C’était un serpent de montagne depuis plus de dix ans, usant pas moins de cinq ministres, mais c’est
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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mercredi 20 mars 2019
mercredi 2 mai 2018
En mémoire de Narvik
La campagne de Norvège, que l'histoire française a synthétisé dans la victoire de Narvik reste comme
mercredi 25 avril 2018
C'est la chenille qui redémarre
Progressivement retirée du champ de bataille dans le parc français, la chenille revient par la petite
vendredi 2 février 2018
Les troupes de montagne ont 130 ans
Le général Vincent Pons commandant la 27e BIM a symboliquement ouvert le cycle des 130 ans des
vendredi 22 juillet 2016
Tom Morel au milieu des Compagnons
L'expo sur Tom Morel dont ce blog avait parlé il y a un an est depuis hier au musée de l'ordre de la
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vendredi 29 avril 2016
La BIM à Barkhane (suite)
Ils connaissent désormais bien le désert : les Alpins de la 27e BIM formeront l'ossature du prochain
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mercredi 30 mars 2016
Ils partirent 300
La 27e BIM sonne le cor ! 300 de ses 800 réservistes vont évoluer dans les jours qui viennent dans
lundi 25 janvier 2016
Valfréjus : annonce de la mort d'un sixième légionnaire
Une semaine après la mort de cinq légionnaires du 2e REG dans une avalanche, et à la veille de la
lundi 23 novembre 2015
Le 3e combat du LCL Catelain
Le LCL Laurent Catelain a été grièvement blessé par un IED dans le Parwan, le 4 août 2011, alors qu’il effectuait sa reco avant son mandat d’OMLT. Il publie un livre incontournable sur la blessure (« Amputez docteur », Editions Mélibée) dans lequel il raconte trois ans de combat dont, celui, encore étonnant, contre les systèmes d’indemnisation
Comment en êtes-vous arrivé à écrire ?
J’étais resté dans le coma, et il fallait écrire avant d’oublier. Puis c’est devenu thérapeutique, pour passer mes colères. Mes amis, mes médecins, m’ont encouragé à le faire. J’ai d’abord écrit un premier plan dont je n’étais pas content, puis un deuxième, celui qui a donné le livre. Je l’ai écrit entre février et juillet 2014 puis il a fallu un an pour le corriger.
Quelles réactions votre livre a suscité chez vos camarades militaires, et parmi les civils, qui ne connaissent pas vraiment ce que vous vivez ?
De la part de mes camarades, j’ai eu un super retour. Je suis assez content de moi. Mais tout le monde est surpris par l’intensité des douleurs qu’on a vécues avec mon épouse qui a toujours été à mes côtés. Je ne laissais rien transparaître. Ils ont mesuré la force de cette souffrance avec le livre.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres blessés qui sont confrontés au même choix d’amputation que vous ? Et aux centaines de blessés civils des derniers attentats ?
Oui ce livre s’adresse aussi à ceux qui doivent prendre une décision. Donc il s’adresse aussi aux centaines de blessés de vendredi. Les blessures par balles, c’est toujours moche, il y a aura beaucoup d’amputations. Les balles amènent dans le corps aussi des germes, qui infectent les blessures. La décision de l’amputation doit se prendre à un moment. On fait un cheminement thérapeutique : est-ce qu’on passe à la vitesse supérieure et on accepte l’amputation avec une prothèse, ou de rester avec un membre mort, et des opérations qui se succèdent.
Comment avez-vous été appareillé ? Avec les fameuses prothèses bioniques ?
Non, cela ne concerne pas mon type d'amputation, j’ai une prothèse en carbone et je veux rester rustique.
Vous continuez à faire du sport ?
Les mêmes qu’avant ! Tout ce qui peut se faire en montagne : randonnées, escalade, vélo, parapente. Je ne fais plus de piscine car c’est assez compliqué à gérer matériellement, il faut enlever la prothèse, prendre un fauteuil pour aller jusqu’au bain, etc… Je fais tout comme avant, il faut juste avoir une prothèse adaptée aux sports que l’on pratique.
Vous êtes en contacts avec d’autres blessés ?
