Le député (LREM) Jean-Michel Jacques revient du Sahel où il a passé une semaine dans le cadre de
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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mercredi 27 novembre 2019
« Takuba ? Une très bonne initiative »
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vendredi 16 septembre 2011
Le DGGN a passé la semaine en Afghanistan
Le DGGN a passé la semaine en Afghanistan, où opèrent environ 200 gendarmes français, dans des tâches d'appui à la TFLF, ainsi qu'en POMLT et en instruction (1). On ignore son emploi du temps précis, néanmoins, on peut penser qu'il a pu croiser des représentants de ces trois grandes fonctions. La France entend pouvoir encore plus développer le soutien apporté à la police afghane, alors qu'elle a aussi annoncé le début du retrait de ses moyens militaires.
Le DGGN n'est pas le premier général de gendarmerie à aller au devant des gendarmes, en Afghanistan : le général Denis Favier y avait passé du temps, il y a quelques semaines.
Plusieurs gendarmes ont été blessés par l'explosion d'un IED, en Wardak, le mois dernier.
(1) le prochain hors-série de RAIDS consacré à 10 ans d'Afghanistan illustrera ces différentes dimensions, notamment celle,cruciale, d'un technicien d'identification criminelle oeuvrant au sein d'une équipe WIT, à Bagram.
Le DGGN n'est pas le premier général de gendarmerie à aller au devant des gendarmes, en Afghanistan : le général Denis Favier y avait passé du temps, il y a quelques semaines.
Plusieurs gendarmes ont été blessés par l'explosion d'un IED, en Wardak, le mois dernier.
(1) le prochain hors-série de RAIDS consacré à 10 ans d'Afghanistan illustrera ces différentes dimensions, notamment celle,cruciale, d'un technicien d'identification criminelle oeuvrant au sein d'une équipe WIT, à Bagram.
lundi 12 septembre 2011
Saint-Astier, POMLT city
Déjà centre reconnu en Europe pour la formation au maintien de l'ordre, Saint-Astier accueillera le mois prochain des gendarmes européens se préparant à assurer des mandats de POMLT en Afghanistan. On attend notamment une centaine de néerlandais, une POMLT balte et une POMLT lyonnaise. Des Espagnols, Polonais, Italiens, et bien sûr, des Français ayant déjà effectué un mandat POMLT leur serviront de mentors.
mercredi 24 août 2011
Cinq gendarmes blessés par un IED
Cinq gendarmes voyageant dans un VAB ont été blessés par IED hier, dans la province de Wardak, au sud de Kaboul. Deux personnels sont plus grièvement blessés, mais leur pronostic vital ne serait pas engagé. Leur retour en France interviendrait en France d'ici la fin de la semaine. Le propre patron des gendarmes français, récemment arrivé en Afghanistan, faisait partie du convoi ciblé : à ce stade, il est difficile de savoir s'il était personnellement ciblé. Les attaques à l'IED sont courantes dans cette zone.
Aucune annonce formelle de cette attaque ne semble avoir été faite, ni par l'EMA, ni par la DGGN.
A ma connaissance, c'est la deuxième attaque par IED dont sont victimes les gendarmes français opérant en Afghanistan. La première étant intervenue sur des POMLT en Parwan.
Le DGGN avait rappelé, il y a quelques mois les conditions difficiles de la mission de ses gendarmes en Afghanistan. Les gendarmes ciblés oeuvraient manifestement dans un centre de formation de la police afghane, ouverte il y a peu de temps. Le pilotage en est assuré par la gendarmerie française.
Le nouvel ambassadeur français à Kaboul l'a même récemment visité.
200 gendarmes sont engagés en Afghanistan dans des missions d'instruction, de formation et d'appui.
Aucune annonce formelle de cette attaque ne semble avoir été faite, ni par l'EMA, ni par la DGGN.
A ma connaissance, c'est la deuxième attaque par IED dont sont victimes les gendarmes français opérant en Afghanistan. La première étant intervenue sur des POMLT en Parwan.
Le DGGN avait rappelé, il y a quelques mois les conditions difficiles de la mission de ses gendarmes en Afghanistan. Les gendarmes ciblés oeuvraient manifestement dans un centre de formation de la police afghane, ouverte il y a peu de temps. Le pilotage en est assuré par la gendarmerie française.
Le nouvel ambassadeur français à Kaboul l'a même récemment visité.
200 gendarmes sont engagés en Afghanistan dans des missions d'instruction, de formation et d'appui.
mercredi 27 avril 2011
Blue force tracking
Des gendarmes français ont assuré l'extraction d'une unité afghane pris sous le feu insurgé, a révélé ce matin le général Jacques Mignaux, patron des gendarmes. Pour des raisons difficiles à comprendre, la DGGN ne parle jamais ou presque la mission particulièrement risquée de ses hommes (1) dans ce pays, mais ce matin, le DGGN, qui parlait au cercle Strategia de Défense et Stratégie, l'a évoquée dans des termes particulièrement flatteurs, citant précisément les combats du 10 avril.
Selon le DGGN, les gendarmes, qui assuraient une liaison vers une unité américaine, ont assuré l'appui d'une unité afghane piégée sous le feu, lui permettant de se dégager.
Les gendarmes français, de toutes spécialités, du technicien d'identification criminelle (TIC) en passant par le gendarme mobile affecté en POMLT sont un peu moins de 200. Un général de gendarmerie a pu mesurer, il y a quelques semaines, le degré d'engagement de ces hommes, à toute heure du jour et de la nuit.
