On le sait, la base des opérations, c'est la secops, la sécurité des opérations, mais elle ne tient pas
longtemps en période de concurrence budgétaire et opérationnelle comme la période surnatuelle que nous vivons depuis le début mars.Face à une armée de l'air et de l'espace en première ligne depuis le premier jouravec les Rafale des 1/7 Provence et GB43, des artilleurs sol-air issus des différents EDSA, face à une marine visible grâce à deux chaînes de télé, l'armée de terre devait vite redevenir visible (sauf à perdre les quelques miettes qui lui restaient dans les euros restant à répartir).
Elle l'était, pourtant. Comme souvent, elle a été la première à payer le prix du sang, avec le major Frion, du GCM27. Mais pas assez, pour ne pas rester sur le bord de la route, en pleine négociation sur la répartition des surmarches, et de l'actualisation de la LPM. Pressé sur sa droite et sur sa gauche d'être plus visible, et pas seulement que sur le commandement par intention, le CEMAT a anoncé l'envoi de Tigre dans le golfe arabo-Persique. En même temps, l'armée de l'air passe elle aussi la démultipliée avec des Fennec et Caracal. A une époque pas si reculée, les CEM d'armées évitaient d'aller empiéter les plate-bandes du CEMA, en charge des opérations.
Ces informations était accessibles/visibles depuis déjà plusieurs jours aux lecteurs de ce blog, du compte twitter @defense137 associé, d'un article de Raids consacré au Pyrénées et d'un article d'Air et Cosmos (écrit par le même journaliste) du 19 mars. Le compte twitter avait rendu compte des chicaïas entres terriens et aviateurs sur qui devait être le premier à descender un drone avec un hélicoptère (réponse, la marine, qui l'a faite en premier en Panther, en mer Rouge), et le premier à arriver sur place. Interrogée sur ce sujet, le Sirpa Air avait poliment renvoyé sur l'EMA, avec la réaction qu'on connaît (publiée sur ce blog la semaine dernière).
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