Tous les blessés de la brigade de montagne, et ceux que j’ai rencontrés pendant mes hospitalisations à Percy. On se donne beaucoup de conseils les uns les autres et c’est essentiel pour le 3e combat, celui contre l’administration, dans lequel je suis encore. Il n’y a pas de guichet unique. J’ai dû prendre un avocat pour avoir gain de cause avec mon assurance militaire. Personne n’est content du système, c’est le problème de tous les blessés, chacun doit prendre un avocat. Les valides n’arrivent pas à comprendre nos problèmes, ce qu’on fait mieux entre blessés. Très vite, le blessé veut redevenir valide. Je me considère comme valide aujourd’hui, j’ai contracté une réserve citoyenne à Chamonix, à l’EMHM, au sein de la DEP, car je ne pouvais pas être réserviste opérationnel.
Vous revoyez-vous reprendre une activité complète ?
Je veux m’occuper, mais plus travailler. J’ai une bonne retraite. Je veux m’impliquer dans la vie de la société, ce qu’on ne peut pas faire quand on est militaire. Peut-être prendre un mandat électif local, m’engager dans une association. Mais je veux rester libre de ce que je veux faire.
Comment votre famille a traversé cette épreuve ?
Mes enfants étaient déjà grands quand j’ai été blessé. Ils m’avaient déjà vu à l’hôpital, suite à des blessures de montagne, de parapente. Mais avant de partir pour ce troisième Afghanistan, on avait eu une prémonition. L’amputation a été une décision douloureuse à prendre, mais les 400 premiers premiers mètres que j’avais faits avec une canne, en 2013, quand j’avais repris le travail, avaient été une épreuve.
Vos voisins, vos concitoyens connaissent votre histoire, quel est leur regard sur vous ? Certains, oui. Mais quand je porte un pantalon, personne ne voit que j’ai une prothèse. Des camarades ont appris ce qui m’était arrivé suite à un article dans armées d’aujourd’hui. Le problème avec les blessés militaires est qu’on est cachés, soit disant pour nous protéger.
Votre témoignage ressemble à celui d’un autre blessé de la brigade, Jocelyn Truchet, ce que vous y vivez vous prépare-t-il mieux à ce qui se passe après la blessure ?
Je pense que la montagne nous forge un caractère, une volonté, un niveau physique. On se remet en cause tous les ans. La montagne, c’est dur. Et ça forge. C’est comme la mer, on est face à l’immensité.
Vos subordonnés sont déployés actuellement sur tout l’arc de crise : vous gardez un œil sur eux ? Vous êtes fier de leur niveau ?
Je reste en contact avec mes équipes. J’ai écrit une petite page de l’unité, que j’ai remanié à ma patte quand je l’ai pris, en améliorant le niveau en haute montagne, grâce au GMHM, au combat, avec le GIGN, et au renseignement. Je regrette juste qu’on ne l’utilise pas mieux.
Vous avez pu refaire votre ascension du Mont Blanc ?
Je m’y suis entraîné cet été, ce sera pour l’an prochain.
Comment en êtes-vous arrivé à écrire ?
J’étais resté dans le coma, et il fallait écrire avant d’oublier. Puis c’est devenu thérapeutique, pour passer mes colères. Mes amis, mes médecins, m’ont encouragé à le faire. J’ai d’abord écrit un premier plan dont je n’étais pas content, puis un deuxième, celui qui a donné le livre. Je l’ai écrit entre février et juillet 2014 puis il a fallu un an pour le corriger.
Quelles réactions votre livre a suscité chez vos camarades militaires, et parmi les civils, qui ne connaissent pas vraiment ce que vous vivez ?
De la part de mes camarades, j’ai eu un super retour. Je suis assez content de moi. Mais tout le monde est surpris par l’intensité des douleurs qu’on a vécues avec mon épouse qui a toujours été à mes côtés. Je ne laissais rien transparaître. Ils ont mesuré la force de cette souffrance avec le livre.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres blessés qui sont confrontés au même choix d’amputation que vous ? Et aux centaines de blessés civils des derniers attentats ?
