par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
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dimanche 9 janvier 2011
Deux militaires français blessés au Niger (actualisé)
Deux militaires français ont été "légèrement blessés" dans les combats au Niger, pouvait-on lire sur le site internet de l'EMA, ce samedi soir. On ne connaît pas l'origine des leurs blessures, ni, évidemment, leur(s) unité(s) d'origine : ils appartiennent à deux régiments différents de la BFST. Par principe, le ministère de la Défense ne s'étend pas sur les moyens très spécialisés qu'il met en oeuvre dans les prises d'otages, et encore moins dans la guerre contre AQMI. La seule et rare exception récente de communication proactive ayant été constituée par la libération des otages du Ponant (avril 2008) et la reprise -de haut vol- de la rançons et des ravisseurs présumés en territoire somalien. A l'époque, le CEMA et le chef du cabinet militaire du président de la République (l'amiral Edouard Guillaud, devenu entretemps CEMA) avait présidé un point presse livrant l'essentiel de la chronologie.
samedi 8 janvier 2011
Niger : des précisions sur BFMTV
Une interview en direct du porte-parole de l'EMA sur BFM TV a livré, en milieu de soirée, quelques précisions sur l'enchaînement des évènements, au Niger. Le colonel Thierry Burkhard (1) a confirmé et précisé l'information de ce blog, évoquant la relocalisation du groupe de ravisseurs par un Atlantique 2, "en fin de nuit" dernière. L'officier a aussi affirmé que "tout laisse à penser que nos deux ressortissants "ont été exécutés par les terroristes", et évoque une "intervention des forces françaises coordonnées avec les forces nigériennes".
(1) visible sur www.bfmtv.fr, et audible ici, sur RFI.
(1) visible sur www.bfmtv.fr, et audible ici, sur RFI.
Niger : des moyens français dans les combats.
Des Français ont été engagés, sans doute dès hier, dans la traque des preneurs d'otages, au Niger qui retenaient deux de nos compatriotes.
Un communiqué du ministère de la défense français l'accrédite, en tout cas : "après un premier accrochage dans la nuit au cours duquel le chef de détachement de la garde nationale nigérienne a été blessé, les terroristes ont poursuivi leur progression en direction du Mali. Alors qu’ils se trouvaient dans la zone frontalière, l’opération engagée, coordonnée avec des éléments français présents dans la région, a permis à ces derniers d’intercepter les terroristes à la frontière avec le Mali et de neutraliser certains d’entre eux. A l’issue de cette action, les corps des deux otages ont été découverts sans vie (1).
Le décollage d'un ATL-2 de la marine, posté depuis juillet au Niger, aurait permis de relocaliser le 4x4 des preneurs d'otages, d'autant plus facilement que les routes du Niger ne doivent pas être très animées, la nuit. Ces avions sont déployés depuis le mois de juillet. Le CEMM avait d'ailleurs, en octobre, expliqué que les trois appareils constituaient 40% de sa ressource patmar disponible du moment.
On peut penser que les éléments français dans la région sont des forces spéciales, dont la présence avait été renforcée, en deux fois, au printemps et à l'été.
Une partie de ces commandos était également prête à verser sur la Côte d'Ivoire, en cas de besoin.
Nulle part les forces spéciales se déploient sans moyen aériens, qui contribuent à leur foudroyance. On peut, sans difficulté, estimer que des hélicoptères et au moins un avion de transport d'assaut étaient disponibles, pour ce genre d'opérations. Et que c'est l'un d'eux qui a ramené les corps de nos compatriotes à Niamey, ce soir.
Même si l'on sait que le ministère de la défense est aussi le ministère de la permanence, il est très étonnant, toutefois, que son communiqué soit sorti avant celui de l'Elysée. Ou du quai d'Orsay.
(1) pour l'instant, et comme ce fut le cas pour Michel Germaneau en juillet dernier, on ne sait pas comment sont morts les otages : par les tirs de leurs libérateurs, ou de leurs geôliers.
Un communiqué du ministère de la défense français l'accrédite, en tout cas : "après un premier accrochage dans la nuit au cours duquel le chef de détachement de la garde nationale nigérienne a été blessé, les terroristes ont poursuivi leur progression en direction du Mali. Alors qu’ils se trouvaient dans la zone frontalière, l’opération engagée, coordonnée avec des éléments français présents dans la région, a permis à ces derniers d’intercepter les terroristes à la frontière avec le Mali et de neutraliser certains d’entre eux. A l’issue de cette action, les corps des deux otages ont été découverts sans vie (1).
Le décollage d'un ATL-2 de la marine, posté depuis juillet au Niger, aurait permis de relocaliser le 4x4 des preneurs d'otages, d'autant plus facilement que les routes du Niger ne doivent pas être très animées, la nuit. Ces avions sont déployés depuis le mois de juillet. Le CEMM avait d'ailleurs, en octobre, expliqué que les trois appareils constituaient 40% de sa ressource patmar disponible du moment.
