par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
mardi 26 juillet 2016
Attaque sur église : un otage tué
mardi 13 octobre 2015
Des Beluga qui reviennent de loin
jeudi 16 juillet 2015
La prise de conscience encore assez faible
Un projet de décapitation de militaire désamorcé
mardi 15 juillet 2014
Le terrorisme, évidemment (billet)
mercredi 23 octobre 2013
La mémoire du Drakkar, à Pamiers (6 photos)
mercredi 2 mai 2012
Le Dixmude a appareillé suite à une alerte terroriste (actualisé-1)
Le navire est actuellement au port, à La Réunion, comme nous l'évoquions hier, avant son départ le 7 mai pour Le Cap.
Actualisé : sans aller jusqu'à confirmer une alerte terroriste, une source parisienne évoque la situation sécuritaire dans le port kenyan, qui a effectivement obligé le BPC et son escorte à quitter les lieux plus tôt que prévu. Le temps pris pour le faire semble être lié au fait que des membres de la mission Jeanne d'Arc étaient à terre au moment du déclenchement de l'alerte.
mercredi 21 mars 2012
Mohamed Merah, le suspect n°1
C'est l'ordinateur personnel d'un des membres de la famille de ce suspect qui a consulté l'annonce du parachutiste du 1er RTP tué dimanche 11, premier de la série d'exécutions du tueur au scooter. Cette aiguille dans la botte de foin numérique, démontre (si besoin était) le niveau d'expertise et de réactivité détenu par les services français.
Selon Claude Guéant, le casier judiciaire du suspect n°1 de Toulouse comporterait une dizaine de faits. Son endoctrinement remontrait à deux voyages en Afghanistan pour l'un, au Pakistan pour l'autre.
A ce stade, sa participation réelle à un réseau terroriste n'est pas avéré, même si son niveau d'armement, particulièrement relevé, interroge fortement. La dernière confrontation du RAID contre des djihadistes aussi puissamment armés remonte à Roubaix (1996).
Il reste difficile, à ce moment, de mesurer dans quelle mesure ce suspect ne charge pas à gagner du temps, pour une dernière action d'éclat. La priorité de la police consistant, évidemment, à le prendre vivant. L'engeance de laquelle il se réclame cherche par tous les moyens l'impact médiatique, éléments parmi d'autres appris pendant l'endoctrinement. Mais cetet engeance est ussi scrupuleuse : le temps précieux qu'il gagne peut lui permettre d'effacer le contenus de ses disques durs, carte SIM, etc. Tout comme il peut lui permettre de transférer des données vers l'extérieur.
Pour ne prendre aucun risque, l'évacuation de l'immeuble vient de commencer.
Les salafistes armés menacent la France depuis une quinzaine d'années
Les salafistes armés ont muté, dans la décennie écoulée. C'est particulièrement vrai au Sahel, où il se sont organisés en franchise d'Al Qaeda, sous la bannière d'Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI). Cette galaxie, qui comprend plusieurs groupes retient depuis plus de 500 jours quatre Français, enlevés à Arlit (Niger), depuis le 16 septembre 2010. Cette organisation a déjà évoqué la participation de la France à l'ISAF, en Afghanistan, pour justifier ses actions, même si son hostilité à la France est bien antérieure à 2001.
Sans qu'ils soit possible d'établir des liens directs avec cette engeance terroriste, des groupes d'activistes qui se réclament de l'islam ciblent régulièrement l'action des soldats français, sur internet. L'un de ces sites, animé par un groupe nommé Forsane Alliza, a été neutralisé en février : le suspect aurait pu appartenir à cette mouvance.
Les groupes terroristes, comme ceux qui relaient leur propagande font une très large usage de la vidéo, ce qui pourrait expliquer le recours à une mini-caméra, évoqué dans l'action du tueur au scooter.
La dernière vague d'attentats en France remonte à 1995. C'est alors le RAID -déjà- qui avait neutralisé des cellules entières à Roubaix, Paris et Lyon. L'EPIGN s'était quant à lui chargé d'un des points nodaux du réseau, Khaled Kelkal.
mardi 10 janvier 2012
Alerte au paquet piégé devant l'EM
Le tout est parti vers 12h20, après avoir constaté qu'il s'agissait d'une fausse alerte : le top caisse était vide.
(les photos sur mon compte Facebook).
dimanche 20 mars 2011
Les familles du DC-10 d'UTA réagissent
On l'avait presque oublié, depuis que le colonel Kadhafi était redevenu fréquentable, mais son régime a recouru au terrorisme. 170 familles, dont 54 françaises ne l'ont pas oublié : une association défend la mémoire des morts de l'attentat contre le vol UT772 d'UTA, le 19 septembre 1989, et demande justice. 170 personnes, passagers et équipages étaient morts dans l'explosion, au-dessus du désert du Ténéré (Niger).