Ce sont les escadrons de gendarmerie mobile de la région lyonnaise qui assureront la relève des POMLT, à l'automne. Selon le sénateur Jacques Gautier, également présent ce matin au cercle Stratégia, l'EMA aurait demandé à la DGGN d'injecter deux POMLT supplémentaires dans la zone française, où oeuvrent déjà quatre unités de ce type. Le DGGN n'a pas commenté.
(1) les gendarmes n'ont encore perdu aucun des leurs. Néanmoins, un de leurs 4x4 blindé avait sauté sur un IED du côté de Mahmoud-E-Raqi, il y a un an et demi, a rappelé le DGGN.
Selon le DGGN, les gendarmes, qui assuraient une liaison vers une unité américaine, ont assuré l'appui d'une unité afghane piégée sous le feu, lui permettant de se dégager.
Les gendarmes français, de toutes spécialités, du technicien d'identification criminelle (TIC) en passant par le gendarme mobile affecté en POMLT sont un peu moins de 200. Un général de gendarmerie a pu mesurer, il y a quelques semaines, le degré d'engagement de ces hommes, à toute heure du jour et de la nuit.
Ce sont les escadrons de gendarmerie mobile de la région lyonnaise qui assureront la relève des POMLT, à l'automne. Selon le sénateur Jacques Gautier, également présent ce matin au cercle Stratégia, l'EMA aurait demandé à la DGGN d'injecter deux POMLT supplémentaires dans la zone française, où oeuvrent déjà quatre unités de ce type. Le DGGN n'a pas commenté.
(1) les gendarmes n'ont encore perdu aucun des leurs. Néanmoins, un de leurs 4x4 blindé avait sauté sur un IED du côté de Mahmoud-E-Raqi, il y a un an et demi, a rappelé le DGGN.
jeudi 4 novembre 2010
Frénésie de construction policière en Kapisa
L'inauguration de mardi : notez le décalage entre les policiers afghans, et le militaire français, casqué et protégé par son gilet pare-balles (crédit : ISAF). Ce plan de construction est aussi lié à la progression de la main supply road (MSR), qu'il faut sécuriser par des postes réguliers.
jeudi 14 octobre 2010
L'OMLT d'Oruzgan revient à l'est de Kaboul
L'OMLT française opérant en Oruzgan (sud de l'Afghanistan) va définitivement revenir en zone française, à l'est de Kaboul. L'EMA défend ce déménagement par un principe de cohérence : mieux vaut concentrer les sept OMLT tricolores dans la même zone (Surobi/Kapisa), où quatre POMLT opèrent déjà par ailleurs.
La formation des forces de sécurité afghanes mobilise 600 militaires français en Afghanistan (plus quelques uns aux EAU), soit un poste sur sept.
La formation des forces de sécurité afghanes mobilise 600 militaires français en Afghanistan (plus quelques uns aux EAU), soit un poste sur sept.
dimanche 6 juin 2010
Afghanistan : la gendarmerie met le paquet
Alors qu'elle a discrètement réduit ses effectifs en Afghanistan, la gendarmerie nationale augmente, parallèlement, son champ d'action en Afghanistan : d'une part, avec un changement de braquet à Mazar-e-Sharif, d'autre part avec l'ouverture prochaine d'un centre de formation en Wardak, évoqué (d'ailleurs incorrectement) par ce blog.
L'école de l'ANCOP (police d'ordre public), animée par la gendarmerie, à Mazar-e-Sharif, voit son effectif de stagiaires démultiplié, à compter du mois de juin, avec 750 gendarmes afghans, officiers et sous-officiers compris.
Parallèlement, un colonel de gendarmerie "particulièrement expérimenté" est aussi conseiller du général commandant l'ANCOP, depuis un mois.
30 formateurs de la gendarmerie devraient rester, au final, pour oeuvrer dans cette école de formation initiale fort utile, alors qu'un centre national de formation de la police va voir le jour en Wardak. Sa mise en place commence à l'été, pour une ouverture en septembre. Il devra pouvoir accueillir 500 stagiaires simultanément.
Ce nouveau centre est implanté à 75 km de Kaboul, dans le district de Nerkh.
Au final, le dispositif de la gendarmerie en Afghanistan ne comptera "que" 200 gendarmes environ (dont 7 prévôts et 6 sous statut EUPOL), à l'issue du renforcement de 40 hommes, prévu par le centre en Wardak.
Les relèves de POMLT sont quant à elles achevées. Chauny et Satory ont été relevées par Rennes et Pontivy. Malgré un environnement particulièrement risqué, ce premier mandat n'a pas connu le moindre blessé. Il faut sans doute y voir, notamment, le résultat d'un matériel particulièrement moderne, d'une formation poussée et de l'expérience des personnels engagés.
La prochaine relève, fournie par des escadrons de gendarmerie mobiles basés à Saint-Etienne de Remiremont et Selestat doit commencer sa formation le mois prochain.
L'école de l'ANCOP (police d'ordre public), animée par la gendarmerie, à Mazar-e-Sharif, voit son effectif de stagiaires démultiplié, à compter du mois de juin, avec 750 gendarmes afghans, officiers et sous-officiers compris.
Parallèlement, un colonel de gendarmerie "particulièrement expérimenté" est aussi conseiller du général commandant l'ANCOP, depuis un mois.
