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vendredi 29 mars 2019

La PO scramblée pour 2 Tu-160

Le centre national des opérations aériennes (CNOA) du commandement de la défense aérienne

mercredi 5 octobre 2016

22 v'la les Blackjack

Depuis hier, la presse bourdonne d'une nouvelle maraude des Blackjack russes, et sur le coup, j'avoue

jeudi 22 septembre 2016

Encore une maraude de Tu-160 russes

Pas moins de quatre Rafale de l'armée de l'air ont été scramblés ce matin pour assurer le suivi de deux

jeudi 10 mars 2016

Red submarine(s), pas une première

Elle a enflammé les rédactions parisiennes aujourd'hui, mais la révélation de la présence d'un

jeudi 12 février 2015

Trois chasseurs pour deux Bears

Selon l'armée de l'air qui vient de l'officialiser seulement 15 jours après, deux Mirage 2000 et un

mardi 20 janvier 2015

1001 façons de répondre sur la crise des Mistral

Elle a été effectuée du 9 au 12 janvier dernier par questionnaire autoadministré en ligne, sur un

mardi 25 novembre 2014

Des blindés contre un Mistral russe

Les arguments des Polonais ont été entendus. Si ces derniers savent bien que les Mistral seront livrés, à un

samedi 20 juillet 2013

Le Savoie se place au RIAT

L'escadron de reconnaissance 2/33 Savoie a remporté le prix du meilleur "Spirit" au crew challenge organisé

mercredi 26 juin 2013

A Siauliai, aux avants-postes de la PO de l'OTAN (1)

Dans les pays baltes depuis bientôt deux mois, comme en France, la P.O (permanence opérationnelle

jeudi 28 mars 2013

Une traque, sur les Champs

Le diffuseur français du film russe "White Tiger" propose plusieurs centaines de places pour assister à l'avant-première du film

samedi 24 novembre 2012

L'EDA-R intéresse Moscou

Alors que les cadences sont plutôt basses pour équiper les trois BPC français, Moscou semble lui résolu à investir dans l'EDA-R, développé par CNIM. C'est en tout cas le sens d'une déclaration de l'ambassadeur français à Paris effectuée jeudi, Alexandre Orlov, cité par l'agence russe RIA-Novosti.
Pour le moment, aucun chiffre n'a été cité, tant sur le montant du contrat que sur le nombre d'embarcations. Ni sur le lieu où ils seront fabriqués, Moscou souhaitant sans doute assembler lui-même ces engins, de fait indissociables des deux BPC qu'il a achetés à la France.
Pour l'instant, la Russie est le seul client export du BPC et de l'EDA-R, dont leurs fabricants escomptaient pourtant de meilleurs résultats de ventes à l'étranger.

mardi 30 octobre 2012

"Un regard pétillant"

Roland de la Poype et Marcel Albert (Photo collection Mémorial Normandie-Niémen)

La cérémonie d'hommage à l'as français Roland de la Poype s'est déroulée ce matin aux Invalides. Des représentants du monde économique, politique (un ancien premier ministre), des grandes familles -de la Poype en était- et évidemment, de son régiment de chasse, le Normandie-Niémen. Le général Denis Mercier, CEMAA, était également présent ainsi que des membres d'amicale des familles du Normandie Niémen, et du Mémorial Normandie-Niémen.
C'est son camarade Fred Moore, du conseil de l'ordre de la Libération, qui lit l'oraison funèbre. Il rappelle la passion pour l'aviation née très jeune, dans les récits des as de la première guerre mondiale. De La Poype ne sait pas encore que ses propres récits jetteront dans les bras de l'aviation plusieurs générations de pilotes de chasse.
Grâce à l'aviation populaire, il passe de la théorie à la pratique, au Mans. Puis il précède son appel sous les drapeaux, en 1939, comme simple caporal. Il est breveté pilote de chasse à Etampes, et précède déjà son destin, pour refuser la défaite, et la collaboration avec les nazis dont son père l'a mis en garde, les années précédentes. Il n'apprendra sa mort, et celle de sa mère, que six mois plus tard.
Faute d'avoir pu emprunter un avion militaire à Cazaux, de la Poype prend le bateau qui l'amène à Plymouth. La suite est connue. 16 victoires, dont 8 en l'espace de 12 jours, au-dessus de la Prusse orientale. Il est un des quatre Français faits par Staline héros de l'Union soviétique.
Comme pour le rappeler, la télé russe est là (pas de télé française à l'horizon, seulement trois journalistes présents...), avec l'ambassadeur de Russie, dans la grande cour des Invalides.
Fred Moore s'entretient avec le général Mercier. A gauche, l'ambassadeur de Russie, qui était déjà avec le Normandie Niémen, le mois dernier, pour fêter les 70 ans du régiment de chasse.

