vendredi 30 mars 2012

Les commandos marine interceptent des pirates


Au centre, le puissant Etraco des commandos marine. Un deuxième groupe d'opérateurs a pris place à bord de l'EDO, à gauche (photo EMA).



On l'apprend seulement maintenant, l'équipe de commandos marine (1) basée à bord de l'Aconit a intercepté une baleinière porteuse de 10 pirates, mardi, au large de la Somalie. Faute d'éléments probants, les dix pirates ont été relâchés, après que la marine a soigné deux des somaliens, blessés peut-être lors d'une tentative d'attaque d'un pétrolier hongkongais, la veille.

A noter que malgré le dispositif international de moyens étatiques déployé sur place, c'est un surmar privé payé par le gouvernement luxembourgeois, un Merlin, qui a relocalisé les pirates, après l'attaque initiale. C'était déjà le cas, lors d'une attaque contre un navire de pêche seychellois.

(1) évidemment, l'EMA n'évoque pas la présence de ces hommes. Néanmoins, les Etracos -et on en voit un sur les photos de l'EMA- sont trop rares pour qu'on les laisse utilisés par une "équipe de visite", comme l'appelle l'EMA.

L'affiche du prochain Camerone


Sur une idée de Gibral Auvray, de Bourg sur Gironde (33) : une évocation, pour Camerone, d'un autre bataille homérique de la Légion, représentée à l'époque par la 13e DBLE (1). Avec en prime, ci-dessous, quelques photos d'un Camerone d'exception que j'ai vécu, en 2010, à Camerone (Mexique) avec les légionnaires du 2e REI emmenés par le mindef de l'époque, Hervé Morin.


(1) mais, comme aujourd'hui, ces légionnaires oeuvraient aussi avec d'autres troupes : fusiliers marins, artilleurs, troupes coloniales, volontaires du Pacifique...

Armor, c'est fini

L'exercice de contre-terrorisme maritime (CTM) Armor s'est achevé hier. Il aura mobilisé huit hélicoptères, une belle moyenne : quatre hélicoptères de la marine (plus un en astreinte SECMAR), trois du COS, et un de l'armée de l'air.
Les acteurs du contre-terrorisme maritime s'entraînent au CTM alternativement en Manche-Atlantique, et en Méditerranée. La France a sans doute le niveau d'entraînement le plus élevé en ce domaine, avec la Grande-Bretagne.
La proximité temporelle et géographique avec les JO de Londres n'a rien à voir avec le hasard. La France fournira de puissants moyens humains et matériels (principalement aériens et maritimes), pendant le créneau considéré, cet été. Pour l'instant, aucune communication n'a été effectuée, vu le contexte international, et afin, évidemment, de ne pas froisser nos amis britanniques, réduits à accepter l'aide de leurs voisins.
Rappelons que des Britanniques étaient déjà venus s'entraîner à cet effet en France, avec les tireurs d'élite du CPA20.

Wild Geese part fin avril

Alors que le BG Picardie vient de renvoyer en France un SGTIA (1), sa relève, le BG Wild Geese se prépare au départ. Le GTIA sera formé autour de 450 Gaulois du 92e RI. La cérémonie de départ est annoncée pour le 25 avril.
On connaît encore mal la répartition des forces, mais Wild Geese devrait continuer à occuper Tora, tout en fournissant une compagnie de garde à Warehouse (comme à l'époque du Batfra). Ce blog avait déjà expliqué que ce BG disposerait d'appuis moins importants, ce qui est logique vu la réduction de ses effectifs généraux, et d'une activité de combat anticipée à la baisse.
Pendant que le 92e RI sera engagé en Afghanistan, sa 4e compagnie défilera, elle, le 14 juillet, sur les Champs, avec 16 VBCI.
Rappelons que le régiment a déjà envoyé des éléments sur VBCI en Afghanistan et au Liban.


(1) une vraie-fausse réduction, donc, puisque ce SGTIA devait rentrer en France, arrivé à la fin de son mandat... Il ne resterait plus que 350-400 Français à Tora, contre plus de 800 à la grande époque.

jeudi 29 mars 2012

Un Awacs qui fait Durance

Un avion-radar E-3F du 36e EDCA d'Avord (Cher) a assuré ce matin la coordination d'une dizaine d'avions et d'hélicoptères des ministères de l'Intérieur (sécurité civile, gendarmerie), du Budget (douane) et de la Défense, dans le cadre de l'exercice Durance qui se déroulait dans la zone éponyme. Les spécialistes de l'armée de l'air ont ainsi pu mettre en oeuvre, pour une situation de gestion de crise intérieure, l'expérience emmagasinée ces dernières années (1).
Un radar air-air Giraffe de l'armée de l'air a aussi, dans une autre partie du scénario, été déployé sur la base aérienne de Rochefort (Charente).
Quelques enseignements assez féconds étaient déjà tirés en interne, il reste à les développer et les confronter, en interarmées, et en inter-ministériel.
De nouvelles réflexions peuvent être conduites sur la contribution de ces moyens "air" à des concours sur le territoire national, au service du public : rappelons que ces mêmes moyens contribuent déjà à la sécurisation du ciel français dans le cadre de la posture permanence de sûreté, un des dossiers prioritaires conduits par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).


(1) et restituée notamment pendant Harmattan.