30 formateurs de la gendarmerie devraient rester, au final, pour oeuvrer dans cette école de formation initiale fort utile, alors qu'un centre national de formation de la police va voir le jour en Wardak. Sa mise en place commence à l'été, pour une ouverture en septembre. Il devra pouvoir accueillir 500 stagiaires simultanément.
Ce nouveau centre est implanté à 75 km de Kaboul, dans le district de Nerkh.
Au final, le dispositif de la gendarmerie en Afghanistan ne comptera "que" 200 gendarmes environ (dont 7 prévôts et 6 sous statut EUPOL), à l'issue du renforcement de 40 hommes, prévu par le centre en Wardak.
Les relèves de POMLT sont quant à elles achevées. Chauny et Satory ont été relevées par Rennes et Pontivy. Malgré un environnement particulièrement risqué, ce premier mandat n'a pas connu le moindre blessé. Il faut sans doute y voir, notamment, le résultat d'un matériel particulièrement moderne, d'une formation poussée et de l'expérience des personnels engagés.
La prochaine relève, fournie par des escadrons de gendarmerie mobiles basés à Saint-Etienne de Remiremont et Selestat doit commencer sa formation le mois prochain.
lundi 31 mai 2010
Mourmelon, et après ?
Que va-t-il sortir de l'évaluation de quatre fusils d'assaut (SCAR de FN Herstal, G-36 et HK416 de Heckler&Koch et l'ARX160 de Beretta) effectuée par les services officiels, à Mourmelon, cet hiver ? Peut-être rien, si ce n'est, évidemment, les rapports de la DGA et de l'armée de terre. Qui serviront, peut-être, à écrire, un jour, la fiche de caractéristiques militaires du futur fusil d'assaut de l'armée française.
Comme ce blog a déjà pu l'expliquer, l'armée de terre, et particulièrement sa tête, restent divisées sur la succession du FAMAS. La crise des munitions étant apparemment passée, alors que la crise tout court reste vivace, la version surbaissée du célèbre fusil d'assaut français pourrait finalement avoir plus d'horizons devant elle, ce qui rendrait donc moins crucial l'achat d'une arme de substitution (ou de substitution, tout dépend qui en parle), à court ou moyen terme.
On ignore également le sort d'un contrat, maintes fois évoqué, pour acheter 5 à 8.00 armes destinées aux opex. Sur une échelle nettement plus réduite, mais c'est l'exemple qui compte, l'armée de terre n'a pas hésité à acheter 200 Minimi en calibre 7,62 mm, pour remplacer les ANF1, pas forcément solution idoine pour l'Afghanistan.
Plusieurs experts estiment d'ailleurs que la bataille d'Hernani sur le 5,56 ne répond en rien aux besoins du théâtre afghan, qui redonne des couleurs au calibre 7,62 mm.
Rappelons, par ailleurs, que l'achat de quantités limitées d'armes pour un besoin urgent lié aux opex n'est en rien une nouveauté. Déjà, en 1978, devant les limites de l'équipement du soldat français (déjà...), on avait acheté plusieurs milliers de SIG540, en Suisse, afin d'équiper la composante française de la FINUL.
Pour équiper ses POMLT, la gendarmerie a d'ailleurs préféré acheter des G-36 (plutôt que de partir avec des FAMAS qu'elle connaissait pourtant mieux) tout en renforçant les capacités de tir de précision en 7,62 mm, avec des HK417. Peut-être un choix précurseur.
Comme ce blog a déjà pu l'expliquer, l'armée de terre, et particulièrement sa tête, restent divisées sur la succession du FAMAS. La crise des munitions étant apparemment passée, alors que la crise tout court reste vivace, la version surbaissée du célèbre fusil d'assaut français pourrait finalement avoir plus d'horizons devant elle, ce qui rendrait donc moins crucial l'achat d'une arme de substitution (ou de substitution, tout dépend qui en parle), à court ou moyen terme.
On ignore également le sort d'un contrat, maintes fois évoqué, pour acheter 5 à 8.00 armes destinées aux opex. Sur une échelle nettement plus réduite, mais c'est l'exemple qui compte, l'armée de terre n'a pas hésité à acheter 200 Minimi en calibre 7,62 mm, pour remplacer les ANF1, pas forcément solution idoine pour l'Afghanistan.
Plusieurs experts estiment d'ailleurs que la bataille d'Hernani sur le 5,56 ne répond en rien aux besoins du théâtre afghan, qui redonne des couleurs au calibre 7,62 mm.
Rappelons, par ailleurs, que l'achat de quantités limitées d'armes pour un besoin urgent lié aux opex n'est en rien une nouveauté. Déjà, en 1978, devant les limites de l'équipement du soldat français (déjà...), on avait acheté plusieurs milliers de SIG540, en Suisse, afin d'équiper la composante française de la FINUL.
Pour équiper ses POMLT, la gendarmerie a d'ailleurs préféré acheter des G-36 (plutôt que de partir avec des FAMAS qu'elle connaissait pourtant mieux) tout en renforçant les capacités de tir de précision en 7,62 mm, avec des HK417. Peut-être un choix précurseur.
jeudi 27 mai 2010
Chauny est rentré hier
Les 48 gendarmes de l'escadron de gendarmerie mobile 23/9 de Chauny sont rentrés hier en France, par une voie aérienne militaire (VAM) de l'armée de l'Air. Comme ce blog l'avait expliqué en temps et en heure, ces POMLT ont séjourné 48 heures à Chypre, comme les OMLT de l'armée de terre, dans le sas de décompression.