Revenu en France avec son Yak, il enchaîne une autre vie d'ingénieur et d'homme d'affaires. On lui doit la Méhari -des représentants du Mehari Club de France sont venus avec un véhicule lui rendre un hommage silencieux-, mais aussi le Marineland d'Antibes.
"C'était un homme aux talents multiples, courageux, et toujours amical" lance Fred Moore pour conclure.
Il ne reste plus en vie que deux pilotes et deux mécaniciens du régiment de chasse Normandie-Niémen.

L'as français aura eu plusieurs vies, comme en témoigne cette Mehari, dont le propériétaire arborait le portrait de Roland de la Poype, ce matin.

Un ancien commandant du Neu-Neu, le colonel Fabien Kuzniak, évoque la mémoire de l'as : "Je ressens de la tristesse et de la fierté. Jusqu'à son dernier anniversaire, on a pu rester à ses côtés. Il a écrit dans son livre ce qu'on vit au Normandie-Niémen. Et tout ce qu'on ressent en vol, ou quand on utilise l'indicatif Rayak, que le régiment a remis au goût du jour sur Rafale. C'est un homme qui avait le regard pétillant, c'est ce qu'il faut retenir de lui, du chasseur, de l'homme. C'est le dernier représentant de la lignée qui a crée Normandie-Niémen". Le commandant R., second du 2/30, abonde : "il nous a nourris, avec son livre, nous sommes tristes". Avec lui, le drapeau du Normandie-Niémen est monté de Mont-de-Marsan, accompagner l'as, une dernière fois.

Sur le parcours des aviateurs du Normandie-Niémen, lire l'ouvrage d'Yves Donjon "Ceux du Normandie-Niémen" (2e réédition) , préfacé par le général Joseph Risso et Roland de la Poype.

jeudi 6 septembre 2012

Deux Yak-3 pour les 70 ans du Neu-Neu

Deux Yak-3, avion russes emblématiques qui ont équipé le régiment de chasse Normandie-Niémen (1) sur le front de l'est seront présents à Mont-de-Marsan, vendredi prochain. L'un de ces appareils sera visible en statique, et le second évoluera en vol. Selon le Sirpa Air, cet appareil aux couleurs de l'unité française est immatriculé en Allemagne, et sera piloté par son propriétaire, un argentin.
La patrouille de France est également attendue ce même vendredi 14, ainsi que le CEMAA russe.
Le régiment de chasse 2/30 Normandie-Niémen a été reconstitué en juin dernier sur Rafale, après une éclipse de quelques années.
Notons qu'un autre anniversaire sera célébré le 28 septembre : les 100 ans de la SPA3 Guynemer du 1/2 Cigognes de Dijon.

(1) je lui consacre un article de rappels historiques dans le n°2 de RAIDS AVIATION.

lundi 31 janvier 2011

Des Georgiens formés en France

Des militaires géorgiens qui doivent se déployer prochainement en Afghanistan font, avant, un crochet en France. C'est le 8e RA de Commercy qui doit former cette quarantaine de soldats, avant leur engagement en Afghanistan au deuxième semestre.
La coopération militaire franco-georgienne a débuté en Afghanistan avec le départ du Batfra de Warehouse, et le redéploiement des troupes françaises en RC-East. La protection du camp de Warehouse incombe désormais, notamment, aux Géorgiens.
La France fournit un parc de véhicules complet à ces militaires, à Warehouse : VAB, VBL, P4 et GBC180. Le partenariat va même plus loin, puisque ce sont des avions militaires français qui transportent ces militaires entre la Géorgie et l'Afghanistan.
Au prix, d'ailleurs, un important détour, lié aux autorisations de survol.
La Géorgie s'était inquiétée, à plusieurs reprises, de la vente de navires de la classe Mistral à la Russie.
Rappelons que la France avait déployé, en Georgie, des gendarmes sur PVP (c'était leur premier déploiement), après la brève guerre russo-géorgienne.

jeudi 30 décembre 2010

Tout augmente mon bon monsieur

Les Russes paieront 1,37 MdEUR pour leurs deux premiers BPC. La France, elle, n'avait payé que 450 MEUR pour le Dixmude, réglé par le plan de relance de l'économie (1). Une hausse de prix inexpliquable, et comme personne, en France, ne souhaite s'exprimer sur ce dossier givrant, on n'aura pas d'explications...
C'est d'autant plus incompréhensible que 20% du premier bâtiment doit être construit en Russie même, où les coûts salariaux ne sont pas les mêmes qu'en France.
Selon les information recueillies par l'agence russe Novosti, le premier Mistral russe coûterait 720 MEUR, et le second, 650 MEUR.

