L'infatigable combattant de la Mémoire, Léon Gautier, fut un des premiers Français Libres, en 1940,
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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vendredi 8 mai 2020
La promesse du vétéran
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vendredi 29 août 2014
Un loupé ?
Toutes les commémorations de l'année ont comporté des matériels d'époque, mais un voilier
jeudi 19 juin 2014
L'Union Sacrée, comme en 14
Comme ce blog l'avait indiqué dès le 27 janvier, c'est un vieux projet de l'actuel CEMA qui aboutira dans
lundi 28 avril 2014
Dien Bien Phu, 60 ans après
La France commémorera le 7 mai prochain à Pau les 60 ans de la chute de Dien Bien Phu, par une
mercredi 25 septembre 2013
Quelques minutes pour les poilus
La 3e édition de la "La nuit aux Invalides" (printemps 2014) devrait compter une rallonge de
mardi 8 mai 2012
Billet : La victoire
Ce n'est parfois pas inutile de le rappeler, le 8 mai est le jour de la victoire alliée sur la barbarie nazie. La cérémonie de ce matin, avec un président sortant et un président entrant est à la mesure de ce symbole qui vit tous les jours (1), et vivra autant de temps qu'on le fera vivre, y compris dans les armées.
Dans quelques semaines, l'escadron 2/30 Normandie Niémen revivra sur Rafale, lui qui avait contribué à la victoire alliée sur le front de l'est. Certains n'excluent pas que Vladimir Poutine puisse venir en septembre à la cérémonie de récréation de l'escadron, pour les 70 ans de la création, à Rayak.
L'Alsace, qui avait contribué à cette victoire dans le ciel, attend d'être recréé sur Rafale : ce sera effectif à une date qui n'est pas encore connue (RAF4).
La 13e DBLE, qui avait fait face à l'Afrika Korps, permettant le premier gros revers allemand, à Bir Hackeim, est aujourd'hui un demi-bataillon, basé aux Emirats Arabes Unis. Mais ce symbole de l'engagement d'étrangers au service de la France continue çà vivre, après avoir frôlé le pire.
Le 8 mai est la date de la victoire, son esprit ne doit pas s'arrêter à 23h59.
(1) le reporter de France Info place de l'Etoile a évoqué la présence de manifestants de l'UMP rameutés par SMS pour saluer le dernier 8 mai de Nicolas Sarkozy. C'est plutôt malvenu un 8 mai, jour qui sublime les partis, il aurait été plus subtil d'envoyer une telle invite pour le 15 mai.
Dans quelques semaines, l'escadron 2/30 Normandie Niémen revivra sur Rafale, lui qui avait contribué à la victoire alliée sur le front de l'est. Certains n'excluent pas que Vladimir Poutine puisse venir en septembre à la cérémonie de récréation de l'escadron, pour les 70 ans de la création, à Rayak.
L'Alsace, qui avait contribué à cette victoire dans le ciel, attend d'être recréé sur Rafale : ce sera effectif à une date qui n'est pas encore connue (RAF4).
La 13e DBLE, qui avait fait face à l'Afrika Korps, permettant le premier gros revers allemand, à Bir Hackeim, est aujourd'hui un demi-bataillon, basé aux Emirats Arabes Unis. Mais ce symbole de l'engagement d'étrangers au service de la France continue çà vivre, après avoir frôlé le pire.
Le 8 mai est la date de la victoire, son esprit ne doit pas s'arrêter à 23h59.
(1) le reporter de France Info place de l'Etoile a évoqué la présence de manifestants de l'UMP rameutés par SMS pour saluer le dernier 8 mai de Nicolas Sarkozy. C'est plutôt malvenu un 8 mai, jour qui sublime les partis, il aurait été plus subtil d'envoyer une telle invite pour le 15 mai.
mardi 17 janvier 2012
"Des héros pour la France, des modèles pour la DGSE"
70 ans après la création du BCRA, la succession, incarnée par le DGSE et les représentants des différentes composantes du service ont rendu hommage aux vétérans (photo : DGSE)
Voici le discours du DGSE, Erard Corbin de Mangoux, prononcé cet après-midi aux Invalides, à l'occasion des 70 ans de la création du BCRA.
"Nous voici réunis dans la cour d'honneur de l'hôtel national des Invalides, pour célébrer, dans des conditions particulières, un moment très particulier, celui de la création, il y a exactement 70 ans, du BCRA, le Bureau Central de Renseignements et d'Action.
Le 18 juin 1940, sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat avec lui, depuis le Royaume-Uni, au sein des Forces Françaises Libres.