Ces 48 gendarmes qui ont opéré pendant six mois en Kapisa, dans des conditions de danger extrême vont donc, désormais, devoir reprendre une posture de gendarme opérant en France, avec une série de réflexes totalement différents.
Entre leur préparation, leurs séjour, les perms et ce "reformatage, ces gendarmes de l'EGM 23/9 auront été sortis du cycle opérationnel français et de ses astreintes (escortes pénitientiaires, maintien de l'ordre, renforts de sécurisation, etc) pendant près de 20 mois.
Avec le renforts d'instructeurs annoncé récemment, les effectifs de la gendarmerie en Afghanistan devraient bientôt atteindre les 220.
Ces 48 gendarmes qui ont opéré pendant six mois en Kapisa, dans des conditions de danger extrême vont donc, désormais, devoir reprendre une posture de gendarme opérant en France, avec une série de réflexes totalement différents.
Entre leur préparation, leurs séjour, les perms et ce "reformatage, ces gendarmes de l'EGM 23/9 auront été sortis du cycle opérationnel français et de ses astreintes (escortes pénitientiaires, maintien de l'ordre, renforts de sécurisation, etc) pendant près de 20 mois.
Avec le renforts d'instructeurs annoncé récemment, les effectifs de la gendarmerie en Afghanistan devraient bientôt atteindre les 220.
dimanche 16 mai 2010
Qatra, Qatra, Darya Meshawad
Je prends le risque de titrer ce post en afghan (1), car cela me semble une bonne introduction à un article très complet d'un gendarme sur la formation de la gendarmerie afghane, disponible aussi bien en français qu'en anglais. Comme cela aussi je n'ai pas eu le droit de le voir, je laisse la parole au spécialiste, ici.
(1) la version bucolique, en français du coeur de la France, est "petit à petit, l'oiseau fait son nid". Même si Mao avait dit un truc ressemblant à peu près à cela : "c'est dans les petites rivières que naissent les grands fleuves". Je dédie ces phrases magiques à tous les sceptiques et petits gris qui pensaient que ce blog ne passerait pas le cap de l'année.
(1) la version bucolique, en français du coeur de la France, est "petit à petit, l'oiseau fait son nid". Même si Mao avait dit un truc ressemblant à peu près à cela : "c'est dans les petites rivières que naissent les grands fleuves". Je dédie ces phrases magiques à tous les sceptiques et petits gris qui pensaient que ce blog ne passerait pas le cap de l'année.
vendredi 7 mai 2010
SOS Mentors (encore et toujours)
Il manque encore 759 mentors, sur les 2.325 que nécessitent la mission de l'OTAN pour la formation de l'armée afghane. C'est, entre autres, ce que nous apprend un article de Stars&Stripes, le journal de l'armée américaine, avec quelques autres détails. Sans vraie surprise, il n'y est pas fait mention du pays (le nôtre) qui déploie déjà six OMLT sur le terrain, et bientôt une septième, ainsi que quatre POMLT... On imagine où en serait l'armée et la police afghane, si chacun des contributeurs alignait, comme nous, le même ratio de formateurs (600 instructeurs et mentors environ, sur un total de plus de 4.000 militaires sur place).
jeudi 6 mai 2010
Des POMLT français en Wardak
Des gendarmes français vont être envoyés en Wardak, apprend-on dans une dépêche de l'agence américaine AP, visible ici. La formulation reste suffisamment obscure, pour qu'il ne soit pas possible de savoir, ce soir, s'il s'agit d'un renfort de POMLT sur le théâtre, d'une nouvelle ventilation des POMLT déjà déployées en Kapisa et Surobi (en pleine relève actuellement), voire un déplacement d'une partie de ces dernières vers le Wardak.
Il n'y avait plus de militaires français en Wardak depuis l'automne dernier, depuis que les OMLT avaient été redirigés dans la zone d'action de la brigade La Fayette.
L'arrivée de gendarmes en Wardak posera donc quelques problèmes logistiques, mais aussi opérationnels, puisque dans l'AOR La Fayette, les appuis dont ils bénéficiaient étaient essentiellement frnaçais, ce qui ne sera plus le cas en Wardak.
Il n'y avait plus de militaires français en Wardak depuis l'automne dernier, depuis que les OMLT avaient été redirigés dans la zone d'action de la brigade La Fayette.
L'arrivée de gendarmes en Wardak posera donc quelques problèmes logistiques, mais aussi opérationnels, puisque dans l'AOR La Fayette, les appuis dont ils bénéficiaient étaient essentiellement frnaçais, ce qui ne sera plus le cas en Wardak.
samedi 10 avril 2010
Le 19/1 dissous cet été
Cette semaine aura été celle des décisions-surprises, dans la gendarmerie. Mercredi, les personnels de l'escadron de gendarmerie mobile 19/1 de Satory ont appris que leur unité serait dissoute, à l'été. La décision était connue apparemment seulement depuis quelques heures, et le patron de la force de gendarmerie mobile d'Ile-de-France (FGMI), le général Alain Giorgis, était chargé de l'apprendre aux personnels.
Huit EGM seront dissous cette année en France. En dissoudre un à Satory semblant une solution facile à plus d'un titre : ce quartier de Versailles en héberge neuf, et cette disparition impacte moins cette commune, que dans une ville qui n'en héberge qu'un (CQFD). Les escadrons du groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) constituent traiditonnellement, avec la garde républicaine, la réserve de maintien de l'ordre de Paris, tout en servant, évidemment, le cycle opérationnel global de la gendarmerie.