On peut penser que les éléments français dans la région sont des forces spéciales, dont la présence avait été renforcée, en deux fois, au printemps et à l'été.
Une partie de ces commandos était également prête à verser sur la Côte d'Ivoire, en cas de besoin.
Nulle part les forces spéciales se déploient sans moyen aériens, qui contribuent à leur foudroyance. On peut, sans difficulté, estimer que des hélicoptères et au moins un avion de transport d'assaut étaient disponibles, pour ce genre d'opérations. Et que c'est l'un d'eux qui a ramené les corps de nos compatriotes à Niamey, ce soir.
Même si l'on sait que le ministère de la défense est aussi le ministère de la permanence, il est très étonnant, toutefois, que son communiqué soit sorti avant celui de l'Elysée. Ou du quai d'Orsay.
(1) pour l'instant, et comme ce fut le cas pour Michel Germaneau en juillet dernier, on ne sait pas comment sont morts les otages : par les tirs de leurs libérateurs, ou de leurs geôliers.
Enlèvements de Français : la série continue (actualisé)
La DGSE a dû, vraisemblablement, ouvrir hier soir, ou ce matin, une quatrième cellule de crise, pour monitorer une nouvelle affaire d'enlèvement. Deux Français ont été enlevés hier soir à Niamey (Niger) en public, alors qu'ils dînaient dans un restaurant d'un quartier résidentiel de la ville. Cet établissement est fréquenté par les expatriés.
C'est un commando armé, "à la peau claire" et parlant arabe qui s'est chargé de ce kidnapping particulièrement osé. Outre l'élément qui a procédé dans le restaurant, un autre groupe était posté en recueil avec un 4x4 noir immatriculé au Bénin, à l'extérieur de l'établissement.
Un mode opératoire et des caractéristiques qui rappellent, par bien des aspects, l'enlèvement de Français au Mali, en septembre.
On ignore la profession des deux Français, et si ces dernières peuvent avoir un lien avec l'enlèvement, qui semble avoit été prémédité, un des véhicules ayant été reconnus dans l'après-midi aux alentours du restaurant.
Les premiers témoignages ont été déjà collectés par RFI, une radio en général bien informée sur ce qui peut se passer en Afrique. Même si ce n'est pas toujours très (re-)connu.
Alain Juppé était attendu ce weekend en Afrique, au Gabon puis au Tchad. On peut imaginer que cette actualité nouvelle risque de modifier son programme.
Cet enlèvement porte à dix le nombre de Français kidnappés par des groupes terroristes, dans quatre pays : Afghanistan (un groupe dépendant des talibans), Somalie, Mali (AQMI) et Niger.
On se souviendra que l'ancien ministre des affaires étrangères avait fait une tournée des capitales du Sahel, en juillet, pour s'assurer de la sécurité de nos ambassades, et de nos ressortissants. Depuis, cinq ressortissants ont été enlevés au Mali, deux au Niger, et une ambassade française, à Bamako a été ciblée, mercredi, par une attaque à l'explosif. Une liste un peu trop longue.
C'est un commando armé, "à la peau claire" et parlant arabe qui s'est chargé de ce kidnapping particulièrement osé. Outre l'élément qui a procédé dans le restaurant, un autre groupe était posté en recueil avec un 4x4 noir immatriculé au Bénin, à l'extérieur de l'établissement.
Un mode opératoire et des caractéristiques qui rappellent, par bien des aspects, l'enlèvement de Français au Mali, en septembre.
On ignore la profession des deux Français, et si ces dernières peuvent avoir un lien avec l'enlèvement, qui semble avoit été prémédité, un des véhicules ayant été reconnus dans l'après-midi aux alentours du restaurant.
Les premiers témoignages ont été déjà collectés par RFI, une radio en général bien informée sur ce qui peut se passer en Afrique. Même si ce n'est pas toujours très (re-)connu.
Alain Juppé était attendu ce weekend en Afrique, au Gabon puis au Tchad. On peut imaginer que cette actualité nouvelle risque de modifier son programme.
Cet enlèvement porte à dix le nombre de Français kidnappés par des groupes terroristes, dans quatre pays : Afghanistan (un groupe dépendant des talibans), Somalie, Mali (AQMI) et Niger.
On se souviendra que l'ancien ministre des affaires étrangères avait fait une tournée des capitales du Sahel, en juillet, pour s'assurer de la sécurité de nos ambassades, et de nos ressortissants. Depuis, cinq ressortissants ont été enlevés au Mali, deux au Niger, et une ambassade française, à Bamako a été ciblée, mercredi, par une attaque à l'explosif. Une liste un peu trop longue.
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