Rejoint par des volontaires, parfois très jeunes et souvent inexpérimentés, le général de Gaulle jetait les bases d'une alternative au régime de Vichy. La France Libre était née.
Durant quatre ans, l'homme du 18 juin su créer depuis Londres des institutions, un mode de gouvernement et mener des actions qui ont permis à la France de retrouver son rang en recevant aux côtés des Alliés la capitulation de l'Allemagne nazie.
A l'heure où les témoins de cette époque se font plus rares, cet anniversaire est l'occasion de rendre solennellement hommage aux résistants, ceux de Londres, et plus particulièrement aux hommes de l'ombre, ceux du BCRA, dont certains sont avec nous ce soir. Et je les remercie chaleureusement de leur présence.
La DGSE tient à rendre hommage à ceux qui n'ont jamais cessé de croire en la France et qui lui ont rendu son honneur.
La DGSE, héritière du BCRA, est aussi aujourd'hui l'héritière des valeurs qu'il a défendues et pour lequel il a combattu. Il ne peut y avoir, dans une démocratie, des Services Spéciaux qui ne soient encadrés et portés par les valeurs de la République.
Il est du devoir de la DGSE de participer à la mission de transmission de la mémoire aux jeunes générations afin qu'elles n'oublient pas le sacrifice et l'engagement de ces hommes, partis de rien, qui ont lutté pour notre liberté.
Le drapeau du 44e RI a été décoré de la croix de la valeur militaire (photo : DGSE).
Comme vous le savez, les services spéciaux de la France Libre, dont la mémoire collective a retenu le nom de BCRA, sont nés à Londres dès le 1er juillet 1940.
Le général de Gaulle conçoit rapidement de mettre sur pied un état-major classique en créant notamment un deuxième bureau chargé des questions de renseignement.
Le 12 avril 1941, le 2ème bureau change de nom et devient le SR.
L'extension progressive des activités du SR conduit à un nouveau changement de nom. Le 17 janvier 1942, le SR laisse la place au Bureau Central de Renseignements et d'Action Militaire, qui prendra un peu plus tard le nom de BCRA, nom sous lequel il s'imposera définitivement dans les mémoires.
Le BCRA est une entité centralisée, intégrée, chargée non seulement des activités de renseignement, mais de toutes les activités clandestines menées en France au nom de la France Libre.
Les sections renseignement et action sont les seules à monter des missions en France. Elles recueillent le renseignement et le diffusent à des destinataires de la France Libre, mais également au partenaire britannique.
En effet, pour l'Intelligence Service britannique comme pour le service du colonel Passy, la coopération est une évidence.
Pour satisfaire au besoin en renseignement du Premier ministre britannique, l'Intelligence Service a comme recours de s'appuyer sur le BCRA. Pour sa part, le BCRA obtient du partenaire britannique les moyens nécessaires à la projection de ses agents en France.
Ce sont les services britanniques qui prennent en charge la formation des agents, la fourniture des moyens de transmission tout comme le transport. Il n'est pas inutile de le rappeler. Et pour cela, l'Intelligence Service doit être remercié. Il demeure aujourd'hui encore, l'un de nos plus fidèles partenaires.
C'est toute une époque : les messages énigmatiques de la BBC, les parachutages et les vols de nuit à bord des mythiques Lysander pour réaliser des pick-up au clair de lune.
Ce sont ces opérateurs radio, hautement spécialisés, capables de mener un trafic radio intense et chiffré en changeant souvent de lieux d'émission pour tromper les dispositifs gonio de l'ennemi.
Ce sont tous ces innombrables volontaires qui, au péril de leur vie, ont hébergé les hommes et les femmes du BCRA, ont autorisé les émissions radio depuis leurs domiciles, ont caché les matériels et ont rendu mille autre services.
A l'été 1940, les militaires et les civils français qui se trouvent en Grande-Bretagne arrivent dans le désordre. Pour tous ces hommes comme pour toute l'infrastructure des services indispensables, il faut rapidement trouver un hébergement.
Le BCRA s'installe tout d?abord dans des locaux étroits à Saint-James Square, puis il emménage au 10 Duke Street.
L'immeuble est toujours debout. Je souhaite vivement, avec le soutien des autorités britanniques, qu'une plaque commémorative puisse y être apposée prochainement, afin que le passant se souvienne qu'en ces lieux, battait le coeur du BCRA.
Pour beaucoup des volontaires français, le ralliement à un chef militaire témoigne d'une volonté de participer à la lutte armée contre l'ennemi. L'action clandestine ne s'intègre pas nécessairement à leur schéma de pensée. Progressivement pourtant, elle s'impose à leurs yeux comme un mode efficace de lutte contre l'ennemi.
