On s'en souvient, les propos du CEMA au Congrès des maires ont déclenché une polémique inattendue,
attisée par les extrêmes de gauche (LFI) et de droite (RN et associés).On imagine donc que d'énormes précautions vont être prises pour travailler le volet résilience des familles de militaires et de la population. A ce stade aucun détail n'est disponible sur cette dimension de l'exercice interarmées, interallié et interministériel, dont j'avais parlé ici il y a quelques jours.
L'EMA va communiquer prochainement sur cet entraînement de grande ampleur, avec des équences prévues pour les VIP (les... maires, notamment), mais aussi les media (de grosses carences à combler, après l'assèchement de sujets des dernières années), et d'autres rondelles de saucisson d'opinion.
Il y a dans le titre une deuxième information : "s'il se tient". Car le niveau de capacités et de troupes qu'Orion va mobiliser pourrait bien servir à autre chose : une opération bien réelle. Ojn passerait dès lors de la théorie à la pratique, et pourquoi pas, sur plusieurs fronts. Or l'ENU n'est pas extensible, surtout avec plusieurs crises simultanées (cela s'est déjà vu).
Où ? Au sud, en Afrique, alors que le Mali redevint la poudrière qu'on a bien connu, avec un risque de fusion des radicalisations nigériennes, béninoises, togolaises. Bref, une poudrière que l'Europe ne peut pas tolérer à ses portes, sauf à vouloir connaître un nouvel exode. Or pour rejoindre l'Afrique et la zone en question, il faudra des capacités logistiques importantes, maritimes (le long court) et aériennes (le court très court). D'autant plus que la France dispose d'importantes populations de ressortissants et d'intérêts écoomiques dans ces pays (pétrole notamment, mais pas que).
Bref, le caractère expéditionnaire de Trump pour coxer Maduro, l'Europe, la France et la Grande-Bretagne dans tous les cas, vont peut-être devoir s'y mettre.
A l'est, Poutine pourrait, dans un dernier sursaut, tenter la grosse bagarre ave l'OTAN, dans les pays Baltes, en Roumanie, en Moldavie. Difficile, dès lors, pour la France, de faire mentir sa parole de démocratie, de co-leader de l'Europe, de membre de l'OTAN.
Autres théâtres qui pourrait s'ouvrir, dans le golfe Persique. Par ricochet car la France ne veut pas déboulonner des mollahs, mais Israël et les Etats-Unis, si. Un président américain qui déboulonne les mollahs devient un héros national plus fort que Rambo et Schwarzy réunis. L'aubaine des manifestations populaires du moment en Iran ne va donc pas laisser ces deux acteurs très longtemps sans actions.
Autre théâtre, qui pourrait s'ajouter aux deux autres, l'Asie extrême, avec des grosses bagarres possibles, Cambodgiens et Thaïlandais (la France a plutôt choisi les seconds), mais aussi, plus classiquement, entre les Chinois populaires et leurs cousins nationalistes. Ou les Coréens du nord et leurs frères du sud.
Dans tous ces cas, la France sera partie prennante directement, ou en second plan, pour soutenir, comme elle le fait en Ukraine, avec toutes sortes de capacités : fournir des équipements de défense, du renseignement. Et bien plus, si affinités.
Reste évidemment le territoire national, qu'on oublie tout le temps. Les Russes verraient bien attiser les radicalisés musulmans, l'alliance objective de Poutine avec eux est patente. D'ici les élections, muncipales (peut-être), voire présidentielles (sans doute), Poutine va donc tenter de destabiliser, par des violences urbaines et ethniques, la France, qu'il n'a pas réussi à destabiliser avc les chicayas des tribus gauloises (attisées par les extrêmes), le sexe des anges présidentiels, ou encore, les têes de cochons.
Bref, on ne va pas s'ennuyer, en 2026. Restez connectés sur le Mamouth, et ses satellites, comme @defense137 sur Twitter.
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