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vendredi 11 novembre 2011

(Les) Forces spéciales pas suffisamment visibles

Stéphane Rybojad en tournage, dans un Caracal de l'EH 1.67 Pyrénées, à Kaboul. (crédit : Memento)

Un peu à l'image des vraies, Forces Spéciales n'a pas réussi à sortir de l'ombre, depuis sa sortie en salles, le 2 novembre. Le réalisateur et co-scénariste, Stéphane Rybojad, n'a pas caché sa déception, mercredi soir, en recevant dans ses locaux plusieurs fans qui avaient répondu à son appel sur Facebook.
Sans acrimonie, l'auteur de ce premier film a constaté un bilan modeste : 130.000 spectateurs seulement ont fait le déplacement en une semaine, ce qui indique clairement que les militaires eux-mêmes ne se sont curieusement pas mobilisés, alors que ce film leur rend clairement hommage à tous, au travers des six commandos (quatre marins de Trépel, un commando du 1er RPIMa et un sniper de la 11 alpha/CPA10.  
Le film paie sans doute clairement le pari d'avoir voulu faire un film sur le temps présent, or l'Afghanistan, ce film le confirme, ne parle pas aux Français. Et donc, pas forcément à tous les militaires non plus.
Tourné en Afghanistan plutôt qu'au Maroc -la production aurait souhaité ce pays, moins risqué et moins loin, donc moins cher-, le film ne manque pas de réalisme dans ses décors. Mais cela non plus n'aura pas été relevé. Pas plus par le public que par la critique.
Pas plus le pari de mettre un Béninois en tête d'affiche, et à la tête du commando. Le réalisateur a justifié son choix par la réalité courant au COS et dans l'armée -la couleur de peau n'empêche pas la montée en grade, en France en 2011, tout le monde peut-il en dire autant (1)- et par les qualités intrinsèques de l'acteur.
Malgré une virulence rare contre la presse lisible sur le Facebook du film, le réalisateur a appelé à la raison, constatant que lui-même aurait dû insister plus sur l'aventure humaine qu'à constitué le tournage.
Conséquence, les médias n'auront pas vraiment mobilisé : trois couvertures dans la presse féminine, et trois sujets télé, a-t-on récensé à la production.
Bref, pas une lame de fond, alors que les films déboulent à l'affiche actuellement.
Faute d'avoir su mobiliser sur un film, le premier sur l'Afghanistan, sur les forces spéciales, et le premier tout court depuis longtemps, l'armée va prendre en pleine face des sujets qui risquent de lui être autrement plus pénibles : le 16, la sortie en salle du film de Matthieu Kassovitz, suivi, le 27, de l'émission Pièces à conviction, sur l'Afghanistan.

A mes lecteurs, une petite clarification :
Quand ils sont à court d'arguments, les perfides croient toujours que la bêtise sera plus performante. Je leur répondrai par ces quelques lignes : la rédaction d'un livre sur le film Forces spéciales ne m'a pas enlevé tout sens critique sur le film éponyme, il ne suffit que de lire tous les posts que je lui ai consacré, sur ce blog, depuis des mois, ou mes textes dans ce même livre. Mon appréciation de ce film, juste à défaut d'être totalement exact -c'est un film de cinéma, pas un documentaire sur le COS en Afghanistan-, est fondée sur les réalités que j'ai pu moi-même observer en Afghanistan, ou lors de reportages au sein des unités de forces spéciales. On peut proposer aux tenants de la critique gratuite d'aller vérifier tout cela en Afghanistan par leurs yeux, mais je crains que nous ne manquions de volontaires.
Et si cela peut libérer les esprits, c'est mon éditeur qui a pré-financé mon travail, prenant en cela un risque évident (merci François !), et la production n'a pas pré-acheté le moindre livre : tout repose, comme sur le film, sur la curiosité du public.
Sur ce blog, sur ce livre, et sur mes supports de presse payante, personne ne m'a jamais acheté, et je poursuivrai avec délices ceux qui pourraient avoir, désormais, la délicatesse de l'écrire, ou de le sous-entendre.
Merci de votre intérêt pour cette liberté totale.

(1) plusieurs exemples éclairants, notamment dans les forces spéciales air et marine démontrent cette réalité.