L'effectif du BCRA est réduit, mais tellement riche de personnalités et tellement représentatif de la diversité de notre pays.
Comment ne pas être admiratif devant les personnalités qui s'y sont distinguées.
Je pense tout d'abord à André Dewavrin, dit colonel Passy. Polytechnicien de formation, il est à peine âgé de 29 ans lorsque le général de Gaulle lui confie la mission d'organiser et de diriger le service de renseignement de la France Libre, au départ sans moyens financiers, ni moyens de communications. Peu familier des questions de renseignement, il deviendra pourtant le chef incontesté du BCRA.
Il poursuivra sa carrière d?agent secret après la guerre, à la tête de la DGER (la direction générale des Etudes et Recherches) puis du SDECE.
Un mot également pour André Manuel, fidèle adjoint du colonel Passy, numéro deux efficace et respecté, homme droit et ferme, chef de la section Renseignement du BCRA.
Erard Corbin de Mangoux, DGSE et son directeur de cabinet, le général Frédéric Beth, ancien patron du COS, entouraient le mindef cet après-midi. (crédit : DGSE).
Il faudrait tous les citer, mais retenons encore les noms de Pierre Brossolette, chef de la section opération ; de Roger Wybot, chef de la section contre espionnage, organisateur de talent qui, à la Libération, se verra confier la mission de créer puis de diriger la DST ; de Louis Vallon, chef de la section non-militaire, de son adjoint, Jacques Bingen, de Maurice Duclos, chef de la section action, études et coordination, de Bruno Lagier, de Tony Mella, de Jacques Soustelle.
Je voudrais encore mentionner les noms de Pierre Fourcaud et d'Honoré d'Estienne d'Orves.
J'ai également une pensée toute particulière pour Joseph Kessel, affecté au BCRA et auteur, avec Maurice Druon, du merveilleux Chant des partisans, que nous entendrons tout à l'heure.
Comment ne pas avoir une pensée émue pour les hommes et les femmes du BCRA qui n'ont pas vu la victoire, ceux qui sont morts pour la France : en déportation, fusillés, tués lors d'accrochages, assassinés et enfin ceux qui ont préféré le suicide pour ne pas parler.
Ces hommes et ces femmes sont des héros pour la France, ce sont des modèles pour la DGSE.
Dès le 25 août 1944, le représentant à Paris de la DGSS (le service qui est le résultat de la fusion du BCRA et des services spéciaux du général Giraud à Alger) prend possession de l'hôtel Majestic et d'immeubles boulevard Suchet.
Le 26 octobre, la DGSS disparaît au profit de la Direction générale des études et recherches (DGER).
Le colonel Passy, revenu aux commandes, s'attèle à réorganiser le Service et à doter la France d'un service de renseignement à sa mesure, en s'inspirant notamment du modèle britannique.
Le SDECE naît en 1946 et repose sur un principe essentiel qui a toujours cours aujourd'hui: l'unité.
Un seul Service coordonne toutes les activités de renseignement à l'extérieur, et dispose de toutes les capacités nécessaires (humaines, techniques et opérationnelles), sous une même direction, pour gagner en efficacité et en réactivité.
Le SDECE s'installe boulevard Mortier, pour ne plus le quitter et pour simplement changer de nom en 1982 en devenant le Service que nous appelons depuis lors, la DGSE.
A chaque homme et à chaque femme des Services (BCRA, DGSS, DGER, SDECE, DGSE), présent dans cette cour ou présent par la pensée, j'adresse de tout coeur mes remerciements.
Le temps passe inexorablement mais la reconnaissance de la nation reste et doit demeurer toujours aussi vive."
mardi 10 janvier 2012
Dans l'hémicycle
Pas la foule des grands jours, une fois de plus, pour l'examen en séance du projet de loi sur le 11 novembre, à l'assemblée nationale. Gérard Longuet s'est d'ailleurs eclipsé au bout d'à peine une heure de discussion, sans même attendre que les orateurs des groupes parlementaires n'aient commencé à argumenter. Seul son SEDAC est resté dans l'hémicycle, oeuvrant sur une pile de parapheurs, pendant que les députés faisaient valoir leurs idées.
L'UMP Christophe Guilloteau, de retour d'Afghanistan rappelle ce qu'il y a entendu : "nos soldats engagés souhaitent simplement que les Français n'oublient pas leurs frères d'armes disparus". Et de remettre sur le métier son engagement à inscrire sur les monuments aux morts les noms de soldats qui ont perdu la vie en opex.
Françoise Hostalier, rappelle, elle, la liste des morts tombés sur les théâtres. Et conclut sur la nécessité de cinq minutes de silence, et de pensée envers les blessés, chaque 11 novembre, à 11 heures.
