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mardi 4 décembre 2012

Première GV de Typhoon de la RAF


Le ZJ921 (photo BAE Systems).



C'est BAE Systems qui l'annonce, la société vient de terminer la première grosse visite menée sur un Typhoon de la RAF, dans le cadre d'un contrat de disponibilité co-géré depuis 2009 par la RAF et l'industriel. L'engin, immatriculé ZJ921, avait effectué 1600 heures de vol et faisait partie des avions qui ont opéré depuis Goia del Colle (Italie) pendant l'opération Ellamy menée contre les Kadhafistes.
Il a depuis réintégré son unité d'origine, le 3 Sqn de Coningsby.
Les jalons intermédiaires de MCO sur le Typhoon sont menées à 400 et 800 heures. Trois autres appareils subissent déjà une grande visite.

lundi 30 juillet 2012

Snecma à l'heure anglaise

Simple accord de circonstance symbolique ou début d'alliance structurante, l'avenir le dira : Rolls-Royce et Snecma annoncent conjointement ce soir avoir remporté un contrat (1) avec le MoD pour développer la prochaine génération de propulseurs d'avions de combat. Ce contrat se double d'un accord de coopération avec Dassault Aviation et BAE Systems. C'est une première pour le motoriste national : aucun de ses réacteurs destinés aux chasseurs français n'a été produit en coopération.
Snecma a pourtant une histoire riche en matière de coopération avec General Electric, mais sur un type de réacteur équipant majoritairement des avions civils (2).

Snecma et Rolls-Royce coopèrent déjà ensemble sur le TP400 de l'A400M, avec l'Allemand MTU et l'Espagnol ITP.
Mais d'autres entités du groupe Safran ont un historique plus riche de coopération avec le leader britannnique : Turboméca avait développé dès 1965 le réacteur Adour avec Rolls-Royce, afin d'équiper le Jaguar. Le Britannique participe aussi à la turbine MTR390 du Tigre, et au RTM322 qui équipe les Apache Mk1 britanniques, mais aussi les NH90.

(1) le MoD n'a pas du tout communiqué, lui, sur cet évènement. En tout état de cause, aucun montant, aucun échéancier n'a été divulgué, côté industriel. C'est la co-filliale créée en 2001 qui portera ce contrat.
(2) le CFM-56 a également remotorisé des KC-135, C-135, E-3 et DC-8 militaires.

mercredi 2 février 2011

A la commission...

Répondant aux questions de plusieurs députés, Charles Edelstenne, le PDG de Dassault Aviation, entendu ce mercredi matin par la commission de défense de l'assemblée nationale, a évoqué le groupe Thales dans des mots assez durs, même "apocalyptiques" selon un témoin de la scène. Des mots durs, mais qui cibleraient, en fait, l'ancien management, et non l'actuel, mené par Luc Vigneron. Qui doit d'ailleurs être entendu.
L'audition, qui a duré une heure et demie environ, a également fait le point sur le dossier des drones, sur lequel l'avionneur progresse avec BAE Systems, dans l'attention de décisions ministérielles des deux pays, et sur les prospects Rafale.

mardi 25 janvier 2011

Le Neuron a un nez... et bientôt une voilure

Le Suédois Saab vient de livrer à Dassault Aviation les fuselages avant et central du démonstrateur de drone de combat Neuron. Le premier vol de cet appareil doit intervenir mi-2012, son assemblage a commencé à Istres, chez Dassault. Les essais au sol commenceront au dernier trimestre 2011, détaille l'industriel, qui fabrique en outre les éléments de furtivité, dont la livraison, entamée en janvier, doit être totalement achevée en mars.
Le Grec HAI a déjà livré, mi-janvier, le fuselage arrière au maître d'oeuvre français du programme. Dassault Aviation détaillle l'échéancier des autres partenaires : le Suisse RUAG doit livrer le système de largage d'armement. Suivra la voilure, réalisé par l'Espagnol EADS-Casa, en mars, et les trappes de la soute en armement, confectionnées par l'Italien Alenia.
Cette annonce, objet d'un inhabituellement long communiqué de presse, intervient alors que Dassault a commencé à prendre langue avec BAE Systems, dans l'optique du futur programme de drone MALE anglo-français.