Oui ce livre s’adresse aussi à ceux qui doivent prendre une décision. Donc il s’adresse aussi aux centaines de blessés de vendredi. Les blessures par balles, c’est toujours moche, il y a aura beaucoup d’amputations. Les balles amènent dans le corps aussi des germes, qui infectent les blessures. La décision de l’amputation doit se prendre à un moment. On fait un cheminement thérapeutique : est-ce qu’on passe à la vitesse supérieure et on accepte l’amputation avec une prothèse, ou de rester avec un membre mort, et des opérations qui se succèdent.
Comment avez-vous été appareillé ? Avec les fameuses prothèses bioniques ?
Non, cela ne concerne pas mon type d'amputation, j’ai une prothèse en carbone et je veux rester rustique.
Vous continuez à faire du sport ?
Les mêmes qu’avant ! Tout ce qui peut se faire en montagne : randonnées, escalade, vélo, parapente. Je ne fais plus de piscine car c’est assez compliqué à gérer matériellement, il faut enlever la prothèse, prendre un fauteuil pour aller jusqu’au bain, etc… Je fais tout comme avant, il faut juste avoir une prothèse adaptée aux sports que l’on pratique.
Vous êtes en contacts avec d’autres blessés ?
Tous les blessés de la brigade de montagne, et ceux que j’ai rencontrés pendant mes hospitalisations à Percy. On se donne beaucoup de conseils les uns les autres et c’est essentiel pour le 3e combat, celui contre l’administration, dans lequel je suis encore. Il n’y a pas de guichet unique. J’ai dû prendre un avocat pour avoir gain de cause avec mon assurance militaire. Personne n’est content du système, c’est le problème de tous les blessés, chacun doit prendre un avocat. Les valides n’arrivent pas à comprendre nos problèmes, ce qu’on fait mieux entre blessés. Très vite, le blessé veut redevenir valide. Je me considère comme valide aujourd’hui, j’ai contracté une réserve citoyenne à Chamonix, à l’EMHM, au sein de la DEP, car je ne pouvais pas être réserviste opérationnel.
Vous revoyez-vous reprendre une activité complète ?
Je veux m’occuper, mais plus travailler. J’ai une bonne retraite. Je veux m’impliquer dans la vie de la société, ce qu’on ne peut pas faire quand on est militaire. Peut-être prendre un mandat électif local, m’engager dans une association. Mais je veux rester libre de ce que je veux faire.
Comment votre famille a traversé cette épreuve ?
Mes enfants étaient déjà grands quand j’ai été blessé. Ils m’avaient déjà vu à l’hôpital, suite à des blessures de montagne, de parapente. Mais avant de partir pour ce troisième Afghanistan, on avait eu une prémonition. L’amputation a été une décision douloureuse à prendre, mais les 400 premiers premiers mètres que j’avais faits avec une canne, en 2013, quand j’avais repris le travail, avaient été une épreuve.
Vos voisins, vos concitoyens connaissent votre histoire, quel est leur regard sur vous ? Certains, oui. Mais quand je porte un pantalon, personne ne voit que j’ai une prothèse. Des camarades ont appris ce qui m’était arrivé suite à un article dans armées d’aujourd’hui. Le problème avec les blessés militaires est qu’on est cachés, soit disant pour nous protéger.
Votre témoignage ressemble à celui d’un autre blessé de la brigade, Jocelyn Truchet, ce que vous y vivez vous prépare-t-il mieux à ce qui se passe après la blessure ?
Je pense que la montagne nous forge un caractère, une volonté, un niveau physique. On se remet en cause tous les ans. La montagne, c’est dur. Et ça forge. C’est comme la mer, on est face à l’immensité.
Vos subordonnés sont déployés actuellement sur tout l’arc de crise : vous gardez un œil sur eux ? Vous êtes fier de leur niveau ?
Je reste en contact avec mes équipes. J’ai écrit une petite page de l’unité, que j’ai remanié à ma patte quand je l’ai pris, en améliorant le niveau en haute montagne, grâce au GMHM, au combat, avec le GIGN, et au renseignement. Je regrette juste qu’on ne l’utilise pas mieux.
Vous avez pu refaire votre ascension du Mont Blanc ?
