. En Medor, France 2 a réussi à capter des Rafale Marine sans armement visible sous les ailes par exemple.
Au passage, on peut toujours en rire, France 2 n'a pas donné le nom de la frégate (Bretagne) à bord de laquelle elle tournait, mais en a filé le nom du pacha, ce qui à peu près pareil.
Une guerre sans images, c'est rare, mais sur le Charles-de-Gaulle, point de guerre, donc toutes les images, ou presque, sont possibles. On a vu l'envoyée spéciale de la chaîne progresser dans des endroits improbables, certains rarement éclairés. Sans aller jusqu'à la zone de stockage des ASMPA-R, faut pas exagérer non plus.
Alors jeune étudiant, j'avais dévoré (sur le poste en N&B de mon voisin, merci Jérôme) les images de la guerre du Golfe, la première qui se déroulait en direct sous nos yeux, déjà avec des "consultants" (d'anciens généraux à la retraite), mais avec des images qui déboulaient en flux direct. 25 ans plus tard, le flux est nettement plus réduit, surtout au contact des troupes françaises. Il est même inexistant.
On le sait, ces troupes sont en posture défensive, mais comme elles se font gaillardement tirer dessus par les iraniens, et que les images ne manquent pas, on aurait pu s'attendre à en voir quelques unes. Ou a pouvoir en collecter quelques unes dans des reportages "embed" -le terme remonte à la guerre du Golfe-. Mais faute d'autorisations des pays-hôtes -c'est l'explication donnée à Paris-, point d'images possibles.
Il ne reste donc que le Charles-de-Gaulle -une terre française qui se déplace à 1000 km jour- pour tourner des sujets -ou plutôt pour régler la vie compliquée entre TF1 et France télé- sans que nos alliés ne trouvent à y redire.
On l'a compris, la guerre est une affaire trop sérieuse pour qu'on en confie la relatation à des journalistes. Seul problème, quand les Français, en prise à leurs problèmes qutodiens entreront en collision avec une actu pénible provenant du golfe Persique ou de la Medor, ils ne comprendront pas pourquoi soudain, on nes les a pas prévennus (que la guerre coûte, en euros, en vie humaines, etc). Un peu le scénario d'Uzbeen. On se souvient de la suite.
Mes infops et photops sur le twitter @defense137.
REPRODUCTION INTERDITE.
(1) l'info avait été dévoilée par votre serviteur dès le matin du 1er mars, démentie par le minarm et French Response, puis acréditée par le président de la République en personne. Un beau sujet de cours de communication opérationnelle, par ailleurs.