C'est ce soir la grande avant-première à Paris : le sixième opus de Mission Impossible est projeté
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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jeudi 12 juillet 2018
jeudi 25 janvier 2018
Un film sur le cheminement vers la Légion
"Jeunesse aux coeurs ardents" ne répond pas forcément aux canons des films vers lesquels les
Avec la réalisatrice de "Jeunesse aux coeurs ardents"
D'où est venu ce projet sur le cheminement de ce qui peut mener un jeune français à la Légion
samedi 11 mars 2017
Marius, au scénario et à l'écran
Evoqué plus tôt ce samedi, Volontaire est le résultat de deux ans de collaboration d'écriture de
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mardi 16 février 2016
13 hours : un concentré d'action à ne pas rater
On avait eu quelques déceptions dans les derniers films d'action produits à Hollywood : du sang et
mardi 17 février 2015
American Sniper : déception possible
Le livre de Chris Kyle (1) sur sa vie de sniper chez les Navy Seals proposait une immersion
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mercredi 27 novembre 2013
L'Indo en VO
Le cycle Indochine au musée de l'Armée, ce sont aussi des films et documentaires diffusées nuitamment sous
mardi 21 mai 2013
Embedded avec les avions
Eric Magnan, qui avait réalisé les images aériennes des Chevaliers du Ciel vient de terminer un film consacré à la Patrouille de France. Une production plutôt riche pour un documentaire (environ un million d'euros). Mais surtout une nouvelle étape dans la carrière du réalisateur, qui livre son envie de passer au long métrage de cinéma. A suivre.
A quand remonte votre projet ?
La genèse exacte est un mail du leader de la PAF 2012, Gauthier Dewas, qui m'avait envoyé un mail en avril 2012. Il souhaitait que l'on puisse tourner un documentaire filmé comme l'avaient été les Chevaliers du Ciel. Mais la saison allait bientôt commencer, et il fallait donc que le tournage commence lui aussi très rapidement. Ce n'était donc pas possible de la financer classiquement via le CNC (centre national de la cinématographie). On l'a donc financé nous-mêmes à hauteur de 50% et on a demandé à l'armée de l'air s'il était possible d'y associer des partenariaires privés. L'armée de l'air a donné son accord pour autant que ces partenaires soient légitimes, qu'ils aient un rapport avec la Patrouille, ou l'aéronautique.
Pas un fabriquant de produits alimentaires par exemple...
Oui. On a donc réuni autour de ce projet Dassault Aviation, Safran, Airbus, Total, Breitling, Daher-Soacata, Eurocopter et Martin-Baker.
Quel budget avez-vous réussi à générer pour cette production ? Et ce tour de table a-t-il été difficile à réunir ?
La production s'élève à un million d'euros pour 62 minutes de film, et les bonus. Nous avons apporté 50% et les partenaires privés le solde. Cela n'a pas été très dur, en tout cas moins que je pouvais le penser.
Quand avez-vous tourné?
La préparation a été assez rapide et on a ensuite tourné 90 jours avec la PAF dans toute la France. Il n'y avait pas de meeting à l'étranger l'an dernier. On a d'abord tourné à Salon, puis à Hyères, à Chamonix, à Avord, Creil pour le 14 juillet et Poitiers. Des documentaires avaient déjà été faits sur la PAF, j'en avais réalisé un pour France Télévision. L'idée, cette fois était de le tourner plus comme un film de cinéma, qui aille au-delà du 60e anniversaire. On a mis au point une monture pour aller sous l'Alpha Jet, qu'on a certifié aéronautique. Et on a utilisé la Corvette d'Aerovision, qui est aussi partenaire du film, pour capter des vols particuliers. On a pu ainsi associer la PAF avec deux Rafale, l'A400M, l'A380, un TBM850, un Airbus d'Air France... L'idée est bien de faire l'objet le plus qualitatif possible. Les bonus ont été pensés avant le tournage. On découvre la totalité du briefing, ce qui était impossible à loger dans le film lui-même, mais aussi les images d'une caméra installée sur le casque du leader, avec le son associé.
Combien de vols avez-vous tourné, au final ?
Quatre ou cinq vols en place arrière, et sept vols avec la Corvette.
Quand le film sort-il ?
Il est en fait déjà en précommande sur Amazon, mais il ne sera présenté et disponible à la vente que pendant le salon du Bourget.
Etes-vous déjà sur d'autres projets aéronautiques ?