La socialiste Patricia Adam, vice-présidente de la commission de défense, affirme ne pas avoir "d'opposition de principe". Mais regrette un calendrier pressé par la procédure législative accélérée... et d'éventuelles arrières-pensées, à 100 jours de la présidentielle.
Son collègue René Rouquet abonde dans son sens.
Le centriste Philippe Folliot est venu lui, sans notes, en appeler à la mémoire d'Eugène, de Justin et d'Oliver. Les deux premiers sont ses grands-pères, l'un est resté handicapé à vie des blessures récoltées à Verdun. Oliver est un collègue parlementaire allemand. A travers le texte du jour, Folliot veut poser une pierre pour le lien armée-nation. Un thème cher à Hervé Morin, passé écouter les débats, cinq minutes, une heure plus tôt. Avant de disparaître, dans la foulée de Gérard Longuet.
Vote demain, à 16h30.
L'UMP Christophe Guilloteau, de retour d'Afghanistan rappelle ce qu'il y a entendu : "nos soldats engagés souhaitent simplement que les Français n'oublient pas leurs frères d'armes disparus". Et de remettre sur le métier son engagement à inscrire sur les monuments aux morts les noms de soldats qui ont perdu la vie en opex.
Françoise Hostalier, rappelle, elle, la liste des morts tombés sur les théâtres. Et conclut sur la nécessité de cinq minutes de silence, et de pensée envers les blessés, chaque 11 novembre, à 11 heures.
La socialiste Patricia Adam, vice-présidente de la commission de défense, affirme ne pas avoir "d'opposition de principe". Mais regrette un calendrier pressé par la procédure législative accélérée... et d'éventuelles arrières-pensées, à 100 jours de la présidentielle.
Son collègue René Rouquet abonde dans son sens.
Le centriste Philippe Folliot est venu lui, sans notes, en appeler à la mémoire d'Eugène, de Justin et d'Oliver. Les deux premiers sont ses grands-pères, l'un est resté handicapé à vie des blessures récoltées à Verdun. Oliver est un collègue parlementaire allemand. A travers le texte du jour, Folliot veut poser une pierre pour le lien armée-nation. Un thème cher à Hervé Morin, passé écouter les débats, cinq minutes, une heure plus tôt. Avant de disparaître, dans la foulée de Gérard Longuet.
Vote demain, à 16h30.
mardi 19 juillet 2011
L'hommage
Le cortège funèbre sur le Pont Alexandre III. Comme lors du précédent, les pompiers de Paris -caserne Colombier- ont tenu à honorer les morts, au garde-à-vous, devant leurs véhicules, gyrophares en action. Dans la grosse centaine de personnes présentes, journalistes compris, figuraient également des soldats du 1er RI qui contribuent à la mission Vigipirate. (crédit Jean-Marc Tanguy).
Le chef des armées s'apprête à décorer les sept morts à titre posthume. Tous ont aussi été élevés au grade supérieur. (crédit : Jean-Marc Tanguy)
Les porte-drapeaux des trois régiments et de la base de Lorient devant les sept dépouilles. La cérémonie s'est conclue par le thème musical du film Dien Bien Phu -concerto de l'Adieu de Georges Delerue-, joué par un violon solo. (crédit : Jean-Marc Tanguy).
Deux commandos marine portent les galons et le portrait de "Ben", leur frère d'arme de l'équipe n°1.
Des commandos du 1er RPIMa, ainsi que des représentants de l'état-major du COS étaient présents pour montrer leur solidarité avec les commandos marine. (crédit : Jean-Marc Tanguy).
Des militaires de l'armée de terre portent le portrait et les galons du sergent Sébastien Vermeille. A l'issue de la cérémonie, son camarade, l'adjudant Jean-Raphael Drahi, du Sirpa Terre a rappelé le "potentiel" et la "passion" que ce photographe de l'armée mettait dans son travail (crédit : Jean-Marc Tanguy).
Le général Elrick Irastorza -ici à côté de Jeannette Bougrab, secrétaire d'état à la jeunesse-. Le CEMAT aura passé trois jours en Afghanistan à soutenir ses soldats, et mesurer les meilleures voies de leur sécurité future. Pour autant que quelque chose puisse être fait. (crédit : Jean-Marc Tanguy).
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jeudi 2 septembre 2010
Un brevet, 54 ans après...
