C'est ce soir que l'assemblée nationale va étudier des mesures d'urgence liées au covid-19. Certaines
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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lundi 11 mai 2020
samedi 28 mars 2020
... et sans (aucun) doute les réservistes
"Je vous demande de vous tenir prêts". C'est le principal message qu'adresse le CEMAT dans une
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jeudi 4 avril 2019
Sofins : le bilan du GCOS
Le vice-amiral Laurent Isnard a tiré un bilan extrêmement positif du séminaire Sofins qui vient de
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mercredi 8 août 2018
Sentinelle en relève
Traditionnellement la quinzaine d'aout est celle des vacances du gouvernement, et la minarm a pris
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samedi 24 septembre 2016
Garde nationale : gare aux symboles
On se rapproche à petites foulées de la création officielle de la garde nationale annoncée par le
jeudi 18 août 2016
Demain c'est baptême chez les ORSEM
La réunion des officiers de réserve servant en état-major (ORSEM, déjà un millier de membres actifs)
lundi 18 juillet 2016
La gendarmerie, côté réserve
Voici les derniers indicateurs sur la réserve de la gendarmerie, fournis aujourd'hui par la DGGN. Son
lundi 11 juillet 2016
Le 24e RI met du voltage dans son recrutement
Voltage FM a mis en boîte des portraits de réservistes du seul régiment de réserve de l'armée de terre :
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mercredi 30 mars 2016
Ils partirent 300
La 27e BIM sonne le cor ! 300 de ses 800 réservistes vont évoluer dans les jours qui viennent dans
jeudi 14 janvier 2016
Dans le cambouis des réserves
Après l'avoir déjà évoqué plusieurs fois, le chef des armées est revenu sur son projet d'amener les
vendredi 15 février 2013
Serval : 34 réservistes mais...
Une présentation consacrée aux réserves ce matin au mindef faisait état de 34 réservistes engagés au profit de l'opération Serval. Evidemment, c'était un peu trop pour pouvoir être compris comme le fait que 34 réservistes avaient les pieds au Mali, ou au moins, dans la zone. En fait, il ne seraient pas 15% de ce volume réellement engagés sur place... Si l'on ne compte que les forces conventionnelles, car on sait que la gestion des réservistes du COS ou de la DGSE peut être différente.
Un autre chiffre, que l'on n'ose pas contester, celui-là, 80% des personnes sondées par la DICOD ne savaient pas qu'il existe une réserve en France. Evidemment, on peut comprendre que cela constitue un frein à l'expansion de cette population, qui compterait néanmoins 60.000 ressortissants.
Après des années d'indifférence, les réservistes devraient cependant connaître un regain de reconnaissance dans les années qui viennent. C'est qu'une fois qu'une énième réforme aura réduit l'armée de terre à sa portion congrue, il faudra bien que quelques uns remplissent les missions...
Un autre chiffre, que l'on n'ose pas contester, celui-là, 80% des personnes sondées par la DICOD ne savaient pas qu'il existe une réserve en France. Evidemment, on peut comprendre que cela constitue un frein à l'expansion de cette population, qui compterait néanmoins 60.000 ressortissants.
Après des années d'indifférence, les réservistes devraient cependant connaître un regain de reconnaissance dans les années qui viennent. C'est qu'une fois qu'une énième réforme aura réduit l'armée de terre à sa portion congrue, il faudra bien que quelques uns remplissent les missions...
mercredi 8 août 2012
Un Français à la tête de la CIOR
Un Français, le commissaire en chef (marine) Richard Roll est le nouveau président, pour deux ans, de la confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR). Elle revendique représenter un million de réservistes de l'OTAN.
Le nouveau président est, dans le privé, directeur général d'une société d'ingéniérie. Il a été déployé comme réserviste au Liban, en Afghanistan et en Géorgie. Une partie des membres de l'équipe qui l'entoure ont également effectué des déploiements en opérations extérieures.
Cette présidence annonce d'ores et déjà vouloir placer les deux années à venir sous les thèmes de la résilience, de l'esprit de défense et la gestion de crise. Des thèmes a priori assez classiques, à suivre donc.
