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lundi 22 octobre 2012

La DAMB, sous l'Egide d'Astrium

La silhouette de l'EKV, coincé entre un M-51 et l'Exoguard (photo Jean-Marc Tanguy).

Derrière un EKV (*) qui n'a pas pris un pli depuis sa première exposition au Bourget, Astrium expose au même endroit, 15 mois après, Egide, un logiciel d'aide à la décision en matière de défense antmissiles balistique (DAMB). C'est un des résultats concrets du DAMB Battle Lab de la société, aux Mureaux (Yvelines).
Egide permet d'effectuer la gestion de crise avec des assistants accessibles, là où, en conduite, les délais de réaction sont extrêmement réduits, autour du quart d'heure.
Même si le produit d'appel des visites du site reste la réussite d'Ariane, Les Mureaux restent le nid des missiles balistiques français, dont la DAMB pourrait puiser des briques, qui sont fabriquées, elles, en Aquitaine. Si, en tout cas, la France investissait ce secteur stratégique : les estimations les plus courantes pour une architecture française de DAMB ont été évaluées, ces derniers mois, à 50 MEUR annuels sur cinq ans.

(*) exoatmospheric kill vehicle.

vendredi 5 novembre 2010

La DAMB passionne (suite)

Lundi 15 novembre, le sénat débattra (à 21h30) en séance publique sur la défense antimissiles balistiques. Ce débat d'orientation a été demandé par le groupe socialiste, et de déroulera donc avant un sommet OTAN à Lisbonne qui devrait précisément traiter du sujet.

mardi 19 octobre 2010

La DAMB fascine

Les 3e rencontres de la Défense organisées aujourd'hui à Paris ont réussi leur pari, et le premier étant de remplir la salle Victor Hugo de l'assemblée nationale sur un sujet gigogne, la défense antimissile balistique. Les industriels ont réussi, cependant à briser l'union sacrée, deux filiales d'EADS -Astrium et MBDA- réussissant à la tribune à montrer leurs divergences de vues. Devant un parterre de curieux, fascinés par l'échange : des journalistes, plus que d'habitude, et même la grande presse (Le Monde, Le Figaro...), ainsi qu'un grand nombre de militaires (1), libérés sans doute par les déclarations du chef des armées, vendredi, en faveur d'une participation française à la DAMB.
Difficile, cependant, de quantifier ce public de militaires, les ressortissants de l'EMA ayant, étonnamment, opté pour un tenue civile. Une grève de blanchisseurs, peut-être.

(1) le DGA, empêché, avait, pour sa part, délégué un de ses subordonnés.

vendredi 15 octobre 2010

La France met un orteil dans la DAMB

La France "pourra participer" à l'initiative sur la défense antimissile balistique de l'OTAN. C'est un communiqué de l'Elysée qui l'annonce, ce soir, sans plus de détails, à l'issue d'une rencontre entre le secrétaire général de l'OTAN et le président de la République. Certes, pas encore de quoi jubiler, pour les soutiens -principalement industriels- de la DAMB, mais une première victoire, alors que jusqu'à maintenant, la France s'était plus signalée par une très forte position de réserve. Le ministre de la Défense lui-même, restait dubitatif, notamment du fait de la difficile position budgétaire dans laquelle se trouve son ministère, confronté à trop d'urgences à financer.
On peut donc dire que certains, comme cet ancien opérationnel, reconverti dans l'industrie, auront eu le nez fin, en sentant, dès le mois de juillet l'évolution de position de l'exécutif français. Mais c'est le cas aussi des députés Gilbert Le Bris, Francis Hilmeyer et Christophe Guilloteau qui avaient travaillé sur le dossier, sous les sourires polis et parfois un peu moqueurs de certains commentateurs.
Il ne sera donc pas trop tard, mardi, pour faire le point sur ce dossier-gigogne, à l'assemblée nationale, lors des troisièmes rencontres Défense, organisées par Défense et Stratégie sous la présidence de Philippe Vitel, précisément centrées sur la DAMB. Et mesurer mieux ce qui se cache sous l'évolution du jour, et les moyens qui peuvent y être affectés.