vendredi 3 juin 2011

La Libye pèsera bientôt plus que l'Afghanistan

(document EMA)

La France mobilise déjà "environ" 4.000 de ses militaires dans les opérations en Libye. On parle là du coeur opérationnel, sans compter ce qui leur permet de fonctionner (1).
Selon l'infographie diffusée le mois dernier par l'EMA, ces quelque 4.000 se répartissent en 2.800 militaires en soutien direct et 1.400 insérés directement dans l'opération Unified Protector. On ne dispose pas de plus d'informations sur la façon dont la césure s'opère.
Mais une chose est sûre, ce décompte n'intègre pas le BPC Tonnerre parti avec ses 18 hélicoptères, et qui  "n'est pas dans l'opération". Il embarque, en plus de ses 160-180 marins, un bon contingent de militaires de l'armée de terre. Une fois entré en action, il fera donc allègrement passer le cap des 4.000 militaires engagés dans les opérations en Libye (2).
Si l'on en croit l'infographie de l'EMA, "environ" 12.000 militaires sont actuellement mobilisés en opex, un chiffre qui nous ramène des années en arrière, années, où cependant, les moyens étaient nettement moins comptés.
Si l'on en croit les prévisions, les 900 militaires en Côte d'Ivoire et les quelque 300 du Kosovo devraient disparaître de cette carte dans les mois qui viennent. Le Tchad devrait également être fortement réduit.
(1) la tour de contrôle et le mess de Solenzara, les dépôts de bombes d'aviation, etc...

(2) les mauvaises langues, dont il m'arrive de faire partie, diront que le cap des 4.000 militaires en Afghanistan est aussi, depuis des lustres, franchi...

La mission secrète du Rafale

Les Rafale de l'armée de l'Air n'assurent plus, désormais, que 50% de leur volume opérationnel dans les missions d’attaque, la reconnaissance pesant pour 40%. Plus inattendue, la mission d'escortes (sweep) de dispositifs d’avions représentant le solde (10%).
Difficile, encore, de bien mesurer l'explication de ce chiffre, qui n'est peut-être que conjoncturel : manque de cibles, manque d'avions de reconnaissance, manque de purs chasseurs. La seule chose qui ne semble pas (encore) manquer, ce sont les pilotes et les munitions.

Heureux qui comme un spotter maltais...

... voit défiler depuis des semaines le gotha de l'armée française. Il y a ceux dont on a déjà parlé sur ce blog (les Mirage F1CR, les 2000-5 et le SEM), mais d'autres invités, bien plus inattendus, peuvent être croisés sur ce blog tenu par un spotter maltais. Entre autres, un aviso (Le Commandant Ducuing), un deuxième SEM en plus de celui qui avait déjà relâché la semaine dernière, mais aussi un Caracal basé sur le Charles-de-Gaulle. Et, ô surprise, des Puma de l'ALAT, et même un PC-6 (1) ! Plus typique, un Casa 235, pour nous rappeler que des appareils de transport desservent régulièrement la zone, et que les Casa sont sur le pont depuis le 19 mars : il avait, le premier jour, transporté des munitions. Depuis, ils ont tout fait ou presque, transportant journalistes, députés, munitions (toujours) et personnels de relève.

(1) vraisemblablement un vol de liaison pour apporter pièces ou navigants, mais pas pour un atterrissage sur le BPC Tonnerre, qui n'est pas qualifié pour cela (enfin aux dernières nouvelles).

Deux adieux...

(crédit : JMT)

Deux chefs d'état-majors d'armée actuellement en poste effectueront leur adieux aux armes en fin d'été. Le général Elrick Irastorza, CEMAT, quittera le premier, fin août, aux Invalides. La présence de détachements de deux régiments chers à son coeur, le 3e RIMa et le 8e RPIMa (qu'il a commandé et emmené au Cambode) ne sont pas à exclure.
L'amiral Pierre-François Forissier qui devait initialement quitter son poste en août devrait quant à lui effectuer son adieu aux armes après la mi-septembre.
Rappelons que les trois actuels CEM se connaissaient extrêmement bien, puisqu'ils ont été en même temps major-généraux de leur armée respective.
Le profil de leurs successeurs est différent : l'amiral Bernard Rogel est actuellement sous-chef opérations de l'EMA, et le général Ract-Madoux est directeur de cabinet de la DGSE.

Logement des familles des blessés : avancée

Grâce à l'apui de l'association des villes marraines, un logement de passage a pu être trouvé au profit des familles, à proximité d'un hôpital accueillant des blessés en opex. La réflexion semble également progresser rapidement pour construire, dans l'enceinte de l'hôpital Percy de Clamart, des logements qui pourraient mieux recevoir les familles.