L'association vient de réagir aux dernières déclarations du colonel Kadhafi, et au vote de la résolution 1973. "Les familles de l'attentat du DC10 relèvent que dans une toute récente intervention, le colonel Kadhafi menace officiellement l’ensemble des pays qui s’opposeront à lui, de reprendre les attentats terroristes contre des cibles civiles, en évoquant en référence ceux du DC10 et de Lockerbie, ce qui représente pour la première fois, un aveu officiel de ces attentats, jusqu’à présent jamais explicitement assumés par le régime libyen. Les familles de l'attentat du DC10 d'UTA espèrent également que les six libyens reconnus coupables et condamnés à perpétuité par un tribunal français en 1999 ne s’échapperont pas et seront bientôt rattrapés par la justice pour purger leur peine.
Nous nous intéressons en particulier au sort d'Abdallah Senoussi, beau-frère du colonel Kadhafi, encore dernièrement chef des services secrets libyens en activité et principal instigateur de l'attentat. Les mandats d'arrêt internationaux qui les concernent sont valables jusqu'en 2019.
Depuis 22 ans, les familles de l'attentat contre le DC10 d'UTA ne cessent de dénoncer et de s’indigner publiquement contre le régime libyen et sa participation active dans différents attentats terroristes".
vendredi 21 janvier 2011
Otages : Ben Laden continue ses menaces
Une condition qui est apparue, ces dernières semaines, avec la libération, en parallèle, de détenus insurgés.
Cette condition rend donc stérile, par avance, toute forme de "dédommagement" et ce ne sont donc pas les envois successifs de "fret" qui y mettront bon ordre.
On l'a vu cependant avec l'opération récente de forces spéciales au Mali, l'opinion publique, certains responsables politiques, ont du mal à maîtriser le caractère aléatoire des opérations militaires.
Ce qui rend donc particulièrement difficile tout déblocage de ce dossier, avec une issue garantie à l'avance.Or, les fenêtres d'action sont en général particulièrement ténues. Et le temps qui passe n'arrange rien.
Le message d'aujourd'hui est le deuxième en trois mois. Les deux concernaient uniquement la France.
mardi 27 juillet 2010
Les hommes du président (suite)
Claude Guéant, 65 ans, est habitué de ce travail de war rooms restreintes, effectué dans la discrétion. Cet homme de confiance, qui fut directeur général de la police nationale (DGPN, de 1994 à 1998) a accompagné le président de la République ces dix dernières années, particulièrement place Beauvau : il est aujourd'hui le secrétaire général de l'Elysée. En 2002-2003, Claude Guéant supervise personnellement la traque d'Yvan Colonna, réalisée avec les seuls services du RAID, ou celle du fantomatique groupe AZF. Son engagement personnel et sa puissance de travail confortent alors le président dans le fait que ce précieux collaborateur est incontournable. Quand Nicolas Sarkozy est élu président, il appelle donc ce fidèle parmi les fidèles auprès de lui et lui confie le poste stratégique de secrétaire général de l'Elysée.
Le général Benoît Puga, 57 ans, est le chef de l'état-major particulier de la présidence (CEMP). Légionnaire emblématique, il ne figurait pourtant pas en tête des candidats pour le poste. Son succès final serait dû autant à son culot qu'à l'excellent contact passé avec Nicolas Sarkozy, lors de leur premier contact (1). Benoît Puga est réputé avoir avec lui la baraka -il fut engagé à Kolwezi comme lieutenant quelques semaines après être arrivé au 2e REP-, et sa carrière est un condensé des opex de l'armée française. Par delà son excellente connaissance de l'Afrique, ses derniers postes le rendent essentiel, pour ne pas dire incontournable dans la problématique actuelle : il fut, entre autres, patron du commandement des opérations spéciales (COS) -c'est lui qui mena l'opération de sauvetage à Birao, en 2007-. Il était sous-chef "ops" à l'EMA au moment où la France a amplifié son dispositif en Afghanistan -et lors de l'embuscade d'Uzbeen-. Il est enfin nommé directeur du renseignement militaire (DRM), avant de rallier l'Elysée. Présent à la garden party du ministère de la Défense, le 13 juillet au soir, il s'échappe furtivement avec le CEMA et Hervé Morin, pour rallier l'Elysée et discuter des affaires d'otages. On le saura le lendemain, cette réunion a, entre autres, préparé la rencontre du 14 juillet entre le président et son homologue mauritanien. Hervé Morin l'a, de plus, confirmé à plusieurs journalistes, samedi après-midi.
