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dimanche 20 janvier 2019

GIGN, GIGN, et BRI

Il était cogneur quand il était jeune, pas forcément en phase avec les standards. Et même s'il dit avoir
voulu intégrer le GIGN en découvrant les images de Marignane, il aurait pu rester -comme de nombreux ados- à ce seul stade de la contemplation, sans pouvoir rejoindre l'unité d'élite, qui demande quelques préalables. Phil B. les a pourtant tous franchis à force de volonté, un peu comme un alpiniste, ce qui lui permet, des années plus tard, de raconter, de "confesser" ce parcours chez Nimrod, avec pour confesseur Jean-Luc Riva.
Je peux le confesser, j'étais un peu sceptique en découvrant ce prime abord cet énième livre sur le Groupe, en possédant déjà une étagère bien fournie, mais il y a trouvé une belle place.
Il y un vrai style dans le récit, et les faits évoqués n'ont rien de standard, entre de nombreuses missions à l'étranger (y compris un road movie personnel) et celles du territoire national.
Phil B. n'oublie pas de mentionner régulièrement tous ceux qui ont compté dans sa carrière (on les oublie souvent dans ces livres, il y a là de vraies figures, notamment chez les Thierry), revient avec humilité sur le mauvais jugement qu'il avait eu de ses collègues de l'EPIGN (puis de la FSP), et ne lâche pas sa gourme gratuitement sur les membres des autres unités d'intervention.
Bref, un livre à découvrir pour 21 EUR, depuis quelques jours.
Daniel Cerdan revient sur les retours d'expérience de ses interventions dans "GIGN, Engagé pour la vie, ce que le GIGN m'a appris" (Editions Alisio). L'ancien du Groupe passe au crible 14 ans d'activité, mais aussi, ce qui est le début de son troisième livre, la mort d'Arnaud Beltrame. Un 174 pages qui se découvre au prix de 18 EUR.
On l'oublie souvent, la brigade de recherche et d'intervention (BRI), créée en 1964 forma la première unité anti-terroriste de France, sous le nom de brigade anti-commandos (BAC). Cette capacité ne fut pas toujours pourtant valorisée par du matériel ou des effectifs, dans ce qui est une des premières destinations touristiques au monde : Paris (également capitale de la France, un siège au conseil de sécurité de l'ONU, etc etc).
Or, Paris fut aussi longtemps le territoire exclusif de la BRI (historiquement une brigade de la police judiciaire oeuvrant essentiellement dans ce domaine), ce que raconte Danielle Théry dans la réédition très actualisée de son livre "BRI, unité d'élite", parue une première fois en 2011.
Celle qui fut la première femme commissaire divisionnaire de France rappelle que 2,5 millions et demi d'euros ont été dépensés pour équiper la brigade, mais sans dater cet effort.
En fait, les euros ne furent investis que bien après le Bataclan. Les fusils, par exemple, restaient un problème : "lorsqu'on est montés à l'assaut à Vincennes, rappelle Christophe Molmy (le chef de la BRI), il y avait un fusil d'assaut pour trois hommes ! Après le Bataclan, il nous est apparu pour le moins urgent de renouveler le matériel" (1).
Sans doute, pourra-t-on continuer à s'interroger : pourquoi la préfecture de police n'avait pas modernisé sa BRI avant les évènements de 2015 (Mohamed Merah avait attaqué en 2012 à Toulouse, et des attentats étaient tués dans l'oeuf plusieurs fois par an), et pourquoi aura-t-il fallu attendre le Bataclan, en novembre 2015, pour passer des commandes de matériel ? Qui auraient dû être évidemment nécessaires dès l'intervention sur l'Hyper Casher, sept mois plus tôt ?


(1) juste après avoir écrit ces lignes, l'auteure commet une erreur en écrivant qu'à l'heure où elle 'écrit ces lignes, la BRI est la seule à en être dotée. Le RAID devrait également en être prochainement équipé". Le GIGN a été le premier doté à l'époque de son engagement en Afghanistan, dans la foulée du COS, à la fin des années 2000. Quant au RAID, il pourrait même sauter la case HK416 pour opter sur une autre arme.

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