Oui, on a un projet sur l'espace privé aux Etats-Unis, et un nouveau film pour Breitling.
Et un projet au cinéma, après y avoir goûté, dans les Chevaliers du Ciel ?
Oui, ca titille. On y réfléchit très fort avec François-Olivier Robin, mon associé dans AirborneFilms. Nous avons cet envie de produire un long métrage.
Une des photos réalisées lors du tournage (Photo F.Lancelot/Airbus Military).
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jeudi 9 mai 2013
Les paras et le tankiste
La machine à films vient de sortir deux films de genre en DVD. "Saint et Soldiers, l'honneur des
dimanche 31 mars 2013
Nom de code Géronimo
Tourné au Nouveau Mexique, près de Santa Fé, Nom de Code Geronimo de John Stockwell défend son rang, par rapport au blogbuster
mercredi 14 mars 2012
Pierre Schoendoerffer est mort (actualisé)
L'écrivain et cinéaste Pierre Schoendoerffer est mort à l'âge de 83 ans, quelques mois seulement après le décès d'un de ses acteurs fériches, Bruno Crémer (l'adjudant Willsdorf de La 317e section), le 8 août 2010.
Il laisse derrière lui une oeuvre tournée vers les militaires qu'il avait cotoyés en Indochine, comme caméraman du cinéma aux armées.
Le ministère ne lui a rendu pour l'instant aucun hommage. Voici ce qu'en a dit le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, et grand connaisseur de cinéma : "Dans ses fictions, cette rigueur se retrouvait aisément dans les personnages, pudiques et tourmentés par l'observance de leur morale. Ses héros à la nostalgie amère, proches de ceux de John Ford et de Raoul Walsh, étaient dépeints dans leurs contradictions avec une sensibilité et justesse sans égales.
Marin, parachutiste, reporter de guerre et prisonnier, Pierre Schoendorffer laissera à jamais la trace d’un homme hanté par la guerre et ses conséquences sur notre humanité."
Bénédicite Chéron consacre au cinéaste un livre éponyme, aux éditions du CNRS (1).
Il restera comme un documentariste au contact, dans La section Anderson (1967), filmant au Vietnam le premier officier noir sorti de West Point. Deux ans plus tôt, il a tourné La 317e section, avec Jacques Perrin et Bruno Crémer. Perrin rempile en 1977 pour Le Crabe-Tambour, puis l'Honneur d'un Capitaine, en 1982, puis Là-Haut, en 2004.
En 1992, Dien Bien Phu marque sa filmographie, sur les musiques de Georges Delerue.
Deux fils Schoendoerffer étaient réunis en 2004 dans Agents Secrets -racontant une mission de la DGSE- : Frédéric à la caméra, et Ludovic de l'autre côté, comme nageur.
(1) l'ayant reçu seulement ce matin, il m'est impossible d'avoir un avis sur ce travail. Mon camarade Olivier Fourt l'avait interviewée il y a quinze jours : on peut entendre l'auteure ici.
Il laisse derrière lui une oeuvre tournée vers les militaires qu'il avait cotoyés en Indochine, comme caméraman du cinéma aux armées.
Le ministère ne lui a rendu pour l'instant aucun hommage. Voici ce qu'en a dit le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, et grand connaisseur de cinéma : "Dans ses fictions, cette rigueur se retrouvait aisément dans les personnages, pudiques et tourmentés par l'observance de leur morale. Ses héros à la nostalgie amère, proches de ceux de John Ford et de Raoul Walsh, étaient dépeints dans leurs contradictions avec une sensibilité et justesse sans égales.
Marin, parachutiste, reporter de guerre et prisonnier, Pierre Schoendorffer laissera à jamais la trace d’un homme hanté par la guerre et ses conséquences sur notre humanité."
Bénédicite Chéron consacre au cinéaste un livre éponyme, aux éditions du CNRS (1).
Il restera comme un documentariste au contact, dans La section Anderson (1967), filmant au Vietnam le premier officier noir sorti de West Point. Deux ans plus tôt, il a tourné La 317e section, avec Jacques Perrin et Bruno Crémer. Perrin rempile en 1977 pour Le Crabe-Tambour, puis l'Honneur d'un Capitaine, en 1982, puis Là-Haut, en 2004.
En 1992, Dien Bien Phu marque sa filmographie, sur les musiques de Georges Delerue.