Incontournable, aussi, l'actuel CEMA était déjà CEMP -nommé en 2006- quand Nicolas Sarkozy est arrivé à l'Elysée. Au coeur de la gestion impeccable de trois prises d'otages successives au large de la Somalie (2), l'amiral Edouard Guillaud aura imposé ses résultats.
Ces jours derniers, c'est cette fois trois prises d'otages que ces collaborateurs du président devaient simultanément gérer, dans autant de zones différentes qu'au Sahel, en Afghanistan et en Somalie.
(1) C'est évidemment un pur hasard, mais ces deux hommes ont en commun, avec le président, d'être nés au mois de janvier : Claude Guéant le 17, le président le 28, et Benoit Puga, de deux ans son aîné, le 30.
(2) au point de figurer sur l'estrade lors du point presse à l'Elysée, à côté du CEMA de l'époque, après la libération des otages du Ponant.
mardi 10 novembre 2009
Le RAID chez Carole Rousseau ce soir
Carole Rousseau consacre une émission spéciale aux policiers du RAID et des GIPN, ce soir, sur TF1, à 23h15. Informé un peu tardivement de la diffusion de cette émission, il ne m'a pas été possible de la visionner.Le + du Mamouth :

vendredi 22 mai 2009
Frédéric Péchenard dégaîne à l'Assemblée
Dans une commission de défense de l’assemblée nationale où certains membres ne cachent pas, souvent, leur désespoir d’obtenir des réponses de leurs auditionnés, les députés ont eu un étonnant exemple de précision en la personne de… Frédéric Péchenard, le 13 mai (1). Le directeur général de la police nationale n’arrivait pas en terrain conquis, c’est le moins que l’on puisse dire mais il a su éviter quelques peaux de banane qu’on lui avait préparées. Et il en a profité pour livrer quelques vérités bien senties sur ses rapports avec la gendarmerie.En matière de lutte contre le terrorisme, le DGPN a opéré à fleurets mouchetés, dénonçant la volonté de la gendarmerie de conquérir quelques « parts de marchés » (…) « Je ne voudrais pas que la gendarmerie vienne polluer des coopérations opérationnelles qui marchent à la perfection, notamment en ce qui concerne la lutte contre l’ETA. Nous travaillons excellemment avec nos partenaires espagnols qui ne doivent avoir comme interlocuteurs que la DCRI et la DCPJ » a-t-il martelé, sans faire, on l’a compris, dans le détail. 75% des affaires de terrorisme islamique étant déclenchées par des information en provenance de services amis, bouleverser les points d’entrée –il a cité conjointement la DGSE et la DCRI- pourrait déstabiliser la productivité du système. Et pour ceux qui n’avaient pas compris, le DGPN a terminé sur ce point en implorant : « notre outil de lutte contre le terrorisme fonctionne très bien ne le fragilisez pas ».
Le DGPN n’est pas dogmatique, et le prouve, en proposant de nommer au poste de n°2 de l’UCLAT (unité de coordination de la lutte anti-terroriste, logée auprès du DGPN) le colonel de gendarmerie qui sert d’officier de liaison avec la DGGN. Il avait, et là c’est nous qui le révélons, déjà accepté, dans le principe, qu’un officier de gendarmerie prenne le commandement du détachement central interministériel (DCI), rattaché au RAID.
Du RAID, il en est question aussi, et du bon phasage avec le GIGN. Le DGPN révèle avoir refusé d’engager cinq fonctionnaires du RAID dans une force d’intervention naissante au Kosovo, à la demande de l’UE. Au motif que l’engagement durable de policiers à l’étranger n’est pas la vocation du RAID, contrairement, affirme-t-il, au GIGN. Il cite d’ailleurs plusieurs engagements type du GIGN, en Irak, en Afghanistan (où le RAID renforce cependant la protection de l’ambassadeur), au large de la Somalie. Rappelons cependant que les deux unités sont régulièrement associées pour des missions ponctuelles à l'étranger, qu'il s'agisse de la protection de nos sportifs (J.O de Pékin) ou de la négociation, via la CIN, de la libération de Français séquestrés.
Pas de bonne audition, non plus, sans quelques variables économiques. A l’appui de sa vision, Frédéric Péchenard constate que le budget du policier est « 30% inférieur » à celui du gendarme. Un argument de plus, donc, pour les mutualisations. Le DGPN en cite une qui fonctionne, à son sens : l’achat d’heures de vol d’hélicoptères par la police à la gendarmerie soit 105 heures en 2007, 830 en 2008 et sans doute 1.300 heures cette année. La formation des maître-chiens par la gendarmerie économise les 15 MEUR qu’auraient nécessités un centre dédié. Ce n’est pas rien.
Autre exemple, la mutualisation des achats de pistolets Sig Sauer 2022, qui auraient permis de faire baisser les prix de 1000 euros pièce à 300. Une affaire.
