Ce livre assez étonnant plonge dans le business de l'otage en Somalie, sur un cas inconnu chez nous,
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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dimanche 12 février 2017
lundi 23 septembre 2013
Les Shebabs, ca vous parle ?
Quelques faits, pour mettre en perspective la prise d'otages de Nairobi :
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jeudi 19 septembre 2013
Après la Somalie, le Mali et la Syrie, retour à la case RCA
Jamais deux sans trois. Pour la troisième fois de l'année, la France va sans doute être amenée à
vendredi 25 janvier 2013
L'hommage du RAID aux morts du Mali et de Somalie
Amaury de Hauteclocque, chef du RAID et de la FIPN a rendu hommage aux quatre militaires morts en service en janvier en Somalie et au Mali, en présentant ses voeux. Il a notamment honoré la mémoire du CBA Damien Boiteux pilote du 4e RHFS avec qui le RAID avait récemment travaillé. Des personnels du COS, mais aussi du GIGN et de la DCRI, ainsi qu'Ange Mancini, coordonnateur national du renseignement, premier patron du service, assistaient à ces voeux, qui rassemblent traditionnellement tout ce que la France compte d'unités spécialisées.
Le chef du RAID en a aussi profité pour annoncer la création d'une salle d'honneur au RAID. Trois policiers du RAID (Christian Caron, Fernand Seither et René Canto) sont morts en opérations depuis 1985 et plusieurs dizaines ont été blessés, dont quatre lors de l'affaire Merah, il y a un an. Le chef du RAID a rappelé que ces quatre personnels (parmi lesquels figure un officier) avaient depuis retrouvé leur place, et toutes leurs qualifications au service.
Le chef du RAID en a aussi profité pour annoncer la création d'une salle d'honneur au RAID. Trois policiers du RAID (Christian Caron, Fernand Seither et René Canto) sont morts en opérations depuis 1985 et plusieurs dizaines ont été blessés, dont quatre lors de l'affaire Merah, il y a un an. Le chef du RAID a rappelé que ces quatre personnels (parmi lesquels figure un officier) avaient depuis retrouvé leur place, et toutes leurs qualifications au service.
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lundi 21 janvier 2013
Philippe Meunier : "le président aura des comptes à rendre"
Le secrétaire de la commission de la défense de l'assemblée nationale, l'UMP Philippe Meunier (photo, crédit AN), élu du Rhône, dénonce le manque d'anticipation de l'exécutif dans la crise malienne et demande à ce que les touaregs soient réintroduits dans la résolution de cette crise.
Vous avez diffusé un communiqué virulent contre le président la semaine dernière : que lui reprochez-vous exactement ?
Il y avait une nécessité à stopper les colonnes qui arrivaient du nord. Mais François Hollande a donné aux islamistes un blanc-seing en n'intervenant pas plus tôt, et en expliquant pendant des mois que la France n'interviendrait pas au sol.
Vous estimez que c'est un retard à l'allumage ?
Non c'est un mauvais choix du président de la République. Il aurait fallu procéder comme en Côte d'Ivoire, quand la France s'était déployée entre les deux zones, et les avaient rendues étanches, empêchant les pénétrations. En ne le faisant pas, François Hollande a en quelque sorte donné carte blanche aux islamistes. Et notre dispositif sur place était trop faible. Il aurait fallu, en fait, mettre plus de matériel en pré-positionnement, avec des avions d'assaut et des hélicoptères Tigre, bien mieux protégés qu'une Gazelle. On savait que les islamistes étaient lourdement armés. Cette situation n'est pas acceptable. Il faut aussi réintroduire la problématique touareg, et discuter avec eux. C'est la clé de voûte de cette crise. On ne doit pas les assmiler aux islamistes, et reconquérir le nord-Mali pour en redonner les clés à Bamako sans considérer les touaregs. Je suis favorable, je le redis, à la lutte contre le terrorisme mais il ne faut pas oublier les touaregs.
Cette crise révèle-t-elle pour vous des carences capacitaires dans nos armées ?