Deux fils Schoendoerffer étaient réunis en 2004 dans Agents Secrets -racontant une mission de la DGSE- : Frédéric à la caméra, et Ludovic de l'autre côté, comme nageur.
(1) l'ayant reçu seulement ce matin, il m'est impossible d'avoir un avis sur ce travail. Mon camarade Olivier Fourt l'avait interviewée il y a quinze jours : on peut entendre l'auteure ici.
mercredi 21 décembre 2011
Forces spéciales : 260.000 entrées (seulement)
Pour ne pas avoir trouvé son public dès la première semaine, le film Forces spéciales a vu son exposition dans les salles réduite de 65% dès la 2e semaine. Les résultats s'en sont ressentis : après 130.000 entrées sur les sept premiers jours, il n'y en avait plus que la moitié (60.000) la semaine suivante.
Au final, le film n'aurait pas attiré plus de 260.000 spectateurs, selon la production.
Presque logiquement, le film connaît par contre une belle exposition à l'étranger : 30 pays l'ont déjà acheté, du "jamais-vu pour un premier film" affirme la production.
Au final, le film n'aurait pas attiré plus de 260.000 spectateurs, selon la production.
Presque logiquement, le film connaît par contre une belle exposition à l'étranger : 30 pays l'ont déjà acheté, du "jamais-vu pour un premier film" affirme la production.
dimanche 13 novembre 2011
L'autre vie de Forces spéciales
Alors que les recettes de sorties en salle semblent compromises, en France (1), Forces Spéciales a déjà commencé sa deuxième vie, à l'étranger. Il ne faut pas exclure des meilleures situations dans d'autres pays, où ce type de film est un film de genre, en Russie et en Suisse, où le film est déjà projeté. Le film est aussi sorti en Belgique mercredi dernier, et sortira prochainement au Brésil.
Le DVD sera disponible le 6 mars, accompagné d'un making-of. Le réalisateur n'a pas exclu, mercredi, en recontrant des fans, à Paris, d'apporter quelques touches au montage de cette version DVD.
Malgré les résultats inattendus de la vente du film à l'étranger, aucun chaîne hertzienne française ne l'a retenue pour l'instant. Et les résultats en salles françaises ne devraient pas accélérer le processus.
(1) les mauvais résultats enregistrés en première semaine ont déjà eu un impact direct sur la réduction du nombre de salles, qui va devenir de plus en plus dur à trouver.
Le DVD sera disponible le 6 mars, accompagné d'un making-of. Le réalisateur n'a pas exclu, mercredi, en recontrant des fans, à Paris, d'apporter quelques touches au montage de cette version DVD.
Malgré les résultats inattendus de la vente du film à l'étranger, aucun chaîne hertzienne française ne l'a retenue pour l'instant. Et les résultats en salles françaises ne devraient pas accélérer le processus.
(1) les mauvais résultats enregistrés en première semaine ont déjà eu un impact direct sur la réduction du nombre de salles, qui va devenir de plus en plus dur à trouver.
vendredi 11 novembre 2011
(Les) Forces spéciales pas suffisamment visibles
Stéphane Rybojad en tournage, dans un Caracal de l'EH 1.67 Pyrénées, à Kaboul. (crédit : Memento)
Un peu à l'image des vraies, Forces Spéciales n'a pas réussi à sortir de l'ombre, depuis sa sortie en salles, le 2 novembre. Le réalisateur et co-scénariste, Stéphane Rybojad, n'a pas caché sa déception, mercredi soir, en recevant dans ses locaux plusieurs fans qui avaient répondu à son appel sur Facebook.
Sans acrimonie, l'auteur de ce premier film a constaté un bilan modeste : 130.000 spectateurs seulement ont fait le déplacement en une semaine, ce qui indique clairement que les militaires eux-mêmes ne se sont curieusement pas mobilisés, alors que ce film leur rend clairement hommage à tous, au travers des six commandos (quatre marins de Trépel, un commando du 1er RPIMa et un sniper de la 11 alpha/CPA10.
Le film paie sans doute clairement le pari d'avoir voulu faire un film sur le temps présent, or l'Afghanistan, ce film le confirme, ne parle pas aux Français. Et donc, pas forcément à tous les militaires non plus.
Tourné en Afghanistan plutôt qu'au Maroc -la production aurait souhaité ce pays, moins risqué et moins loin, donc moins cher-, le film ne manque pas de réalisme dans ses décors. Mais cela non plus n'aura pas été relevé. Pas plus par le public que par la critique.