Le nouveau président est, dans le privé, directeur général d'une société d'ingéniérie. Il a été déployé comme réserviste au Liban, en Afghanistan et en Géorgie. Une partie des membres de l'équipe qui l'entoure ont également effectué des déploiements en opérations extérieures.
Cette présidence annonce d'ores et déjà vouloir placer les deux années à venir sous les thèmes de la résilience, de l'esprit de défense et la gestion de crise. Des thèmes a priori assez classiques, à suivre donc.
dimanche 25 mars 2012
Billet d'humeur : à la gaaaaaaaaaaaaarde
Personne n'entend plus le nier, de nouveaux efforts vont être consentis par la défense, dans l'immédiat du prochain scrutin présidentiel. Les plus lucides l'ont bien compris, ce qui nous amène à une énième course à l'échalotte. Le recours à une garde nationale, ou à quelque chose qui y ressemble, qu'on évoque ici ou là, pour compenser ce nouveau coup de rabot n'est pourtant qu'une chimère, car elle fait référence à des modèles culturels (Etats-Unis, voire Suisse) bien différents du nôtre, notamment en matière de patriotisme, de sens du devoir et de port des armes.
Dans la France de 2012, on a déjà beaucoup de mal à trouver les réservistes dont les armées ont besoin, j'ai donc personnellement du mal à comprendre pourquoi ce serait plus facile pour des gardes nationaux. Et on ne résoudra pas ce problème d'attractivité générale (l'armée d'active en souffre aussi, la preuve, on est obligé de faire des campagnes de recrutement coûteuses) tant qu'on ne se sera pas interrogés réellement, au delà de sympathiques dîners en ville cherchant à cerner le profil du héros, sur ce qui amène (ou n'amène plus) de purs civils à redevenir militaires l'espace de quelques mois par an.
Sans cruauté excessive, reconnaissons que les soucis liés à la mise en place de Louvois, chez les réservistes aussi, n'a pas dû amener de paix dans les ménages des plus motivés, ceux qui partent en opex. Quittez votre situation dans le privé, et demandez à madame de faire les courses, alors que vous n'êtes pas là pour lui porter les cabas et s'occuper des jeunes, et alors que vous goûtez pour la 4e fois dans le mois dans la FOB Tagab au goût sucré des Chicom, entendez le doux son de sa voix annoncer que la carte bleue est restée en carafe chez Auchan.
Non, moi je peux vous l'affirmer, la garde nationale du stade de France n'a aucun mal à se remplir, on paie même pour venir, mais c'est pour du sport.
Dans la France de 2012, on a déjà beaucoup de mal à trouver les réservistes dont les armées ont besoin, j'ai donc personnellement du mal à comprendre pourquoi ce serait plus facile pour des gardes nationaux. Et on ne résoudra pas ce problème d'attractivité générale (l'armée d'active en souffre aussi, la preuve, on est obligé de faire des campagnes de recrutement coûteuses) tant qu'on ne se sera pas interrogés réellement, au delà de sympathiques dîners en ville cherchant à cerner le profil du héros, sur ce qui amène (ou n'amène plus) de purs civils à redevenir militaires l'espace de quelques mois par an.
Sans cruauté excessive, reconnaissons que les soucis liés à la mise en place de Louvois, chez les réservistes aussi, n'a pas dû amener de paix dans les ménages des plus motivés, ceux qui partent en opex. Quittez votre situation dans le privé, et demandez à madame de faire les courses, alors que vous n'êtes pas là pour lui porter les cabas et s'occuper des jeunes, et alors que vous goûtez pour la 4e fois dans le mois dans la FOB Tagab au goût sucré des Chicom, entendez le doux son de sa voix annoncer que la carte bleue est restée en carafe chez Auchan.
Non, moi je peux vous l'affirmer, la garde nationale du stade de France n'a aucun mal à se remplir, on paie même pour venir, mais c'est pour du sport.
samedi 24 mars 2012
Cavalier, qui es-tu ?
