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jeudi 22 avril 2010

La gendarmerie bientôt sous les 100.000

Les effectifs de la gendarmerie vont passer sous le cap des 100.000 militaires, dans les mois qui viennent. Cette année, la gendarmerie perdra 1.354 postes, et des prévisions qu'on peut qualifier de sérieuses évoquent une saignée encore plus importante en 2011, avec 3.500 postes supprimés. Ce chiffre n'étant aujourd'hui qu'un objectif, et pas forcément la réalité budgétaire (ou politique) qui prévaudra, d'ici l'automne.
On sait que le secteur souffrant le plus sera celui de la gendarmerie mobile, qui commence déjà, à l'été, à perdre ses premières unités. A Satory, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a redit récemment sa volonté de ne pas privilégier une composante de sécurité intérieure sur une autre, et vouloir, en tout état de cause, que gendarmerie et police accentuent et accélèrent leur coopération.
Les prévisions d'intégration de personnels restent cependant très soutenues, avec le recrutement de 1.200 sous-officiers, et 3.000 gendarmes adjoints volontaires (GAV).
Le président de la République doit recevoir demain midi les principaux responsables de la gendarmerie, après avoir accueilli, mercredi, les responsables syndicaux de la police.

mardi 14 juillet 2009

Premiers bilans de la nuit

Brice Hortefeux vient de livrer le premier bilan de la nuit écoulée, dans un communiqué de presse. Environ 500 voitures ont été incendiées -un chiffre qui traditionnellement fluctue toujours dans les jours suivants- et 240 personnes ont été interpellés. 190 ont été placées en garde-à-vue, et le recours à la vidéo a été systématisé dans la mesure du possible, pour viabiliser les dossiers.
Enfin, 12 policiers et un gendarme ont été "légèrement blessés".
34.000 policiers et gendarmes étaient sur le pont la nuit dernière. Ils ne seront "que" 1.000 de plus cette nuit.

lundi 4 mai 2009

Les fines gâchettes à Saint Astier

Le challenge de tir en situation (CITES) de Saint Astier (Dordogne) s’ouvre en fin de semaine, associant des membres des forces de l’ordre issus de plusieurs pays européens. Il se déroule à proximité du centre de gendarmerie de Saint Astier, dans des installations privées qui ont été, ponctuellement, utilisées par les groupes d’intervention (RAID, GIGN) et forces spéciales. Des Eris, équipes issues de la pénitentiaire, y ont également été formées, notamment l’Eris de Lille.

L’avantage du site, selon un de ses usagers, est de pouvoir le reconfigurer à l’envi, et de bénéficier d’une ciblerie mobile que n’ont pas forcément toutes les installations identiques.

Les sites privés, surfant sur les ressources limitées de l’administration, se multiplient. ESDT, par exemple, a développé un shooting center à Lorient, qui utilise la simmunition.

Les références en la matière sont le stand de tir du RAID, malgré les petits soucis initiaux (ventilation) qu’il avait rencontrés, et le CTA de la brigade des forces spéciales Terre (BFST), qu’on peut (re-)découvrir dans le numéro de mai du magazine RAIDS.

mardi 28 avril 2009

Prime pour blessures et cailloux

300 euros pour tous les policiers ayant participé à quatre opérations sensibles, et autant pour ceux blessés ou ayant accompli un "acte de courage ou de dévouement particulier". C'est le syndicat de police Synergie-officiers qui revèle ce dispositif, en reproduisant une lettre du directeur de cabinet du DGPN daté du 28 avril.
Les quatre opérations en question concernent majoritairement des violences urbaines de ces dernières semaines, dans les DOMTOM (Antilles, Guyane et Réunion), aux Mureaux (Yvelines), à Bastia (Haute-Corse) et lors du sommet de Strasbourg.

lundi 27 avril 2009

L'oeil de Strasbourg

Un drone optionnellement piloté (OPA) d’EADS, le Surveyor 2500 a assuré des missions de surveillance du sommet de l’Otan, les 3 et 4 avril, a révélé l’industriel, ce matin. EADS explique avoir répondu à une sollicitation urgente du ministère de l’Intérieur français, en 10 jours ouvrés, « entre la requête initiale et la réalisation de la mission ». La prestation de services vaudrait « une poignée de kiloeuros » évalue Luc Boureau, directeur commercial « systèmes aériens de mission » chez EADS.
A l’origine, c’est un dirigeable qui devait assurer cette mission, présence qui ne ravissait pas plus que cela l’armée de l’Air, chargée d’assurer l’intégrité du ciel strasbourgeois.
D’où le recours à cette solution, jugée plus mobile et adaptative, même si l’avion est moins endurant que le dirigeable. Il n’y avait qu’un seul pilote à bord, un des deux dont EADS dispose pour mettre en œuvre cet appareil.
Le Surveyor 2500 est fondé sur l’avion MCR de la société dijonnaise Dynaéro. Il sert régulièrement aux essais en vol de systèmes EADS, notamment les liaisons de données et les tourelles optroniques. Mais il avait déjà effectué un vol sur les banlieues nord de Paris, le 13 juillet 2006, à la demande du ministère de l’Intérieur. « Cela servait notamment à surveiller les toits où sont stockées les objets lancées sur les policiers, gendarmes et pompiers amenés à intervenir » explique une commeciale.
20 heures de vol ont été réalisées, majoritairement de nuit, dans le ciel de Strasbourg. L’imagerie était transférée en temps réel vers une station de réception EADS, au sol, et retransmise au PC de sécurité publique, à la préfecture.
Pour la venue du Pape, en septembre dernier, c’est le drone Harfang de l’armée de l’Air (fourni par EADS) qui avait utilisé, lors de deux vols d’une dizaine d’heures chacun.

dimanche 26 avril 2009

Le 7e arrondissement enfin sécurisé


F., honorable correspondante du 7e arrondissement me livre cette troublante info sans retenue, j’en fais de même avec vous. Une demi-compagnie de CRS va être attribuée début juin pour sécuriser un des hauts lieux de l’insécurité parisienne, le Champ de Mars. C’est vrai qu’entre les bagarres de vendeurs à la sauvette de tours Eiffel, les rixes pigeons-moineaux, et les manifs à répétition, la coupe était (presque) pleine.
Les patrouilles équestres, le dispositif Vigipirate, les planques des services spécialisés, et les rondes de la police urbaine de proximité (PUP), cela ne devait pas faire sérieux : une demi-compagnie de CRS, cela a le mérite d’être visible.
Et pour que cela le soit encore plus, c’est Rachida Dati qui l’a appris aux électeurs, par lettre affranchie. Normal, c’est leur maire, ministre de la justice et tête de liste aux élections européennes.