mardi 16 novembre 2010

VHM : fluctuat nec mergitur

Malgré les craintes exposées par le CEMAT à l'assemblée nationale et au sénat, il semblerait que les nuages ne soient pas si nombreux sur le programme VHM. Qui risquait, selon le général Irastorza, de se faire amputer de cinq véhicules, en 2011, soit une réduction des livraisons prévues d'un tiers.
Les trois premiers pré-séries (infanterie, PC, et logistique) sont en fait déjà, depuis... juillet dernier en France, pour transformation chez Panhard et participer aux essais étatiques, avec la DGA et la STAT. Une borne contractuelle doit d'ailleurs être franchie, ce jeudi, pour ces trois premiers pré-série.
Rien ne semble indiquer, dans l'immédiat en tout cas, que ces trois véhicules ne seront pas réceptionnés par la DGA comme prévu. Tout comme les deux lots de six véhicules prévus l'an prochain, par... contrat.
Alors que nous nouons une nouveau partenariat avec la Grande-Bretagne, il serait plutôt malvenu d'aller froisser son premier maître d'oeuvre (BAE Systems, maison-mère d'Hagglunds).

samedi 13 novembre 2010

Moins de VHM

Alors qu'Hagglunds (filiale de BAE Systems) et Panhard planchent sur les trois premiers prototypes, on apprend dans l'audition du CEMAT -une confirmation, de fait- au Sénat que la quantité de VHM à livrer en 2011 sera bel et bien réduite d'un tiers. Il ne resterait que 10 des 15 véhicules prévus à l'origine (les trois protos, et deux lots de six véhicules).
Le VHM est la version français du BVS10, utilisée par les Pays-Bas et la Grande-Bretagne en Afghanistan. 53 BVS10 ont été commandés par la France, sur un total de 129.

mercredi 9 juin 2010

Le MALE qui fait tomber les KEUR

Les ministères français et britannique de la Défense sont en train de financer, dans un plan d'études amont, des études menées conjointement par BAE Systems et Dassault Aviation, dans le cadre des réflexions sur les drones endurants (MALE). Ces crédits resteraient particulièrement résiduels puisqu'ils ne portent pour l'instant que sur des centaines de milliers d'euros (KEUR). Les Britanniques ont déjà versé leur quote-part, ce qui ne serait pas encore fait, côté français, même si chez Dassault, on confirme avoir déjà commencé à travailler.
Ce plan serait porté par le high level working group qui regroupe les deux pays. On sait que parmi les possibilités actuellement étudiées par la France figurent le recours à une plateforme britannique, évolution du démonstrateur Mantis, pour porter le futur drone MALE français.
On sait cependant aussi que cette optique, qui a du sens, comme l'ont rappelé ce matin des responsables de Dassault et Thales, sera vraisemblablement plus chère à développer que le SDM promu par les deux sociétés, sur la base d'un Heron-TP d'orgine israélienne.
Dassault et BAE Systems ont un historique commun parsemé d'embûches. En 1965, Bréguet, racheté en 1967 par Dassault, lançait le Jaguar avec BAC (BAE Systems aujourd'hui) mais l'avionneur français ne donna jamais une priorité à cette coopération qui n'avait pas été de son fait. La France et Dassault préférèrent aussi sortir du programme européen qui mena au Typhoon actuel. Les malheurs économiques et opérationnels de ce dernier -seulement quatre en mesure de voler en Allemagne, et toujours pas d'engagement en opérations réelles- laissent à penser, à posteriori, que cette décision n'a peut-être pas été totalement irraisonnée.
A la fin du siècle dernier, Dassault et British Aerospace mirent aussi sur pied une joint venture, European Aero Systems (EAS) mais cette coquille était restée vide, "faute de volonté politique" arguait ce matin Eric Trappier, un des resposables de l'avionneur français. Le même n'a rien exclu, pour une éventuelle coopération avec BAE Systems : "je suis prêt à travailler sous maîtrise d'oeuvre de BAE Systems" a-t-il même déclaré, reconnaissant que l'organisation de cette encore très éventuelle coopération serait aussi liée à l'abondement budgétaire des deux parties.