(1) pour l'anecdote, ce même plan avait aussi réglé le renouvellement d'une partie de la batellerie.

jeudi 19 août 2010

Des contrats plus complexes que prévus

Au Brésil, où le ministre avait annoncé des bonnes nouvelles fin juillet, aux Emirats Arabes Unis, en Inde et évidemment en Russie, la force de frappe commerciale française a du mal à s'imposer, malgré l'engagement du pouvoir politique français, sous toutes ses formes, et des armées, jamais loin derrière.
Pour décrocher un contrat en Russie, la France a défilé sur la place rouge le 1er mai, envoyé un BPC dans un port russe, et même promis que l'industrie locale pourrait en construire la moitié (deux sur quatre).
On le sait, décrocher ce contrat est essentiel pour les Chantiers de l'Atlantique, frappés de plein fouet par le climat économique dépressif. Le gouvernement avait déjà plus qu'anticipé la construction du 3e BPC destiné à la marine, qui n'était attendu qu'à la fin de cette décennie. Précisément pour permettre, déjà, aux Chantiers de traverser une mauvaise passe : c'est le plus gros poste du plan de relance (plus de 400 MEUR)
On le sait aussi, en Russie, les choses sont toujours plus compliquées qu'il n'y paraît, d'autant plus que l'industrie locale peut, faute d'avoir obtenu des compensations suffisantes (1), opter pour un autre chantier. Coréens, Singapouriens, et pourquoi pas, Espagnols (qui ont doublé DCNS en Australie), ils peuvent eux aussi l'emporter, si comme l'expliquait ce matin le quotidien russe Kommersant, la Russie veut procéder par appel d'offres.

(1) Ce même processus de surrenchère se retrouve désormais partout, comme au Brésil où en plus il faudrait acheter une dizaine de KC390. Les 50 EC725 -le plus gros contrat de l'histoire d'Eurocopter- vendus il y a quelques mois seront assemblés sur place.

dimanche 8 août 2010

Des moyens pour la Russie (actualisé)

La France a proposé cette nuit à la Russie (1) de lui envoyer des moyens de lutte contre le feu, dont un bombardier d'eau Dash 8 (dix tonnes d'eau), et 75 véhicules, 36 motopompes et 120 hommes, vraisemblablement issus des UISC. 24 heures plus tôt, la France avait dit sa volonté de se tenir prête à aider la Russie, si elle lui demandait.
A ma connaissance, c'est la première fois que le Dash 8 -dont la sécurité civile détient deux exemplaires- est déployé à l'étranger pour des missions de feu. Il est particulièrement adapté aux grands feux qui touchent la Russie actuellement. Même si les opérations aériennes risquent d'être particulièrement complexes, du fait de la fumée, et des différences culturelles.
Par delà sa mission de bombardier d'eau, en France, le Dash 8 -longtemps controversé au secteur "avions" de Marignane- a pu, ponctuellement, être utilisé pour des reconduites à la frontière, ou des missions de secours, comme en Haïti, en janvier dernier.
Le concours proposé à la Russie est évidemment lié à la tradition d'assistance qui existe entre nos deux pays. Rien à voir avec des discussions particulièrement difficiles sur la vente de 4 BPC de type Mistral, les Russes revendiquant la construction de trois des quatre navires, avec des forts transferts de technologies, et la présence de systèmes de combat dans le package. La France, elle, veut construire deux des BPC, et les transférer sans son système de combat.

(1) 198 ans après le grand incendie de Moscou, qui intervient quand Napoléon Ier se présente devant la ville.

mardi 2 mars 2010

Pourquoi on peut vendre quatre BPC à la Russie


Afin de se couvrir contre d'éventuelles méchancetés (faites par la Russie, ou nos alliés), la France a donc décidé de fournir à la Russie quatre navires de type Mistral, mais qui n'auront pas les équipements militaires du modèle de la marine, et notamment, ses capacités de transmissions et de d'autodéfense. C'est ce qu'à laissé entendre le président, hier, recevant son homologue russe, Dimitri Medvedev.
Deux navires seront vraisemblablement construits en France, comme Jacques de Lagugie, le patron de l'export à la DGA, l'avait laissé entendre, début février. Si l'on en juge le prix payé pour le BPC n°3, réglé par le plan de relance, le prix catalogue d'un navire de ce type s'établit à 450 MEUR environ.
Le BPC est, de notoriété publique, construit sur des normes civiles, c'est même ce qui a permis de drastiquement en baisser les coûts. Même si la propulsion par POD était jugée, à une époque, très avant-gardiste. Le niveau de défenses militaires est aussi notoirement très faible, ce qui fait donc des BPC une technologie qui a été jugée, logiquement, exportable à la Russie.
On ignore si dans le lot figure aussi la batellerie, un sujet qui peut intéresser l'industrie française, et particulièrement la CNIM, qui a développé des LCAT particulièrement adaptés au BPC.