Mais on avait à disposition ces Tigre ! Il fallait juste les pré-positionner dans cette zone. Ce n'est pas un mauvais choix des armées, mais du politique, c'est le politique qui donne les ordres aux armées. Si encore le Mali avait dû faire face à des colonnes très volumineuses non prévues, mais on sait que ces islamistes sont au nord-Mali depuis des mois ! Le président a fait preuve d'un manque d'anticipation. Ce n'est pas acceptable, et le président aura des comptes à rendre aux armées et aux Français.
Le ministre de la défense n'est pas encore venu à la commission, c'est une faute de goût ?
Il était en interview ce matin-là, il avait donc du temps disponible. Le président de la République et ce gouvernement n'appréhendent pas les choses en face. On est face à un pouvoir qui n'entend pas. Il ne faudra pas s'étonner si les choses se passent mal.
Que voulez-vous dire ?
On est comme face à un mur. L'exécutif n'a pas pris l'ampleur des dossiers. Pour ce qui est du ministre, cela fait déjà un certain nombre de jours que l'armée française est sur le terrain. On l'auditionne mercredi, si c'est pour l'entendre dire ce qu'il a déjà dit à la télévision...
Quelles questions voudrez-vous lui poser ?
Pourquoi ces moyens militaires n'ont pas été déployés plus tôt. Et je veux aussi des explications sur l'affaire somalienne. Puisqu'il a dit que cela faisait plus d'un mois que le dispositif était en place, je veux comprendre.
Vous avez diffusé un communiqué virulent contre le président la semaine dernière : que lui reprochez-vous exactement ?
Il y avait une nécessité à stopper les colonnes qui arrivaient du nord. Mais François Hollande a donné aux islamistes un blanc-seing en n'intervenant pas plus tôt, et en expliquant pendant des mois que la France n'interviendrait pas au sol.
Vous estimez que c'est un retard à l'allumage ?
Non c'est un mauvais choix du président de la République. Il aurait fallu procéder comme en Côte d'Ivoire, quand la France s'était déployée entre les deux zones, et les avaient rendues étanches, empêchant les pénétrations. En ne le faisant pas, François Hollande a en quelque sorte donné carte blanche aux islamistes. Et notre dispositif sur place était trop faible. Il aurait fallu, en fait, mettre plus de matériel en pré-positionnement, avec des avions d'assaut et des hélicoptères Tigre, bien mieux protégés qu'une Gazelle. On savait que les islamistes étaient lourdement armés. Cette situation n'est pas acceptable. Il faut aussi réintroduire la problématique touareg, et discuter avec eux. C'est la clé de voûte de cette crise. On ne doit pas les assmiler aux islamistes, et reconquérir le nord-Mali pour en redonner les clés à Bamako sans considérer les touaregs. Je suis favorable, je le redis, à la lutte contre le terrorisme mais il ne faut pas oublier les touaregs.
Cette crise révèle-t-elle pour vous des carences capacitaires dans nos armées ?
Mais on avait à disposition ces Tigre ! Il fallait juste les pré-positionner dans cette zone. Ce n'est pas un mauvais choix des armées, mais du politique, c'est le politique qui donne les ordres aux armées. Si encore le Mali avait dû faire face à des colonnes très volumineuses non prévues, mais on sait que ces islamistes sont au nord-Mali depuis des mois ! Le président a fait preuve d'un manque d'anticipation. Ce n'est pas acceptable, et le président aura des comptes à rendre aux armées et aux Français.
Le ministre de la défense n'est pas encore venu à la commission, c'est une faute de goût ?
Il était en interview ce matin-là, il avait donc du temps disponible. Le président de la République et ce gouvernement n'appréhendent pas les choses en face. On est face à un pouvoir qui n'entend pas. Il ne faudra pas s'étonner si les choses se passent mal.
Que voulez-vous dire ?
On est comme face à un mur. L'exécutif n'a pas pris l'ampleur des dossiers. Pour ce qui est du ministre, cela fait déjà un certain nombre de jours que l'armée française est sur le terrain. On l'auditionne mercredi, si c'est pour l'entendre dire ce qu'il a déjà dit à la télévision...
Quelles questions voudrez-vous lui poser ?
Pourquoi ces moyens militaires n'ont pas été déployés plus tôt. Et je veux aussi des explications sur l'affaire somalienne. Puisqu'il a dit que cela faisait plus d'un mois que le dispositif était en place, je veux comprendre.
samedi 12 janvier 2013
DGSE : un disparu et deux morts en Somalie
Un agent de la DGSE a été tué cette nuit en Somalie lors de la tentative de libération de son
Pendant ce temps, en Somalie...