Actuellement, un de ses escadrons est déployé en Afghanistan, et arme deux POMLT.
Huit EGM seront dissous cette année en France. En dissoudre un à Satory semblant une solution facile à plus d'un titre : ce quartier de Versailles en héberge neuf, et cette disparition impacte moins cette commune, que dans une ville qui n'en héberge qu'un (CQFD). Les escadrons du groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) constituent traiditonnellement, avec la garde républicaine, la réserve de maintien de l'ordre de Paris, tout en servant, évidemment, le cycle opérationnel global de la gendarmerie.
Actuellement, un de ses escadrons est déployé en Afghanistan, et arme deux POMLT.
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mardi 9 mars 2010
SOS Omelettes
Le patron militaire de l'OTAN, l'amiral (américain) James Stavridis a enfourché son cheval de bataille devant les sénateurs américains, aujourd'hui : le déficit actuel en OMLT dont sont responsables, selon lui, les pays européens contributeurs de l'ISAF. Il s'exprimait aujourd'hui devant le comité de forces armées, et le fil du Pentagone relate ses propos, et ses critiques.
Les Etats-Unis ont réclamé 1.278 mentors à l'OTAN, mais le compte n'y est pas, puisque "seulement 541" ont été mis sur la table lors d'une réunion récente, dans la foulée des promesses de la conférence de Londres.
Stavridis a ajouté que les Etats-Unis étaient actuellement en train de "contacter individuellement" les 28 nations-membres pour qu'elles paient leur écot à cette mission incontournable pour l'afghanisation.
L'amiral américain a également précisé que 20 des 42 contributeurs à l'ISAF alignaient actuellement des "caveats" (limitation d'emploi), une notion à géométrie variable selon ceux qui en parlent, comme nous l'évoquions ici, hier soir.
Le rappel du Mamouth :
La France déploie actuellement 6 OMLT (quatre en RC-E, et deux en RC-S) en Afghanistan, et a promis d'en envoyer une septième, d'ici l'été. Les 80 militaires annoncés en renfort début février seront tous des formateurs. Près de 400 militaires français (et plus encore si on intègre les 150 gendarmes) assurent déjà des missions de formation, soit 10% de l'effectif total, un ratio que peu de nations, sinon aucune, ne met en oeuvre, sur ce théâtre.
Les Etats-Unis ont réclamé 1.278 mentors à l'OTAN, mais le compte n'y est pas, puisque "seulement 541" ont été mis sur la table lors d'une réunion récente, dans la foulée des promesses de la conférence de Londres.
Stavridis a ajouté que les Etats-Unis étaient actuellement en train de "contacter individuellement" les 28 nations-membres pour qu'elles paient leur écot à cette mission incontournable pour l'afghanisation.
L'amiral américain a également précisé que 20 des 42 contributeurs à l'ISAF alignaient actuellement des "caveats" (limitation d'emploi), une notion à géométrie variable selon ceux qui en parlent, comme nous l'évoquions ici, hier soir.
Le rappel du Mamouth :
La France déploie actuellement 6 OMLT (quatre en RC-E, et deux en RC-S) en Afghanistan, et a promis d'en envoyer une septième, d'ici l'été. Les 80 militaires annoncés en renfort début février seront tous des formateurs. Près de 400 militaires français (et plus encore si on intègre les 150 gendarmes) assurent déjà des missions de formation, soit 10% de l'effectif total, un ratio que peu de nations, sinon aucune, ne met en oeuvre, sur ce théâtre.
mardi 16 février 2010
La pose d'IED à 100 $
Le colonel Jean-François Martini, qui avait livré son témoignage de terrain comme superviseur des OMLT françaises d'avril à novembre 2009 face à la presse de défense, en janvier, a à nouveau été commis d'office, face aux députés, le 10 février. Ce type de témoignage, jusqu'alors peu courant, est poussé par certains responsables des armées, notamment dans l'armée de terre, afin de mieux faire percevoir certaines réalités aux relais d'opinion et d'occuper le terrain médiatique de l'Afghanistan.
Premières de ces réalités, la rémunération des insurgés, bien connue, mais pas toujours chiffrée. Le patron des OMLT relève ainsi que 80% de ces derniers sont des "contractuels". Dans le type de contrats réalisables, on trouve la participation à une pose d'IED, réglée entre 100 et 200 dollars. On apprend aussi qu'une bande insurgée compte en moyenne entre trois et 20 soldats.
La deuxième réalité porte sur les effectifs encore limités de l'ANA : "pour mener une lutte contre-insurrectionnelle efficace, on estime qu'il faut disposer d'un soldat pour 50 habitants, constate l'officier. Dans les régions du Wardak et du Logar, le ratio n'était que de 0,45 soldat pour 50 habitants. Faute de moyens, nous étions contraints de faire des choix en nous concentrant sur certaines zones de population".
Le colonel éclaire aussi le travail des OMLT. L'entraînement et l'accompagnement au combat comptent pour 70% du temps, le solde étant constitué par le L du sigle, la liaison, c'est-à-dire planifier des opérations avec les différents niveaux de l'ANA, et les forces de l'ISAF opérant dans la zone.