C'est peu de le dire, comme le chasseur, le cavalier est mal connu du grand public et bien des images surannées circulent sur son compte. Un des explications, à mon sens, réside dans le point commun qu'ils partagent tous les deux : l'exiguïté de leur outil de travail. Autant l'embed journalistique est possible dans un VAB d'infanterie, un hélicoptère (1), autant on n'a jamais vu de journaliste raconter in vivo l'attaque du terrain d'Al Joufra depuis le cockpit d'un chasseur, ou la mise en échec des attaques de rebelles sur l'aéroport de N'Djamena, à l'intérieur d'une Sagaie du 1er REC (2).
Partant du constat de cette sous-exposition médiatique, que Charles Maisonneuve attribue aussi très justement au manque de volontarisme des militaires pour faire rayonner leur activité, ce réserviste de... cavalerie et dircom de Renault Trucks a pris sa plume caustique pour faire entrer ses lecteurs dans l'espace exigû des Leclerc, Sagaie, et autres AMX10RC. Beaucoup d'Afrique, un peu d'Afghanistan, la plupart des unités de cavalerie sont ainsi évoquées uniquement dans leurs mérites, le reste étant soigneusement balayé. Il est vrai que l'angle retenu est l'étude des cas tactiques, le justice civile se chargeant, en fin d'année, du chapitre judiciaire.
Malgré cette réserve, ce plaidoyer pro-domo reste néanmoins très lisible, et journalistique dans certains aspects, puisque l'auteur (ancien journaliste) garde de la distance avec son objet, et n'hésite pas à tirer au mousqueton, et parfois au 105 mm sur la maison qui l'abrite. Par exemple dans cette évocation des cursus des officiers : "ils sont aspirés dans un cycle du temps de formations et de responsabilités en état-major qui les éloignent durablement des réalités du terrain. Si bien que certains reviennent commander un régiment au grade de colonel, près de 10 à 12 années après leur temps de commandement en tant que capitaine. (....) Surtout, cette dizaine d'années constitue souvent une traversée du désert où le jeune officier plein d'idéaux se "fonctionnarise" et risque de perdre une partie de son enthousiasme. En effet, si la plupart des jeunes cadres de l'armée de terre sont de grande qualité, il faut bien admettre qu'à partir du grade de lieutenant-colonel, la qualité des hommes est beaucoup moins homogène."
L'ouvrage regorge aussi d'anecdotes parfois savoureuses. On apprend ainsi, transmis par l'ancien patron de Licorne (l'actuel CEMAT), comment un AMX10RC détruisit, en marche arrière, un BTR80 ivoirien, avec un pod fumigène. Ou que le 2e RH fut utilisé en Normandie, en 2004. L'EEI 3, lui, fut mobilisé pour contrer les opposants au centre d'essais des Landes, manifestant contre le M51.
Charles Maisonneuve glisse aussi deux-trois coups de griffe aux logisticiens, en rappelant qu'en 2004, des AMX10RCR n'avaient que trois obus de 105 mm à se mettre sous la dent, suite à une erreur dans l'approvisionnement. Idem pour l'ERI engagé à Uzbeen, dont le chef évoque, dans un rapport repris par l'auteur, l'absence de munitions pour les 12,7 mm, les Minimi, ou même, des grenades... C'est mieux quand c'est écrit, ce qui peut démontrer que vote serviteur qui l'écrivait à l'époque n'avait rien inventé comme on le lui a longtemps fait le procès d'intention, et lui a valu quelques misères.
Il y a toujours de belles histoires dans les pires moments, retenons celle-ci, qui a aussi capté l'attention de l'auteur : une section du 1er TIR, commandée par un adjudant, désobéit en 2004, pour venir au secours des AMX10RC évoqués plus haut, ceux qui n'avaient que trois obus de 105 mm.
Ce qui montre bien, qu'en Côte d'Ivoire, il était possible, comme partout ailleurs, de désobéir à un ordre absurde.
Les combats de la cavalerie blindée, éditions Economica, préface du général Michel Yakovleff, 120 pages.
