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mardi 14 novembre 2017

Aux EFS, Parly mesure la coopération régionale

La ministre a visité ce matin les Eléments français au Sénégal (EFS), pendant deux heures, avant de

lundi 30 juillet 2012

Snecma à l'heure anglaise

Simple accord de circonstance symbolique ou début d'alliance structurante, l'avenir le dira : Rolls-Royce et Snecma annoncent conjointement ce soir avoir remporté un contrat (1) avec le MoD pour développer la prochaine génération de propulseurs d'avions de combat. Ce contrat se double d'un accord de coopération avec Dassault Aviation et BAE Systems. C'est une première pour le motoriste national : aucun de ses réacteurs destinés aux chasseurs français n'a été produit en coopération.
Snecma a pourtant une histoire riche en matière de coopération avec General Electric, mais sur un type de réacteur équipant majoritairement des avions civils (2).

Snecma et Rolls-Royce coopèrent déjà ensemble sur le TP400 de l'A400M, avec l'Allemand MTU et l'Espagnol ITP.
Mais d'autres entités du groupe Safran ont un historique plus riche de coopération avec le leader britannnique : Turboméca avait développé dès 1965 le réacteur Adour avec Rolls-Royce, afin d'équiper le Jaguar. Le Britannique participe aussi à la turbine MTR390 du Tigre, et au RTM322 qui équipe les Apache Mk1 britanniques, mais aussi les NH90.

(1) le MoD n'a pas du tout communiqué, lui, sur cet évènement. En tout état de cause, aucun montant, aucun échéancier n'a été divulgué, côté industriel. C'est la co-filliale créée en 2001 qui portera ce contrat.
(2) le CFM-56 a également remotorisé des KC-135, C-135, E-3 et DC-8 militaires.

jeudi 6 janvier 2011

Liam Fox vient manger français

Le ministre de la Défense est reçu à déjeuner jeudi prochain chez Alain Juppé a-t-on appris ce matin. Liam Fox et son homologue doivent notamment mettre en musique l'accord sans précédent de coopération bilatérale signé par Nicolas Sarkozy et le Premier britannique, en fin d'année dernière, avant que l'on reparle de tout cela, plus formellement, lors du sommet franco-britannique du printemps.
Des résultats concrets en matière de drones sont peut-être à attendre, alors qu'Alain Juppé a promis, à Bagram, en visitant l'escadron 1.33 Belfort, des décisions pour le mois de mars. Comme ce blog l'avait évoqué, un achat de Watchkeeper, qui entre en service dans la British Army, n'est peut-être pas non plus à exclure. L'organisation nouvelle adoptée par le 61e RA, le régiment drones de l'armée de terre, séparant exploitation du renseignement et mise en oeuvre des vecteurs facilitant, en tout cas, l'arrivée d'une nouvelle plate-forme.

vendredi 12 novembre 2010

Un peu, beaucoup...

73% de 1.668 votants qui ont pris la peine de répondre à mon sondage de la semaine ont confessé leur profonde inquiétude pour 2011, après les auditions des CEM et la présentation du budget. 23% sont "un peu" inquiets. Saluons les 3% des placides qui eux n'ont aucune inquiétude.
Le deuxième sondage, qui voit traditionnellement -et sans explication-une moindre participation (1.538 votes) interrogeait sur la coopération franco-britanniques. 28% y voient un impact positif, 16%, un impact négatif. 10% ne discernent "aucun impact". Et, comme il s'agit des Britanniques, et pour l'instant, d'un accord porté par des politiques, 43% attendent de voir.

dimanche 12 septembre 2010

La voix des urnes : France/Grande-Bretagne

A part s'échanger des noms d'oiseaux et jouer les uns contre les autres au rugby, Français et Britanniques ont-ils de choses à se dire ? Oui, répondez-vous sur ce blog, avec de gros espoirs en matière de formations des équipages, ou des paras, suggestion que vous avez placé en deuxième position (54%). Même s'il elle n'a pas été placée sur la liste des priorités, par les deux ministres de la défense, lors d'une récente rencontre, à Paris.
Leur sujet-phare, la construction de navire de soutien, emporte votre enthousiasme (58%), très loin devant les autres réponses, les drones (49%, une thématique pas développée à Paris à l'issue de la rencontre Morin-Fox), la mutualisation des flottes de transport et de ravitaillement (48%) et des unités navales communes (13%).
1.097 votes ont été comptabilisés par la machine, une participation donc moyenne comparée aux derniers scrutins. Le sujet intéresse, sans plus.
Depuis hier, un nouveau sujet tourne sur le blog, relatif, cette fois, à la mobilisation d'une association pour défendre la cause des blessés et des morts en Afghanistan, et cette question : iriez-vous battre le pavé pour ces motifs ? Réponse, dans une semaine...