Enfin, il confirme la nécessité de développer les POMLT, domaine dans lequel la gendarmerie est en pointe, avec quatre unités en Surobi et en Kapisa, ainsi qu'une petite cellule de mentoring du QG, à Mahmud-e-Raqi. Mais ces succès ne se retrouvent pas partout, constate-t-il : "Les relations entre l'ANA et l'ANP sont mauvaises, l'armée s'efforçant de servir l'Etat lorsque certains policiers s'enrichissent particulièrement vite. Un grand nombre de mafieux se retrouvent au sein de l'ANP. Il a donc été décidé, au cours des mois de novembre et décembre derniers, d'accentuer les efforts en faveur de la formation. On avait pu constater au mois d'août précédent que la tentative de lever rapidement et sans véritable formation un grand nombre de policiers s'était soldée par un échec".
Premières de ces réalités, la rémunération des insurgés, bien connue, mais pas toujours chiffrée. Le patron des OMLT relève ainsi que 80% de ces derniers sont des "contractuels". Dans le type de contrats réalisables, on trouve la participation à une pose d'IED, réglée entre 100 et 200 dollars. On apprend aussi qu'une bande insurgée compte en moyenne entre trois et 20 soldats.
La deuxième réalité porte sur les effectifs encore limités de l'ANA : "pour mener une lutte contre-insurrectionnelle efficace, on estime qu'il faut disposer d'un soldat pour 50 habitants, constate l'officier. Dans les régions du Wardak et du Logar, le ratio n'était que de 0,45 soldat pour 50 habitants. Faute de moyens, nous étions contraints de faire des choix en nous concentrant sur certaines zones de population".
Le colonel éclaire aussi le travail des OMLT. L'entraînement et l'accompagnement au combat comptent pour 70% du temps, le solde étant constitué par le L du sigle, la liaison, c'est-à-dire planifier des opérations avec les différents niveaux de l'ANA, et les forces de l'ISAF opérant dans la zone.
Enfin, il confirme la nécessité de développer les POMLT, domaine dans lequel la gendarmerie est en pointe, avec quatre unités en Surobi et en Kapisa, ainsi qu'une petite cellule de mentoring du QG, à Mahmud-e-Raqi. Mais ces succès ne se retrouvent pas partout, constate-t-il : "Les relations entre l'ANA et l'ANP sont mauvaises, l'armée s'efforçant de servir l'Etat lorsque certains policiers s'enrichissent particulièrement vite. Un grand nombre de mafieux se retrouvent au sein de l'ANP. Il a donc été décidé, au cours des mois de novembre et décembre derniers, d'accentuer les efforts en faveur de la formation. On avait pu constater au mois d'août précédent que la tentative de lever rapidement et sans véritable formation un grand nombre de policiers s'était soldée par un échec".
mercredi 3 février 2010
Des POMLT à la Courtine
Deux escadrons de gendarmerie mobile, basés à Rennes (35) et Pontivy (56) achèvent leur mise en conditions opérationnelle avant projection (MCP) en Afghanistan au camp de La Courtine. Ils succèderont aux escadrons de Chauny (en Kapisa) et Satory (en Surobi), au milieu du printemps.
Le + du Mamouth :
Même si ce travail est moins visible, la police continue, elle, son travail en matière de formation à la lutte contre le narcotrafic, ce qui, à l'échelle afghane, n'est pas un sport de masse. La police française va notamment construire un bâtiment pour la brigade des stups afghane, et effectuer une mission de formation du laboratoire anti-narcotiques. Rappelons qu'en 2009, elle avait formé les marshalls afghans (programme de protection des témoins et des juges) et les prétoriens d'Hamid Karzaï, ainsi que des policiers afghans de la brigade des stups.
Le + du Mamouth :
Même si ce travail est moins visible, la police continue, elle, son travail en matière de formation à la lutte contre le narcotrafic, ce qui, à l'échelle afghane, n'est pas un sport de masse. La police française va notamment construire un bâtiment pour la brigade des stups afghane, et effectuer une mission de formation du laboratoire anti-narcotiques. Rappelons qu'en 2009, elle avait formé les marshalls afghans (programme de protection des témoins et des juges) et les prétoriens d'Hamid Karzaï, ainsi que des policiers afghans de la brigade des stups.
lundi 1 février 2010
Renforts afghans : dites K33

Les renforts français en Afghanistan n'excéderont pas la centaine de militaires, et comprendront également une nouvelle augmentation de l'aide civile à la reconstruction. L'aide militaire restera concentrée sur l'apport d'une OMLT : comme ce blog l'a expliqué à plusieurs reprises, ce sera le kandak 33 qui en bénéficiera, le seul qui n'ait pas de mentors, actuellement, dans l'est afghan. La France alignera donc une 7e OMLT, la quatrième spécialisée dans l'infanterie (les trois autres l'étant dans le commandement, l'appui et le soutien)
Il n'y aura donc pas de POMLT, pour les raisons de sur-emploi de la gendarmerie mobile, expliqué ici maintes fois.
En outre, des individuels viendront compléter cette OMLT, sans doute du génie, peut-être l'officialisation d'un surcroît de forces spéciales.
On ne s'explique pas, par contre, l'absence d'explication de la part des autorités françaises sur ce dossier. Bernard Kouchner n'en a pas parlé à Londres, ni ce matin, dans le Figaro. Cette discrétion ne devrait pas durer longtemps, donc elle ne serait donc pas destinée à ne pas heurter, en Afghanistan, où deux journalistes restent otages, et viennent de commencer leur deuxième mois de captivité. Le lien serait peut-être à trouver, tout simplement, avec le faible intérêt des Français de l'Afghanistan, et la très forte opposition dans l'opinion publique pour un renforcement.