(1) malgré un espace disponible important, tous les journalistes ne sont pas pour autant les bienvenus dans tous les hélicoptères. L'arguement n'est donc que partiel, tout le monde l'aura compris.
(2) la seule solution consistant à croiser des cavaliers extra(vertis), ce qui m'est arrivé pour le récit effectué par le capitaine du 12e Cuirs engagé à Abidjan, en avril dernier. Ce récit minutieux est paru dans le hors série opex de RAIDS.
Partant du constat de cette sous-exposition médiatique, que Charles Maisonneuve attribue aussi très justement au manque de volontarisme des militaires pour faire rayonner leur activité, ce réserviste de... cavalerie et dircom de Renault Trucks a pris sa plume caustique pour faire entrer ses lecteurs dans l'espace exigû des Leclerc, Sagaie, et autres AMX10RC. Beaucoup d'Afrique, un peu d'Afghanistan, la plupart des unités de cavalerie sont ainsi évoquées uniquement dans leurs mérites, le reste étant soigneusement balayé. Il est vrai que l'angle retenu est l'étude des cas tactiques, le justice civile se chargeant, en fin d'année, du chapitre judiciaire.
Malgré cette réserve, ce plaidoyer pro-domo reste néanmoins très lisible, et journalistique dans certains aspects, puisque l'auteur (ancien journaliste) garde de la distance avec son objet, et n'hésite pas à tirer au mousqueton, et parfois au 105 mm sur la maison qui l'abrite. Par exemple dans cette évocation des cursus des officiers : "ils sont aspirés dans un cycle du temps de formations et de responsabilités en état-major qui les éloignent durablement des réalités du terrain. Si bien que certains reviennent commander un régiment au grade de colonel, près de 10 à 12 années après leur temps de commandement en tant que capitaine. (....) Surtout, cette dizaine d'années constitue souvent une traversée du désert où le jeune officier plein d'idéaux se "fonctionnarise" et risque de perdre une partie de son enthousiasme. En effet, si la plupart des jeunes cadres de l'armée de terre sont de grande qualité, il faut bien admettre qu'à partir du grade de lieutenant-colonel, la qualité des hommes est beaucoup moins homogène."
L'ouvrage regorge aussi d'anecdotes parfois savoureuses. On apprend ainsi, transmis par l'ancien patron de Licorne (l'actuel CEMAT), comment un AMX10RC détruisit, en marche arrière, un BTR80 ivoirien, avec un pod fumigène. Ou que le 2e RH fut utilisé en Normandie, en 2004. L'EEI 3, lui, fut mobilisé pour contrer les opposants au centre d'essais des Landes, manifestant contre le M51.
Charles Maisonneuve glisse aussi deux-trois coups de griffe aux logisticiens, en rappelant qu'en 2004, des AMX10RCR n'avaient que trois obus de 105 mm à se mettre sous la dent, suite à une erreur dans l'approvisionnement. Idem pour l'ERI engagé à Uzbeen, dont le chef évoque, dans un rapport repris par l'auteur, l'absence de munitions pour les 12,7 mm, les Minimi, ou même, des grenades... C'est mieux quand c'est écrit, ce qui peut démontrer que vote serviteur qui l'écrivait à l'époque n'avait rien inventé comme on le lui a longtemps fait le procès d'intention, et lui a valu quelques misères.
Il y a toujours de belles histoires dans les pires moments, retenons celle-ci, qui a aussi capté l'attention de l'auteur : une section du 1er TIR, commandée par un adjudant, désobéit en 2004, pour venir au secours des AMX10RC évoqués plus haut, ceux qui n'avaient que trois obus de 105 mm.
Ce qui montre bien, qu'en Côte d'Ivoire, il était possible, comme partout ailleurs, de désobéir à un ordre absurde.
Les combats de la cavalerie blindée, éditions Economica, préface du général Michel Yakovleff, 120 pages.
(1) malgré un espace disponible important, tous les journalistes ne sont pas pour autant les bienvenus dans tous les hélicoptères. L'arguement n'est donc que partiel, tout le monde l'aura compris.