Pas plus le pari de mettre un Béninois en tête d'affiche, et à la tête du commando. Le réalisateur a justifié son choix par la réalité courant au COS et dans l'armée -la couleur de peau n'empêche pas la montée en grade, en France en 2011, tout le monde peut-il en dire autant (1)- et par les qualités intrinsèques de l'acteur.
Malgré une virulence rare contre la presse lisible sur le Facebook du film, le réalisateur a appelé à la raison, constatant que lui-même aurait dû insister plus sur l'aventure humaine qu'à constitué le tournage.
Conséquence, les médias n'auront pas vraiment mobilisé : trois couvertures dans la presse féminine, et trois sujets télé, a-t-on récensé à la production.
Bref, pas une lame de fond, alors que les films déboulent à l'affiche actuellement.
Faute d'avoir su mobiliser sur un film, le premier sur l'Afghanistan, sur les forces spéciales, et le premier tout court depuis longtemps, l'armée va prendre en pleine face des sujets qui risquent de lui être autrement plus pénibles : le 16, la sortie en salle du film de Matthieu Kassovitz, suivi, le 27, de l'émission Pièces à conviction, sur l'Afghanistan.
A mes lecteurs, une petite clarification :
Quand ils sont à court d'arguments, les perfides croient toujours que la bêtise sera plus performante. Je leur répondrai par ces quelques lignes : la rédaction d'un livre sur le film Forces spéciales ne m'a pas enlevé tout sens critique sur le film éponyme, il ne suffit que de lire tous les posts que je lui ai consacré, sur ce blog, depuis des mois, ou mes textes dans ce même livre. Mon appréciation de ce film, juste à défaut d'être totalement exact -c'est un film de cinéma, pas un documentaire sur le COS en Afghanistan-, est fondée sur les réalités que j'ai pu moi-même observer en Afghanistan, ou lors de reportages au sein des unités de forces spéciales. On peut proposer aux tenants de la critique gratuite d'aller vérifier tout cela en Afghanistan par leurs yeux, mais je crains que nous ne manquions de volontaires.
Et si cela peut libérer les esprits, c'est mon éditeur qui a pré-financé mon travail, prenant en cela un risque évident (merci François !), et la production n'a pas pré-acheté le moindre livre : tout repose, comme sur le film, sur la curiosité du public.
Sur ce blog, sur ce livre, et sur mes supports de presse payante, personne ne m'a jamais acheté, et je poursuivrai avec délices ceux qui pourraient avoir, désormais, la délicatesse de l'écrire, ou de le sous-entendre.
Merci de votre intérêt pour cette liberté totale.
(1) plusieurs exemples éclairants, notamment dans les forces spéciales air et marine démontrent cette réalité.
Un peu à l'image des vraies, Forces Spéciales n'a pas réussi à sortir de l'ombre, depuis sa sortie en salles, le 2 novembre. Le réalisateur et co-scénariste, Stéphane Rybojad, n'a pas caché sa déception, mercredi soir, en recevant dans ses locaux plusieurs fans qui avaient répondu à son appel sur Facebook.
Sans acrimonie, l'auteur de ce premier film a constaté un bilan modeste : 130.000 spectateurs seulement ont fait le déplacement en une semaine, ce qui indique clairement que les militaires eux-mêmes ne se sont curieusement pas mobilisés, alors que ce film leur rend clairement hommage à tous, au travers des six commandos (quatre marins de Trépel, un commando du 1er RPIMa et un sniper de la 11 alpha/CPA10.
Le film paie sans doute clairement le pari d'avoir voulu faire un film sur le temps présent, or l'Afghanistan, ce film le confirme, ne parle pas aux Français. Et donc, pas forcément à tous les militaires non plus.
Tourné en Afghanistan plutôt qu'au Maroc -la production aurait souhaité ce pays, moins risqué et moins loin, donc moins cher-, le film ne manque pas de réalisme dans ses décors. Mais cela non plus n'aura pas été relevé. Pas plus par le public que par la critique.
Pas plus le pari de mettre un Béninois en tête d'affiche, et à la tête du commando. Le réalisateur a justifié son choix par la réalité courant au COS et dans l'armée -la couleur de peau n'empêche pas la montée en grade, en France en 2011, tout le monde peut-il en dire autant (1)- et par les qualités intrinsèques de l'acteur.