Valérie André, avec son brevet épinglé, entourée par Valérie Pécresse, élue des Yvelines, le colonel Bertrand Sansu, et le général Jean-Paul Palomeros. (crédit : Jean-Marc Tanguy).La communauté des hélicoptéristes de l'armée de l'Air a remis en fin d'après-midi un brevet symbolique de pilote, le n°001, au général Valérie André. Les navigants en activité se sont cotisés pour offrir un brevet en or massif à celle qui incarne parfaitement le pilote d'hélicoptère, dans ses deux vocations, "combattre et sauver" (1). Valérie André est titulaire de 4.200 heures de vol, et de 496 missions de guerre. Elle en avait assuré 129 en Indochine, sauvant 170 blessés, a rappelé le général Paloméros. Un capitaine féminin de l'EH 3.67 Parisis, basé sur la BA107 avait préalablement évoqué l'exemple incarné par le médecin-pilote, et la source de motivation que cette dernière avait représenté pour les jeunes militaires se destinant à l'aviation. Trois infirmières-convoyeuses de l'air se sont aussi vu remettre leur brevet, par Valérie André.
Plusieurs centaines d'aviateurs, et des hélicoptéristes des trois armées et de la gendarmerie ont longuement applaudi la brevetée, 60 ans après que cette dernière ait décroché le brevet -civil- de l'aéro-club de France. De quoi réparer une injustice, à plus d'un titre, puisque le capitaine Valérie André avait remis le brevet aux premiers pilotes... masculins militaires, en 1956.
(1) devise des premiers hélicoptéristes Air.
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mercredi 18 août 2010
Uzbeen, il y a deux ans
Les 8 paras du 8e RPIMa tués à Uzbeen, et le CPL Baouma (RMT) regroupés dans un tableau, à Nijrab, dans le PC de la TF Chimère. (crédit : Jean-Marc Tanguy)Une colonne composite regroupant des éléments du RMT, du 8e RPIMa (leur relève), ainsi qu'une section de l'ANA et un TACP américain tombait dans une embuscade, il y a tout juste deux ans (1), en vallée d'Uzbeen. La suite est malheureusement connue. 10 soldats y sont restés : 8 paras du 8e RPIMa, un auxsan du 2e REP et un marsouin du RMT. Deux fois plus en sont revenus blessés. C'est sans compter les dommages post-traumatiques.
Une leçon amère. Dans les semaines et les mois qui ont suivi, d'importants moyens ont été déployés en urgence sur place, notamment en matière de renseignement, de puissance de feu et d'aéromobilité (deux hélicoptères français le jour d'Uzbeen, douze deux ans plus tard...). Certains programmes d'urgence opérationnelle avaient été engagés avant, ils ont été démultipliés, depuis.
L'armée française (2) est retournée en Uzbeen, dont le nord est longtemps resté un sanctuaire pour les insurgés.
Les Wikileaks papers, et encore une mise à jour récente de munitions par la TF Bison le démontrent : cette zone a été et reste encore une zone primordiale pour les groupes insurgés. La France entend y passer le relais à l'armée afghane dans les mois à venir.
(1) Tous les textes relatifs à Uzbeen (retex, plaintes des familles, etc) sont lisibles ici.
(2) Cette zone a été depuis successivement tenue par le 3e RPIMa, le 1er RI, le REI et le 2e REP. C'est la TF Bison (126e RI) qui y opère depuis le 14 juillet dernier.
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lundi 28 juin 2010
La Fluviale a 110 ans...
3 mai 2010 : entraînement aux attentats multiples à Paris. La Fluviale est en première ligne... (crédit : Jean-Marc Tanguy)
Septembre 2008 : en pleine nuit, un samedi soir, les policiers interviennent sur les lieux d'un naufrage, pont de la Tournelle. (crédit : Jean-Marc Tanguy)La brigade fluviale de la préfecture de police, plus communément appelée "La Fluviale" soufflera ses 110 bougies ce mardi matin. Pour l'occasion, le préfet de police, Michel Gaudin, baptisera le dernier venu dans la flottille parisienne, le "Morvan".
mardi 8 juin 2010
Le 17 juin, à Mérignac
L'appel du 18-juin 1940 s'est peut-être joué la veille, à Mérignac (Gironde), de là où le général de Gaulle a décollé, dans un DH Flamingo, pour Londres. Pour commémorer cette histoire dans l'Histoire, le journaliste Bernard Chabbert effectuera une reconstitution, pour France 3, ce 17 juin, sur la base aérienne 106. L'aéronef ne sera pas un Flamingo (il n'y en a plus en état de vol) mais un Beechcraft 18.
L'appareil sera encadré par deux Extra 300 de l'EVAA, et la patrouille de France, qui relâchera à Bordeaux, la veille, survolera la ville, vers 10h15.
