Les principaux thèmes du blog

100 ans de l'aéronavale 11e BP 14 juillet 14-juillet 27e BIM 2e REP 65 ans du débarquement 70 ans du D-DAY 75 ans de l'armée de l'Air A400M Accident Accidents aériens acm adaptation réactive aéromobilité aéronavale Afghanistan afrique AIA airbus Airbus Military ALAT Allemagne Aquitaine armée de l'Air armée de terre artillerie Atlas australie BAE Systems balardgone bases de défense Belgique billet d'humeur blessés BPC Brésil BRI BSS Budget CABAT Canada cavalerie CEMA cemaa CEMAT cemm Chammal Chef des armées Colloque com 2.0 Com' opérationnelle commandos marine commémoration coopération européenne COS CPA cvm cyberdéfense Dassault Aviation DCI DCNS DCRI Débarquement de Provence décorations DGA DGSE dicod Dissuasion djibouti douanes DPSA DPSD DRM Drones EADS EAU Ebola économies budgétaires Egypte EI élection présidentielle EMA Espace espagne Euro Eurocopter euronaval Eurosatory Export Externalisation FAS Fazsoi femmes flotte gouvernementale forces spéciales Gabon gendarmerie gicat GIGN golfe persique Grande-Bretagne Guyane haïti harmattan hélicoptères IMFEAU in memoriam Inde Industrie de défense Irak ISAF jordanie justice légion étrangère les exclus du Mamouth Liban Libye livres louvois lutte contre le terrorisme Mali marine MBDA MCO media milipol Mindef minint missiles mort au combat musée narcotrafic nato Nexter Niger nigéria nominations OMLT Opint otages OTAN pacdg PAF parachutistes parlement phrase de la semaine Piraterie plan de relance PME police pologne pomlt PPS prémar premier ministre PTSD Rafale RAID rca RCI reconversion Recrutement réductions budgétaires renseignement réserve RESEVAC ressources humaines restructurations Royale RTD Sagem salon du Bourget Sangaris santé SAR sécurité civile Sentinelle serval SIAe Syrie tchad Thales Tigre UE UK urgence opérations USA Uzbeen VBCI Vigipirate

mercredi 16 décembre 2015

Faut-il tirer ou payer ? (billet d'humeur)

Débat sans fin entre les modernes et les classiques, qui prend une acuité particulière avec la dernière
frappe de Chammal : valait-il la peine de tirer des missiles Scalp-EG sur un obectif présenté comme durci, en Syrie, frappé mardi en fin d'après-midi (1) ?
Arme dont l'emploi est autorisé par le CEMA, le Scalp-EG a été conçu pour frapper des objectifs à haute valeur, durcis ou non, en restant à distance de sécurité.
Ici, les défenses de Daesch étant ce qu'elles sont, on peut tirer une bombe de 1000 kg qui génère aussi pas mal d'effets, à la portée nominale, sans risquer de gros malheurs pour le tireur. Pas besoin d'aller convoquer des Scalp-EG sauf...
Si en tirant à courte portée on utilisé aussi le carburant non consommé pour rajouter à l'effet de la charge Broach.
Sauf, s'il est vrai que les (premiers et) derniers tirs opérationnels remontaient déjà à 2011 : 4 tirés par la marine, 11 par l'armée de l'air, il s'en est fallu d'un souci pour que ce ne soit 12). Il n'est pas bon que les adversaires oublient que la France en possède en nombre encore assez conséquent (500 avaient été commandés... et livrés).
Il est vrai aussi qu'il fallait aussi moderniser à mi-vie ces Scalp-EG, et plus on en aura tiré, moins il faudra en moderniser. Le malheur des uns (MBDA) faisant le bonheur des autres (Bercy, le contribuable français, etc)
Si l'on ajoute à cela une réalité de raréfaction du stock de munitions bien décrite dans un papier documenté du Monde.
Et des effets de manche (réussis) produits par les tirs de missiles russes sur des objectifs en Syrie que la France n'a pas réussi à obtenir aussi bien.
Mais aussi du début de lassitude de la presse en point presse du jeudi devant la litanie des frappes, que ne compensent pas les visites à H5 ou aux EAU.
Bref, une bonne salve de missile peut électriser son monde.
Pour la presse, c'est raté, pour EI, on attend un BDA bien précis.

(Photo EMA)

(1) une dizaine d'avions de chasse ont décollé de Jordanie et des EAU pour ce raid mêlant Scalp-EG et bombes. Pour l'instant, le porte-avions ne semble pas avoir repris son activité depuis le passage présidentiel, le 4 décembre.