dimanche 21 mars 2010

Impossible n'est pas suédois

Un superviseur et trois techniciens de la société Hägglunds (groupe BAE Systems) sont actuellement déployés en Oruzgan pour soutenir les 26 BVS10 néerlandais présents sur place. Et deux autres techniciens de la société assurent en Afghanistan le conseil mécanique des militaires danois, qui se sont déployés avec une quinzaine de CV9035 MkIII. Cela pourrait paraître anecdotique dans le flot d'informations qui arrive tous les jours d'Afghanistan, mais cela ne l'est pas, puisqu'un soutien industriel en première ligne est relativement rare, surtout chez des Européens (1).
Hägglunds a débarqué l'été dernier à Tarin Kowt avec huit conteneurs et a monté sa station de maintenance, au coeur de l'Oruzgan, dans la FOB néerlandaise. Le contrat, signé début juin 2009, allie une formule forfaitaire à une facturation à la pièce. Tant que cette dernière est dans le conteneur, elle appartient à l'industriel, dès qu'elle en sort, elle appartient à l'armée néerlandaise.
La société a aussi contribué à l'installation des "slat armour" sur les BVS10, permettant de renforcer leur résistance au tir de RPG. Elle avait déjà, de la même manière, installé des kits anti-IED sur les chenillettes de l'armée britannique. Elle intervient d'ailleurs "à la demande" au profit des forces britanniques.
"La disponibilité des BVS10 néerlandais est de 100%" garantit ce superviseur, qui a effectué six mois sur place et repartira bientôt pour plusieurs mois. Le reporting quotidien effectué par la station Hägglunds à sa base d'Ornskoldsvik (500 km au nord de Stockolm) permet par ailleurs d'établir des statistiques précieuses sur la façon dont le matériel, rustique, résiste à l'utilisation.
La flotte devait être prête au 15 août 2009. Depuis cette date, seulement quatre roues et un relais auraient été changées. Aucun véhicule n'ayant par ailleurs été perdu au combat.

(1) quelques exemples, malgré tout : on trouve bien des contractors de General Atomics pour effectuer le soutien des Predator américains. Thales assure aussi les opérations des drones Lydian, pour l'armée britannique.

samedi 20 mars 2010

My trailer is rich (*)

Puisque proclamer son anglophilie n’est plus un délit d’opinion qui puisse vous barrer la route pour les plus hautes fonctions, quelques Français ne cachent plus leur intérêt pour des achats outre-Manche, et une intensification de la coopération franco-britannique. Un premier pas vient d’être lancé, avec la possibilité d’UOR communes. Tandis que d'autres s'attendent à quelques surprises, pas forcément bonnes, dans la VAR, après les élections, cela va de soi.
Comme ce blog l’a déjà expliqué, les drones récèlent de belles possibilités franco-britanniques, avec Watchkeeper (développé par Thales pour l’Army) mais surtout Mantis, plateforme innovante possédant un fort potentiel de croissance. Avantage à plus d’un titre (opérations, et exportation), cette plateforme n’est pas israélienne, et ne nécessitera pas des MEUR pour la développer, puisque les Britanniques l’ont fait à notre place. On attend une décision prochaine sur le futur MALE français, elle doit être annoncée parle ministre de la Défense lors du comité ministériel d’investissement (CMI) d’avril.
L’ère où la DGA sortait des dizaines de millions d’euros pour développer des programmes, surtout s’il ne semblent pas très technologiques, semble bien révolue. Quelques récents gadins démontre que tout le monde ne l’avait pas bien compris.
Le secteur terrestre pourrait être amené à avaler cette potion amère. Ce blog l’a expliqué récemment, les études amont du secteur ne sont pas vraiment à la fête, de surcroît. On a bien évoqué 10 MEUR que la DGA pourrait partager entre les short listés du contrat VBMR, première brique de Scorpion, mais ce projet tiendrait plus de la rumeur sourde que de la réalité, vu les faibles délais dont on dispose. Le coût unitaire très bas revendiqué par l'armée de terre ne semblant, pour tout dire, rien arranger. Dans ce contexte, aucune hypothèse, surtout si elle vient de l’autre côté du tunnel sous la Manche, n’est vraiment absurde.
D’autant que le père Noël britannique, celui de BAE Systems, en tout cas, dispose d'une remorque assez riche en matériels : le Mantis, donc, un Terrier pour répondre à nos besoins de modernisation du parc génie (EBG), et de façon encore beaucoup plus évidente, un CV90 qui a de plus en plus de partisans français. En y mettant une tourelle CTA franco-britannique, on pourrait ainsi rentabiliser la cinquantaine de MEUR investis depuis des années dans ce concept hardi. Un canon de 40 mm tirant en rafale aura un caractère abrasif non négligeable. Surtout si on lui adjoint des missiles de combat terrestre. Il ne manquerait plus qu’on les développe en franco-britannique… (*) « ma remorque est riche ». D'aucuns y verront aussi un jeu de mot puisqu'un trailer est aussi une bande-annonce...

dimanche 14 mars 2010

Des pilotes saoudiens pas presser de Typhooner

Est-ce à cause de l'extrême popularité du F-15, et dans une certaine mesure, du Tornado, ou de limites du Typhoon, toujours est-il que des pilotes saoudiens ont récemment fait connaître leur peu d'empressement à être transformés sur le chasseur développé par EADS.
Le Royaume a acheté 72 appareils en 2006, les 24 premiers étant produits par BAE Systems. Les deux premiers engins ont été livrés en juin dernier.