(1) Je m’excuse de découvrir aussi tard cette audition, et de vous la livrer mais j’étais en reportage ces derniers jours dans les armées, d’où, et je m’en excuse aussi, une petite baisse de régime dans la cadence de livraison des posts…
(2) commandé par un de ses fidèles, Amaury de Hauteclocque. Ancien numéro deux de l'UCLAT, et ancien chef de la section antiterroriste (SAT) du "36", ce commissaire divisionnaire au nom évocateur effectua aussi son service militaire chez les commandos marine, comme aspirant. Frédéric Péchenard effectua le sien au 1er RCP.
Notre photo: Frédéric Péchenard (à droite), le 31 décembre 2008, à la gare RER de Saint-Denis, en compagnie du directeur central de la sécurité publique, Eric Le Douaron. (crédit JMT)
lundi 18 mai 2009
Pour ne pas tomber dans le panneau

L’escadron d’hélicoptères EH 3.67 « Parisis » commence à déployer des panneaux à messages variables (PMV) destinés à communiquer avec les avions lents en détresse radio. Le « Parisis » est chargé, depuis 1993, de la mise en œuvre des mesures actives de sûreté aérienne (MASA) avec des Fennec recevant deux tireurs d’élite (1). Le PMV peut afficher toute une série de messages préformatés, comme « suivez-moi », « contactez-moi sur 121. », « dernière sommation avant tir », etc. Jusqu’alors, l’unité disposait de panneaux en bois qu’il fallait faire défiler dans les mains des tireurs. Autre problème, pour les missions de nuit, il fallait manier torche et panneaux.
Ce PMV à cristaux liquides est visible à 80 mètres de distance, de jour comme de nuit. C’est le centre des expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan qui l’a développé, en lien avec l’escadron.
Les hélicoptères MASA sont déployés à Villacoublay (Yvelines), Metz, Orange et Bordeaux. Ils ont effectué 500 décollages sur alerte, l’année écoulée.
Outre la chaîne d’alerte quotidienne, ces appareils animent aussi les dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA) mis en place pour les grands évènements. Les deux prochains auront lieu le 6 juin, en Normandie, pour la venue de Barack Obama, et lors du salon du Bourget.
Les MASA sont une spécificité française, issue de l’histoire (les vols du Baron Noir au dessus de Paris, en 1988 puis les JO d’Albertville). Seuls deux autres pays, Israël et les Etats-Unis l’effectuent également au quotidien.
(1) Armés d’un fusil à pompe calibre 12 et d’un fusil de précision FRF2
Nos photos : le PMV, maniés par les tireurs de précision de l'escadron de protection de Villacoublay (tout s'est bien passé, j'ai pu entrer) et un équipage constitué, avec le binôme de tireurs, pilote et copilote. (crédit JMT).
dimanche 19 avril 2009
PLM, et la suite ?
"Bombay, on a l'impression que c'est arrivé il y a 40 ans..." Ce soupir d'un acteur de l'antiterrorisme français est loin d'être un cas isolé. Après les effets d'annonce, l'exercice antiterroriste Paris-Lyon-Marseille (PLM) initié par MAM, en décembre dernier n'a pas eu la suite promise. Un confrère, reprenant une confidence de la ministre, avait même évoqué une suite, sur le terrain, dès les premiers jours de janvier... Rien n'a suivi. Il est aussi impossible d'avoir la moindre précision -délai, coûts- sur la salle de crise du ministère qui devait pousser sous Beauvau et être opérationnelle à la fin de l'été 2009, sans doute, en fait, beaucoup plus tard.
Faut-il y voir des problèmes d'agenda -ce qui avait causé le report, trois fois de suite, du premier exercice commun RAID-GIGN- ou un changement d'agenda, à l'approche d'un remaniement et d'élections, périodes qui ne sont pas toujours propices à labourer les sujets de fond ?
En tout cas, les quelques retours d'expériences générés par PLM, en matière de coordination des moyens d'intervention ou de communications Paris-Province ne semble pas avoir vraiment progressé. Seul secteur, à avoir maturé, Paris, où la préfecture de police a choisi, avant même PLM, de fédérer ses forces, autour de son noyau historique, la Brigade anti-commandos (BAC, créée en 1972, voir notre dossier dans le dernier Police Pro).
Notre photo : Amaury de Hauteclocque (RAID) et Denis Favier (GIGN), réunis devant le même ordinateur lors de PLM (crédit JMT).
jeudi 9 avril 2009
Quick Fired
On sait que les Britanniques ne badinent pas avec ce genre de comportements. Même si très régulièrement, des documents de première importance sont retrouvés dans le métro, voire dans des poubelles...