Un brigadier du 1er Chasseurs est mort ce matin vers 9 heures locales, sur le COP Gwan (1), en sud Kapisa. Ce chargeur d'AMX10RCRC a été blessé grièvement par une rafale de Minimi, alors qu'il venait de s'extraire de son véhicule, pour aller décharger sa propre arme personnelle, et procéder aux manoeuvres de sécurité. C'est alors, selon les premiers éléments disponibles, qu'une Minimi lui a tiré dessus, depuis un VAB tout proche. L'arme allait, apparemment, aussi, être concernée par la manoeuvre de sécurité. Evacué en hélicoptère au rôle 3 de KAIA, il n'a pas survécu.
Les éléments du BG Quinze-Deux arrivaient juste sur ce COP.
La prévôté a ouvert une enquête. On n'a toujours pas de nouvelles de la précédente enquête de la prévôté, qui concernait une affaire présentant quelques analogies avec celle-ci.
Cette mort est la première concernant le BG Quinze Deux, qui vient d'arriver en Afghanistan, en relève du BG Richelieu.
(1) baptisé à l'origine COP 46, il avait été rebaptisé COP Hutnik, en l'honneur du légionnaire qui était mort à proximité. Du fait de l'Afghanisation, explique-t-on, ce COP vient d'être débaptisé pour prendre le nom du lieu : Gwan.
par le journaliste Jean-Marc Tanguy - Twitter @Defense137 - 9253 posts depuis avril 2009 - 81,92 millions de pages vues depuis juin 2010.
lundi 11 juillet 2011
Un 64e français tué en Afghanistan
dimanche 10 juillet 2011
50 ans après, le 2e RPIMa commémore Bizerte
Le 19 juillet prochain, le 2e RPIMa, basé à La Réunion, commémorera un saut historique sur Bizerte (Tunisie). Plus de 270 paras avaient alors été engagés, cinq ans après un autre saut historique, à Suez.
Pour l'occasion, 35 vétérans ont décidé de faire le déplacement jusqu'en Océan Indien, où ils arrivent mardi. Parmi les paras qui sautèrent ce jour-là figurait le futur général Jean Salvan, alors lieutenant (1).
Deux anciens doivent sauter en tandem, signale le chef de corps, le colonel Xavier Lafargue, qui défilera le 14 juillet à Paris, dans le module outremer.
Le 2e RPIMa est, comme le 1er RPIMa, issu des traditions SAS remontant à la seconde guerre mondiale. Son effectif atteint 460 militaires. Le régiment assure la présence française dans les îles Eparses et des DIO (détachements d'instruction opérationnelle) en Afrique australe. Trois ont déjà été accomplis cette année, au Lesotho, au Bostwana et en Tanzanie.
(1) il fut par la suite, en 1976, commandant en second du 2e RPIMa, puis chef de corps du 3e RPIMa, avec lequel il (une nouvelle fois) blessé, au Liban.
Pour l'occasion, 35 vétérans ont décidé de faire le déplacement jusqu'en Océan Indien, où ils arrivent mardi. Parmi les paras qui sautèrent ce jour-là figurait le futur général Jean Salvan, alors lieutenant (1).
Deux anciens doivent sauter en tandem, signale le chef de corps, le colonel Xavier Lafargue, qui défilera le 14 juillet à Paris, dans le module outremer.
Le 2e RPIMa est, comme le 1er RPIMa, issu des traditions SAS remontant à la seconde guerre mondiale. Son effectif atteint 460 militaires. Le régiment assure la présence française dans les îles Eparses et des DIO (détachements d'instruction opérationnelle) en Afrique australe. Trois ont déjà été accomplis cette année, au Lesotho, au Bostwana et en Tanzanie.
(1) il fut par la suite, en 1976, commandant en second du 2e RPIMa, puis chef de corps du 3e RPIMa, avec lequel il (une nouvelle fois) blessé, au Liban.
Une lettre pour les morts d'Afghanistan
Voici la lettre que me transmet Jean-Louis Tosque, un ancien fusilier-commando de 57 ans. Elle traduit, à mon sens, le désarroi qui frappe, aujourd'hui, la communauté militaire, d'active, ou les anciens, sur l'insuffisant rayonnement de l'engagement français en Afghanistan, ainsi que des morts et des blessés qui en résultent.
Jean-Louis Tosque dit avoir envoyé ce mail à la présidence de la République :
"Monsieur le Président,
Militaire en retraite, je suis touché par la perte de nos soldats et sensible au fait que leur sacrifice n'est pas suffisamment, voire pas du tout, reconnu par les médias. En tant que chef des armées, vous avez la possibilité d'associer la nation à un hommage solennel à ceux qui donnent tout pour la mission que vous leur avez confiée. Pour cette raison, je vous suggère que lors des cérémonies du 14 juillet, à la suite des honneurs, après votre revue des troupes, il y ait un appel des noms des soixante-trois morts au combat, suivi de la sonnerie aux morts et de l'hymne national ! Votre agrément à cette suggestion serait appréciée de toute la communauté militaire, des familles et de la nation qui prendrait conscience de l'engagement de son armée.