La France a tenté cette nuit de libérer en Somalie l'otage français de la DGSE, Denis Allex, affirment des insurgés somaliens d'Al Chabaab, repris par deux agences de presse occidentales, l'AFP et AP. Ces sources évoquent l'implication de quatre hélicoptères militaires à Bulomarer, à 110 km au sud de Mogadiscio. Une trentaine de personnels pourraient avoir été engagés.
Plusieurs protagonistes ont été tués, mais on n'a pas plus de détails, notamment sur le fait que ce site était ou non la geôle de Denis Allex, retenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009. Une source locale affirme avoir décompté un blanc parmi les morts.
A ce stade, les autorités françaises ne commentent pas ces informations.
Un tel raid nécessite des moyens très spécialisés, pour projeter quatre hélicoptères, de nuit, sur une telle élongation (1). La DGSE ne possède pas quatre hélicoptères, il lui a donc fallu, forcément, faire appel aux forces spéciales. Le Tigre et le Caracal sont les engins les plus indiqués pour ce genre d'opération dans une zone aussi sensible et exposée que la Somalie. Les Américains eux-mêmes y ont perdu plusieurs Blackhawk, en 1993.
Le DGSE actuel avait dit à ses personnels que l'otage serait libéré avant son départ, qui doit intervenir prochainement.
Cette opération semble avoir été initiée il y a quelques jours, mais on peut penser que l'accélération du calendrier malien a pu, à la marge, conduire la France à tenter le tout pour le tout en Somalie.
(1) à moins qu'ils ne soient venus de la mer. Ce qui n'est pas forcément très discret.
Plusieurs protagonistes ont été tués, mais on n'a pas plus de détails, notamment sur le fait que ce site était ou non la geôle de Denis Allex, retenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009. Une source locale affirme avoir décompté un blanc parmi les morts.
A ce stade, les autorités françaises ne commentent pas ces informations.
Un tel raid nécessite des moyens très spécialisés, pour projeter quatre hélicoptères, de nuit, sur une telle élongation (1). La DGSE ne possède pas quatre hélicoptères, il lui a donc fallu, forcément, faire appel aux forces spéciales. Le Tigre et le Caracal sont les engins les plus indiqués pour ce genre d'opération dans une zone aussi sensible et exposée que la Somalie. Les Américains eux-mêmes y ont perdu plusieurs Blackhawk, en 1993.
Le DGSE actuel avait dit à ses personnels que l'otage serait libéré avant son départ, qui doit intervenir prochainement.
Cette opération semble avoir été initiée il y a quelques jours, mais on peut penser que l'accélération du calendrier malien a pu, à la marge, conduire la France à tenter le tout pour le tout en Somalie.
(1) à moins qu'ils ne soient venus de la mer. Ce qui n'est pas forcément très discret.
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samedi 3 novembre 2012
Encore un sniper... mais il vaut le détour
Altipresse a traduit les récits d'un sniper du SEAL Team 6, Howard E. Wasdin. Après le sniper US recordman de tir (chez Nimrod), le sniper français qui raconte Côte d'Ivoire et Afghanistan (chez Nimrod aussi), ce sniper-ci a toute sa place par la densité de ce qu'il raconte. Certes, les fans de tirs ressortiront sans trop de recettes pour faire des cartons, mais la vie bien remplie de Wasdin suffit à remplir ce livre. Une bonne partie est consacrée, assez classiquement, à la jeunesse (difficile) du jeune Wasdin, puis à sa progression au sein du célèbre BUD/S. On a tous l'impression de tout savoir sur ce BUD/S, popularisé par de nombreux films -dont GI Jane- mais le lire raconté de l'extérieur, c'est évidemment tout autre chose.
L'atout le plus évident du livre est la partie opérationnelle, l'engagement de cet opérateur, pendant la guerre du Golfe, et surtout, pendant les opérations en Somalie. Entre les Delta Force et les Rangers, il y avait quatre opérateurs du SEAL Team 6, oubliés de la Chute du Faucon noir (1).
