Face à une crise inédite sur le front des incendies, et par respect pour les professionnels qui assurent
notre sécurité, la question des moyens doit être interrogée un bonne fois pour toutes, mais pas que.L'armée de l'air et de l'espace n'est pas commandée par un civil. L'armée de terre non plus. La gendarmerie -qui eux des directeurs civils- est dirigée par un général. Pour Grégory Allione, ancien président de la fédération nationale des spaeurs pompiers, cela doit aussi, désormais, être le cas pour le directeur général de la sécurité civile, qui doit être dirigée par un général de sapeur-pompiers. Il n'en fait pas une affaire personnelle - Julien Marion donne plutôt l'idée d'un homme qui a fait bouger des lignes depuis trois ans- mais souhaite aboutir sur cette évolution.
Autre réflexion, sur l'endroit où doivent être logés les moyens d'intervention nationaux, dont une bonne partie sont déjà militaires dans les faits (BMSC, DIH-N). Dans d'autres pays (Espagne notamment), ces moyens sont mis en oeuvre au sein des armées. D'autres font aussi appel à plus de moyens privés, notamment pour le soutien. Ces différents modèles doivent être explorés, notamment pouvoir visualiser de manière très fine les marges de manoeuvre.
Mais aussi la possibilité de pouvoir faire acquérir par la sécurité civile des bombardiers d'eau (réglés par fonds européens, un premier rendez-vous a déjà été raté) de la classe H215/H225, plutôt que de les louer à prix d'or. Cela permettrait aussi aux armées d'éviter d'avoir à fournir année après année des moyens dédiés. Et néanmoins, la capacité d'utilisation des HM militaires comme HBE doit aussi être vérifiée, notamment parce que des incendies se déroulent aussi outremer, à La Réunion -où la France implante des Cougar- et en Polynésie où elle utilise les Dauphin N3+ de la 35F.
Le contrat de MCO des aéronefs de la sécurité civile doit aussi être revu, l'actuel ayant montré ses lmimites. La DMAé s'y emploie, comme je le révèle dans Air et Cosmos.
Généraliser, aussi, Grégory Allione le demande dans son ITW à Air et Cosmos, les bambi buckets sur toutes les bases de la sécurité civile, puisque les EC145D3 de nouvelle génération de la sécurité civile peuvent désormais être utilisés dans cette mission (les anciens le pouvaient aussi mais avec de bien moindre quantités). Or en 2026, il n'y a que... trois kits. Un à Marseille, un en Corse, et un à Nîmes pour l'instruction. Alors qu'ils auraient été aussi utiles en... Bretagne ou à Fontainebleau. L'activité des bases le permet, puisque les hélicoptères du SAMU (loués par les ARS) réalisent désormais une bonne partie des transports médicaux. La plupart des départementaux en ont, et pourtant, le format de la sécurité civile a pourtant augmenté.
Alors me direz-vous, comment va-t-on sauver les gens? Les "sauvetages" de confort, encore trop nombreux, assurés par la gendarmerie et la sécurité civile ne peuvent plus perdurer. En les facturant, ils deviendront moins nombreux. Et obligeront les usagers à se responsabiliser, avec des assurances, en mer, en montagne. Car à abuser du système de protection, on le tue.
Ms infops et photops sur le twitter @defense137
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