Par avance je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien porter à mon courrier et je vous prie d'agréer l'expression de mon profond respect."
J'ajouterai que ce mail fait écho aux récentes revendications du CSFM, que le ministre doit avoir entendu, puisqu'il a ce soir évoqué sur BFM TV le déficit de traitement par les médias des morts au combat (1), en réponse à une question d'Oliver Mazerolle déplorant cet état de fait. On verra, assez vite, si ses services ont, eux aussi, entendu le message.
(1) il a évoqué le fait que durant la détention de deux journalistes de France 3, 26 (en fait, 27) soldats étaient morts en Afghanistan. La formulation m'a semblé ambigüe, et sans être son porte-parole, j'imagine qu'il déplorait le fait que les deux premiers avaient eu droit à plus de médiatisation que les 27 autres.
Jean-Louis Tosque dit avoir envoyé ce mail à la présidence de la République :
"Monsieur le Président,
Militaire en retraite, je suis touché par la perte de nos soldats et sensible au fait que leur sacrifice n'est pas suffisamment, voire pas du tout, reconnu par les médias. En tant que chef des armées, vous avez la possibilité d'associer la nation à un hommage solennel à ceux qui donnent tout pour la mission que vous leur avez confiée. Pour cette raison, je vous suggère que lors des cérémonies du 14 juillet, à la suite des honneurs, après votre revue des troupes, il y ait un appel des noms des soixante-trois morts au combat, suivi de la sonnerie aux morts et de l'hymne national ! Votre agrément à cette suggestion serait appréciée de toute la communauté militaire, des familles et de la nation qui prendrait conscience de l'engagement de son armée.
Par avance je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien porter à mon courrier et je vous prie d'agréer l'expression de mon profond respect."
J'ajouterai que ce mail fait écho aux récentes revendications du CSFM, que le ministre doit avoir entendu, puisqu'il a ce soir évoqué sur BFM TV le déficit de traitement par les médias des morts au combat (1), en réponse à une question d'Oliver Mazerolle déplorant cet état de fait. On verra, assez vite, si ses services ont, eux aussi, entendu le message.
(1) il a évoqué le fait que durant la détention de deux journalistes de France 3, 26 (en fait, 27) soldats étaient morts en Afghanistan. La formulation m'a semblé ambigüe, et sans être son porte-parole, j'imagine qu'il déplorait le fait que les deux premiers avaient eu droit à plus de médiatisation que les 27 autres.
Libellés :
Afghanistan,
media,
Mindef,
mort au combat
Un Français à nouveau décoré par l'US Air Force
Les lecteurs de RAIDS avaient pu découvrir le parcours du CDT V., en décembre 2009. Cet hélicoptériste du 1.67 Pyrénées, désormais commandant d'une des promotions de l'école de l'air, aura opéré trois ans au total comme officier français en échange dans l'US Air Force, assurant deux mandats sur HH-60 Pave Hawk dans le sud afghan, soit 200 missions de combat, une expérience extraordinaire pour ce pilote de Puma qui s'apprêtait à migrer sur Caracal.
Un exemple déjà rare (1), déjà décoré par l'USAF. Qui s'apprête à récidiver, en remettant dans quelques jours une double décoration à l'officier français : une "DFC with valor" pour faits d'armes sous le feu, et une Air Force Combat Medal. La cérémonie se tiendra dans un haut lieu de l'amitié franco-américaine, le mémorial La Fayette de Marnes-la-Coquette.
(1) depuis, un deuxième officier français a opéré sur A-10 en Afghanistan, et un troisième l'a remplacé comme officier d'échange. A ma connaissance, aucun pilote étranger n'a volé au sein de l'USAF en Afghanistan.
Un exemple déjà rare (1), déjà décoré par l'USAF. Qui s'apprête à récidiver, en remettant dans quelques jours une double décoration à l'officier français : une "DFC with valor" pour faits d'armes sous le feu, et une Air Force Combat Medal. La cérémonie se tiendra dans un haut lieu de l'amitié franco-américaine, le mémorial La Fayette de Marnes-la-Coquette.
(1) depuis, un deuxième officier français a opéré sur A-10 en Afghanistan, et un troisième l'a remplacé comme officier d'échange. A ma connaissance, aucun pilote étranger n'a volé au sein de l'USAF en Afghanistan.
Libellés :
14 juillet,
Afghanistan,
hélicoptères,
USA
samedi 9 juillet 2011
Sur un bon 14-juillet, on trouve... (actualisé)
... Des soldats de retour d'opex, ici les Allobroges du 7e BCA.