Malgré une virulence rare contre la presse lisible sur le Facebook du film, le réalisateur a appelé à la raison, constatant que lui-même aurait dû insister plus sur l'aventure humaine qu'à constitué le tournage.
Conséquence, les médias n'auront pas vraiment mobilisé : trois couvertures dans la presse féminine, et trois sujets télé, a-t-on récensé à la production.
Bref, pas une lame de fond, alors que les films déboulent à l'affiche actuellement.
Faute d'avoir su mobiliser sur un film, le premier sur l'Afghanistan, sur les forces spéciales, et le premier tout court depuis longtemps, l'armée va prendre en pleine face des sujets qui risquent de lui être autrement plus pénibles : le 16, la sortie en salle du film de Matthieu Kassovitz, suivi, le 27, de l'émission Pièces à conviction, sur l'Afghanistan.
A mes lecteurs, une petite clarification :
Quand ils sont à court d'arguments, les perfides croient toujours que la bêtise sera plus performante. Je leur répondrai par ces quelques lignes : la rédaction d'un livre sur le film Forces spéciales ne m'a pas enlevé tout sens critique sur le film éponyme, il ne suffit que de lire tous les posts que je lui ai consacré, sur ce blog, depuis des mois, ou mes textes dans ce même livre. Mon appréciation de ce film, juste à défaut d'être totalement exact -c'est un film de cinéma, pas un documentaire sur le COS en Afghanistan-, est fondée sur les réalités que j'ai pu moi-même observer en Afghanistan, ou lors de reportages au sein des unités de forces spéciales. On peut proposer aux tenants de la critique gratuite d'aller vérifier tout cela en Afghanistan par leurs yeux, mais je crains que nous ne manquions de volontaires.
Et si cela peut libérer les esprits, c'est mon éditeur qui a pré-financé mon travail, prenant en cela un risque évident (merci François !), et la production n'a pas pré-acheté le moindre livre : tout repose, comme sur le film, sur la curiosité du public.
Sur ce blog, sur ce livre, et sur mes supports de presse payante, personne ne m'a jamais acheté, et je poursuivrai avec délices ceux qui pourraient avoir, désormais, la délicatesse de l'écrire, ou de le sous-entendre.
Merci de votre intérêt pour cette liberté totale.
(1) plusieurs exemples éclairants, notamment dans les forces spéciales air et marine démontrent cette réalité.
mardi 8 novembre 2011
"Ainsi va le monde", le blog
C'est ainsi que dans son studio de RFO, en 1985, Henri Weill concluait son jité : "ainsi va le monde" ! Il récidive avec la même formule, mais cette fois en ouverture de son blog, dans lequel il restitue quelques éléments des évènements d'Ouvéa, en 1988. A une semaine de la sortie en salle du film de Matthieu Kassovitz, des éléments qui ne sont pas inutiles.
A l'époque, Henri Weill avait écrit le très documenté "Opération Victor, GIGN et services sercrets dans le Pacifique (Editions Universelles)"... avant d'écrire, en 2011, "Légionnaires".
A l'époque, Henri Weill avait écrit le très documenté "Opération Victor, GIGN et services sercrets dans le Pacifique (Editions Universelles)"... avant d'écrire, en 2011, "Légionnaires".
mardi 1 novembre 2011
L'aventure intérieure
Un peu comme le film éponyme, le livre Forces Spéciales, qui sort officiellement en librairie jeudi n'aurait pas dû voir le jour. Mon éditeur, François de Saint-Exupery me l'a proposé fin juillet pour des textes qui devaient être rendus un mois et demi plus tard. Même à l'échelle de l'édition, c'est court. Et comme il a rigolé en le disant, j'ai compris qu'il valait mieux les rendre en avance, ce qui fut fait, d'ailleurs (1).
Pas simple, car en France, en août, tout s'arrête, ou presque : les acteurs, les vendeurs de taille-crayon, les... allez non, je ne balance pas, on va croire que je m'acharne.
On l'a fait, quand même. En plein mois d'août, Marius a été le premier à répondre à mes questions sur cette aventure humaine qu'il avait vécue, avec ce film. Retrouver un réalisateur qu'il avait pourtant ignoré totalement au début du tournage de A l'école des Bérets Verts, avant de lui promettre, bien plus tard qu'il répondrait si un jour il le rappelait. Marius que j'avais croisé une première fois à Ouistreham, un mois de juin, avant que son visage ne devienne un emblème de rectitude transposé à l'écran dans un documentaire, puis un film de Stéphane Rybojad. L'instructeur du Maître de guerre changeait de tee-shirt tous les jours pour berner ses élèves des Marines Recon, Marius, l'ancien du commando Montfort, lui, parle. Et ses élèves percutent. Mon interview avec lui est la plus intense du livre. La plus courte aussi. Mais chaque mot compte, avec Marius.