Je m’y suis entraîné cet été, ce sera pour l’an prochain.
dimanche 26 juillet 2015
A voir: une expo sur Tom Morel
Le chasseur alpin et résistant Tom Morel est né il y a 100 ans : une exposition itinérante est dévoilée
samedi 28 mars 2015
Le travail du 4 dans le 04
Comme l'explique un article du Dauphiné Libéré paru hier, le travail du 4e Chasseurs sur la lieu du
vendredi 13 mars 2015
Deux premiers livres
Dans deux registres assez différents, je signale la sortie de deux premiers livres, l'un consacré aux
vendredi 5 décembre 2014
La prime montagne aux oubliettes
Souvenez-vous, ce blog avait évoqué en 2010 l'étude d'une prime montagne, une sorte de NBI liée à
vendredi 25 juillet 2014
Le fondateur du GMHM est mort
La montagne est une école de rigueur, d'humilité et de rusticité, incarnées dans le GMHM (groupe militaire
lundi 24 février 2014
L'actu des relèves (actualisé-2)
En même temps que les renforts, les relèves continuent sur le théâtre centrafricain, avec l'arrivée du GTIA
Libellés :
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Sangaris
lundi 20 janvier 2014
Il s'appelera Vercors
Le GTIA désert fourni par la 27e BIM pour Serval est baptisé Vercors. Il comprend un coeur
jeudi 9 janvier 2014
Avec les montagnards de Black Roc
Ce blog vous a déjà parlé de l'abnégation du SCH Jocelyn Truchet, sous-officier des troupes de montagne
vendredi 8 novembre 2013
Le doublé du 13e BCA
Le 13e BCA sera doublement représenté dans les librairies, en décembre : d'une part avec le livre de
jeudi 28 février 2013
In mémoriam SCH Tirvaudey / ADC Delobel (EMHM)
L'EMHM a diffusé les biographies et photos de ses deux-aspirants guides morts hier. Le sergent-chef Maxime Tirvaudey, 26 ans s'était engagé en 2005 au 7e BCA, puis avait été projeté deux ans plus tard en 2007 en RCI. Il y désengage son groupe de combat d'une foule hostile, et reçoit un témoignage de satisfaction du EMA "pour son action courageuse". Il avait rejoint l'EMHM en 2012 et terminait son cursus de guide de haute montagne.
L'adjudant-chef Bruno Delobel, 40 ans s'était engagé en 1992, puis avait rejoint le 27e BCA. En 2000, il est muté au 7e BCA où il rejoint, deux ans plus tard, le GCM régimentaire. Il est chef d'équipe en août 2003. Il aura servi au Liban (2000, 2006), en Guyane (2001), en RCI (2003, 2005) et en Afghanistan (2007). Il avait rejoit l'EMHM en juillet 2008. Lui aussi achevait son cursus de guide de haute montagne. Il était marié et père de deux enfants.
L'adjudant-chef Bruno Delobel, 40 ans s'était engagé en 1992, puis avait rejoint le 27e BCA. En 2000, il est muté au 7e BCA où il rejoint, deux ans plus tard, le GCM régimentaire. Il est chef d'équipe en août 2003. Il aura servi au Liban (2000, 2006), en Guyane (2001), en RCI (2003, 2005) et en Afghanistan (2007). Il avait rejoit l'EMHM en juillet 2008. Lui aussi achevait son cursus de guide de haute montagne. Il était marié et père de deux enfants.
mercredi 27 février 2013
Chute mortelle de deux instructeurs de l'EMHM
Après l'ADC Raphaël Lalevée, deux instructeurs de l'école militaire de haute montagne sont morts aujourd'hui dans le Mont-Blanc. Les deux sous-officiers ont fait une chute mortelle alors qu'ils évoluaient en crampons et piolets, indique l'EMHM. Il s'agit de l'adjudant-chef Bruno Delobel et du sergent-chef Maxime Tirvaudey, qui réalisaient une course dans leur progression vers la qualification de guide. Ils étaient tous les deux d'anciens personnels du 7e BCA. L'un deux avait servi au GCM, et avait notamment été déployé comme OMLT en Afghanistan.
Le PGHM de Chamonix s'est chargé de retrouver leurs dépouilles et de les évacuer.
Le PGHM de Chamonix s'est chargé de retrouver leurs dépouilles et de les évacuer.
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