(2) la seule solution consistant à croiser des cavaliers extra(vertis), ce qui m'est arrivé pour le récit effectué par le capitaine du 12e Cuirs engagé à Abidjan, en avril dernier. Ce récit minutieux est paru dans le hors série opex de RAIDS.
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jeudi 8 mars 2012
Un millier de réservistes en opex ?
C'est le chiffre, presque étonnant, livré à l'occasion de la 12e journée du réservistes : 3% d'entre eux, soit un millier, seraient partis en opex, l'an dernier. L'essentiel étant hors des zones de combat a-t-on précisé aussi.
Les retards de règlerment des soldes (pour les réservistes aussi...) devraient se régler, assure-t-on, le passage à Louvois devant même permettre de payer quelques journées, là où avant il fallait attendre d'atteindre un niveau-plancher d'activité avant d'être soldé.
Selon des témoignages concordants, les soucis qui devaient être réglés ne l'ont effectivement toujours pas été, y compris pour des réservistes présents en opex.
Les retards de règlerment des soldes (pour les réservistes aussi...) devraient se régler, assure-t-on, le passage à Louvois devant même permettre de payer quelques journées, là où avant il fallait attendre d'atteindre un niveau-plancher d'activité avant d'être soldé.
Selon des témoignages concordants, les soucis qui devaient être réglés ne l'ont effectivement toujours pas été, y compris pour des réservistes présents en opex.
mardi 20 septembre 2011
L'UMP conventionne
Malgré un certaine confusion dans les questions-réponses, et un manque de ligne directrice, plusieurs constats sont sortis ce soir de la convention défense de l'UMP, qui se tenait à l'Assemblée nationale en présence de plusieurs ténors (1). Plusieurs intervenants ont noté le manque de rayonnement de la défense dans la société civile. Un cadre d'Eurocopter a même souligné "un problème de communication vers le public non-initié".
Comme c'est pratique, les médias en ont pris pour leur grade, avec un index pointé sur le manque de hiérarchie de l'information, notamment chez mes confrères télévisés.
Bruno Le Maire, qui avouait avoir quelques militaires dans son entourage, s'interrogeait tout haut : "on a le sentiment que les armées se sont recroquevillées sur elles-mêmes". Et d'appeler à remettre la thématique défense au coeur des débats d'un "peuple de tradition militaire".
C'est antienne connue, mais elle vaut le rappel : plusieurs réservistes, dont le médecin Philippe Juvin ont demandé à ce que le sujet puisse être bien plus valorisé, quitte à trouver une formule pour associer le mot réserve dans l'intitulé du ministère.
Chantal Frère a quant à elle suggéré qu'on initie les jeunes devant les monuments aux morts, souvent inconnus dans les communes où, il y a longtemps, on les a construits puis gravés.
Globalement, cependant, on s'est un peu ennuyé, sur plus de quatre heures : seul le général Jean-Louis Georgelin a fait vibrer le tensiomètre, en redisant tout son amour des porte-avions : "il ne faut pas enfermer la défense dans des caricatures" a-t-il lancé en réponse à une question qui demandait des nouvelles du 2e porte-avions. Prenant à témoin les opérations en Libye, il a envoyé, dans la salle, une phrase qui a statufié quelques uns : "les BPC sont largement plus utiles que les porte-avions".
Pas découragée, la convention avait inscrit la construction de ce deuxième porte-avions comme un "objectif" : c'était sa 29e et dernière proposition.
(1) Jean-François Coppé, Michèle Alliot-Marie ainsi que la jeune garde montante, comme le député européen Arnaud Danjean. Et il faut le noter, quelques beaucoup plus jeunes : la relève des précédents.
Comme c'est pratique, les médias en ont pris pour leur grade, avec un index pointé sur le manque de hiérarchie de l'information, notamment chez mes confrères télévisés.