Cette reconstitution lancera un weekend de commémorations et d'animations. L'A380 est notamment annoncé, le 19 juin avec des warbirds, présentés en vol (P-40, P-51, Beechcraft, B-25) avec quelques pièces rares dans le sud-ouest, comme le Mirage 2000N, un ULM mis en oeuvre par la police aux frontières (PAF). Au sol, le conservatoire de l'air et de l'espace d'Aquitaine (CAEA) exposera sa riche collection, au côté d'aéronefs en service, et notamment le Rafale et le Falcon 7X (qui équipe l'ETEC). La journée se terminera sur un vol des oies Moullec.
L'appareil sera encadré par deux Extra 300 de l'EVAA, et la patrouille de France, qui relâchera à Bordeaux, la veille, survolera la ville, vers 10h15.
Cette reconstitution lancera un weekend de commémorations et d'animations. L'A380 est notamment annoncé, le 19 juin avec des warbirds, présentés en vol (P-40, P-51, Beechcraft, B-25) avec quelques pièces rares dans le sud-ouest, comme le Mirage 2000N, un ULM mis en oeuvre par la police aux frontières (PAF). Au sol, le conservatoire de l'air et de l'espace d'Aquitaine (CAEA) exposera sa riche collection, au côté d'aéronefs en service, et notamment le Rafale et le Falcon 7X (qui équipe l'ETEC). La journée se terminera sur un vol des oies Moullec.
samedi 5 juin 2010
Des warbirds sur la Normandie
Cinq warbirds survoleront demain, en fin de matinée, les plages du débarquement, pour "honorer ceux du D-DAY". Ces appareils, mis en oeuvre par l'association Jean-Baptiste Salis (AJBS) et "un Dakota au-dessus de la Normandie" évolueront au-dessus des sites américains de Utah et Omaha, puis du cimetière américain de Coleville, avant de rallier Saint-Mère l'Eglise, qui vit, il y a 66 ans, le parachutage de la 82nd Airborne
L'escadrille de 2010 comprendra un bombardier North American B-26J Mitchell, un North American P-51D Mustang et un Curtiss P-40N Warhawk (qui, à ma connaissance, n'opérait pas sur ce théâtre en 1944). Ces appareils encadreront deux Douglas C-47 Dakota, qui transportaient, à l'époque, les parachutistes alliés, dont les SAS français, qui furent, rappelons-le, le premier à toucher le sol français, en Bretagne, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.
L'escadrille de 2010 comprendra un bombardier North American B-26J Mitchell, un North American P-51D Mustang et un Curtiss P-40N Warhawk (qui, à ma connaissance, n'opérait pas sur ce théâtre en 1944). Ces appareils encadreront deux Douglas C-47 Dakota, qui transportaient, à l'époque, les parachutistes alliés, dont les SAS français, qui furent, rappelons-le, le premier à toucher le sol français, en Bretagne, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.
jeudi 27 mai 2010
Un tiers des vétérans sur la plage
Quatre vétérans français de 1944 devraient être présents sur la plage de Ouistreham, pour les commémorations du 66e anniversaire du débarquement en Normandie. Il s'agit de Léon Gautier, Yves Meudal et René Rosset, qui ont débarqué le 6 juin, et d'un vétéran du 4 Commando qui avait quant à lui fait la campagne de Hollande.
Les vétérans auront un programme comme d'habitude très chargé, assistant aux commémorations, et aux remises de fourragères, le 6 juin. Les cendres d'un vétéran britannique du 4 Commando, Jo Burnett, seront dispersées en mer. C'était la demande explicite du commando, qui venait chaque année retrouver ses frères d'armes français, le 6 juin.
Il ne reste plus que 12 vétérans français des commandos de 1944, après la mort de Maurice Chauvet, la semaine dernière.
Les vétérans auront un programme comme d'habitude très chargé, assistant aux commémorations, et aux remises de fourragères, le 6 juin. Les cendres d'un vétéran britannique du 4 Commando, Jo Burnett, seront dispersées en mer. C'était la demande explicite du commando, qui venait chaque année retrouver ses frères d'armes français, le 6 juin.
Il ne reste plus que 12 vétérans français des commandos de 1944, après la mort de Maurice Chauvet, la semaine dernière.
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mardi 25 mai 2010
Un pilote allemand leader au-dessus de Reims
C'est le capitaine Michael Graeper, un pilote allemand en échange dans l'armée de l'Air, qui dirigera la formation mixte de Mirage F1 et de Tornado allemands qui défilera demain au-dessus de la cathédrale de Reims, entre 14h15 et 15h20, nous apprend l'Union/l'Ardennais. Ce survol est sensé commémorer les 70 ans de la bataille de France et la réconciliation franco-allemande.
