L'adjudant-chef Arnaud Frion a été tué par une frappe de drones dans la nuit du 12 au 13 mars. Dans
l'attente des analyses de débris, il apparaît a priori clair que ces drones étaient iraniens, des frappes qui se succèdent à Erbil depuis le 1er mars. L'adjudant-chef Frion appartenait à la task force Narvik, opérant en Irak pour former les forces locales -irakiennes et kurdes irakiennes- au contre-terrorisme. Il y servait depuis le 24 janvier. Sa photo officielle montre le visage d'un homme expérimenté et aguerri, porteur d'un brevet de GCM et de quatre citations sur sa croix de la valeur miltiaire.Historiquement Narvik était alimenté par des personnels issus de la 13e DBLE (alors aux Emirats Arabes Unis) et de la 27e BIM, d'où son nom.
A ce stade on ignore quelle était sa mission à Erbil, au Kudistan irakien, ou si cette localisation est liée au fait que Narvik comme Lamassu étant localisées sur des bases américaines, et alors il avait été décidé de le relocaliser depuis le 1er mars. Le principe de Narvik est d'être itinérant, en fonction des besoins de formation.
Narvik avait déjà perdu un des siens, un légionnaire du 2e REI, le caporal Bogusz Pochylski, le 21 mars 2018. Ce théâtre a surtout vu la mort de deux commandos des forces spéciales, l'adjudant-chef Stéphane Grenier, du 2e escadron du 13e RDP (2017), et le sergent Nicolas Mazier, sniper au CPA 10 (2023). Les forces spéciales françaises sont confnrontées sur ce théâtre à la menace drones depuis plus de dix ans, elles ont été d'aillerus à l'époque pionnières pour mettre en oeuvre des techniques et équipemetns antidrones.
Les forces spéciales opèrent dans la région d'Erbil depuis 2014, aux côtés des peshmergas kurdes. Leur task force reste extrêmement active comme l'ont montré plusieurs opérations ces dernières semaines, en Syrie comme en Irak.
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