vendredi 20 août 2010

Avec les Américains, la coopération se porte bien

C'est peu connu, mais la coopération avec les Etats-Unis est assez bonne en ce moment. L'aéronavale est traditionnellement le meilleur exemple, puisqu'un officier spécialiste des catapultes niche sur le PACDG à temps complet. Des catapultes qui nécessitent d'ailleurs un lubrifiant spécial qui vient d'outre-Atlantique. Sur le porte-avions figure aussi un officier en échange opérant sur E-2C Hawkeye comme TACCO (coordonnateur tactique), à la flottille 4F et un officier (jusqu'alors féminin) pilote un Dauphin, appareil également mis en oeuvre par les Coastguards américains. Les Américains ont longtemps revendiqué un pilote sur Rafale, mais l'affaire ne s'est pas faite jusqu'à maintenant. En matière d'échanges, la marine est plus prudente, après la perte d'un SEM piloté par un Allemand.
Ces échanges de navigants (1) ont commencé dans les années 80, et auront vu passer quelques pilotes connus, comme l'amiral Xavier Païtard (chef de cabinet militaire du ministre de la Défense, en partance pour Bruxelles) sur A-7 Corsair II ou Laurent Caillard, qui fut le premier COMGAE sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, sur F/A-18.
C'est, évidemment, sans oublier le fait que les chasseurs de l'aéronavale sont formés à NAS Meridian (Mississipi), dans l'US Navy. Où un instructeur français instruit également des recrues américaines...
Au moins un professeur -et une élève, si j'ai de bons yeux- ont également traversé l'Atlantique pour officier à l'école navale. Les deux ont défilé le 14 juillet dernier sur les Champs.
La coopération opérationnelle, difficile à populariser, est elle aussi réelle et féconde, particulièrement et traditionnellement en matière de narcotraffic. Ainsi, les Orion de l'US Navy coopèrent-ils en Méditerranée avec la marine pour cibler les go-fast qui remontent du Maghreb. Ce qui deviendra d'autant plus important, avec la remontée des Atlantique 2 de Nîmes à Lann Bihoué, l'an prochain.
Aux antipodes, la coopération est, on le sait, extrêmement bonne et fructueuse. Entre autres, un Falcon 50M de la 24F détaché aux Antilles en mars dernier a évolué avec des patrouilleurs Beechcraft 200. La lutte contre le narcotraffic repose sur le renseignenement, et c'est un pôle américain, basé à Key West (Floride) qui le diffuse.

(1) l'armée de l'Air a envoyé un pilote sur Blackhawk -déployé en Afghanistan à deux reprises, et médaillé pour bravoure au feu- contre un pilote américain sur Caracal, à Cazaux. En comparaison, un TACCO français opère dans la Royal Navy sur Merlin, et un britannique pilote un Panther, à la 36F.

samedi 17 juillet 2010

France/Grande-Bretagne : verdict en novembre

"Qui se ressemble s'assemble". L'adage prend une fois de plus de l'épaisseur avec les affirmations d'Hervé Morin, face aux députés de la commission de défense, d'un projet de resserrement des liens franco-britanniques. Plus la reconnaissance d'un aveu de manque de finances publiques, des deux côtés de la Manche, qu'une véritable attirance nourrie d'actions proactives. Hervé Morin l'affirme, un "audit" profond des possibilités de coopérations et mutualisations possibles doit être rendu, côté français, fin juillet. Sans exclure des possibilités "d'interdépendances". "Nous confronterons nos copies en novembre", poursuit le ministre, sans exclure "des coopérations même sur des sujets très confidentiels". Comprendre, vraisemblablement, sur les sujets nucléaires, un serpent de mer qui repose sur d'anciens projets de zones de patrouilles pour nos SNLE. Qui peut le plus peut le moins : des coopérations opérationnelles pourraient donc voir le jour, particulièrement sur le dossier très tendu, côté français, des ravitailleurs en vol.
Depuis le succès des coopérations représentées par le programme Jaguar, en 1965, et trois programmes d'hélicoptères (Lynx, Puma, Gazelle) en 1967, les coopérations franco-britanniques n'ont pas été toujours un long fleuve tranquille (1). On se souvient du cauchemar qu'ont représenté les frégates Horizon, du douloureux dossier des porte-avions, qui n'a finalement pas débouché.
Un retour de la coopération franco-britannique plus que symbolique, 70 ans après une année 1940 qui vit Churchill proposer à Reynaud de faire de la France et la Grande-Bretagne qu'un seul et même pays.

(1) Actuellement, la seule coopération porte sur le missile antinavire léger, portée par MBDA.

mardi 13 avril 2010

Morin en Malaisie

Hervé Morin sera la semaine prochaine en Malaisie pour y représenter la France au salon international de l'armement, et éventuellement, signer quelques contrats, nous confirme-t-on dans son entourage. Il empruntera un voie aérienne civile (VAC), comprendre, une ligne régulière, comme il l'avait déjà fait pour se rendre en Amérique du Sud ou en Grèce, ce que ce blog avait signalé à l'époque.
D'autres officiels français se rendront sur place, notamment le patron de l'ALAT, le général Patrick Tanguy, et un des patrons de DCI, le général Xavier De Zuchowicz. L'ALAT a permis la mise sur pied d'une force d'hélicoptère en Malaisie, DCI permettant de former, quant à elle, la sous-marinade locale, au terme d'un programme de cinq ans. La marine malaisienne devant ouvrir prochainement son propre centre de formation.

lundi 12 avril 2010

Nexter créé en Espagne...