Ouistreham, pour le 66e

Avec sac à dos et sans nintendo, les scolaires de Ouistreham ont découvert pour certains, redécouvert pour d'autres, le parcours des libérateurs de leur ville, le 5 juin dernier. Ce qui démontre, si besoin était, que mémoire bien ordonnée et "palpable" finit toujours pas intéresser. (crédit Jean-Marc Tanguy)Le musée de tradition de l'école des fusiliers marins, sis à Lorient, nous livre le programme du 66e anniversaire du débarquement allié en Normandie, auquel participèrent 177 commandos français, à Ouistreham. Comme l'an dernier, l'école des fusiliers marins va faire effectuer un raid nautique à une partie de ses élèves. Les embarcations arriveront le 3 juin, sur la plage où débarquèrent Léon Gautier et ses camarades, le 6 juin 1944, à Coleville-Montgomery. Le lendemain -avec un jour d'avance sur l'habitude-, les scolaires de Ouistreham prendront la route des commandos, refaisant, avec des commandos marine d'aujourd'hui, et les fusiliers marins arrivés la veille, le chemin du 6 juin.
Elle les emmènerera de Colleville Montgomery à Amfreville, en passant par Saint Aubin d'Arquenay, Bénouville (Pegasus Bridge) et Ranville, dont le cimetière accueille les corps de plusieurs commandos français.
Pour avoir suivi ce parcours l'an dernier, je peux témoigner de l'intensité qui s'en dégage, et qui frappe qui y assiste, jeunes et moins jeunes. Cette année, les hymnes britannique et français seront interprétés dans chacune des communes.
Les cérémonies plus traditionnelles et officielles se dérouleront les 5 et 6 juin. Le 6, on procèdera à un dépot de gerbes et de cendres d'un vétéran britannique du 4 Commando, en mer.
L'école des fusiliers marins effectuera également, à 10h30, sa cérémonie de tradition.
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vendredi 21 mai 2010
Chauvet, l'autre légende
L'amiral Marin Gillier, ALFUSCO, vient saluer les vétérans -Maurice Chauvet (à g.) et Léon Gautier- sur la plage de Ouistreham, le 8 mai 2008. (crédit Jean-Marc Tanguy). Malgré leur âgé, les vétérans tentent d'être à tous les rendez-vous de la famille commando, et notamment, les remises de béret. Le titulaire du badge commando n°119 est mort, ce matin, à l'institution des Invalides. Maurice Chauvet, le matricule 538FN43 des forces navales françaises libres, était un des derniers survivants du commando Kieffer qui avait débarqué le 6 juin 1944 à Ouistreham, c'était aussi et avant tout le dessinateur du badge commando que tous les bérets verts portent sur le leur.
Pas un commando marine n'ignore, pour ces deux raisons, le nom de Maurice Chauvet.
J'avais accompagné cette légende avec des confrères et neuf autres vétérans, à Achnaccarry (Ecosse), en 2004. Maurice Chauvet avait déjà partiellement perdu la vue, et proclamait, comme toujours, disait-il, son anglophilie, en portant un pantalon écossais, et la cravate verte marquée de la dague commando. Il m'avait montré, à l'époque, la bande dessinée qu'il avait tirée de son 6-juin, pour faire vivre la mémoire de l'engagement de ses camarades. Chauvet n'avait cure que la postérité retienne son nom, mais avec le béret vert rivé au corps, et toujours vissé sur la tête.
Depuis juin 2004, les rangs s'étaient encore éclaircis. Le Breton Francis Guezennec (K Guns), le réunionnais Jean Couturier (Troop 8) étaient partis, après avoir reçu, en 2004, les légions d'honneurs auxquelles ils avaient tous droit, cette quinzaine de vétérans, dans les conditions évoquées par ce blog, en juin dernier.
Le 8 mai 2008, Nicolas Sarkozy avait tenu à honorer les commandos de 1944, sur la plage même de Ouistreham. Celle-là où un mois plus tard à peine, on avait remis le fanion (et non le drapeau, comme je l'ai incorrectement écrit) au 6e commando, baptisé Kieffer.
Le chef de l'Etat a d'ailleurs salué ce soir la mémoire d'un "grand soldat".
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mardi 18 mai 2010
Le 18 juin
Une conférence de presse va donner le menu des commémorations de l'appel du 18 juin, dans quelques minutes. Comme ce blog l'avait indiqué il y a déjà plusieurs semaines, un spectacle sons et lumières se déroulera dans la soirée, devant les Invalides. Annoncée comme une "fresque multimédia", ce spectacle comprendra sept séquences : la guerre, l'appel, le ralliement, la résistance, la bataille finale, la libération et l'épilogue.
