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samedi 11 janvier 2014

Djotodja part (et alors?)

Nul n'est capable de dire précisément si le départ du président par intérim centrafricain va simplifier, ou pas,
la mission de l'armée française sur place (personnellement je n'y crois pas). Elle va -peut-être- accélérer la tenue d'élections qui ne peuvent être organisées rapidement de toute façon. La promesse d'une opération "brève" -on parlait volontiers de six mois en 2013 pour qualifier Sangaris, un petit papillon éphémère- n'a donc déjà plus de sens.
On l'avait en fait déjà mesuré à la complexité de la situation sur place -des opérations de désarmement qui peuvent dégénérer, une foule prête à se retourner à tout moment, et un adversaire plus coriace qu'anticipé à Paris-, et à l'obstination de ne pas envoyer de gendarmes sur place, pourtant mieux adaptés -formés, équipés-, notamment pour du contrôle de foule, des perquisitions et le recueil de renseignement d'ambiance (1).
Un signal de plus, mon confrère Vincent Roux expliquait ce matin sur LCI que Paris s'apprête à envoyer sur place 450 hommes -deux compagnies d'infanterie et un escadron de cavalerie- ce qui ferait changer de braquet une nouvelle fois à Sangaris (on est partis à l'origine d'un format qui devait rester contenu entre 800 et 1200 militaires...). Alors même que l'UE n'exclut plus, mais ne se prononcera pas avant le 20 janvier, d'envoyer un bataillon multinational en Centrafrique.
Pour l'heure, on ne sait pas encore précisément qui cotisera, et pour quelle mission : peut-être, seulement, assurer la protection de l'aéroport de M'Poko, qui mobilise actuellement de précieux fantassins qui pourraient être mieux occupés à se déployer dans le pays. Où tout reste à faire.

(1) et en plus, l'EMA ne les compte jamais comme des militaires déployés, et ne paie pas sur sa bourse les opex des gendarmes...


Actualisé : toute en finesse, la presse locale du Cameroun se désole en expliquant le départ pour Bangui des moyens stationnés jusque là dans le pays. Encore un mouvement de troupes que Paris a oublié d'annoncer. A vos calculettes : 1600+....+...+...+... = 1600 !