Il n'y aura donc pas de POMLT, pour les raisons de sur-emploi de la gendarmerie mobile, expliqué ici maintes fois.
En outre, des individuels viendront compléter cette OMLT, sans doute du génie, peut-être l'officialisation d'un surcroît de forces spéciales.
On ne s'explique pas, par contre, l'absence d'explication de la part des autorités françaises sur ce dossier. Bernard Kouchner n'en a pas parlé à Londres, ni ce matin, dans le Figaro. Cette discrétion ne devrait pas durer longtemps, donc elle ne serait donc pas destinée à ne pas heurter, en Afghanistan, où deux journalistes restent otages, et viennent de commencer leur deuxième mois de captivité. Le lien serait peut-être à trouver, tout simplement, avec le faible intérêt des Français de l'Afghanistan, et la très forte opposition dans l'opinion publique pour un renforcement.
Post Scriptum :
"Much ado about nothing", pourra-t-on dire après trois mois de suspsense insoutenable, où, tout ou presque avait été dit, dès le départ. L'expression soufflée au président de "soldats non combattants" est sans doute restée en travers des gorges des OMLT, eux qui ont de surcoît chèrement payé leur mission, avec trois morts rien qu'en janvier... La réalité des mentors, qui ne sont pas censés prendre l'initiative, mais seulement conseiller, étant de toute façon battue en brèche par les propres photos de la communication militaire illustrant une patrouille dans les environs de Takyeh (Oruzgan), où c'est un... soldat français qui figure en tête de colonne afghane (crédit : EMA). Une réalité, pas un cliché.
lundi 25 janvier 2010
Allô Paris, ici Londres
Que la France va-t-elle mettre sur la table à Londres ? Des POMLT, des OMLT, des hélicoptères, un GTIA complet, encore plus de forces spéciales (FS) ? Rien du tout ?
Objectivement, elle pourrait faire tout cela. Les FS connaissent un de leur plus bas historique, en matière d’opex, renforcé encore par la fermeture de la Côte d’Ivoire. Mais le déploiement de FS apparaîtrait comme un ultima ratio. Il sera donc plus révélateur de l’ambiance pré-Londonniene, que d’autre chose.
L’armée de Terre est la première à affirmer que ses engagements sont bien en deçà de son contrat opérationnel. Certains verraient bien un 3e GTIA s’implanter en RC-East, libérant ainsi une TF américaine pour aller en RC-S, là où l’état-major français ne veut pas mettre les pieds. Ces 700 soldats, on peut en effet les trouver facilement, mais intégrer un 3e GTIA dans le cycle afghan actuel et lui trouver les appuis idoines (drones, hélicoptères, seule l’artillerie est facile à trouver) posera d’énormes problèmes, comme ce blog l’a déjà expliqué. Il faudrait de surcroît l’équiper, et en la matière, on est un peu aux limites du modèle, quoi qu’on en dise. Evidemment, on peut toujours payer plus pour l’engagement en Afghanistan , l’armée de terre n’est pas contre, c’est une façon aussi de se replacer au centre du jeu… budgétaire.
Plus facile, renforcer encore les OMLT. Un kandak, le 33, est justement sans OMLT, et justement, positionné en zone française. C’est la solution la plus évidente, la moins coûteuse, et remplit un vide capacitaire de l’ISAF : personne ne se bouscule vraiment au portillon pour fournir des OMLT. D’autant plus qu’on l’a vu avec un kandak mentoré par le 21e RIMa, une unité de l’ANA peut se retrouver du jour au lendemain dans la poudrière helmandienne. Une perspective qui peut, éventuellement refroidir Paris, justement obsédé par la réduction des pertes.
En plus, les Français sondés en décembre sont majoritairement, et de façon écrasante en faveur du renforcement des OMLT -c'est le seul renforcement auquel ils adhèrent-. Même s'ils ne connaissent rien, par ailleurs, des actions des ces OMLT, et des risques qu'ils encourent. Sans compter que pas un des Français concernés n'accepterait sans doute les conditions de vie pour le moins précaires -spartiate est très en deça de la vérité- dans lesquelles ils vivent.
Les POMLT ont déjà engrangé un bilan honorable. Il ne serait pas impossible d’en injecter d’autres. Mais les quatre en service actuellement suffiraient à couvrir les besoins en Surobi et Kapisa. En injecter d’autres, ce serait courir, là aussi, le risque de les voir utilisées ailleurs. D’autant plus que trois facteurs viennent limiter le champ des possibles : la raréfaction de la ressource en gendarmes mobiles, qui apportent plus des deux tiers des effectifs. A quoi s’ajoutent le fait qu’on ne sait pas encore si la facture du premier contingent (20 MEUR) va faire l’objet d’un abondement de crédits, ou sera réglée par l’annulation de programmes (déjà) prioritaires. Enfin, et ce n’est pas le moindre des problèmes, l’équipement des premiers partants a bien montré un effet d’inertie de l’offre en matériels. C’est le cas aussi pour les limitations du parc blindé (12 VAB) calé pour l’effectif actuel.
Quant aux hélicoptères, il sera très difficile d'aller au-delà de l'existant. Sans dépouiller autre chose, ou faire l'équilibriste. Six Cougar sont actuellement déployés outremer (un flottant sur Licorne, deux en Afghanistan et trois au Gabon), six autres vont entrer en opération de rétrofit cette année, pour une flotte en ligne de... 18 appareils : faites vos comptes...