La fresque sera ponctuée d'intervention en direct, avec lecture de l'appel du 18 juin. 300 choristes interprèteront aussi le chant des partisans.
Le 18 juin au matin, un Eurostar aux couleurs des 70 ans de l'appel du 18 juin partira de Paris pour Londres avec 700 passagers : des Français Libres, des officiels et, dit-on, des journalistes.
Le 17 juin, on commémorera aussi, sur l'île de Sein (Finistère) le départ de 124 pêcheurs qiu furent les premiers à rallier le général de Gaulle. Pour son engagement, l'île a été faite compagnon de la Libération.
La fresque sera ponctuée d'intervention en direct, avec lecture de l'appel du 18 juin. 300 choristes interprèteront aussi le chant des partisans.
Le 18 juin au matin, un Eurostar aux couleurs des 70 ans de l'appel du 18 juin partira de Paris pour Londres avec 700 passagers : des Français Libres, des officiels et, dit-on, des journalistes.
Le 17 juin, on commémorera aussi, sur l'île de Sein (Finistère) le départ de 124 pêcheurs qiu furent les premiers à rallier le général de Gaulle. Pour son engagement, l'île a été faite compagnon de la Libération.
jeudi 29 avril 2010
Les fusillés du Mont-Valérien
Le Mont Valérien ; résistance, répression et mémoire. 19 euros.
Voilà un beau livre qui fait oeuvre de mémoire dans un chapitre finalement peu connu de notre histoire sombre, pendant la seconde guerre mondiale. Le procédé n'est pas courant, puisque le livre publie des lettres, forcément poignantes, de condamnés au fusil des Allemands -ils furent plus d'un millier-, au Mont Valérien (1).
Claire Cameron, de la direction de la mémoire et du patrimoine (DMPA) a piloté ce projet éditorial riche en iconographie, et avec une mise en page particulièrement attractive.
Cela fait de ce livre un oiseau rare dans la production défense, et un document abordable aussi bien par une classe que par tout citoyen qui se penche un peu sur notre passé. Des lettres de condamnés, qui nous font paraître bien futiles les préoccupations du (de notre) moment. Certains de ces condamnés n'avaient pas 17 ans.
Hervé Morin devrait présider la cérémonie à la mémoire de ces fusillés, le 5 mai prochain, en la présence de membres des familles des fusillés dont la plupart, au Mont-Valérien, appartenaient à des organisations clandestines luttant contre l'occupation allemande et le régime vichyste.
(1) l'ouvrage rappelle le triste bilan de l'occupation : 3.000 personnes furent condamnés à mort et fusillées, 810 otages furent aussi fusillés. 210 prisonniers de Vichy furent exécutés. 15.000 français ont été massacrés par la Wehrmacht et les unités de Waffen SS. Enfin, 86.000 personnes ont été déportées, 60% ont survécu. Seulement 2.500 juifs déportés ont survécu, sur les 75.000 déportés.
Voilà un beau livre qui fait oeuvre de mémoire dans un chapitre finalement peu connu de notre histoire sombre, pendant la seconde guerre mondiale. Le procédé n'est pas courant, puisque le livre publie des lettres, forcément poignantes, de condamnés au fusil des Allemands -ils furent plus d'un millier-, au Mont Valérien (1).
Claire Cameron, de la direction de la mémoire et du patrimoine (DMPA) a piloté ce projet éditorial riche en iconographie, et avec une mise en page particulièrement attractive.
Cela fait de ce livre un oiseau rare dans la production défense, et un document abordable aussi bien par une classe que par tout citoyen qui se penche un peu sur notre passé. Des lettres de condamnés, qui nous font paraître bien futiles les préoccupations du (de notre) moment. Certains de ces condamnés n'avaient pas 17 ans.
Hervé Morin devrait présider la cérémonie à la mémoire de ces fusillés, le 5 mai prochain, en la présence de membres des familles des fusillés dont la plupart, au Mont-Valérien, appartenaient à des organisations clandestines luttant contre l'occupation allemande et le régime vichyste.
(1) l'ouvrage rappelle le triste bilan de l'occupation : 3.000 personnes furent condamnés à mort et fusillées, 810 otages furent aussi fusillés. 210 prisonniers de Vichy furent exécutés. 15.000 français ont été massacrés par la Wehrmacht et les unités de Waffen SS. Enfin, 86.000 personnes ont été déportées, 60% ont survécu. Seulement 2.500 juifs déportés ont survécu, sur les 75.000 déportés.
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