... une société avec GTD, Ibersystems de Defensa. Cette joint venture doit porter le contrat de l'armée espagnole VBR 8x8 (vehiculo blindado ruedas) pour autant que ce tandem le gagne, évidemment. L'appel d'offres VBR 8x8 porte sur un milliard d'euros selon Nexter, et concerne déjà une première tranche de 300 véhicules, répartis entre 173 véhicules de transport de troupes, 110 véhicules de combat et 8 véhicules PC. Le contrat est attendu en 2011.
Les 300 ingénieurs de GTD pourraient être amenés à plancher avec ceux de Nexter pour une version locale du VBCI ; c'est Ibersystems de Defensa qui serait également, dans ce scénario, chargé de l'assemblage final.

mardi 5 mai 2009

France/Israël : des hauts et des bas

L’accord conclu entre Atermes et Bental est plutôt rare, entre la France et Israël. D’abord parce que l’industrie rechigne à communiquer sur ses partenariats avec l’Etat hébreu, pour des raisons parfois difficiles à discerner.

Symptomatique, c’est Bental qui a dévoilé ce partenariat, et pas l’inverse.

C’est que bien souvent, l’industrie israélienne est surtout une concurrente sérieuse des leaders français et européens. A l’export, et même, désormais, en France même.

Rafael tente de placer son missile antichar Spike –comme Raytheon avec le Javelin- pour le remplacement du Milan-ADT-ER. Le Spike a raflé l’essentiel des derniers marchés en Europe, et Rafael se verrait bien faire le grand chelem avec la France, terre de missiles par excellence. Sa candidature a d’ailleurs des soutiens, et pas qu’un peu, rive gauche, et rive droite.

L’autre secteur évident, c’est celui de la dronerie. Certains racontent avec aplomb que lors d’une visite de François Léotard, « on » s’était demandé ce qu’on pourrait bien acheter à l’industrie israélienne. Assez vite on était tombé d’accord sur des drones Hunter, qui eurent une carrière honorable sous les couleurs de l’armée de l’Air. Les boules MOSP ont même été récupérées par les opérations spéciales, mettant les boules à quelques autres…

Plus récemment, c’est IAI-Malat, le spécialiste historique qui a fourni à EADS les cellules de drone Harfang et quelques autres briques. C’est aussi le système de développement qui a servi en Israël qui va être récupéré par l’armée de l’Air française, une fois que l’encre du bon de commande aura séché, c’est-à-dire sans doute fin mai ou début juin.

Un partenariat en dents de scie qui a généré son quota de bisbilles des deux côtés de la Méditerranée.

Le buzz n’a pas pour autant effrayé Dassault et Thales, qui ont retenu la même société pour leur proposition, avec l’Espagnol Indra, de drone endurant, fondé sur le Heron TP.

Plus petit, plus discret, le drone Skylark d’Elbit Systems a fait l’objet de deux contrats successifs au profit du COS.

Et comme nous le révélions ce matin, c’est IMI qui a été retenu par l’armée de Terre pour fournir des balles à blanc, pour une valeur de 35 MEUR.

Comme nous l’expliquions aussi il y a peu, c’est la station et le drone utilisés par EADS pour les essais en Israël qui vont être récupérés par l’armée de l’Air, une fois le bon de commande signé, ce qui semble imminent.

Bref, à défaut de chiffres qui diraient le contraire, la balance commerciale semble, comme qui dirait, déficitaire.

Notre photo : le minidrone Skylark, utilisé par le COS (crédit Elbit Systems).

Atermes va distribuer des matériels israéliens

La Pme française Atermes et l'israélien Bental vont renforcer leur coopération. Le premier pourra notamment distribuer les produits du second, via la société Goldtec Technloogies Ltd, distributeur exclusif pour la France et la Belgique.
Bental est un équipementier bien connu, notamment dans le domaine des drones (moteurs, systèmes électroniques), petits et grands.
Atermes, créée en 1989 est aussi spécialisé dans les niches, mais développe son activité défense, un de ses trois métiers avec le spatial et les télécoms. La société, qui emploie un peu plus de 200 personnes a notamment embarqué sur le programme VBL Source de Thales, destiné à la Brigade Rens, ainsi que sur l'expérimentation Azur de la STAT. L'essentiel de la charge de travail militaire de la société reposerait sur la production d'interface homme machine (IHM) et des capteurs à des coûts semble-t-il particulièrement compétitifs. Assez logiquement, Atermes développe une stratégie multivecteurs pour pouvoir se diversifier. Volonté dont l'accord du jour ne semble être qu'un des axes.

Notre photo : le stand d'Atermes, au dernier Eurosatory (crédit JMT)