Les montagnards alignent des représentants des 2e, 3e et 4e compagnies, et du TC2 (train de commandement n°2) de retour d'Afghanistan. Ils ont défilé ce matin sans skis ni piolets, mais ces derniers sont dans les soutes des bus, prêts à servir, si d'aventure, on prenait la décision de les faire défiler ainsi. Ce qui aurait, cependant, des effets sur les espacements entre les rangs. En tout état de cause, le "7" défilera en blanc. Et il sera possible de rencontrer une partie des défilants dans le 19e arrondissement (place Armand-Carrel) le 14 juillet après-midi.
Sur tout défilé, il y a aussi désormais des HK416, symbole de présence des forces spéciales (mais pas que...) :
On trouve ceux-ci dans le carré du CFA, portés par les commandos parachutistes de l'air (CPA). Particularité tenant au décret de protection de leur anonymat, les personnels du CPA10 comme, apprend-on, ceux des autres CPA 20 et 30 seront grimés -comme les dragons du 13e RDP l'an dernier- jusqu'aux mains.
Notons également que les CPA défilent avec un de leurs blessés, un maître-chien du CPA30 engagé avec la fouille opérationnelle du 6e RG.
Sur tout bon défilé, on trouve aussi des polytechniciens, mais aussi, des polytechniciennes (18% de la population), ici côté cour :
et ici, côté défilé :
Incontournables, tous les ans, les écoles des armées. Ici les médecins, ce qui me permet d'évoquer la fin de l'ESSA, et la naissance récente de l'ESA :
et là, l'école militaires interarmes (EMIA), dont la promotion Puy-Montbrun entonne un chant à la gloire de son parrain de promotion. Déodat de Puy-Montbrun, fut une figure des GCMA en Indochine, et un des concepteurs du travail coopératif entre commandos et hélicoptères, en Algérie. Ici, le bloc défilant au briefing, avant le premier passage.
Pas de bon défilé, désormais, sans les étrangers qui professent dans nos écoles, comme celui-ci, instructeur à l'école navale :
Néanmoins, et de l'avis de nombreux observateurs, pour les défilés, les cracks sont les gendarmes, ici, ceux du module multimissions :
Les montagnards alignent des représentants des 2e, 3e et 4e compagnies, et du TC2 (train de commandement n°2) de retour d'Afghanistan. Ils ont défilé ce matin sans skis ni piolets, mais ces derniers sont dans les soutes des bus, prêts à servir, si d'aventure, on prenait la décision de les faire défiler ainsi. Ce qui aurait, cependant, des effets sur les espacements entre les rangs. En tout état de cause, le "7" défilera en blanc. Et il sera possible de rencontrer une partie des défilants dans le 19e arrondissement (place Armand-Carrel) le 14 juillet après-midi.
Sur tout défilé, il y a aussi désormais des HK416, symbole de présence des forces spéciales (mais pas que...) :
On trouve ceux-ci dans le carré du CFA, portés par les commandos parachutistes de l'air (CPA). Particularité tenant au décret de protection de leur anonymat, les personnels du CPA10 comme, apprend-on, ceux des autres CPA 20 et 30 seront grimés -comme les dragons du 13e RDP l'an dernier- jusqu'aux mains.
Notons également que les CPA défilent avec un de leurs blessés, un maître-chien du CPA30 engagé avec la fouille opérationnelle du 6e RG.
Sur tout bon défilé, on trouve aussi des polytechniciens, mais aussi, des polytechniciennes (18% de la population), ici côté cour :
et ici, côté défilé :
Incontournables, tous les ans, les écoles des armées. Ici les médecins, ce qui me permet d'évoquer la fin de l'ESSA, et la naissance récente de l'ESA :
et là, l'école militaires interarmes (EMIA), dont la promotion Puy-Montbrun entonne un chant à la gloire de son parrain de promotion. Déodat de Puy-Montbrun, fut une figure des GCMA en Indochine, et un des concepteurs du travail coopératif entre commandos et hélicoptères, en Algérie. Ici, le bloc défilant au briefing, avant le premier passage.
Pas de bon défilé, désormais, sans les étrangers qui professent dans nos écoles, comme celui-ci, instructeur à l'école navale :
Néanmoins, et de l'avis de nombreux observateurs, pour les défilés, les cracks sont les gendarmes, ici, ceux du module multimissions :
Ces 107 gendarmes sont issus des PGHM, de la gendarmerie de l'air -la gendarmerie maritime se retrouve cette année à deux endroits différents du défilé-, de la gendarmerie mobile et de la gendarmerie départementale, essentiellement de la grande couronne parisienne.
Notons que ces gendarmes défileront en pantalon d'intervention et en chemisette -avec médailles pendantes-, le 14 juillet, et que leurs officiers ne porteront pas sabre mais leur arme de service SigPro 2022.
Rappelons par ailleurs que des hélicoptères des formations aériennes de la gendarmerie (FAG) sont également inscrits au défilé aérien.
Pas de répétitions, sans petit couac : celui du jour a été brièvement étouffé, mais quand même : la sono, par ailleurs très capricieuse, a brièvement diffusé l'Internationale.
Inscription à :
Articles (Atom)








