En même temps que les renforts, les relèves continuent sur le théâtre centrafricain, avec l'arrivée du GTIA
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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lundi 24 février 2014
L'actu des relèves (actualisé-2)
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mercredi 9 octobre 2013
L'infanterie de marine a failli naviguer avec la Royal Navy (actualisé)
Goddam ! Avec la réduction du nombre de BPC, il va falloir s'y résoudre : tous les contrats ne seront
samedi 31 août 2013
CVM : encore deux fourragères
Deux régiments de l'infanterie de marine vont recevoir demain la fourragère de la croix de la valeur militaire
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mercredi 15 septembre 2010
Richelieu bientôt populaire en Surobi (actualisé-1)
Le cardinal Richelieu a fait beaucoup pour la marine, mais aussi l'infanterie de marine, en créant, en 1622, les compagnies ordinaires de la mer, à l'originaire des RIMa que nous connaissons aujourd'hui. C'est donc apparemment assez logiquement qu'il est apparu comme nom de baptême possible pour le bataillon interarmes de quelques 800 soldats, essentiellement marsouins du 2e RIMa, qui se déploiera en Surobi d'ici la fin de l'année.Ce sera la première fois qu'un battle group français portera le nom d'un personnage historique (après La Fayette, retenu pour la brigade), même si tout les précédents ont toujours eu trait à une référence historique (Tigre, Black Rock, Allobroges, Osterode, Mousquetaire) ou culturelle (Chimère, Dragon, Bison, Altor), voire magique et mythlologique (Korrigan, Vulcain).
mercredi 1 septembre 2010
Après l'aveu
L'enquête préliminaire devait durer deux semaines, elle aura été expédiée en moins d'une semaine, suffisant à lever toute forme de doute. Le CEMA a reçu lundi les éléments du REPFRANCE, sur un dossier difficile : la suspicion de tirs fratricides, désormais avérés, en vallée de Bedraou, le 23 août. 48 heures après réception, l'EMA s'est décidé à communiquer sur l'erreur et livrer ses éléments d'explication.
Encore deux blessés à l'hôpital
L'erreur est reconnue, mais pas de responsabilité connue, pour autant. Attendre plus longtemps, c'était prendre le risque de laisser accroire que l'état-major avait quelque chose à cacher. Prendre l'initiative de communiquer, c'est donc la garder (l'initiative), et c'était l'urgence.
Seulement rien n'est vraiment réglé.
Deux des trois blessés du 21e RIMa restent en effet à l'hôpital, et l'un d'eux, dans un état grave, mais si ce dernier n'inspire apparemment plus de crainte. L'attitude des trois soldats -et de leur famille- est aussi imprévisible, une fois qu'ils auront pris conscience de ce dont ils ont été victimes. Même si un soldat connaît les risques en partant en opérations, et ceux-là, comme les autres.
Bedraou constituerait le premier tir fratricide subi par des Français en Afghanistan, ce n'est pas le premier enregistré depuis 2008 par la coalition et l'ANA. C'est notamment un des premiers risques encourus par les OMLT, plus largement, par les instructeurs français opérant en Afghanistan.
Conséquences sur les opérations
Cette affaire douloureuse ne sera pas sans effet, non plus, sur les opérations, de la tête, jusqu'au plus bas niveau tactique. Le premier des risques générés est que la crainte de l’erreur ne bride encore plus l’ouverture du feu. Déjà, les soldats, en première ligne, critiquaient, à mots couverts, quand ce n'est pas ouvertement, la retenue dont pouvait faire preuve leur hiérarchie, souvent, estimaient ces plaignants, dans la peur des conséquences sur l'opinion publique française. Après l’épisode de Bedraou, la retenue risque d'encore s’accroître. Au risque, que des soldats français en pâtissent.
L'autre risque est encore plus évident : c'est que faute de solutions techniques rapidement disponibles, et ou à 100% efficaces, on fasse évoluer les modes opératoires. Les risques de tirs fratricides sont moindres de jour, seulement la surprise l'est aussi... Les troupes françaises sont systématiquement jalonnées, dans le paysage afghan, c'est bien ce qui fait le "succès" des insurgés. Et particulièrement en vallée de Bedraou, où tout, y compris le relief et le végétation, accentue "l'efficacité" de l'insurgé. Il est donc impossible de faire la guerre seulement le jour.
Enfin, même s'il est incorrect de le lier aussi directement, il est cependant évident que la puissance de feu rééllement décuplée (au sens littéral du terme) dont ont progressivement bénéficié les troupes françaises après le sous-équipement d'Uzbeen (1), alors que la zone d'action n'a pas varié, a statistiquement augmenté le risque de dommages collatéraux. Même si le soldat français est connu pour sa discipline de feu, même s'il est de mieux en mieux préparé, etc.