Wasdin et ses camarades auront été chargés d'aller tenter la neutralisation, au coeur de Mogadiscio même, de la bande à Aïdid, ce qui à l'époque déjà n'était pas un sport de masse. Choufs, installation de relais télécoms, longues heures d'attente derrière une lunette... et séances de psy ops et de médecine sur les civils de la zone.
On découvre ainsi, au fil des pages, les fenêtres qui s'ouvrent... et se referment, faute de décision du politique -le pauvre Clinton déguste pas mal-, mais aussi l'ambivalence bien connue des Italiens, la perméabilité de l'ONU... Wasdin énumère les pertes américains -dont déjà, un Blackhawk tiré au RPG, dès le 25 septembre, faisant trois morts-, et les luttes inter-agences et inter-composantes.
De tentative manquée en tentative ratée, on arrive au jour fatal. Comme la plupart de ses camarades, le SEAL sera blessé -trois fois dans la journée-. Bien plus tard, Howard E.Wasdin s'est reconverti, comme... chiropracteur.
(1) ainsi que des CCT de l'US Air Force, oubliés eux aussi. Le livre permet de mesurer les libertés qu'a prises Hollywood pour traiter le sujet.
"Sniper Navy Seals, j'étais tireur d'élite dans les forces spéciales" de Howard E.Wasdin et Steven Templin, éditions Altipresse, 24,35 EUR, 300 pages.
L'atout le plus évident du livre est la partie opérationnelle, l'engagement de cet opérateur, pendant la guerre du Golfe, et surtout, pendant les opérations en Somalie. Entre les Delta Force et les Rangers, il y avait quatre opérateurs du SEAL Team 6, oubliés de la Chute du Faucon noir (1).
Wasdin et ses camarades auront été chargés d'aller tenter la neutralisation, au coeur de Mogadiscio même, de la bande à Aïdid, ce qui à l'époque déjà n'était pas un sport de masse. Choufs, installation de relais télécoms, longues heures d'attente derrière une lunette... et séances de psy ops et de médecine sur les civils de la zone.
On découvre ainsi, au fil des pages, les fenêtres qui s'ouvrent... et se referment, faute de décision du politique -le pauvre Clinton déguste pas mal-, mais aussi l'ambivalence bien connue des Italiens, la perméabilité de l'ONU... Wasdin énumère les pertes américains -dont déjà, un Blackhawk tiré au RPG, dès le 25 septembre, faisant trois morts-, et les luttes inter-agences et inter-composantes.
De tentative manquée en tentative ratée, on arrive au jour fatal. Comme la plupart de ses camarades, le SEAL sera blessé -trois fois dans la journée-. Bien plus tard, Howard E.Wasdin s'est reconverti, comme... chiropracteur.
(1) ainsi que des CCT de l'US Air Force, oubliés eux aussi. Le livre permet de mesurer les libertés qu'a prises Hollywood pour traiter le sujet.
"Sniper Navy Seals, j'étais tireur d'élite dans les forces spéciales" de Howard E.Wasdin et Steven Templin, éditions Altipresse, 24,35 EUR, 300 pages.
dimanche 5 février 2012
Sahel, nulle part faute d'argent, Afghanistan, Corne de l'Afrique
Vox populi, vox dei, voici donc et presque sans surprise la météo des théâtres d'opérations de l'armée française en 2012, sur la base des 2.082 votes enregistrés en une semaine. C'est donc le Sahel qui émarge en tête des suffrages, avec 29%, talonné par... "nulle part, il n'y a plus d'argent ma bonne dame", ce qui démontre que cette conviction semble désormais bien s'inscrire dans la tête de la troupe.
L'Afghanistan n'arrive qu'en troisième position, avec 17% des votes, suivi par la corne de l'Afrique, avec 11%.
Dès maintenant, trois nouveaux sondages sont en ligne sur la colonne de droite : deux relatifs à Uzbeen, et un troisième sur les mesures de précaution prises en Afghanistan depuis l'été.
L'Afghanistan n'arrive qu'en troisième position, avec 17% des votes, suivi par la corne de l'Afrique, avec 11%.
Dès maintenant, trois nouveaux sondages sont en ligne sur la colonne de droite : deux relatifs à Uzbeen, et un troisième sur les mesures de précaution prises en Afghanistan depuis l'été.
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