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samedi 24 septembre 2016

Une enquête sur un vol de matériel militaire

Une enquête a été ouverte pour comprendre les conditions et les implications d'un vol de matériel

mardi 5 mai 2009

Exclusif : la France cherche un successeur au Famas

Paradoxal : alors que l'armée de Terre commence juste l'expérimentation du Félin, la succession du Famas, pourtant optimisé pour ce programme, est clairement mise sur le tapis. La recherche de la bête rare est désormais formellement commencée, ce qui ne fait qu'officialiser un vieux serpent de mer. Et des insatisfactions et incidents de tir remontant du terrain.
Il y a quelques mois, l'achat en urgence opération de 1.800 HK416 (calibre 5.56 Otan) avait même été évoquée, devant les limitations de l'arme française, en Afghanistan. Pas du canon, qualité des douilles, vieillissement de l'arme, tout y passe dans la bouche des utilisateurs, sans qu'un critère puisse être techniquement identifié.
L'autre problème, crucial celui-là, porte sur l'approvisionnement en munitions idoines. Actuellement, l'armée de Terre puiserait dans son stock stratégique, énorme, mais pas forcément incommensurable, quand on voit la consommation générée par l'Afghanistan, et avant même le déploiement, les mises en conditions (MCP) en métropole.
Ce stock de guerre porterait sur des munitions de type F1, qui ne sont plus fabriquées depuis les années 80. Les F1 étaient la spécialité de l'établissement de Giat du Mans.
Les F3, comme celles achetées il y a quelques mois à ADCOM, firme des Emirats Arabes Unis, n'ayant pas, apparemment donné totale satisfaction. Selon nos informations, ces munitions ne seraient plus utilisées. Leur qualité ne serait pas forcément en cause.
Les spécialistes de l'armée de Terre reconnaissent d'énormes difficultés à trouver des munitions idoines pour le FAMAS. Pour les munitions de guerre, puisqu'un contrat pour des balles à blanc vient par contre d'être notifié au géant israélien, IMI, pour 35 millions d'euros.
Facteur agravant les sous-versions de Famas utilisées sur les théâtres ne sont pas forcément identiques au sein d'une même unité, ce qui là aussi complique les choses. Pour cette raison, on avait aussi évoqué, il y a quelques mois, la possibilité de récupérer pour l'Afghanistan les FAMAS G2 qu'on trouve essentiellement dans la marine.
Le problème est à ce point criant que des militaires français et alliés ne peuvent pas, en Afghanistan, échanger leurs munitions. Le 18 août dernier, dans la vallée d'Uzbeen, seules les bonnes vieilles .50, utilisées pour les mitrailleuses lourdes avaient pu être récupérées des boîtes américaines pour recharger les armes françaises.

Notre photo : un para français du 3e RPIMa à l'est de Kaboul, en novembre dernier (crédit JMT)

jeudi 30 avril 2009

Grenadier, en mai, fais ce qu'il te plaît


Fin mai, la firme HK livrera à l'armée de Terre française 24 lance-grenades automatiques (LGA) ainsi que 100.000 grenades, 20.000 grenades HE/DP (high explosive, dual purpose) et d'exercice. La DGA a notifié ce contrat de 3 MEUR la semaine dernière, avec l'impératif de tenir un délai particulièrement court.
Ces armes saturantes seraient destinées en priorité à la défense des trois FOB actuelles, voire à des COP (combat outpost), et, éventuellement, à armer des véhicules.
C'est le deuxième contrat gagné en France par HK depuis le début de l'année, après un marché de fourniture de 7,62 mm sur bande pour les mitrailleuses ANF1, valant 15 MEUR.

Notre photo : le LGA de HK a déjà conquis de nombreux opérateurs, notamment la Grèce -qui fabrique la munition HE/DP- et la Grande-Bretagne. (photo HK)