Bruno Le Maire, qui avouait avoir quelques militaires dans son entourage, s'interrogeait tout haut : "on a le sentiment que les armées se sont recroquevillées sur elles-mêmes". Et d'appeler à remettre la thématique défense au coeur des débats d'un "peuple de tradition militaire".
C'est antienne connue, mais elle vaut le rappel : plusieurs réservistes, dont le médecin Philippe Juvin ont demandé à ce que le sujet puisse être bien plus valorisé, quitte à trouver une formule pour associer le mot réserve dans l'intitulé du ministère.
Chantal Frère a quant à elle suggéré qu'on initie les jeunes devant les monuments aux morts, souvent inconnus dans les communes où, il y a longtemps, on les a construits puis gravés.
Globalement, cependant, on s'est un peu ennuyé, sur plus de quatre heures : seul le général Jean-Louis Georgelin a fait vibrer le tensiomètre, en redisant tout son amour des porte-avions : "il ne faut pas enfermer la défense dans des caricatures" a-t-il lancé en réponse à une question qui demandait des nouvelles du 2e porte-avions. Prenant à témoin les opérations en Libye, il a envoyé, dans la salle, une phrase qui a statufié quelques uns : "les BPC sont largement plus utiles que les porte-avions".
Pas découragée, la convention avait inscrit la construction de ce deuxième porte-avions comme un "objectif" : c'était sa 29e et dernière proposition.
(1) Jean-François Coppé, Michèle Alliot-Marie ainsi que la jeune garde montante, comme le député européen Arnaud Danjean. Et il faut le noter, quelques beaucoup plus jeunes : la relève des précédents.
mercredi 7 septembre 2011
Un pas en avant, un pas en arrière...
La politique de défense, s'il en reste une, devient de plus en plus illisible. Alors que le gouvernement étudiait la semaine dernière en conseil des ministre la réserve de sécurité nationale, les témoignages de coupes de budget dans la.. réserve, opérées en août (un mois propice à toutes les audaces) se multiplient. Le commandement de la force terrestre (CFT) a ainsi transmis ses chiffres, le mois dernier, avec des traductions particulièrement concrètes oscillant entre 2.000 et 30.000 euros par régiment, donc portant sur plusieurs centaines de jours par régiment, toujours.
Des témoignages identiques me sont également parvenus de réservistes de l'armée de l'air, ces derniers mois, évoquant, là aussi, des coupes.
Pas toujours opportunes, puisque les réservistes remplacent souvent des actifs partant en opérations extérieures, quand ce ne sont pas eux-mêmes qui partent. Certains ont même dans l'idée de faire effectuer plus de tours de Vigipirate par des réservistes.
Evidemment, de tels alternoiements ne vont pas motiver les réservistes, et encore mieux, des candidats à la réserve. Alors que déjà, la refonte de la carte militaire a contribué à destructurer bon nombre de compagnies de réserve, comme on l'a déjà écrit ici.
Des témoignages identiques me sont également parvenus de réservistes de l'armée de l'air, ces derniers mois, évoquant, là aussi, des coupes.
Pas toujours opportunes, puisque les réservistes remplacent souvent des actifs partant en opérations extérieures, quand ce ne sont pas eux-mêmes qui partent. Certains ont même dans l'idée de faire effectuer plus de tours de Vigipirate par des réservistes.
Evidemment, de tels alternoiements ne vont pas motiver les réservistes, et encore mieux, des candidats à la réserve. Alors que déjà, la refonte de la carte militaire a contribué à destructurer bon nombre de compagnies de réserve, comme on l'a déjà écrit ici.
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samedi 16 juillet 2011
Réserviste sur les Champs
Cinq réservistes ont défilé dans le carré du 11e RAMa, jeudi, lors de la fête nationale à Paris. Tous ces personnels sont concentrés dans la même batterie, la 5e, et se voyaient ainsi récompensés pour leur engagement ces derniers mois, quand le régiment projetait en Afghanistan et à Djibouti.
En cette fin de semaine, plusieurs réservistes de la 5e Bie sont d'ailleurs engagés en Vigipirate et au camp de Canjuers.
