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samedi 19 février 2011

Les yeux et les oreilles du PACDG

En point 0, le pod reco-NG, dont la taille est mal rendue, du fait des réservoirs de carburant placés à côté (crédit : V.Almansa/Dassault Aviation).

Par delà les chiffres bruts d'Agapanthe livrés jeudi par l'amiral Kérignard, le bilan qualitatif du porte-avions serait assez riche dans un secteur traditionnellement peu éclairé, le renseignement. D'abord, la nacelle Reco-NG (1) engagée par le Rafale a reçu l'onction de l'engagement opérationnel au-dessus de l'Afghanistan, lors d'une dizaine de vols de 5 à 6 heures, dont les deux tiers au-dessus du pays. On le savait déjà, grâce aux essais, et à l'expérimentation : même avec les incroyables accélérations, et les chocs du catapultage et de l'appontage, cette pièce d'optronique 100% française fonctionne encore. Au passage, la marine a pu également vérifier le fonctionnement de la transmission en vol, vers le sol ou la terre (2).
Petite indiscrétion, dans le briefing de jeudi, la nacelle aura été engagée ailleurs, notamment lors du transit en Méditerranée. Avec les incroyables capacités d'engagement stand-off du pod, cela ouvre des horizons incroyablement divers. Sur ce déploiement, comme sur ceux qui suivront : un GAN français a désormais, dans son panel d'actions, la reconnaissance stratégique, pour la première fois de son histoire.
Le coût d'un déploiement de ce type n'étant pas anodin, le groupe aéronaval a aussi apporté sa contribution à la lutte contre la piraterie. La Meuse a interpellé des pirates, en décembre. Tandis que le GAN entier a été engagé dans des vols de surveillances -49 au total-.

(1) dont ce blog vous révélait la toute première mission afghane, le 2 décembre.
(2) une petite révolution que cette transmission en vol, depuis que le Mirage F1CR ne pratiquait plus cette capacité avec son capteur infrarouge (depuis, fort, fort longtemps).

jeudi 23 septembre 2010

Chevalier Paul : ASA en mars

La frégate, devant le glacier des Italiens (crédit : Laetitia Rapuzzi / Marine Nationale).

L'admission au service actif (ASA) de la deuxième frégate Horizon de la marine, le Chevalier Paul, devrait être déclarée d’ici le mois de mars, a-t-on appris mercredi à bord de ce navire de 7.000 tonnes. Cette date-butoir est aussi celle de la fin de… garantie. Ce bâtiment a déjà accompli une traversée de longue durée de quatre mois.
Son sister-ship, le Forbin, doit quant à lui accompagner le groupe aéronaval, avec un départ de Toulon toujours prévu autour de la mi-octobre.
Rappelons que ces frégates embarquent 194 marins (contre 250 sur les FAA qu’ils remplacent), ainsi que 48 missiles Aster en silos, et sont, entre autres, spécialisées dans la protection des grosses unités de la marine.

Des ASSP de Rafale à Lann-Bihoué

Alors que le groupe aérien embarqué (GAe) devrait reprendre la mer à la fin septembre, et embrayer sur Agapanthe, mi-octobre, ses chasseurs assurent actuellement des ASSP nocturnes (appontages simulés sur piste) sur la base aéronavale de Lann-Bihoué (Morbihan), à partir de 22 heures. Hier soir, six Rafale de la 12F.
Cette délocalisation devant notamment épargner les oreilles -et les nuits- des riverains de la BAN de Landivisiau (Finistère). On avait imaginé de les délocaliser sur un terrain de l'armée de l'air sans riverains ou presque, comme Istres, par exemple, mais cette optique n'a pas été retenue, cette fois.
Les M88 des Rafale ne sont pas les seuls à animer le ciel lorientais, puisque l'armée de l'air maintient une permanence opérationnelle à deux Mirage 2000-5 (1.2 Cigognes) comme c'est désormais le cas régulièrement depuis le 11 septembre 2001. Et particulièrement en ce moment.