Ensuite, j'ai pu interroger Jackie. L'ancien officier du 2e REP, devenu homme de com' (ci-dessus, avec Marius), est promu ambassadeur de France dans ce film. C'est un hasard et non, car il aura contribué à tenir ce film à bout de bras. A sa façon. De conseiller technique, il a muté coach, directeur de la sécurité, logisticien... Je ne sais que dire de plus : si, ceci, l'armée n'a pas su ce qu'elle a perdu quand elle l'a perdu -définitivement-, au mois de juillet. Avec une grande humilité, Jackie raconte comment ce film est né, comment il s'est tourné. Incontournable.
Puis vint Alain, l'autre Alain (Figlarz). Grâce à Robert (merci encore) j'ai pu entrer en contact avec Alain qui, de toute l'équipe, m'a consacré le plus de temps. Un témoignage truculent, haut en couleurs, et souvent en finesse pour ce comédien avant tout connu pour ses cascades. Suivez ce commando, dans le film : il y a d'autres rôles pour cet Alain-là aussi. Pas dans la suite de Forces spéciales, en tout cas.
J'ai terminé ce round d'interviews par le réalisateur lui-même, que j'avais brièvement rencontré fin juillet. Un mois après, Stéphane était déjà tendu par les premières projos. La presse cinéma n'avait rien de conquise, avec déjà des reproches qui ont poursuivi le film depuis. Des mots un peu grotesques (propagande, etc) qui font sourire quand on voit les films d'exception que le cinéma français a sorti ces dernières années (c'est du second degré...)
Pendant un peu plus d'une heure, un soir, on a donc parlé d'autre chose que les critiques, qui n'ont pas eu forcément tous la chance d'aller mettre un orteil en Afghanistan -les opex sont à... Cannes-, et on a remonté le Mekong.
Paradoxalement, le plus facile, dans ce livre, aura été d'écrire sur les sources d'inspiration de ce film : les forces spéciales elles-mêmes. Signaler telle invraisemblance du film (2). Relier telle histoire du film à telle réalité. Ecrire sur ces commandos qui détestent qu'on parle d'eux... en espérant quand même qu'on parle, un jour, d'une façon juste de leur travail. Comme dans le film, la haine de la presse chez quelques uns égale néanmoins la capacité de la grande majorité à faire dans le discernement. Comme tous les militaires, aujourd'hui, leur principale préoccupation porte aujourd'hui sur le manque de reconnaissance.
Pour en avoir croisé quelques uns dans le passé, accompagné des vétérans des commandos marine de 1944 à Spean Bridge en 2004, et avoir connu une année 2011 particulièrement riche en opérations spéciales, ces pages n'ont pas été dures à écrire. Sahel, Côte d'Ivoire, Libye et Afghanistan -deux morts chez les commandos marine depuis décembre, onze commandos du COS en tout depuis 2004- : on peut raisonnablement apprécier de disposer d'un outil aussi réactif.
Bonne lecture, et rendez-vous, bientôt, pour d'autres écrits du troisième type.
(1) à coup d'injections massives de caféine : ce qui me valut de racheter un deuxième portable après que le premier ait succombé aux projections de la dite caféine suivie d'une belle chute (sans oxy).
(2) Evidemment ce film est passé par le tamis d'une production, il a fallu injecter trois mesures de pathos, deux de beaux gosses. Voire de l'invraisemblable (les deux talibans qui participent à la confection d'une tombe). Mais ce film est juste.
Forces Spéciales, Editions Nimrod, 34,90 EUR.
Pas simple, car en France, en août, tout s'arrête, ou presque : les acteurs, les vendeurs de taille-crayon, les... allez non, je ne balance pas, on va croire que je m'acharne.