Même si cela ne constitue qu'une mince part du dossier, il est impossible de ne pas aborder, également, les conséquences, sur la carrière du VBCI. Même si le matériel lui-même ne semble pas en cause, il sera forcément pointé du doigt par les concurrents de l'engin français. Dans la guerre économique que se livrent les constructeurs, une telle aubaine est inratable.
(1) dans l'ordre chronologique depuis fin août 2008 : un renforts immédiat de mortiers de 120 mm, puis, livrés en 2009, 8 canons Caesar, 3 hélicoptères Tigre, les VAP-TOP 12,7 mm, les lance-grenades automatiques de 40 mm. En 2010 ont été injectés les VAB Hot, les renforts en AMX10RCR, et désormais, les VAB-TOP 40 mm.
Encore deux blessés à l'hôpital
L'erreur est reconnue, mais pas de responsabilité connue, pour autant. Attendre plus longtemps, c'était prendre le risque de laisser accroire que l'état-major avait quelque chose à cacher. Prendre l'initiative de communiquer, c'est donc la garder (l'initiative), et c'était l'urgence.
Seulement rien n'est vraiment réglé.
Deux des trois blessés du 21e RIMa restent en effet à l'hôpital, et l'un d'eux, dans un état grave, mais si ce dernier n'inspire apparemment plus de crainte. L'attitude des trois soldats -et de leur famille- est aussi imprévisible, une fois qu'ils auront pris conscience de ce dont ils ont été victimes. Même si un soldat connaît les risques en partant en opérations, et ceux-là, comme les autres.
Bedraou constituerait le premier tir fratricide subi par des Français en Afghanistan, ce n'est pas le premier enregistré depuis 2008 par la coalition et l'ANA. C'est notamment un des premiers risques encourus par les OMLT, plus largement, par les instructeurs français opérant en Afghanistan.
Conséquences sur les opérations
Cette affaire douloureuse ne sera pas sans effet, non plus, sur les opérations, de la tête, jusqu'au plus bas niveau tactique. Le premier des risques générés est que la crainte de l’erreur ne bride encore plus l’ouverture du feu. Déjà, les soldats, en première ligne, critiquaient, à mots couverts, quand ce n'est pas ouvertement, la retenue dont pouvait faire preuve leur hiérarchie, souvent, estimaient ces plaignants, dans la peur des conséquences sur l'opinion publique française. Après l’épisode de Bedraou, la retenue risque d'encore s’accroître. Au risque, que des soldats français en pâtissent.
L'autre risque est encore plus évident : c'est que faute de solutions techniques rapidement disponibles, et ou à 100% efficaces, on fasse évoluer les modes opératoires. Les risques de tirs fratricides sont moindres de jour, seulement la surprise l'est aussi... Les troupes françaises sont systématiquement jalonnées, dans le paysage afghan, c'est bien ce qui fait le "succès" des insurgés. Et particulièrement en vallée de Bedraou, où tout, y compris le relief et le végétation, accentue "l'efficacité" de l'insurgé. Il est donc impossible de faire la guerre seulement le jour.
Enfin, même s'il est incorrect de le lier aussi directement, il est cependant évident que la puissance de feu rééllement décuplée (au sens littéral du terme) dont ont progressivement bénéficié les troupes françaises après le sous-équipement d'Uzbeen (1), alors que la zone d'action n'a pas varié, a statistiquement augmenté le risque de dommages collatéraux. Même si le soldat français est connu pour sa discipline de feu, même s'il est de mieux en mieux préparé, etc.
Même si cela ne constitue qu'une mince part du dossier, il est impossible de ne pas aborder, également, les conséquences, sur la carrière du VBCI. Même si le matériel lui-même ne semble pas en cause, il sera forcément pointé du doigt par les concurrents de l'engin français. Dans la guerre économique que se livrent les constructeurs, une telle aubaine est inratable.
(1) dans l'ordre chronologique depuis fin août 2008 : un renforts immédiat de mortiers de 120 mm, puis, livrés en 2009, 8 canons Caesar, 3 hélicoptères Tigre, les VAP-TOP 12,7 mm, les lance-grenades automatiques de 40 mm. En 2010 ont été injectés les VAB Hot, les renforts en AMX10RCR, et désormais, les VAB-TOP 40 mm.
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lundi 30 août 2010
Hervé Morin célèbre Bazeilles
Le ministre de la Défense sera demain soir à Fréjus pour célébrer Bazeilles, rendez-vous annuel de communion des marsouins français. Il devrait y rejoindre le CEMAT, lui-même marsouin (3e RIMa, 8e RPIMa). Il va également, apprend-on, consacrer une partie de son séjour à Fréjus à la communauté du 21e RIMa, frappée par la mort de deux marsouins, en Afghanistan, il y a une semaine, et des blessures infligées à trois autres. A 6.500 km de là, et dans un format évidemment différent, les marsouins de la TF Hermes devraient , comme tous les marsouins en opérations, célébrer le souvenir de leurs anciens.
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