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mardi 30 octobre 2012

Cri d'alarme du CEMAT (suite)

A peine deux mois après un premier passage à l'assemblée, difficile de trouver des éléments d'optimisme dans la nouvelle audition du CEMAT à la commission de défens. Est-ce l'amoncellement de mauvaises nouvelles, ce n'est que 13 jours après l'audition à l'assemblée nationale que le script est enfin disponible sur le site internet. Le document dénote le passage de l'armée de terre en côte d'alerte comme le dénotent les passages qui suivent.L'armée de terre paie le plus dans les reports et annulations de crédits estime le patron de l'armée de terre : "dans ce processus de recherche d’économies de court terme, elle supportera, en 2013, une grande part des efforts du ministère. (...) sur les années 2012 et 2013, l’armée de terre devra contribuer à hauteur d’environ 40 % du total des reports ou annulations en autorisations d’engagement ainsi que des crédits de paiement. Cet effort apparaît encore plus disproportionné pour la seule année 2013, avec une part dans la réduction des engagements estimée à 76 %. Cela s’explique par ses nombreux petits programmes particulièrement propices aux économies de court terme et par le fait que plusieurs programmes majeurs tels Scorpion et le porteur polyvalent terrestre (PPT), n’ayant pas encore été notifiés, pouvaient donc être décalés. Le plan des autorisations d’engagement 2013 devrait ainsi maintenir les seuls investissements prévus les années précédentes et geler toutes les commandes initialement prévues en 2013, pour un montant de 546 millions d’euros".
Le CEMAT explique plus loin que ces  reports limiteront fortement la capacité d'action. Ainsi, l'armée de terre sera incapable de projeter plus de quatre hélicoptères Caïman jusqu'à fin 2016, ce qui témoigne d'un agrravation rapide des agrégats. Car en recevant le premier Caïman dans l'ALAT, en début... d'année 2012, le même CEMAT croyait encore à la possibilité de les envoyer en Afghanistan avant le départ de la France. Le général Ract-Madoux rappelle encore la nécessité de livrer la 2e tranche de Caïman afin "d'éviter une rutpure capacitaire imminente".
Le patron de l'armée de terre continue dans les mauvaises nouvelles en expliquant que la contribution de l'armée de terre aux réductions d'effectifs "ira ainsi au-delà de l’objectif fixé par la loi de programmation militaire (environ 2 700 postes en 2013) en raison d’une accentuation de la pente de déflation, consécutive aux décisions contenues dans la lettre plafond de cet été". Bien maigre compensation, "cet effort supplémentaire et ponctuel a été qualifié d’avance sur les déflations prévues en 2014 et 2015".
Le surplus d'effort (825 postes) concernera "plusieurs fonctions opérationnelles" dont "notamment l'infanterie".
Le CEMAT a aussi évoqué le transfert de la STAT à Bourges, pourtant prévu dans la nouvelle carte des implantations de 2008 et qui n'est "sans doute pas d'actualité".