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vendredi 30 novembre 2012

Qui dirige... Cassidian France

Suite de notre chronique "Qui dirige" avec cette semaine l'état-major de Cassidian France, profondément renouvelé en septembre à la demande du nouveau patron d'EADS, Tom Enders. C'est Bernhard Gewert, un spécialiste de l'industrie qui a pris les rênes de la filiale défense d'EADS avec pour consigne de la rendre bien plus active. Le plan d'économies officialisé ce vendredi en est une des illustrations.
L'équipe précédente a été sèchement balayée en septembre. En France, c'est Jean-Marc Nasr qui a pris la relève, choisi par la direction allemande. Comme le rappelle sa bio, ce Supélec de 50 ans a généré du chiffre là où il est passé. PDG de Fleximage en 1997, il multiplie par cinq en quatre ans le chiffre d'affaires de cette filiale d'Aérospatiale spécialisée dans le traitement d'images pour le renseignement. En 2001, il est PDG de Spot Image. Le CA double en quatre ans, de 34 MEUR à 65 MEUR, porté par les besoins du post-11 septembre et des soubresauts de l'actualité internationale au Moyen-Orient.
Il avait rejoint EADS en juillet 2005, dont il était nommé DG du centre de compétences des systèmes et services dédiés à la défense et à la sécurité. En juillet 2011, il était promu comme directeur de l'entité systèmes de communications sécurisés de Cassidian.
Outre l'humain, la marge de manoeuvre de Cassidian France a aussi été renouvelée en septembre. Jean-Marc Nasr, qui conserve la direction des activités télécoms, a désormais toute latitude pour répartir la R&D dans Cassidian France, ce que son prédécesseur n'avait pas la possibilité de faire.
Le nouveau patron a aussi une nouvelle équipe autour de lui. Eric Davalo est directeur technique, Luc Bourreau, qui arrive des drones, est responsable des ventes France, et Jean-Michel Orosco, en charge de la cybersécurité, une activité qui monterait rapidement en puissance

samedi 4 septembre 2010

Qui dirige… l’EATC ?

C’est un général allemand qui a pris, mercredi, le commandement du commandement européen du transport aérien, à Eindhoven (Pays-Bas). Son adjoint –et chef d’état-major- est un Français, le général de brigade aérienne Alain Rouceau, un pilote de Transall qui aura accumulé plus de 6.000 heures de vol. Il a débuté sa carrière opérationnelle au 1.61 Touraine, avant de commander l’ETOM à Djibouti, le Bigorre (sur Transall Astarté) à Evreux, avant rallier Orléans, comme second de la 61e escadre de transport, puis commandant du Touraine. Il arrive de l’EMAA où il suivait le secteur budget finances.

vendredi 20 août 2010

Qui dirige (2)... la communication opérationnelle

Le Col Burkhard avec des officiers du Corps des marines américains, lors d'un transit d'une MEU à Djibouti (crédit : US Marines Corps).

"Je vous transmets la chaîne du boulet". C'est par cette phrase que l'amiral Prazuck, qui incarnait depuis trois ans la communication opérationnelle des armées a transmis le relais -et le portable d'astreinte, un Nokia, apparemment- hier matin, à l'école militaire, à son ancien adjoint, le colonel Thierry Burkhard, passé, entretemps, par le commandement de la 13e DBLE, à Djibouti. C'est en fait un nouveau tandem qui prend les commandes de l'EMA COM, puisque le capitaine de frégate Bertrand Bonnot, communicant particulièrement aguerri (1), le secondera. Il appartient donc à ce binôme et à leur équipe -l'EMA Com ne compte que 12 personnes- de piloter la communication opérationnelle des armées. Un navire qui tangue régulièrement, au gré des mauvaises nouvelles -les morts en opérations-, des maladresses des uns qui buzzent sur internet -cf la récente tirade togolaise d'un officier des troupes de marine-, et tout aussi régulièrement, des actions glorieuses des autres.
L'avantage du poste (2), comparé à bien d'autres, étant qu'il s'y passe toujours quelque chose, ce qui explique, apparemment, qu'il est préférable de ne pas dépasser une date limite. Ce que reconnaissent en général les titulaires du poste, et ce qu'à reconnu le dernier en date, qui part donc, comme prévu, à Lorient, commander la place de Lorient et les fusiliers marins.
La communication opérationnelle est donc un poste surexposé médiatiquement, mais aussi en interne, avec, donc, un gros boulet à la clé. Chacun imaginant qui, des journalistes, ou d'autres personnages, peuvent bien incarner le boulet en question.

(1) il était jusqu'alors second du Sirpa Marine.
(2) contrairement à une idée reçue, le poste n'est pas un tremplin automatique pour la piste aux étoiles, même si un ancien, Christian Baptiste, en est déjà à sa troisième.

jeudi 19 août 2010

Qui dirige... Vitruve ? (1)

C'est un duo d'anciens saint-cyriens qui se sont connus sur les bancs du lycée militaire d'Autun qui dirige la société Vitruve (2). Le légionnaire parachutiste Didier Raoul a quitté le ministère de la Défense pour créer Vitruve début 2009, et le gendarme Guillaume Bouleau vient de le faire, le... 14 juillet. Didier Raoul visait le 2e REP à la sortie de Saint-Cyr, il fera une partie sa carrière, chez les CRAP, puis au 3e REI, comme chef BOI. Ce fort en thème la termine au cabinet d'Alain Richard puis dans un dynamique petit état-major installé dans les Yvelines. Son binôme est Guillaume Bouleau, qui a commandé dans les Pyrénées Atlantiques puis à Annecy, avant de rallier Londres comme attaché de sécurité intérieure (ASI) où il effectuera aussi son strategic command course (le CID de la police britannique). Il a, par ailleurs commandé le département international du centre d'études stratégiques de la gendarmerie.
Les deux profils, complémentaires, de ces deux dirigeants sont à l'image des marchés sur lesquels lorgne Vitruve dans la défense... et la sécurité intérieure.

(1) comme le laisse sous-entendre la formulation de ce titre, d'autres sujets du même type suivront sur d'autres état-majors, militaires ou de sociétés.
(2) qui se fait progressivement connaître pour ses projets d'externalisation innovants, dont celui de l'ETAP, à Pau (cf mon récent article dans Air & Cosmos sur ce sujet).