On l'a fait, quand même. En plein mois d'août, Marius a été le premier à répondre à mes questions sur cette aventure humaine qu'il avait vécue, avec ce film. Retrouver un réalisateur qu'il avait pourtant ignoré totalement au début du tournage de A l'école des Bérets Verts, avant de lui promettre, bien plus tard qu'il répondrait si un jour il le rappelait. Marius que j'avais croisé une première fois à Ouistreham, un mois de juin, avant que son visage ne devienne un emblème de rectitude transposé à l'écran dans un documentaire, puis un film de Stéphane Rybojad. L'instructeur du Maître de guerre changeait de tee-shirt tous les jours pour berner ses élèves des Marines Recon, Marius, l'ancien du commando Montfort, lui, parle. Et ses élèves percutent. Mon interview avec lui est la plus intense du livre. La plus courte aussi. Mais chaque mot compte, avec Marius.
Ensuite, j'ai pu interroger Jackie. L'ancien officier du 2e REP, devenu homme de com' (ci-dessus, avec Marius), est promu ambassadeur de France dans ce film. C'est un hasard et non, car il aura contribué à tenir ce film à bout de bras. A sa façon. De conseiller technique, il a muté coach, directeur de la sécurité, logisticien... Je ne sais que dire de plus : si, ceci, l'armée n'a pas su ce qu'elle a perdu quand elle l'a perdu -définitivement-, au mois de juillet. Avec une grande humilité, Jackie raconte comment ce film est né, comment il s'est tourné. Incontournable.
Puis vint Alain, l'autre Alain (Figlarz). Grâce à Robert (merci encore) j'ai pu entrer en contact avec Alain qui, de toute l'équipe, m'a consacré le plus de temps. Un témoignage truculent, haut en couleurs, et souvent en finesse pour ce comédien avant tout connu pour ses cascades. Suivez ce commando, dans le film : il y a d'autres rôles pour cet Alain-là aussi. Pas dans la suite de Forces spéciales, en tout cas.
J'ai terminé ce round d'interviews par le réalisateur lui-même, que j'avais brièvement rencontré fin juillet. Un mois après, Stéphane était déjà tendu par les premières projos. La presse cinéma n'avait rien de conquise, avec déjà des reproches qui ont poursuivi le film depuis. Des mots un peu grotesques (propagande, etc) qui font sourire quand on voit les films d'exception que le cinéma français a sorti ces dernières années (c'est du second degré...)
Pendant un peu plus d'une heure, un soir, on a donc parlé d'autre chose que les critiques, qui n'ont pas eu forcément tous la chance d'aller mettre un orteil en Afghanistan -les opex sont à... Cannes-, et on a remonté le Mekong.
Paradoxalement, le plus facile, dans ce livre, aura été d'écrire sur les sources d'inspiration de ce film : les forces spéciales elles-mêmes. Signaler telle invraisemblance du film (2). Relier telle histoire du film à telle réalité. Ecrire sur ces commandos qui détestent qu'on parle d'eux... en espérant quand même qu'on parle, un jour, d'une façon juste de leur travail. Comme dans le film, la haine de la presse chez quelques uns égale néanmoins la capacité de la grande majorité à faire dans le discernement. Comme tous les militaires, aujourd'hui, leur principale préoccupation porte aujourd'hui sur le manque de reconnaissance.
Pour en avoir croisé quelques uns dans le passé, accompagné des vétérans des commandos marine de 1944 à Spean Bridge en 2004, et avoir connu une année 2011 particulièrement riche en opérations spéciales, ces pages n'ont pas été dures à écrire. Sahel, Côte d'Ivoire, Libye et Afghanistan -deux morts chez les commandos marine depuis décembre, onze commandos du COS en tout depuis 2004- : on peut raisonnablement apprécier de disposer d'un outil aussi réactif.
Bonne lecture, et rendez-vous, bientôt, pour d'autres écrits du troisième type.
(1) à coup d'injections massives de caféine : ce qui me valut de racheter un deuxième portable après que le premier ait succombé aux projections de la dite caféine suivie d'une belle chute (sans oxy).
(2) Evidemment ce film est passé par le tamis d'une production, il a fallu injecter trois mesures de pathos, deux de beaux gosses. Voire de l'invraisemblable (les deux talibans qui participent à la confection d'une tombe). Mais ce film est juste.