En cette fin de semaine, plusieurs réservistes de la 5e Bie sont d'ailleurs engagés en Vigipirate et au camp de Canjuers.
mercredi 29 juin 2011
Le Guépard 800 arrive ce 1er juillet
Annoncé par le CEMAT en mars dernier, le Guépard 800 va permettre de mobilliser 800 réservistes en trois jours pour une durée de 8 jours. Le terme a évidemment été choisi en référence au célèbre Guépard de l'armée de terre qui n'en arrête pas de servir (encore au printemps pour la Côte d'Ivoire) depuis qu'il existe.
La destination de ce Guépard reste cependant focalisé sur les opérations intérieures (OPINT). Initialement prévu pour entrer en fonction le 1er janvier, il a été anticipé de six mois, pour être opérationnel dès le 1er juillet.
C'est le commandement des forces terrestres (CFT) qui en assure le pilotage.
Notons cependant que cette anticipation intervient -y a -t-il un lien ?- avant que le parlement n'étudie le projet de loi consacré aux réserves : à l'assemblée, le 11 juillet, à et au Sénat, le 13.
Etonnamment, personne ne semble avoir pensé à valoriser cette nouvelle structure auprès des Français, sur des missions qui leur parlent toujours directement. C'est chose faite.
La destination de ce Guépard reste cependant focalisé sur les opérations intérieures (OPINT). Initialement prévu pour entrer en fonction le 1er janvier, il a été anticipé de six mois, pour être opérationnel dès le 1er juillet.
C'est le commandement des forces terrestres (CFT) qui en assure le pilotage.
Notons cependant que cette anticipation intervient -y a -t-il un lien ?- avant que le parlement n'étudie le projet de loi consacré aux réserves : à l'assemblée, le 11 juillet, à et au Sénat, le 13.
Etonnamment, personne ne semble avoir pensé à valoriser cette nouvelle structure auprès des Français, sur des missions qui leur parlent toujours directement. C'est chose faite.
dimanche 1 mai 2011
Réserve industrielle : trois nouveaux membres
L'instabilité ministérielle des derniers mois (trois en six mois) n'aura pas facilité la tenue des dossiers. Ce n'est donc que cette semaine, et avec plusieurs mois de retard, que trois sociétés, EADS, MBDA et GDF-Suez, vont pouvoir intégrer le cercle des entreprises fournissant des réservistes un peu particuliers aux armées.
Ce blog l'avait expliqué, à l'époque, Nexter est le premier à avoir vraiment ouvert le filon, en plaçant à l'automne dernier un de ses spécialistes sur le soutien matériels, au sein du Batlog, à Kaboul.
Mais ce sont Dassault Aviation et Thales qui avaient été les premiers à signer le protocole, le 6 octobre 2009, avec le SEDAC (il y en avait encore un).
Rappelons que ces accords gagnants-gagnants permettent aux industriels de voir au plus près comment se comportent en première ligne, tout en bénéficiant de la protection juridique et sociale des armées, en cas de malheur. Pour les armées, cela évite de développer des micro-compétences, et, il ne faut pas le nier, allège la facture de leurs MCO, puisque ces spécialistes ne sont pas rémunérés sur la base d'un contrat de droit privé, mais avec leur solde de réserviste.
Ce blog l'avait expliqué, à l'époque, Nexter est le premier à avoir vraiment ouvert le filon, en plaçant à l'automne dernier un de ses spécialistes sur le soutien matériels, au sein du Batlog, à Kaboul.
Mais ce sont Dassault Aviation et Thales qui avaient été les premiers à signer le protocole, le 6 octobre 2009, avec le SEDAC (il y en avait encore un).
Rappelons que ces accords gagnants-gagnants permettent aux industriels de voir au plus près comment se comportent en première ligne, tout en bénéficiant de la protection juridique et sociale des armées, en cas de malheur. Pour les armées, cela évite de développer des micro-compétences, et, il ne faut pas le nier, allège la facture de leurs MCO, puisque ces spécialistes ne sont pas rémunérés sur la base d'un contrat de droit privé, mais avec leur solde de réserviste.
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