La problématique du Caracal est à peine plus simple, d'autant plus que la flotte est réduite à 14 machines, dont trois en Afghanistan, et une à Lanvéoc.
Pour le Tigre, c'est encore plus simple : seuls six engins sont actuellement aptes aux missions afghanes. Trois sont déjà à Kaboul...
Quelques articles d'actualité ancienne, toujours valable :
http://lemamouth.blogspot.com/2010/01/exclu-un-renfort-domlt-plebiscite.html
http://lemamouth.blogspot.com/2010/01/plus-de-4000-francais-en-2010.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/12/propositions-de-renforts.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/11/1500-soldats-en-plus-tout-simplement.html
Objectivement, elle pourrait faire tout cela. Les FS connaissent un de leur plus bas historique, en matière d’opex, renforcé encore par la fermeture de la Côte d’Ivoire. Mais le déploiement de FS apparaîtrait comme un ultima ratio. Il sera donc plus révélateur de l’ambiance pré-Londonniene, que d’autre chose.
L’armée de Terre est la première à affirmer que ses engagements sont bien en deçà de son contrat opérationnel. Certains verraient bien un 3e GTIA s’implanter en RC-East, libérant ainsi une TF américaine pour aller en RC-S, là où l’état-major français ne veut pas mettre les pieds. Ces 700 soldats, on peut en effet les trouver facilement, mais intégrer un 3e GTIA dans le cycle afghan actuel et lui trouver les appuis idoines (drones, hélicoptères, seule l’artillerie est facile à trouver) posera d’énormes problèmes, comme ce blog l’a déjà expliqué. Il faudrait de surcroît l’équiper, et en la matière, on est un peu aux limites du modèle, quoi qu’on en dise. Evidemment, on peut toujours payer plus pour l’engagement en Afghanistan , l’armée de terre n’est pas contre, c’est une façon aussi de se replacer au centre du jeu… budgétaire.
Plus facile, renforcer encore les OMLT. Un kandak, le 33, est justement sans OMLT, et justement, positionné en zone française. C’est la solution la plus évidente, la moins coûteuse, et remplit un vide capacitaire de l’ISAF : personne ne se bouscule vraiment au portillon pour fournir des OMLT. D’autant plus qu’on l’a vu avec un kandak mentoré par le 21e RIMa, une unité de l’ANA peut se retrouver du jour au lendemain dans la poudrière helmandienne. Une perspective qui peut, éventuellement refroidir Paris, justement obsédé par la réduction des pertes.
En plus, les Français sondés en décembre sont majoritairement, et de façon écrasante en faveur du renforcement des OMLT -c'est le seul renforcement auquel ils adhèrent-. Même s'ils ne connaissent rien, par ailleurs, des actions des ces OMLT, et des risques qu'ils encourent. Sans compter que pas un des Français concernés n'accepterait sans doute les conditions de vie pour le moins précaires -spartiate est très en deça de la vérité- dans lesquelles ils vivent.
Les POMLT ont déjà engrangé un bilan honorable. Il ne serait pas impossible d’en injecter d’autres. Mais les quatre en service actuellement suffiraient à couvrir les besoins en Surobi et Kapisa. En injecter d’autres, ce serait courir, là aussi, le risque de les voir utilisées ailleurs. D’autant plus que trois facteurs viennent limiter le champ des possibles : la raréfaction de la ressource en gendarmes mobiles, qui apportent plus des deux tiers des effectifs. A quoi s’ajoutent le fait qu’on ne sait pas encore si la facture du premier contingent (20 MEUR) va faire l’objet d’un abondement de crédits, ou sera réglée par l’annulation de programmes (déjà) prioritaires. Enfin, et ce n’est pas le moindre des problèmes, l’équipement des premiers partants a bien montré un effet d’inertie de l’offre en matériels. C’est le cas aussi pour les limitations du parc blindé (12 VAB) calé pour l’effectif actuel.
Quant aux hélicoptères, il sera très difficile d'aller au-delà de l'existant. Sans dépouiller autre chose, ou faire l'équilibriste. Six Cougar sont actuellement déployés outremer (un flottant sur Licorne, deux en Afghanistan et trois au Gabon), six autres vont entrer en opération de rétrofit cette année, pour une flotte en ligne de... 18 appareils : faites vos comptes...
La problématique du Caracal est à peine plus simple, d'autant plus que la flotte est réduite à 14 machines, dont trois en Afghanistan, et une à Lanvéoc.
Pour le Tigre, c'est encore plus simple : seuls six engins sont actuellement aptes aux missions afghanes. Trois sont déjà à Kaboul...
Quelques articles d'actualité ancienne, toujours valable :
http://lemamouth.blogspot.com/2010/01/exclu-un-renfort-domlt-plebiscite.html
http://lemamouth.blogspot.com/2010/01/plus-de-4000-francais-en-2010.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/12/propositions-de-renforts.html
http://lemamouth.blogspot.com/2009/11/1500-soldats-en-plus-tout-simplement.html
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lundi 18 janvier 2010
Mentoring mixte
Les POMLT de la gendarmerie et de la Brigade La Fayette viennent de s’associer pour mettre sur pied une unité mixte destinée à mentorer l’état-major de gendarmerie afghane (AUP) de la province de Kapisa, ce qui n’était pas prévu au départ. Cette unité légère d’une douzaine de personnes a été mise sur pied à Mamood-e-Raki.
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