Forces Spéciales, Editions Nimrod, 34,90 EUR.
lundi 3 octobre 2011
Tic-Tac à Ouest-France
Benoît Magimel, qui campe Tic-Tac, un para du 1er RPIMa dans le film Forces spéciales sera l'invité de la rédaction du quotidien Ouest-France, le 13 octobre prochain. Les lecteurs du journal peuvent rencontrer l'acteur à cette occasion après avoir postulé sur le mail suivant, avant le 7 octobre au soir (benoit.magimel@ouest-france.fr) et laissé adresse, téléphone et... motivations.
jeudi 29 septembre 2011
Des places pour Forces Spéciales
La société EMD propose à ceux qui fréquenteront le salon Milipol de gagner des places pour l'avant-première parisienne du film Forces Spéciales, le 20 octobre. Renseignements sur le site internet de la société.
mardi 20 septembre 2011
A Jonathan, Benjamin, aux soldats... et aux reporters (corrigé)
Après 1h52 de film, voilà la dédicace que le réalisateur du film forces spéciales a souhaité inscrire en début de générique. Stéphane Rybojad dédie son film aux deux derniers commandos marine tués en Afghanistan, ainsi qu'aux 73 autres soldats qui ont laissé la vie sur place. Mais aussi donc, aux reporters, l'autre fil rouge de son film.
Cette double dédicace peut sembler étrange quand on connaît l'amour imodéré qui lie les populations militaires et médiatiques, et dont le film délivre d'ailleurs quelques tranches crédibles. Mais le réalisateur, qui n'a pas choisi de faire dans la facilité, tient à cette dédicace, comme à son choix d'un premier rôle africain, ou de l'Afghanistan comme personnage à part entière. Et (pire que tout), de faire un film sur les militaires dans un pays où c'est devenu tellement rare qu'il y a forcément des raisons à cela.
Des choix courageux, mais qui semblent avoir rendu difficile la commercialisation du film sur les chaînes hertziennes, en France.
Comme souvent, c'est donc le public qui tranchera, la presse n'ayant pas livré non plus, pour l'instant ses augures, ce qui n'est pas forcément bon signe non plus.
Hier, lors d'une projection de presse, aucun sentiment général dans la salle n'a transparu. Ni pendant le film, ni à l'issue.
Public moins rétif, ce soir, avec une projection privée pour les forces spéciales. Les vraies, cette fois.
(1) Il s'agit des maîtres Benjamin Bourdet du commando Jaubert (il a été promu à titre posthume ce vendredi) et Jonathan Lefort, du CTLO Trépel. Ces deux commandos marine appartenaient au GFS Jehol.
Cette double dédicace peut sembler étrange quand on connaît l'amour imodéré qui lie les populations militaires et médiatiques, et dont le film délivre d'ailleurs quelques tranches crédibles. Mais le réalisateur, qui n'a pas choisi de faire dans la facilité, tient à cette dédicace, comme à son choix d'un premier rôle africain, ou de l'Afghanistan comme personnage à part entière. Et (pire que tout), de faire un film sur les militaires dans un pays où c'est devenu tellement rare qu'il y a forcément des raisons à cela.
Des choix courageux, mais qui semblent avoir rendu difficile la commercialisation du film sur les chaînes hertziennes, en France.
Comme souvent, c'est donc le public qui tranchera, la presse n'ayant pas livré non plus, pour l'instant ses augures, ce qui n'est pas forcément bon signe non plus.
Hier, lors d'une projection de presse, aucun sentiment général dans la salle n'a transparu. Ni pendant le film, ni à l'issue.
Public moins rétif, ce soir, avec une projection privée pour les forces spéciales. Les vraies, cette fois.
(1) Il s'agit des maîtres Benjamin Bourdet du commando Jaubert (il a été promu à titre posthume ce vendredi) et Jonathan Lefort, du CTLO Trépel. Ces deux commandos marine appartenaient au GFS Jehol.
vendredi 16 septembre 2011
Les avant-premières du film Forces Spéciales
Le Facebook du site Forces spéciales annonce les lieux et dates des avants-premières qui se tiendront en France avant la sortie nationale, le 2 novembre : le 29 septembre à Lille (Kinepolis de Lhomme), le 6 octobre à Toulon (Pathé Grandcielà et à Marseille (Les trois palmes), le 13 octobre à Rennes (Gaumont), le 14 octobre à Toulouse (Gaumont Wilson), le 15 octobre à Saint-Jean de Luz (clotûre du festival) et le 20 octobre à Paris.
A chaque fois, des membres de l'équipe du film sont annoncés.
A noter qu'un déplacement de Diane Kruger en Afghanistan, peut-être doublé d'une projection, a dû être abandonné.
A chaque fois, des membres de l'équipe du film sont annoncés.
A noter qu'un déplacement de Diane Kruger en Afghanistan, peut-être doublé d'une projection, a dû être abandonné.
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